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Savary Géraldine · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2008-09-22

Wortprotokoll

La question qui se pose à nous, c'est de savoir si les organes de sécurité sont autorisés à avoir à leur disposition des armes à feu. C'est la question centrale de l'article 4 alinéa 3, pour le reste on est d'accord.

Par ma proposition de minorité, je vous demande tout simplement de suivre le Conseil fédéral. En effet, sa position me paraît sage, parce qu'au fond la plupart des personnes et des spécialistes concernés par la question sont opposés à l'utilisation des armes à feu dans un train. Les CFF y sont opposés, la Commission suisse de technique de police y est opposée et les agents de sécurité privés eux-mêmes y sont opposés, parce qu'ils savent bien qu'avoir une arme à feu dans un espace fermé, confiné, duquel personne ne peut sortir, pas même eux, est un remède qui est pire que le mal et plus dangereux que ce qu'on essaie de soigner. Je ne veux pas être alarmiste, mais si une situation dégénère dans un train et qu'un agent de sécurité privé qui porte une arme à feu se trouve là, je vous laisse imaginer les dégâts humains qui pourraient être occasionnés.

Je pense que la position du Conseil fédéral est raisonnable, qu'elle est sage; les spécialistes nous ont confirmé que l'utilisation des armes à feu n'était pas indispensable, qu'elle pouvait être dangereuse, et à ce titre je vous propose de soutenir ma proposition de minorité. Des instruments pour faire usage de la coercition dans les trains sont à disposition des organes de sécurité: des matraques en particulier ou des substances irritantes. Je pense que cela suffit amplement pour assurer la sécurité du personnel et des passagers des transports publics.