van Singer Christian · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion · 2008-10-01
Wortprotokoll
C'est fantastique! La libéralisation est là, la hausse des prix que nous avions annoncée aussi! Alors, on a les remèdes miracles. Monsieur Messmer dit qu'il faut construire de nouvelles centrales nucléaires; cela prendra vingt ans, mais cela ne fait rien, c'est le remède miracle. Un autre remède miracle est proposé par l'UDC: moins de taxes; elles seront introduites ces prochaines années, mais cela ne fait rien, il ne faut pas les mettre en place, et cela fera baisser le prix du courant électrique aujourd'hui. C'est quand même extraordinaire!
On oublie plusieurs choses. D'abord, on oublie que si l'on veut moins dépenser, on peut aussi moins gaspiller. C'est la première mesure à prendre. Je rappelle aussi que la hausse due au prix de rachat du courant vert ne représente que 0,45 centime, soit 3 pour cent du prix moyen, alors que les hausses de prix atteignent déjà de 5 à 60 pour cent.
Le groupe des Verts ne veut pas non plus qu'il y ait des bénéfices excessifs, et il s'oppose à ces bénéfices. Il ne veut pas qu'au fil des ans, des milliards soient prélevés sur nos factures pour financer des centrales au charbon dans le nord de l'Allemagne ou au sud de l'Italie, ou des centrales nucléaires en Suisse. [PAGE 1460]
Nous demandons que l'Elcom fasse son travail. Elle peut et doit exiger l'annulation avec effet rétroactif des hausses excessives liées au réseau de transport. L'Elcom, par contre, ne peut rien faire concernant les bénéfices considérables réalisés par des entreprises qui produisent du courant ou en font le commerce sans être distributrices.
C'est pourquoi les Verts déposeront une initiative parlementaire proposant le prélèvement d'une taxe sur ces bénéfices exceptionnels, destinée à encourager l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Cela permettra ainsi aux particuliers et aux entreprises de moins consommer de courant, de faire des économies. Cela se fait déjà dans d'autres pays; à nous de prendre les bonnes décisions, à nous surtout de ne pas accepter une deuxième étape de libéralisation qui aggrave encore la situation.