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Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2009-03-19

Wortprotokoll

La loi fédérale sur les aides financières à l'accueil extrafamilial pour enfants a une durée d'existence limitée, le Parlement l'a ainsi décidé. Cette existence se terminera en principe le 31 janvier 2011. Nous considérons qu'il n'est pas nécessaire d'attendre la fin du programme pour juger de son efficacité. On peut déjà, en cours de route, voir ce qui a été réalisé.

Ce qui a été réalisé se laisse voir, comme on dit, puisque depuis le mois de février 2003 - qui est le début du programme -, on juge qu'environ 24 000 nouvelles places d'accueil ont pu être créées grâce aussi - mais pas seulement - au soutien de la Confédération. Cela correspond environ à 50 pour cent d'augmentation de l'offre d'accueil estimée. Jusqu'à la fin du programme, on espère atteindre 33 000 nouvelles places.

L'évolution est donc positive, elle doit être soutenue parce que l'offre demeure insuffisante. On le voit bien lorsque l'on interroge les jeunes parents dans les communes et les cantons. Même si certaines communes et certains cantons reconnaissent que l'offre est insuffisante, ils ne font pas assez pour réaliser quelque chose qui réponde à ces besoins.

La Confédération a de toute évidence intérêt à ce qu'une réponse adéquate soit donnée parce que, notamment, les crèches permettent de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle et permettent ainsi aux parents d'exercer une activité. Il reste donc nécessaire d'intervenir dans le domaine de l'accueil extrafamilial pour enfants.

Pensons cependant que le nouveau programme devrait être limité dans le temps et qu'il n'est pas juste, en fonction des règles du fédéralisme ainsi que pour des raisons financières, de prendre une décision de soutien illimité à l'offre de crèches, mais il y a des moments où il faut une impulsion.

On vit actuellement une période de crise. Elle ne s'est pas encore manifestée de manière violente dans notre pays, mais les gens ont peur. On entend de tous les côtés des voix qui s'élèvent pour demander des interventions, multiplier les investissements fédéraux. C'est souvent des sommes extrêmement importantes qui sont réclamées, sans parler des personnes qui voudraient augmenter les dépenses, notamment - et ce sera l'objet d'un débat - pour améliorer la situation de l'armée.

On a ici, avec des moyens relativement modestes, la possibilité d'atteindre un objectif durable, qui fera que lorsque la crise sera passée - et elle passera dans quelques mois ou peut-être dans une année ou deux -, l'économie suisse, la population suisse, la société suisse seront mieux armées, dans le bon sens du terme, pour faire face à l'évolution des prochaines décennies.

Finalement, assurer une relève démographique est quelque chose d'essentiel pour le pays, et ce programme y contribue.