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Leuthard Doris · Bundesrat · Aargau · 2009-06-05

Wortprotokoll

Je remercie Madame Savary de sa motion parce que celle-ci va vraiment dans la bonne direction. En effet, le chômage des jeunes entre 19 et 24 ans est vraiment une question qui nous préoccupe. Vous savez que le Conseil fédéral m'a mandatée pour présenter des mesures de stabilisation conjoncturelle pour une éventuelle troisième phase. Nous sommes donc en train de travailler et de réfléchir à ce que nous pourrions proposer en plus des instruments existants.

J'aimerais souligner que la loi sur l'assurance-chômage prévoit déjà des instruments très efficaces: les stages professionnels; les entreprises de pratique commerciale. Vous vous en souvenez, nous avons lancé un appel, avec les partenaires sociaux, aux entreprises afin qu'elles utilisent davantage ces instruments. Depuis que l'appel a été lancé, je constate que beaucoup de demandes nous ont été adressées. De nombreuses entreprises sont prêtes à aider les jeunes après qu'ils ont terminé leur apprentissage. Cela fonctionne pas mal. Nous avons, dans le budget 2009, pour toutes les mesures d'accompagnement en matière de chômage, un crédit de plus de 600 millions de francs.

Vous abordez la question de la formation continue. Je suis d'accord avec vous pour dire que si la formation est bonne, cela diminue le risque de perdre son emploi, de même qu'il peut être très utile de se reformer ou de mieux se former pendant une période de chômage pour trouver une nouvelle place de travail. Cela va exactement dans le sens des réflexions esquissées dans mon département à propos de mesures supplémentaires, mais cela irait au-delà des objectifs prévus dans la loi sur l'assurance-chômage, par conséquent aussi au-delà du financement ordinaire.

Vous réclamez des instruments dans le cadre de la loi sur l'assurance-chômage ou de la loi sur la formation professionnelle. C'est évidemment ce que nous ne voulons pas parce que, si on met en place de nouvelles mesures, c'est pour un temps limité. Ces mesures sont financées spécialement, donc en dehors du cadre des lois en vigueur. Mais je suis favorable au fait qu'il faut s'engager en faveur de la formation, de la formation continue, avec un accent mis sur les jeunes entre 20 et 24 ans.

On est toujours dans la même situation: ce que vous voulez avec les chèques de formation, je pense que ce ne serait pas vraiment la bonne voie à emprunter.

Pour toutes ces raisons, il faut quand même rejeter la motion, même si elle va dans la bonne direction.