Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · 2000-09-18
Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion · 2000-09-18
Wortprotokoll
Les libéraux n'ont pas tellement l'habitude d'aimer les exigences étatiques qui donnent plus de travail et plus de charges aux particuliers, aux prestataires de services, aux commerçants. Mais il faut savoir ce que l'on veut. Or, cette loi est une loi qui cherche à trouver un équilibre entre le respect de la liberté et la possibilité pour les autorités policières, de justice, de prévenir le crime et de surveiller les criminels et les délinquants. C'est la première fonction de l'Etat, fonction à laquelle les libéraux sont évidemment attachés.
Madame la Conseillère fédérale, le groupe libéral doit vous dire qu'en relisant la loi, il a regretté de ne s'être pas davantage engagé, avant que l'on soit dans la procédure d'élimination des divergences, pour qu'à l'article 1er alinéa 1er lettre b, ce qui était proposé par le Conseil fédéral - soit prévenir un acte punissable - ne soit pas maintenu. Nous pensons, réflexion faite, que le Conseil fédéral avait raison et que les deux Chambres du Parlement, en biffant la lettre b, ont eu tort.
Avec la proposition de minorité Leuthard à l'article 13 alinéa 4bis, nous rejoignons la préoccupation de la prévention. L'idée que cela serait trop compliqué à cause des cartes de paiement étrangères n'est pas suffisante, Monsieur Baumann. Il faut véritablement couvrir le plus possible le champ qui est imaginable pour essayer de retrouver les délinquants et les criminels. Après avoir entendu notre président parler tout à l'heure de la lutte contre le crime et les extrémismes, nous sommes d'autant plus à l'aise pour vous dire qu'il ne faut pas trop affaiblir l'aspect prévention, l'aspect qui [PAGE 870] consiste à donner des armes à l'autorité pour lutter contre le crime organisé avec tous ses moyens financiers.
C'est la raison pour laquelle le groupe libéral soutiendra la proposition de minorité Leuthard.