Leuenberger Ueli · Nationalrat · 2005-12-07
Leuenberger Ueli · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2005-12-07
Wortprotokoll
Je ne vais pas m'exprimer une fois de plus sur ce que le groupe des Verts pense de cette [PAGE 1764] nouvelle loi sur l'asile. Telle qu'elle se présente maintenant, c'est tout simplement une véritable peau de chagrin par rapport aux droits humains.
A l'article 83a, nous avons affaire à l'aide d'urgence. Dans ce domaine, il existe un droit constitutionnel. C'est extrêmement clair, et après de longs mois de polémique et une décision du Tribunal fédéral, l'idée d'accorder le minimum du minimum pour que des femmes, des hommes et des enfants puissent survivre dans une société comme la nôtre a quand même fait son petit bout de chemin au Parlement.
C'est pour soutenir ce minimum du minimum que nous vous invitons à suivre la majorité de la commission, et j'aimerais dire à Monsieur Hans Fehr: Gesundes Rechtsempfinden ist leider ungesund für die betroffenen Personen, und es ist auch ungesund für das, was von der humanitären Tradition in der Schweiz noch übrig bleibt.
De comparer une enquête sur le droit à des allocations complémentaires avec l'aide d'urgence à accorder à des personnes pour lesquelles elle est évidente, parce qu'elles n'ont plus de toit, plus les moyens de s'acheter de la nourriture, plus la possibilité parfois de s'acheter de quoi s'habiller et de se faire soigner. C'est quand même vraiment le minimum du minimum qu'il faut accorder.
C'est pour cette raison que Monsieur Müller Philipp, soutenu par une majorité des membres de la commission, propose de faire un bout de chemin dans ce sens. Il ne nous reste aujourd'hui plus rien d'autre à faire que de le soutenir; le reste, nous allons le combattre par la suite par d'autres moyens.