Lombardi Filippo · Ständerat · 2008-06-03
Lombardi Filippo · Ständerat · Tessin · Fraktion CVP/EVP/glp · 2008-06-03
Wortprotokoll
Molto è stato detto e cercherò di dire qualcosa di diverso dai colleghi che mi hanno preceduto, se ci riesco.
Intanto, vorrei sottolineare che la prima volta da molto tempo in una proposta si ritrovano formalmente menzionate la pianificazione e la costruzione delle rampe d'accesso a nord e a sud delle nuove trasversali ferroviarie alpine; ciò nel articolo 10. Si tratta di una rivendicazione che non solo in Ticino, ma in tutti cantoni attraversati da quest'asse nord-sud, viene avanzata da anni. Coloro che a giusto titolo a Zurigo si preoccupano per esempio di 300 000 movimenti aerei all'anno sopra l'aeroporto tendono a dimenticare che con le nuove trasversali alpine noi abbiamo previsto, alla fine dell'esercizio, di far passare in questo Paese da nord a sud 100 000 treni merci di transito all'anno. Quando le nuove trasversali ferroviarie alpine saranno pienamente in funzione, da Basilea a Chiasso rispettivamente Briga dovrebbero, se l'obiettivo sarà stato raggiunto, circolare 100 000 treni di transito all'anno. Quindi, chiedere che a nord e a sud delle nuove trasversali ferroviarie alpine vengano prese delle misure affinché non si facciano passare questi treni sulle linee vecchie di 125 o più anni, che attraversano, che so io, Lugano o Mendrisio piuttosto che altri cantoni importanti a nord del San Gottardo, io credo che sia già un buon motivo per entrare in materia e accettare l'insieme delle sei proposte, che ci vengono sottoposte nella versione della commissione, in particolare della maggioranza della commissione.
Das ist nicht der einzige Grund, um mit Überzeugung auf die sechs Vorlagen einzutreten und der Kommissionsmehrheit zuzustimmen. Es wurde hier mehrmals die Bedeutung der Bahninfrastrukturen betont, und ich kann mich dem völlig anschliessen. Wir vergessen in der Regel, dass es wichtig ist, die Bahninfrastrukturen rechtzeitig zu planen, zu bauen und zu finanzieren, damit wir nicht in Engpässe kommen, wie sie jetzt auf einigen Strecken bereits entstanden sind.
Dieses Geschäft hat aber noch eine weitere Bedeutung, weil es erstmals eine kohärente Gesamtschau der Projekte und ihrer Finanzierung vornimmt, was wir vom Bundesrat eigentlich verlangt haben. Wir müssen möglicherweise damit aufhören, ständig jemandem den Schwarzen Peter zuzuschieben, Kollegin Verena Diener. Es bringt uns wenig, einander den Schwarzen Peter zuzuschieben - im Sinn der Frage: Wer hat ein paar Milliarden Franken Mehrkosten verursacht? -, wenn wir bedenken, dass wir insgesamt ungefähr 20 Milliarden Franken brauchen, um alles zu realisieren, was wir eigentlich im Kopf haben. Man möge also bitte mit [PAGE 383] diesem Gejammer über die Neat-Mehrkosten aufhören und bedenken, dass wir hier die Zukunft der Schweiz planen und dafür am Ende wahrscheinlich 20 Milliarden Franken mehr brauchen werden als zunächst vorgesehen. Es ist ein Fehler, den wir jetzt nicht mehr machen dürfen, ständig die Neat-Kosten gegen die Kosten des übrigen Netzes des öffentlichen Verkehrs auszuspielen.
Alle Vorlagen sind wichtig. Es ist wichtig, dass wir alle in einer Gesamtschau anschauen und dass wir alle auch finanzieren können. Dies ist die einzige ehrliche Haltung, und wir sollten sie einnehmen. Es hat keinen Sinn, hier wieder ehrgeizige Projekte zu versprechen und deren Finanzierung nicht zu sichern; das haben wir allzu oft gemacht. Deswegen hören wir noch heute in diesem Saal Aussagen wie: Ja, das Volk hat diese Strecke beschlossen; ja, man hat jene Strecke dem Volk versprochen. Aber dafür reichen die Mittel einfach nicht aus, das ist eben unser Problem. Wir müssen jetzt wirklich versuchen, Lösungen zu finden, die die Finanzierung sichern. Das Volk hat in seinen Beschlüssen auch Beträge vorgesehen, und wir können nicht einfach darüber hinweggehen. Das Volk hat Finanzierungsmethoden beschlossen, und wenn wir dem Volk gegenüber ehrlich sein wollen, können wir nicht über fehlende Strecken oder Projekte sprechen, ohne auch zu sagen, dass das Geld dafür fehlt und dass, wenn wir alles wollen, auch mehr Geld zur Verfügung gestellt werden muss.
Le mérite principal de ce projet, et surtout de la proposition de la majorité à l'article 10, est, d'une part, d'avoir défini avec clarté ce qui peut être financé avec les moyens que nous avons actuellement - c'est clair et net, la liste est précise et cela peut être financé dans le cadre du fonds actuel; et, d'autre part, d'avoir fait une liste claire et complète des projets considérés comme importants et utiles qui seront à ajouter, sans établir de priorité parmi les quatorze projets mentionnés à l'article 10. Cet exercice serait tout à fait impossible pour un parlement, nous le savons très bien. En effet, dès que la discussion sur l'un ou l'autre projet est lancée, chacun doit - c'est notre devoir - représenter sa région et considérer que son projet est plus important que les autres. Il est donc important, comme le fait la commission, de donner mandat au Conseil fédéral de faire, lui, le tri entre toutes les propositions importantes mentionnées ici, de fixer une liste des priorités, de fixer un calendrier de réalisation, d'évaluer les coûts et surtout de proposer un financement.
