Deiss Joseph · Bundesrat · 2006-06-15
Deiss Joseph · Bundesrat · Freiburg · 2006-06-15
Wortprotokoll
Vous voyez que, pour la deuxième fois déjà ce matin, on m'incite à ne pas défendre la position du Conseil fédéral. Je dois déclarer mes intérêts puisque j'ai un fils qui est apiculteur; il est même présent sur les tribunes pour surveiller ce que je fais. Je vais devoir le décevoir puisque le Conseil fédéral vous recommande de rejeter cette motion.
D'une part, il estime qu'il n'est pas de son ressort d'instituer un groupe de travail chargé d'élaborer une telle stratégie et qu'il appartient aux milieux apicoles de le faire. Il reconnaît que c'est un défi de taille que les apiculteurs et apicultrices doivent relever, notamment pour lutter contre le varroa et les autres épizooties frappant les abeilles, mais aussi pour instituer les autocontrôles qui sont désormais prescrits par la loi sur les denrées alimentaires. Dans ce contexte, il est essentiel qu'ils puissent bénéficier d'une vulgarisation faite avec compétence et d'une formation continue de qualité. La Confédération entretient le Centre de recherches apicoles dans le cadre de l'Agroscope Liebefeld-Posieux.
J'ajoute d'autre part que l'apiculture est au bénéfice de certains soutiens - notamment par le centre de recherches que je viens de nommer - qui représentent 900 000 francs par année. Ces soutiens sont engagés en faveur de projets de recherches subventionnés pour la lutte contre les épizooties, pour la vulgarisation apicole - 150 000 francs par année - et certaines analyses de marché, ou encore de projets pour la conservation des races et la diversité génétique conduits sous la direction de l'Agroscope Liebefeld-Posieux, pour une somme d'environ 100 000 francs.
Ce sont là les raisons pour lesquelles le Conseil fédéral vous invite à rejeter la motion.