Liste rouge Plantes vasculaires
2016 > L’environnement pratique > Listes rouges / Biodiversité
> Liste rouge Plantes vasculaires Espèces menacées en Suisse
> L’environnement pratique > Listes rouges / Biodiversité
> Liste rouge Plantes vasculaires Espèces menacées en Suisse
Éditeurs: Info Flora – Centre national de données et d’informations sur la flore de Suisse Berne, 2016
Valeur juridique de cette publication Impressum
Liste rouge de l’OFEV au sens de l’art. 14, al. 3, de l’ordonnance Éditeurs du 16 janvier 1991 sur la protection de la nature et du paysage Office fédéral de l’environnement (OFEV) du Département fédéral de (OPN; RS 451.1), www.admin.ch/ch/f/rs/45.html . l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC); Info Flora – Centre national de données et d’informations sur La présente publication est une aide à l’exécution élaborée par l’OFEV la flore de Suisse en tant qu’autorité de surveillance. Destinée en premier lieu aux autorités d’exécution, elle concrétise des notions juridiques Auteurs indéterminées provenant de lois et d’ordonnances et favorise ainsi Christophe Bornand, Stefan Eggenberg, Andreas Gygax, Philippe une application uniforme de la législation. Elle aide les autorités Juillerat, Michael Jutzi, Adrian Möhl, Sibyl Rometsch, Lionel Sager et d’exécution notamment à évaluer si un biotope doit être considéré Helder Santiago comme digne de protection (art. 14, al. 3, let. d, OPN). Accompagnement à l’OFEV Francis Cordillot, division Espèces, écosystèmes, paysages
Référence bibliographique Bornand C., Gygax A., Juillerat P., Jutzi M., Möhl A., Rometsch S., Sager L., Santiago H., Eggenberg S. 2016: Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse. Office fédéral de l’environnement, Berne et Info Flora, Genève. L’environnement pratique n° 1621: 178 p.
Traduction Marina Magnin, Christian Purro, atena atelier nature sàrl, Fribourg
Graphisme, mise en page Stefanie Studer, 5444 Künten
Photo de couverture La tulipe méridionale (Tulipa sylvestris subsp. australis) dans une pelouse sèche du Valais. Cette sous-espèce a été évaluée «vulnérable (VU)» en raison de sa régression en Suisse. Photo: Adrian Möhl
Commande de la version imprimée OFCL, Diffusion des publications fédérales, CH-3003 Berne www.publicationsfederales.admin.ch Art.-Nr. 810.100.101f
Impression neutre en carbone et faible en COV sur papier recyclé
Téléchargement de la publication (PDF) et de la liste (XLS) www.bafu.admin.ch/uv-1621-f
Cette publication est également disponible en allemand et en italien.
© OFEV 2016
> Table des matières 3
> Table des matières Abstracts 5 4 Recommandations de mesures 54 Avant-propos 7 4.1 Eaux libres et sources 55 Résumé 8 4.2 Rives des eaux calmes et courantes 57
2.2.6 Prairies et pâturages gras de basse altitude 31
2.2.7 Pelouses d’altitude 32
2.2.8 Ourlets et mégaphorbiaies 33 Bibliographie 175
2.2.9 Buissons, haies et lisières 34 Répertoires 177
2.2.10 Forêts 36
2.2.11 Milieux rudéraux 37
2.2.12 Champs et vignes 38
3 Interprétation et discussion de la Liste rouge 40
3.1 Comparaison avec la Liste rouge 2002 40
3.1.1 Comparaison du point de vue des différentes
catégories de menace 40
3.1.2 Interprétation des changements de statut 44
3.2 Remarques sur l’utilisation de la Liste rouge des
plantes vasculaires 50
> Abstracts 5
> Abstracts The Red List of the Swiss vascular plants was revised according to the guidelines of Keywords: the International Union for Conservation of Nature (IUCN), and replaces the 2002 Red List, edition. Out of 2613 evaluated species and subspecies (taxa), 725 (28 %) are threatened threatened species, or extinct, and an additional 415 (16 %) are near threatened. Compared to the evalua- species conservation, tion published 14 years ago, the percentage of threatened taxa in the new evaluation is vascular plants lower, but the Red List Index is lower as well. The decrease in the index is due to a higher number of extinct species and to many more near-threatened species. About 20 % of all taxa underwent a change in category. Among the habitats with the highest rates of threatened taxa are water ecosystems, banks and shores, dry grasslands, fields, and vineyards.
