Bugnon André · Nationalrat · 2006-12-05
Bugnon André · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2006-12-05
Wortprotokoll
La fondation Bibliomedia suisse est nécessaire au fonctionnement de notre société. Je crois que personne ici ne la remet en question sur le fond - d'ailleurs, vous aurez remarqué qu'il n'y a pas de proposition de réduire le montant prévu au budget.
Personnellement, il y a déjà 25 ans, j'ai créé et ouvert une bibliothèque publique dans ma commune: c'est dire l'intérêt et la nécessité que je trouve d'avoir des livres à la disposition de la population. Dans un bâtiment de ma commune, il y a quelques années aussi - et vous aurez peut-être l'occasion de le visiter l'année prochaine -, on a ouvert, également sous mon impulsion, une bibliothèque qui comprend plus de 10 000 livres. Je suis donc tout à fait conscient de la nécessité d'avoir des livres à disposition de la population. D'ailleurs, j'ai une référence selon laquelle 25 pour cent de la population - dont beaucoup d'enfants - utilise cette bibliothèque.
Il n'en reste pas moins que nous sommes liés par un crédit-cadre. Le Conseil national s'est prononcé il y a quelques années sur un crédit-cadre 2004-2007 pour Bibliomedia dont les tranches annuelles se montent maintenant à 1,5 million de francs - somme qui a été un peu réduite par les programmes d'allègement du budget. Je crois qu'il faut s'en tenir au crédit-cadre, et malgré toutes les bonnes raisons qui plaident pour la nécessité d'une fondation ou d'une structure de ce type, on ne peut pas systématiquement demander de rallonger les crédits. D'ailleurs, vous avez reçu une information du Conseil fédéral qui prépare un nouveau crédit-cadre pour les années 2008-2011; on aura donc l'occasion de discuter à ce moment-là du nouveau crédit-cadre. Pour le moment, nous devons en rester aux tranches du crédit-cadre telles qu'elles sont définies et on ne peut pas systématiquement proposer des augmentations.
C'est pour cela que je vous demande de suivre la majorité de la commission et de rejeter la proposition de la minorité Frösch ainsi que la proposition de la CSEC-CN, car elles auraient pour conséquence, si on les adoptait, que l'on dépasserait le crédit-cadre accordé par ce conseil.