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Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2009-06-02

Wortprotokoll

L'exercice 2008 de l'assurance-maladie boucle avec une perte de 800 millions de francs. Cela signifie que les recettes des primes n'ont pas permis de couvrir les dépenses liées aux prestations et aux frais administratifs. Les pertes subies par les assureurs sur les placements en capitaux sont difficiles à évaluer. On peut toutefois d'ores et déjà affirmer que les comptes 2008 montrent une perte sur titres réalisés et non réalisés. Celle-ci est toutefois partiellement compensée d'une part par une dissolution des provisions affectées à ce but et d'autre part par certains gains réalisés sur des placements, de sorte que le résultat final des placements en capitaux est pratiquement nul en 2008.

En revanche, il est vrai que la situation sur le marché financier n'a pas permis en 2008 d'atténuer les pertes dues à l'augmentation des coûts et que ces pertes pèsent sur les taux de réserves. Dans ces circonstances, les pertes sur titres ne provoqueront pas en tant que telles des augmentations de primes.

Les prescriptions relatives au placement des capitaux sont contenues à l'article 80 de l'ordonnance sur l'assurance-maladie du 27 juin 1995. Elles n'ont pas été modifiées depuis près de dix ans. Non seulement les dispositions relatives au placement sont strictes, mais les assureurs-maladie étaient et sont conservateurs, dans le bon sens du terme, dans leur pratique de placement. Pour ces motifs, les pertes des assureurs-maladie sont plutôt modérées par rapport à d'autres assurances sociales - les pertes résultant non pas de stratégies de placement trop risquées, mais de la crise financière globale.