Die Rote Liste der Gefässpflanzen der Schweiz wurde von Info Flora gemäss den Stichwörter: Richtlinien der IUCN nach 14 Jahren revidiert und ersetzt damit die Ausgabe 2002. Rote Liste, Von den 2613 bewerteten Arten und Unterarten (Taxa) gelten 725 (28 %) als gefährdet gefährdete Arten, oder ausgestorben und zusätzlich 415 (16 %) als potenziell gefährdet. Im Vergleich zur Artenförderung, Evaluation vor 14 Jahren ist der Rote Liste-Anteil zwar leicht gesunken, aber der Rote Gefässpflanzen Liste-Index hat sich verschlechtert. Die Gründe dafür liegen in der Zunahme an verschwundenen Arten und in der starken Zunahme der potenziell gefährdeten Arten. Bei etwa 20 % der Taxa hat sich die Einstufung verändert. Die Lebensräume mit den höchsten Anteilen gefährdeter Arten sind die Gewässer, Ufer, Moore, Trockenwiesen, Äcker und Weinberge.
La Liste rouge des plantes vasculaires de Suisse a été révisée par Info Flora selon les Mots-clés: directives de l’UICN, 14 ans après la précédente édition. Elle remplace ainsi la Liste liste rouge, rouge de 2002. Sur les 2613 espèces et sous-espèces (taxons) évaluées, 725 (28 %) sont espèces menacées, menacées ou ont disparu et 415 (16 %) sont potentiellement menacées. En comparaison conservation des espèces, avec l’évaluation d’il y a 14 ans, la proportion d’espèces menacées a légèrement dimi- plantes vasculaires nué, mais l’indice Liste rouge montre une tendance négative. Ceci s’explique par l’augmentation du nombre d’espèces disparues et celle plus importante encore du nombre d’espèces potentiellement menacées. Pour près de 20 % des taxons, le statut de menace a changé. Les milieux naturels abritant la plus grande proportion d’espèces menacées sont les eaux libres, les rivages, les marais, les prairies sèches, les champs et les vignes.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 6
La Lista Rossa delle piante vascolari svizzere è stata rielaborata da Info Flora secondo Parole chiave: le linee guida dell’Unione Internazionale per la Conservazione della Natura (UICN) e Lista Rossa, sostituisce l’edizione del 2002. Delle 2613 specie e subspecie (taxa) valutate, 725 specie minacciate, (28 %) sono minacciate o estinte e altre 415 (16 %) sono potenzialmente minacciate. conservazione delle specie, Rispetto alla valutazione pubblicata 14 anni fa, la percentuale di specie minacciate è piante vascolari minore, tuttavia è peggiorato il Red List Index (Indice Lista Rossa). Il calo dell’indice è dovuto al numero maggiore di specie estinte e al forte aumento delle specie potenzialmente minacciate. Infatti, circa il 20 % di tutti i taxa hanno subito un cambio di categoria. Gli ambienti naturali con le maggiori proporzioni di specie minacciate sono le comunità acquatiche, golenali e palustri, le torbiere, i prati secchi, i campi e i vigneti.
> Avant-propos 7
> Avant-propos Les résultats de la révision de la Liste rouge des plantes menacées de Suisse sont préoccupants: la situation des plantes vasculaires – qui comprennent les plantes à fleurs, les fougères, les lycopodes et les prêles – ne s’est pas améliorée. 44 % des quelque 2700 espèces indigènes sont menacées ou potentiellement menacées. Le nombre d’espèces disparues a même augmenté.
Les espèces végétales colonisant les eaux libres, les rivages et marais, les prairies sèches de basse altitude, les champs et les vignes, restent les plus menacées. C’est en revanche dans les forêts, les milieux alpins et les prairies grasses que le degré de menace est le plus faible. Ceci montre clairement que la régression des espèces est principalement due à la disparition des milieux naturels, respectivement à la diminution de la qualité des milieux naturels, dont les causes principales sont l’intensification ou l’abandon de l’exploitation dans l’agriculture, l’urbanisation continue et la perte de la dynamique des milieux. Le maintien de beaucoup d’espèces et de populations dépend aujourd’hui de mesures de protection de la nature. «Les dernières de leur espèce» sont même cultivées et multipliées dans des jardins botaniques en vue de leur réintroduction.
