Lumengo Ricardo · Nationalrat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion · 2009-06-08
Wortprotokoll
Le groupe socialiste prend connaissance du fait que le montant sur lequel porte le programme d'armement 2009, soit 496 millions de francs, représente environ la moitié - 54 pour cent - de celui de l'année dernière, qui s'élevait quant à lui à 917 millions de francs.
Comme cela vient d'être dit, bien entendu, des doutes doivent être émis au sujet de ce qu'annonce le Conseil fédéral dans son message au sujet de la répercussion sur les places de travail en Suisse. Les retombées économiques des affaires compensatoires liées aux achats de matériel d'armement à l'étranger ne correspondent pas, en réalité, à ce qu'on a bien voulu porter à notre connaissance. En effet, les achats de matériel d'armement ne sont compensés qu'à 40 pour cent, et non à 100 pour cent. Selon le Contrôle fédéral des finances, le chiffre de 2455 postes de travail censés résulter des affaires compensatoires est erroné. Il se base sur une compensation à 100 pour cent; or, en réalité, c'est sur une compensation à 40 pour cent qu'il faut compter avec ce genre d'achats, et les affaires compensatoires ne créeraient que 982 places de travail environ.
Toutefois, le montant du programme d'armement précédent, celui de l'année 2008, est situé dans la ligne du plan financier et de l'ensemble des programmes d'armement depuis 2005. La raison de la différence et de la diminution sensibles [PAGE 1104] par rapport au programme qui nous est soumis est sûrement liée aux achats d'avions en remplacement des F-5 Tiger, achats prévus pour l'année prochaine.
En se fondant sur les exigences d'une politique financière conséquente et raisonnable, il est important qu'une distinction claire soit faite entre le programme d'armement 2009 et l'acquisition d'avions en remplacement des F-5 Tiger. Nous rejetons par conséquent une telle compensation anticipée. Par ailleurs, nous rejetons aussi l'augmentation des dépenses d'armement de 1,2 pour cent telle qu'elle est prévue dans le plan financier 2008-2012. Le plan financier devrait au contraire prévoir une diminution d'au moins 1 milliard de francs par an.
Compte tenu de la situation de sécurité actuelle - comme cela a été dit - et de la nature des risques réels auxquels l'armée doit faire face dans le cadre de sa mission de défense, ces dépenses sont disproportionnées. Je réitère donc ici la demande selon laquelle une réduction des effectifs de l'armée à 50 000 soldats est indispensable et raisonnable, notamment dans le but d'arriver à établir un meilleur équilibre entre les coûts de fonctionnement et les coûts de l'acquisition de matériel d'armement.
Néanmoins, nous entrerons en matière et nous exposerons nos différences sur chacun des objets figurant dans ce programme d'armement.