Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2000-12-04
Wortprotokoll
Trois très brèves observations:
1. Je crois que l'argument qui veut que cette disposition introduite par le Conseil national viole la volonté du peuple suisse est faux. Le peuple suisse n'a pas voté contre un renouveau ou contre la mise à disposition de moyens financiers pour les centrales hydrauliques. Le peuple suisse a dit non à des taxes. Je crois qu'il est faux de vouloir en déduire que cet article est contraire à la volonté des droits populaires.
2. Si déjà on veut déranger l'Etat de droit dans cette discussion, je me permets alors de rappeler qu'au début des années quatre-vingt-dix, le peuple suisse s'est prononcé avec une majorité de 71 pour cent - si je me rappelle bien - pour les énergies renouvelables. Qu'est-ce qu'ont fait le Gouvernement et le Parlement? Ils ont mis au point le programme "Energie 2000". Ce programme a eu à disposition un tiers seulement des ressources qu'on avait promises de mettre à disposition de ce programme. La conséquence a été que seulement un tiers des objectifs de ce programme a pu être atteint. Si donc il y a eu dans cette histoire d'énergie une violation de la volonté populaire, j'estime que c'est bien dans ce cas.
3. Il n'y a pas très longtemps, c'était la même lune, jeudi dernier dans cette même salle, on a tout à coup parlé de la libéralisation - peut-être mal pensée et trop vite faite - de Swisscom. Tout à coup, quand Swisscom vend des installations sur le Säntis, on se dit qu'on est peut-être allé trop vite. Je crois que les centrales hydrauliques et l'énergie hydraulique sont un patrimoine de tout le pays, et que ce patrimoine doit être sauvegardé dans une phase aussi délicate que celle d'une libéralisation - que j'approuve et que je soutiens - de l'énergie électrique. Nous aurons encore besoin de cette énergie hydraulique, et je crois que c'est dans l'intérêt de tout le pays qu'on fasse tout le nécessaire pour sauvegarder le patrimoine.