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Berger Michèle · Ständerat · Neuenburg · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2000-11-30

Wortprotokoll

J'aimerais revenir sur quelques éléments du développement et dire que c'est bien le Parlement qui a voulu aussi des diffuseurs locaux de proximité. J'aimerais dire et souligner combien les collectivités [PAGE 805] publiques, notamment cantonales, s'efforcent de soutenir les diffuseurs locaux, parce qu'ils savent qu'il y a besoin d'information de proximité, et que cette information de proximité est complémentaire à celle de la SSR.

J'aimerais souligner encore les 5 millions de francs qui sont à redistribuer aux diffuseurs de proximité par rapport aux 700 millions de francs payés par les utilisateurs.

J'aimerais saluer la position de la SSR, qui souhaite l'égalité de traitement entre la télévision et la radio, en étant d'accord de monter la quote-part à 2,5 pour cent. C'était à souligner aussi.

J'en viens à la réponse du Conseil fédéral. Le Conseil fédéral souhaite une révision complète de la loi sur la radio-télévision. Il dit que pour lui c'est l'occasion de repenser entièrement le système des médias électroniques en Suisse. Dans sa réponse, j'estime que cette pensée devient fortement réductrice, puisqu'elle se concentre uniquement sur un seul diffuseur qu'est la SSR. Et ceci à cause de la forte concurrence étrangère.

Est-ce vraiment ces 5 millions de francs qui vont aider à lutter contre la concurrence étrangère? Je ne le pense pas. Ce sont plutôt les actions telles que la SSR vient de faire en refusant de transmettre des images sportives, en raison du coût exorbitant demandé.

Si le Conseil fédéral reconnaît le rôle joué par les télévisions locales et régionales, s'il reconnaît que les prestations journalistiques permettent une diversification bienvenue à côté des programmes de la SSR, il lui en donne les moyens financiers aussi. Personnellement, je ne suis pas sûre que seul l'accès facilité au marché et que les interruptions publicitaires autorisées soient de nature à conforter les télévisions locales. Les périodes de récession économique sont de nature à compromettre l'existence de telles radios ou télévisions locales. Quant aux publicitaires, ils seront obligés de faire des choix, et la presse écrite risque d'en pâtir.

Nous demandons donc au Conseil fédéral de cogiter régionalement et de continuer à partager parcimonieusement la redevance TV.