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Bugnon André · Nationalrat · 2000-09-26

Bugnon André · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2000-09-26

Wortprotokoll

Quelques réponses aux interventions qui ont été faites. Je voudrais tout d'abord préciser ici que, personnellement, depuis longtemps je ne porte plus l'habit militaire, ce qui a étonné quelques membres du groupe de l'Union démocratique du centre lorsque j'ai revendiqué une place à la Commission de la politique de sécurité. Donc, mon point de vue est uniquement un point de vue basé sur la notion de la sécurité du pays qu'on doit avoir en fonction de sa responsabilité de parlementaire.

Ce qui m'étonne quand même dans certaines [PAGE 1008] argumentations qui ont été faites à cette tribune, c'est qu'on utilise toutes sortes de raisons pour arriver à un objectif, qui n'est pas avoué, à savoir la réduction très forte de la puissance de l'armée suisse, voire sa suppression. A partir de cet objectif, évidemment on peut argumenter n'importe quoi pour trouver un moyen pour y arriver. Il y a un étonnement quand même. Ceux-là mêmes qui pensent qu'il n'est bientôt plus nécessaire d'avoir une armée pour notre pays seront certainement les premiers à reprocher aux gouvernants de ne pas avoir eu une vision suffisamment claire et lointaine des choses, si par hasard on avait justement besoin d'avoir une protection, soit pour des raisons internes, soit pour des raisons externes. Donc, à un moment donné, on peut dire facilement: "Ecoutez, il y a tellement longtemps qu'on n'a plus de conflits qu'on peut très bien se passer d'une armée." Mais la potentialité du conflit existe toujours. On en a eu des preuves à quelques centaines de kilomètres de chez nous, et on sait très bien comment ça peut aboutir.

La Commission de la politique de sécurité, y compris les membres de sa majorité, sont comme tout le monde ici: ils souhaitent une paix mondiale. Mais bien sûr qu'on veut aller vers cet objectif! Malheureusement, ce n'est pas demain que ça va arriver. Souhaitons que ça arrive peut-être après-demain. Mais en attendant qu'on arrive enfin à avoir une certaine tranquillité ou une tranquillité réelle sur cette planète, je crois qu'il ne faut pas être naïf, et on n'a pas le droit de rêver. Nous devons avoir une armée de défense qui, de plus, peut être engagée dans de nouvelles missions, à savoir dans des missions de maintien de la paix. Nous devons avoir une armée de sécurité pour la population à l'intérieur de ce pays.

Je vous demande de repousser tous les amendements qui ont été proposés.