Finalement, le vrai problème, c'est celui du financement, il faut le dire clairement. Je trouve que notre débat a quelque chose de surréaliste ce matin, dans la mesure où presque personne ne parle des milliards qu'il faut trouver. De temps en temps, on fait allusion aux milliards qui manquent, mais il vaudrait mieux dire clairement: "Il nous faut des milliards supplémentaires, et nous ne pouvons pas les inventer." Il est donc juste de donner au Conseil fédéral le mandat de nous présenter - la majorité de la commission propose 2010; la minorité, plus prudente, prévoit une année de plus, c'est-à-dire 2011; mais peu importe que ce soit 2010 ou 2011! - les projets prioritaires avec leur financement, car celui-ci est absolument indispensable.
Dans ce sens, la proposition de la minorité Büttiker est absolument suicidaire. Elle signifierait le renvoi sine die des projets. On ne pourrait plus rien financer en plus de ce qui est déjà pratiquement en cours de construction, et tout projet supplémentaire devrait être renvoyé au-delà de l'an 2030.
Suivant la liste que le Conseil fédéral établira, nous saurons s'il nous faut 5, 10, 15 ou 20 milliards de francs de plus. Dès que nous le saurons, nous pourrons décider en toute connaissance de cause avant la fin de cette législature-ci.
Mais où trouver ces milliards de francs supplémentaires une fois que nous saurons de combien nous avons besoin? Je crois qu'il faudra avoir le courage d'affronter ce problème. Il semble qu'au Parlement, tout le monde soit presque toujours d'accord pour dire qu'il ne faudra pas charger le budget de la Confédération ultérieurement: il faut que tout soit "haushaltneutral". Eh bien, si nous voulons trouver une solution qui soit "haushaltneutral", je crains bien que nous ne trouvions pas d'autre solution que celle de nous dire qu'il faudra introduire une taxe sur le CO2 sur les carburants et en destiner une partie du produit au financement de ces infrastructures qui doivent justement, à moyen et à long terme, permettre de décharger la route et de diminuer par là notre production de CO2 dans les transports.
Si nous décidions de prélever, par exemple, 10 centimes par litre de carburant dans ce but, nous recueillerions dans les vingt ans, pour un plan tel que celui que nous connaissons, entre 8 et 10 milliards de francs qui sont probablement les milliards qui nous manquent pour arriver à joindre les deux bouts de notre proposition. Si on commençait à prélever cette taxe à partir de 2012, voilà que d'ici 2032, nous aurions trouvé les 10 milliards de francs qu'il nous faut pour compléter l'oeuvre et les ajouter évidemment à ce que nous avons actuellement pour le financement du fonds pour les grands projets ferroviaires.
Evidemment, aujourd'hui, une proposition de ce genre est quasiment blasphématoire, nous le savons. Avec l'augmentation du prix du carburant, j'imagine déjà la réaction outrée des automobilistes, de leurs associations de défense et de l'opinion publique en général. Donc, je ne fais pas une proposition formelle. Je crois néanmoins que nous devons réfléchir à cette solution, ou bien réfléchir sérieusement à l'examen d'alternatives. C'est très clair: nous pouvons trouver des alternatives, et je crois qu'il serait important de se pencher éventuellement sur cette question.
Mais, une fois encore, l'avantage de la proposition de la majorité de la commission est de mettre tous les projets sur le même plan. Tous les projets importants qu'il faudra réaliser sont résumés à l'article 10. Ils sont tous logés à la même enseigne, ce qui fait que toutes les régions de la Suisse et tous les hommes et toutes les femmes politiques de ce pays dignes de ce nom sont invités à réfléchir ensemble sur le mode de financement qu'il faudra trouver pour l'ensemble de ces projets.
Si l'on commence à toucher à l'article 10 selon la proposition de la majorité et qu'on commence à promouvoir en première catégorie certains projets en disant: "Mais il faut encore qu'ils restent dans les projets actuels", alors que nous savons qu'ils ne sont pas financés puisqu'ils ne le sont plus avec les moyens à disposition actuellement, nous enlevons évidemment une partie du soutien possible à la recherche de nouvelles sources de financement. Si nous déclassons d'autres projets en troisième catégorie, comme le fait la minorité de la commission en disant: "Bon, à l'article 10, on en prend seulement huit sur quatorze et le reste viendra après", nous allons susciter de la résignation dans certaines régions, et nous allons une fois encore affaiblir le soutien qu'il nous faut pourtant obtenir de tout le pays pour trouver ce financement supplémentaire.
Donc, si nous ne voulons ni promouvoir certains projets en première classe, ni recaler d'autres projets en troisième classe, mais unir les efforts de tous pour la recherche de la véritable solution qui est essentiellement financière, nous devons suivre la majorité de la commission et, surtout, à l'article 10 alinéa 2, maintenir la liste complète des projets, et à l'alinéa 5, obliger le Conseil fédéral à nous présenter des propositions pour le financement de l'ensemble des tronçons que nous voulons faire. Ainsi, nous arrêterons de jouer une région contre l'autre, un tronçon contre l'autre dans la planification de notre avenir ferroviaire. Je crois que nous rendrons de cette manière un fier service à notre pays.