Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2009-03-19
Wortprotokoll
Madame Riklin, il y a quelques semaines, nous avons discuté de la loi fédérale sur l'encouragement de la culture. Et vous avez considéré comme un immense progrès que l'on retire au Conseil fédéral le soin de définir la stratégie de Pro Helvetia, que l'on rende son autonomie à Pro Helvetia et qu'on lui accorde plus de compétences. Je vous ai dit: "Soyez prudents parce que, lorsque vous aurez décidé de remettre à Pro Helvetia le soin de définir sa propre stratégie, je suis à peu près convaincu que l'un ou l'autre d'entre vous reviendra à la charge, sur des cas particuliers de décisions de Pro Helvetia, pour réclamer que le Conseil fédéral donne son point de vue." Eh bien, c'est exactement le cas, mais je ne pensais pas que cela viendrait de vous qui avez été l'ardente avocate de l'autonomie de Pro Helvetia.
Peu de temps après avoir défendu cela avec éloquence et critiques envers le conseiller fédéral en charge du dossier - cela fait partie du jeu -, vous revenez réclamer à ce même conseiller fédéral qu'il vous donne son avis sur un point de détail, de micromanagement. Je serai même tenté de dire: "Je suis Riklin 1 et je ne réponds pas puisque vous avez obtenu gain de cause et que, dorénavant, on doit être le moins proche possible du micromanagement."
Mais maintenant, je vais répondre à Riklin 2 qui dit exactement le contraire de Riklin 1 et lui dire que le Contrôle parlementaire de l'administration s'est intéressé à Pro Helvetia au niveau de l'organisation et nous dit que c'est bien organisé. Je n'ai pas très bien compris quel risque vous voyez dans ce centre à Paris sinon qu'il se situe à Paris, qui est un lieu qui n'est pas désagréable. J'en ai fait l'expérience à plusieurs reprises, et encore récemment lors de l'inauguration des nouveaux locaux. Nous sommes satisfaits du Centre culturel suisse à Paris. Nous nous en félicitons et, pour le reste, nous suivons Riklin 1 et nous ne jugeons pas des décisions de micromanagement.