Les plantes constituent la base vitale de nombreuses espèces, y compris pour nous. Renverser la tendance nécessite une action urgente. Des mesures sur le long terme – comme le recommande la Stratégie Biodiversité Suisse – visant à augmenter le nombre et la qualité des milieux naturels en Suisse doivent être prises rapidement. Les listes rouges et la liste des espèces prioritaires qui en découle représentent un instrument indispensable pour soutenir les efforts visant à conserver et favoriser les espèces menacées. Elles constituent la base de nos actions, partout en Suisse. On ne peut conserver que ce que l’on connaît. Un grand merci au Centre national de données et d’informations sur la flore de Suisse Info Flora et à son réseau grandissant de bénévoles qui ont contribué de manière significative à la cartographie et à la surveillance de la flore de Suisse, et qui continuent à le faire! Sans eux, ce qui disparaît peu à peu – mais aussi ce qui est retrouvé – resterait non détecté.
Franziska Schwarz Sous-directrice Office fédéral de l’environnement (OFEV)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 8
> Résumé La Liste rouge 2016 des plantes vasculaires de Suisse a été élaborée en suivant les directives de l’UICN (critères selon UICN 2001, en tenant compte des Lignes directrices pour l’application au niveau national selon UICN 2012a). Sur les 2712 taxons pris en compte, 2613 ont été évalués, parmi lesquels 725 (28 %) sont menacés ou ont disparu. 55 taxons sont considérés comme éteints ou disparus. Parmi les 670 taxons menacés, 111 sont au bord de l’extinction (CR), 197 en danger (EN) et 362 vulnérables (VU). Enfin, 415 taxons (16 %) sont considérés comme potentiellement menacés (NT).
Les espèces menacées se rencontrent dans tous les milieux naturels. Leur proportion est particulièrement élevée dans les eaux libres, les rivages et marais, les prairies sèches de basse altitude, ainsi que dans les champs et les vignes. Elle est la plus faible dans les forêts, les milieux alpins et les prairies grasses. Ceci montre clairement que la régression des espèces est surtout due à la disparition des milieux naturels, respectivement à la diminution de la qualité des milieux naturels, dont les causes principales sont l’intensification ou l’abandon de l’exploitation dans l’agriculture, l’urbanisation continue et la perte de la dynamique des milieux. Le maintien de beaucoup d’espèces et de populations dépend aujourd’hui de mesures de protection de la nature, en particulier dans la protection des biotopes (zones protégées et réseaux), voire de programmes spécifiques de conservation des espèces.
La présente révision de la Liste rouge remplace la Liste publiée en 2002. Cette dernière avait aussi été élaborée selon les principes de l’UICN, mais elle ne bénéficiait pas de l’important volume de données quantitatives ni des résultats des recherches ciblées sur le terrain. Contrairement à 2002, seules des évaluations au plan national, et non au niveau des régions biogéographiques, ont été effectuées.
Par rapport à 2002, les proportions des diverses catégories de menace n’ont que peu changé. La part d’espèces menacées a certes quelque peu diminué aujourd’hui, mais l’indice Liste rouge – qui exprime l’ensemble de la situation de menace – montre une tendance négative. L’augmentation du nombre d’espèces éteintes et la forte augmentation du nombre d’espèces potentiellement menacées expliquent cette détérioration globale. Près de 20 % des espèces ont subi un changement de statut de menace, parmi lesquelles beaucoup sont passées de CR à EN ou de EN à VU. Ceci ne signifie pourtant pas une diminution de la menace, mais seulement un ralentissement dans la dégradation de leur situation. On ne peut conclure en aucun cas à une amélioration de la situation de menace des plantes vasculaires. Pour la plupart des taxons déjà menacés en 2002, ainsi que pour une cinquantaine d’autres, la tendance négative n’a pas pu être enrayée et ils restent menacés. La réalisation de mesures de protection de la nature et de conservation des espèces reste urgente.
