preparatory:AB 99648
Calmy-Rey Micheline · Bundesrat · Genf · 2009-09-07
Wortprotokoll
Dans sa déclaration du 14 mai 2008, le Conseil fédéral recommande de rejeter ce postulat. Je voudrais vous exposer brièvement les arguments en faveur de cette recommandation.
Vous le savez, la protection et la promotion des droits humains sont une priorité de la politique étrangère de la Suisse. Les défenseurs et les défenseuses des droits humains sont des acteurs et des actrices cruciaux dans la mise en oeuvre de ces droits, et en s'engageant personnellement - et souvent de façon très risquée -, ils militent sans violence pour l'application des droits humains. Le Conseil fédéral reconnaît bien sûr ce rôle essentiel des défenseurs des droits humains.
Comme mentionné dans le développement du postulat, les activités des militants de l'environnement sont comparables à celles des défenseurs des droits humains, car la destruction de l'environnement va souvent de pair avec le non-respect de ces droits, et ces militants ont donc besoin de la même protection particulière pour la sauvegarde de leurs droits. Voilà pourquoi leur cas relève des mêmes instruments internationaux. Voilà aussi pourquoi, dans sa politique extérieure des droits humains, la Suisse ne fait pas de différence entre les défenseurs des droits humains et les défenseurs de l'environnement.
L'engagement du DFAE, Monsieur Rechsteiner, se manifeste à différents niveaux: au niveau multilatéral, le DFAE s'engage en faveur de l'amélioration des actes normatifs; au niveau bilatéral, il s'engage lors de ses contacts avec d'autres Etats - et nous entreprenons en particulier des démarches diplomatiques quand les défenseurs des droits humains sont exposés aux attaques d'un gouvernement; finalement, le DFAE attache une grande importance à la collaboration avec les acteurs de la société civile et soutient les organisations et les institutions qui militent pour une meilleure protection des droits humains.
En 2007, nous avons examiné l'idée d'élaborer des directives pour la protection des défenseurs des droits humains. Pour l'heure, nous considérons que de telles directives n'apporteraient pas de plus-value. Les instruments qui y figureraient sont déjà utilisés aujourd'hui; ils font partie de notre travail quotidien en matière de politique extérieure des droits humains.