Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · 2008-06-10
Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2008-06-10
Wortprotokoll
Pour le groupe radical-libéral, le crédit-cadre qui vous est soumis est un crédit important. Il l'est tout autant - même si ce n'est pas dans des montants comparables - que celui que nous venons de voter en matière d'aide au développement gérée par la DDC. En effet, le groupe radical-libéral estime que ces mesures proposées sont précieuses et indispensables; elles répondent, comme le Conseil fédéral le souligne dans son message, aux exigences liées à la globalisation; elles visent à faire en sorte qu'une économie ouverte, le libre-échange et l'accès au marché constituent des facteurs de progression et d'autonomie pour les pays les moins avancés.
Comme nous avons eu l'occasion de le souligner hier, nous refusons d'entrer dans une polémique et de formuler des jugements de valeur entre ce qui relève de la DDC et ce qui relève du SECO, autrement dit entre ce qui touche aux opérations par définition non lucratives et ce qui touche aux actions qui facilitent les opérations commerciales. Nous estimons que les pays les moins avancés ont tout à gagner à participer à l'économie mondiale. Cela répond à un droit, à un besoin, à une nécessité. Pour se développer, les pays ont besoin de sécurité; ils ont aussi besoin d'un système légal et financier solide et bien structuré; ils doivent pouvoir maîtriser leurs finances publiques; ils doivent enfin pouvoir développer des infrastructures de base fiables et les exploiter de façon efficace. Reste enfin la promotion du commerce et tout ce qui permet aux économies nationales de devenir compétitives et efficaces.
Les crédits demandés pour quatre ans pour le SECO s'élèvent à 800 millions de francs au total. Ils ont été comprimés dans les derniers quatre ans en fonction des programmes d'économies successifs. La demande qui nous est faite aujourd'hui - allouer un crédit de programme de 800 millions de francs en vue de financer des mesures au titre de la coopération au développement - n'est pas considérée comme excessive.
Le crédit de programme prévu dans le présent arrêté nous amène à nous interroger sur les mesures prises par le Conseil fédéral en matière de coordination des efforts entre les différents départements. Selon le Conseil fédéral, cette coordination a été mise en place et un effort a été fait pour que la DDC et le SECO définissent clairement les zones d'intervention et leurs méthodes de collaboration. Nous avons cru comprendre que des progrès avaient été faits [PAGE 839] dans ce domaine. Nous ne pouvons que conforter le Conseil fédéral dans sa volonté et l'encourager dans ses efforts. Nous soulignons ici combien les domaines d'intervention du SECO sont indispensables afin que les pays visés progressent dans la voie du développement.
Nous vous invitons à vous en tenir à l'arrêté fédéral tel qu'il est formulé par le Conseil fédéral et à rejeter la proposition de la minorité Lang, mais à suivre la minorité Brunschwig Graf - nous aurons l'occasion d'en reparler durant le débat qui suivra l'entrée en matière.