Couchepin Pascal · Bundesrat · 2007-06-20
Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2007-06-20
Wortprotokoll
Depuis des générations, le recensement avait lieu de dix ans en dix ans et nécessitait l'envoi de questionnaires auprès de l'ensemble de la population. Avec l'évolution des moeurs et la diversité des origines de la population, ce recensement est devenu de plus en plus difficile et le nombre d'erreurs et d'imprécisions s'est accru avec le temps. Bien sûr, les apparences restent les mêmes parce que, si les secrétaires de commune remplissent les questionnaires incomplets ou corrigent ce qu'ils pensent être faux, personne ne s'en rend compte. Et pour cause, c'est rempli comme d'habitude.
On a donc l'illusion, que partage toujours Monsieur Beck, que ce système est meilleur parce que les apparences sont là, mais elles ne correspondent pas à la réalité. Les experts nous disent que dans les derniers recensements faits de cette manière-là, il y a entre 15 et 25 pour cent d'erreurs. L'ennui, c'est qu'on ne sait pas où se trouvent ces erreurs. Avec les nouvelles méthodes, qui ne correspondent bien sûr plus aux recensements de César Auguste et de Serge Beck, on sait qu'il y a aussi quelques erreurs, mais on peut les corriger par des méthodes scientifiques parce qu'on connaît assez exactement le pourcentage d'erreurs qu'il y a dans ce calcul.
Il est aussi vrai que depuis des années, j'allais dire depuis des générations, le Parlement réclame qu'on abandonne le système traditionnel et qu'on passe à un système plus moderne. C'est ce que nous faisons. Nous passons à un système plus moderne qui est basé sur un article constitutionnel qui donne des compétences à la Confédération en matière de statistique, sur une loi sur l'harmonisation des registres qui a été adoptée par le Parlement après des débats qui ressemblaient étrangement à celui que Monsieur Beck souhaiterait que l'on mène. Finalement, tous les instruments sont là pour passer à un système de recensement meilleur.
Nous sommes convaincus que, premièrement, la variante du Conseil fédéral améliorera considérablement l'offre d'informations. Les résultats seront sensiblement plus actuels. Dans le recensement selon César Auguste, il faut environ deux à trois ans pour dépouiller les résultats. Imaginez ce que cela peut signifier si vous avez des renseignements sur la mobilité publiés trois à quatre ans après qu'ils ont été saisis, dans une société où, justement, on veut mesurer les évolutions rapidement. Les résultats seront disponibles plus rapidement. Ils pourront être plus facilement approfondis, de manière plus ciblée, et ils seront mieux adaptés aux besoins. Deuxièmement, la variante du Conseil fédéral permettra de produire des statistiques plus efficacement, de manière plus économique et selon les méthodes et les techniques de notre temps. Troisièmement, elle réduira considérablement les coûts, ce qui n'est pas négatif. Elle constitue un investissement durable. Quatrièmement, elle est faisable.
Certains ont dit qu'il faudrait mener les deux choses en parallèle - c'est un peu la variante des cantons -, mais à quoi cela sert-il de mener deux choses en parallèle si une méthode est moins fiable que l'autre? La méthode qui est préconisée a été approuvée par la Commission de la statistique fédérale; son président est venu en commission, il a été entendu. La discussion a porté sur la fameuse variante des cantons, et, finalement, tous ceux qui ont participé à ces discussions en sont ressortis convaincus, sauf Monsieur Beck dont j'admire la ténacité, mais qui aujourd'hui doit admettre avec nous que la messe est dite et qu'il faut passer au système modernisé de recensement préconisé par le Conseil fédéral, appuyé par la Commission de la statistique fédérale et son président.
C'est un pas un peu difficile à faire émotionnellement pour l'un ou l'autre d'entre vous, mais c'est un pas nécessaire si l'on veut adapter notre appareil statistique aux besoins modernes.