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Savary Géraldine · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2008-12-15

Wortprotokoll

Permettez-moi d'anticiper le deuxième débat sur la proposition Maissen parce qu'au fond, je trouve qu'il y a un lien entre la proposition Gutzwiller et la proposition Maissen concernant la protection du paysage et la conservation des monuments historiques. Pourquoi? Parce que je pense qu'on a un effort financier supplémentaire à faire, un effort extrêmement modeste, pour montrer que toutes les facettes de notre patrimoine culturel sont à défendre. Il y a ainsi la facette du patrimoine culturel sous son aspect conservation des monuments, parce que cela fait partie de notre histoire. On a le devoir de protéger et de conserver ce patrimoine "naturel", ce patrimoine des monuments; c'est l'histoire de notre pays. Et puis il y a la facette du patrimoine "vivant", du patrimoine en mouvement, et c'est le cinéma.

Ces deux objets sont à mon avis la richesse culturelle de notre pays. D'ailleurs, ils dépendent un peu l'un de l'autre, parce que le cinéma nous permet aussi de mettre en valeur et d'exporter nos paysages, et d'exporter notre patrimoine historique. Je pense donc que ces deux positions sont liées. Et qui dit oui à la conservation des monuments historiques, devrait à mon avis dire oui aussi à la défense du cinéma suisse, parce que ce sont deux objets qui sont vivants et très importants pour notre pays.

Je dirai un mot, très rapidement, sur le cinéma, comme l'a fait Monsieur Gutzwiller, pour rappeler que les films en Suisse coûtent un tiers de moins que les films produits en France ou en Allemagne. Nous avons donc en Suisse un coût de production des films qui est extrêmement bas. C'est une qualité, mais parfois aussi, c'est un défaut. Cela signifie que nos films se vendent moins bien, que la chaîne de production est parfois fragile. C'est-à-dire qu'entre le moment où l'on écrit un scénario et celui où le film passe en salle, cette chaîne n'est pas toujours parfaite. Du coup, le film est soit mal vendu au moment où il est dans les salles, soit alors il est mal produit et sa qualité n'est pas assez mise en valeur.

5 millions de francs, ce n'est pas énorme. Certes, si on rajoute 5 millions par-ci, par-là, vous me direz que ça commence à faire beaucoup. Mais encore une fois, je crois que c'est important; c'est un secteur économique central, vital. On a des écoles de cinéma dans toutes les régions du pays. Toutes ces régions sont également défendues et montrées dans le cinéma suisse. On a aussi de jeunes cinéastes qui viennent de toutes les régions du pays et qui ont besoin de notre soutien; or c'est le seul, en principe, qu'ils peuvent obtenir.

Je vous invite donc, et par anticipation, à défendre ce soutien à la culture sous ses aspects de la conservation du patrimoine et de l'encouragement du cinéma, à adopter ces deux augmentations de crédit, et à suivre ainsi les décisions du Conseil national.