Couchepin Pascal · Bundesrat · 2007-09-19
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2007-09-19
Wortprotokoll
Après ces informations qui n'ont rien de sensationnel, on voit bien que tout ce débat va suivre les mêmes lignes-forces: Monsieur Theophil Pfister a annoncé qu'à chaque occasion, il proposera une réduction, et puis le groupe socialiste, par Madame Müller-Hemmi, proposera une augmentation à chaque étape. "In [PAGE 1280] medio stat virtus", au milieu il y a la vertu, qui n'est pas le produit de la médiocrité, mais la voie royale qui conduit à l'équilibre des budgets et des coeurs!
Après cette superbe envolée lyrique, venons-en au fait: lorsqu'on évoque l'augmentation des crédits pour les écoles polytechniques fédérales, dont on regrette qu'elle soit inférieure à 6 pour cent, on oublie un élément important, c'est que les écoles polytechniques sont probablement l'institution qui a le plus de chances d'accéder aux crédits compétitifs du Fonds national et des programmes internationaux de recherche. Or, le Fonds national attribuera des crédits avec une participation aux coûts généraux de l'institution de 5 pour cent et plus avec le temps, ce qui signifie qu'en réalité, l'augmentation de 3,5 pour cent qui est prévue maintenant sera complétée de manière indirecte par l'accès à ces crédits. C'est dire qu'à la fin, on aura probablement une augmentation de l'ordre de 6 pour cent, comme ce qui est prévu de manière générale pour l'ensemble du crédit FRI.
J'ai écouté attentivement Monsieur Theophil Pfister lorsqu'il a développé sa proposition de réduction de 1 pour cent. Au fond, son seul argument est que le fait de réduire un peu le crédit va agacer les responsables des écoles polytechniques fédérales, et on suppose, de manière un peu automatique, que si l'on agace quelqu'un, il va devenir plus efficace. Monsieur Fattebert pense probablement au rucher ou à la fourmilière. Chacun sait que lorsqu'on agace une fourmilière, il n'y a pas plus d'efficacité, mais plutôt une période d'affolement. Par conséquent, il ne faut pas confondre les écoles polytechniques fédérales et une fourmilière. Il faut donc en rester à la solution préconisée par le Conseil fédéral et ne pas faire de la zoologie là où elle ne doit pas être appliquée.