Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2008-09-15
Wortprotokoll
La lecture du rapport me laisse un peu sur ma faim, parce que j'ai l'impression que l'on est très sur des chantiers sectoriels et beaucoup orienté vers une politique qui peut être ressentie par la Russie comme une sorte de politique d'encerclement. Elle manifeste actuellement ce genre de souci parce que l'on aide beaucoup de pays de l'ancien bloc de l'Est, des pays de l'ancienne URSS, ce qui est à mon avis très louable, surtout pour organiser un système démocratique. Toute l'activité des pays de l'Union européenne - et de l'OTAN en particulier - semble être perçue comme assez hostile par la Russie. Je trouve que le cadre de l'OSCE - puisque la Suisse y est représentée, alors qu'elle n'est membre ni de l'Union européenne ni de l'OTAN - et peut-être le génie propre de la Suisse devraient nous amener à viser plus directement la Russie en tant que partenaire direct, et non pas comme cette espèce de partenaire indirect autour duquel nous tournons.
A vrai dire, à l'égard des membres du conseil qui sont membres de la Délégation auprès de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE, je serais heureux si à l'avenir on pouvait plus tendre la main à la Russie, qui est souvent en politique étrangère un partenaire très émotionnel - c'est dans la culture russe, je crois. Je pense que ce serait ainsi apprécié. Cela tomberait d'autant mieux que, si j'en crois ce que dit notre ministre des affaires étrangères, les relations de la Suisse avec la Russie sont plutôt bonnes, et nous pourrions dans cette période de tensions avoir un rôle utile aussi à travers cet instrument.