Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · 2008-09-15
Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2008-09-15
Wortprotokoll
La Suisse est fière de sa vocation internationale. Elle ne manque jamais une occasion de rappeler le rôle central qu'elle joue et sa capacité à accueillir les organisations internationales les plus déterminantes pour l'avenir de la planète et de celles et ceux qui y vivent.
Pour le groupe radical-libéral, il relève de la responsabilité du gouvernement et du Parlement de veiller à assurer les conditions-cadres pour que la Suisse poursuive dans cette voie. Le crédit qui nous est soumis est sensé répondre à cette nécessité.
Genève a été choisie par de nombreuses institutions comme lieu d'accueil. Il s'agit d'un choix qui n'est jamais acquis dans la durée. C'est souvent après de dures négociations et dans un climat de concurrence très tendu que la Suisse est finalement choisie.
Il y a treize ans, l'Organisation mondiale du commerce s'installait à Genève. Cela nous paraît aujourd'hui bien naturel, mais à l'époque, la partie était loin d'être gagnée d'avance. Jusqu'à la dernière minute, la décision a été incertaine. Bonn offrait, en matière de locaux, des conditions difficiles à surpasser: gratuité des bâtiments, espace à profusion.
Aujourd'hui, nous ne devons pas considérer que la victoire d'hier est acquise. L'OMC a pris de l'ampleur et nous savons que les différents pays étoffent et renforcent leur représentation auprès de cette institution. Les enjeux sont importants, même si parfois les négociations échouent.
Les questions qui nous sont posées sont simples: sommes-nous d'accord de répondre aux attentes de l'OMC quant aux locaux dont elle a besoin dans les années futures et estimons-nous que les crédits qui nous sont demandés peuvent être accordés à la FIPOI, ceci à fonds perdus? A ces deux questions, le groupe radical-libéral répond oui. Il le fait tout en soulignant que l'accord du Parlement mérite une contrepartie: l'assurance que les fonds sont engagés à bon escient et que le projet avance dans la bonne direction. Il nous est demandé simultanément de ne pas entrer en matière sur l'ancien crédit dont l'affectation n'a plus d'objet.
Nous souhaitons vivement que l'arrêté destiné à l'OMC II, qui n'est que la première étape, ne fasse pas l'objet de retournements ultérieurs. Ceci ne dépend pas de notre Parlement, mais des efforts qui seront fait par les autorités responsables pour assurer la viabilité du projet.
C'est donc dans cet esprit que nous allons soutenir la demande de crédit OMC II pour la FIPOI.