Meyer Thérèse · Nationalrat · 2006-09-18
Meyer Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Christlichdemokratische Fraktion · 2006-09-18
Wortprotokoll
Au nom du groupe démocrate-chrétien, je vous demande de soutenir la proposition de la majorité.
En effet, cette loi a été concoctée pour permettre aux personnes frappées de handicap ou de problèmes physiques de rester si possible dans leur place de travail, ou d'en trouver une autre dans la même entreprise, ou, si ce n'est pas possible, d'être réintégrées, réinsérées dans un autre travail. Il ne faut jamais perdre de vue le but premier de cette loi. Si le Conseil fédéral, dans son projet, avait proposé une aide en capital, c'est parce qu'on sait que dans la pratique cela peut aider au maintien en entreprise ou à la réintégration dans une autre entreprise.
En effet, un handicap qui survient ne réduit pas forcément la capacité de travail de la personne qui est touchée, si on lui aménage une place qui peut lui convenir et qui peut lui assurer un bien-être malgré son handicap. Ce serait vraiment dommage de supprimer la possibilité d'allouer des aides en vue de l'installation de places de travail aménagées spécialement dans les entreprises, car elles nécessitent souvent un investissement assez important auquel les employeurs renoncent quelquefois.
D'autre part, l'aide en capital est aussi allouée à l'assuré invalide susceptible d'être réinséré et qui pourrait ouvrir une entreprise privée indépendante. Nous pensons que là aussi nous pouvons soutenir cette démarche qui permettra à quelqu'un de ne pas avoir de rente et de rester actif dans un autre domaine que celui dans lequel il travaillait jusqu'à ce qu'il devienne invalide.
Je voudrais encore vous dire une chose: l'expérience montre que les huit ou neuf dixièmes de ces aides sont actuellement alloués à des paysans qui sont souvent touchés dans leur intégrité physique. On les aide ainsi à rester dans leur travail, à garder une activité. Je crois que c'est important de soutenir la proposition de la majorité pour maintenir cette possibilité.
Je vous demande de suivre la majorité.