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Paupe Pierre · Ständerat · 2000-09-20

Paupe Pierre · Ständerat · Jura · Christlichdemokratische Fraktion · 2000-09-20

Wortprotokoll

Le travail à temps partiel se développe dans tous les secteurs de la vie économique, y compris dans notre pays. Le partage des tâches ménagères est devenu un phénomène de notre société. Ainsi, de plus en plus, on compte les couples qui travaillent tous deux en se répartissant les tâches familiales, avec un emploi entre 50 ou 70 pour cent, de telle sorte que ces gens n'ont pratiquement pas accès au 2e pilier, comme vient de le dire Mme Berger ou, s'ils y ont accès, il est fortement réduit en raison de ce montant de coordination très important de 24 120 francs. Il s'agit évidemment de penser également aux bas salaires, même si le Conseil fédéral l'a évoqué dans ses différents rapports: nous connaissons encore trop de secteurs chez nous - les coiffeuses, les vendeuses, le service hôtelier, les ouvriers agricoles - où les personnes profitent à peine ou pas du 2e pilier. Même avec un salaire minimum de 3000 francs, c'est-à-dire 36 000 francs par année, cela ne permet que d'assurer un tiers de son revenu annuel, ce qui est très modeste et qui permet difficilement de continuer à vivre avec les mêmes capacités d'achat que lors de l'activité professionnelle.

Une solution doit être trouvée, Madame la Conseillère fédérale, même si je salue le fait que, dans la consultation qui avait été soumise aux cantons et aux différentes organisations professionnelles, le Conseil fédéral avait prévu une avancée dans cette direction. Et lors de cette consultation sur la 1ère révision de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP), on a évidemment enregistré des oppositions de certains groupements. Malgré ces oppositions, je souhaite que le Conseil fédéral revienne avec sa première idée et que nous en débattions au moins dans l'examen de la révision de la LPP.

C'est pourquoi, évidemment, je soutiendrai la motion Berger transformée en postulat.