Bugnon André · Nationalrat · 2006-12-12
Bugnon André · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2006-12-12
Wortprotokoll
Lors du débat d'entrée en matière, il y a eu plusieurs interventions en faveur du programme d'armement et d'autres qui y étaient opposées. Il est vrai que seul le groupe des Verts propose de ne pas entrer en matière, ayant des considérations qu'on peut certainement comprendre par certains côtés; mais quand Madame John-Calame dit que le programme d'armement est totalement indéfendable, je ne peux m'empêcher de penser combien notre pays ou notre sécurité seraient menacés si on n'avait pas du matériel et des hommes formés pour assurer notre sécurité. J'ai de la peine à imaginer que notre pays, voire l'Europe qui connaît également un système de défense, pourraient vivre actuellement dans une telle tranquillité et une telle sécurité s'il n'y avait pas des armées pour les assurer. Donc, on peut résumer en fait que l'armée, avec son équipement, son entraînement et les effectifs qu'elle emploie, est une armée destinée à assurer la sécurité et la paix, et non pas une armée destinée au combat. Elle n'est là pour combattre qu'en cas de besoin.
Les interventions de Monsieur Widmer et Madame Garbani m'interpellent aussi. Le groupe socialiste ne s'oppose pas à l'entrée en matière, mais après, dans les propositions de minorité, ses représentants retirent l'un après l'autre tous les éléments du programme, si bien qu'on arriverait à avoir un programme d'armement totalement vide. Donc, on peut bien accepter l'entrée en matière; si après on enlève tout, cela équivaut pratiquement à n'acquérir aucun matériel!
Madame Garbani a surtout fait référence à la Commission des finances, qui recommande effectivement à l'unanimité de retenir éventuellement la partie du programme qui serait concernée par l'étape de développement 2008-2011, "afin d'éviter des erreurs d'investissement", nous dit la Commission des finances. La question est fondamentale; on la reprendra peut-être lorsque l'on discutera de la proposition de la minorité I (Schlüer), mais cet élément-là a été profondément débattu dans le cadre de la Commission de la politique de sécurité. Je l'ai dit dans mon rapport: effectivement, cela aurait été inadmissible que l'on propose d'acquérir du matériel pour aller dans une direction que le Parlement a refusée à Flims.
Mais la discussion a été claire, les réponses ont été claires, l'analyse a été profonde. Il n'y a pas de matériel lié uniquement au concept de l'étape de développement 2008-2011. Ce matériel est compatible avec ce développement, certes, mais c'est surtout du matériel nécessaire pour le bon fonctionnement du concept de l'"Armée XXI". Ce qui veut dire, dans l'hypothèse où l'étape de développement 2008-2011 serait définitivement refusée, qu'aucun matériel n'est inadéquat pour faire face aux besoins de notre armée. Dans les deux cas, ce matériel est nécessaire pour continuer d'équiper notre armée, afin qu'elle puisse s'entraîner et assurer notre sécurité.
Je vous recommande donc d'entrer en matière, comme l'ont fait la majorité de la commission et le Conseil des Etats.