1 > Introduction 9
1 > Introduction ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
1.1 Bases et usage prévu
Les listes rouges publiées ou reconnues par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) sont un outil de travail important pour la protection des espèces et des biotopes en Suisse. Elles représentent un instrument légal efficace pour la désignation de biotopes dignes de protection (art. 14, al. 3 de l’ordonnance sur la protection de la nature et du paysage OPN; RS 451.1). La stratégie mondiale pour la conservation des plantes (Global Strategy for Plant Conservation GSPC), ratifiée lors de la COP de la convention sur la diversité biologique (CDB; RS 0.451.43), s’est donné comme objectif pour la période 2011–2020: d’évaluer, dans la mesure du possible, le statut de conservation de toutes les espèces de plantes connues, dans le but de guider les actions de conservation (objectif 2 GSPC, BGCI 2012).
La liste rouge est un outil de travail indispensable
> en tant que base pour la définition d’espèces prioritaires nationales (OFEV 2011), pour la préservation desquelles la Suisse porte une responsabilité particulière; > en tant que critère d’évaluation de la qualité des biotopes; > pour la désignation des espèces cibles dans la planification sectorielle de la protection de la nature (p. ex. espèces cibles des objectifs environnementaux pour l’agriculture ou la forêt); > pour la détermination des mesures de conservation et de promotion de la diversité biologique en Suisse (voir Plan de conservation des espèces – OFEV 2012a, Péréquation financière nationale RPT, Objectifs environnementaux pour l’agriculture OFEV et OFAG 2008); > en tant que base pour le développement des stratégies de conservation de la biodiversité en Suisse (voir Stratégie Biodiversité Suisse – OFEV 2012b, Plan de conservation des espèces – OFEV 2012a); > pour le suivi des effets des mesures prises dans le cadre de la protection de la nature et d’autres politiques sectorielles; > pour l’évaluation des effets des mesures d’aménagement du territoire sur l’environnement (impact sur l’environnement): plans d’urbanisation, développement des infrastructures routières, agricoles ou touristiques, améliorations foncières; > pour la sensibilisation du public à la protection des espèces animales et végétales; > pour l’évaluation du statut de menace des espèces au plan international (voir Bilz et al. 2011); > pour la collaboration supranationale au niveau de la protection de la nature, puisqu’elle sert de base de données pour les listes rouges européennes ou mondiales et pour la coordination des programmes internationaux de protection de la nature et de leurs plans d’action.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 10
1.2 Evolution des Listes rouges des plantes vasculaires de 1982 à aujourd’hui
La première Liste rouge officielle des plantes vasculaires (précédemment: fougères et plantes à fleurs) a été publiée en 1991 (Landolt 1991) par l’ancien OFEFP (aujourd’hui OFEV). Elle se basait d’une part sur une publication de Landolt (1981), d’autre part sur les données tirées de l’atlas de distribution des ptéridophytes et phanérogames de Suisse (Welten & Sutter 1982). Elle intégrait également les expertises de 17 spécialistes reconnus. Elias Landolt y a notamment apporté ses connaissances étendues sur les espèces elles-mêmes et sur leurs milieux naturels. Les catégories et critères de menace utilisés se basaient sur la Liste rouge européenne de l’époque, si bien qu’il est difficile d’établir une comparaison avec la situation actuelle.
Au cours de la même décennie, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a développé une méthode standardisée comportant un système de critères valable pour tous les groupes d’organismes. Depuis 2000, ces catégories et critères reconnus au plan international, de même que les recommandations pour l’évaluation nationale des menaces (Gärdenfors et al. 1999), sont utilisés également dans les listes rouges suisses et servent depuis de modèle à l’OFEV. La première révision de la Liste rouge des plantes vasculaires en 2002 (Moser et al. 2002) avait déjà été développée par le centre de données floristiques de l’époque CRSF (Centre du réseau suisse de floristique, l’actuel Info Flora) et s’appuyait déjà sur ces prescriptions.
La méthode de l’UICN pour évaluer la probabilité d’extinction des espèces se basait sur les mêmes critères quantitatifs qu’aujourd’hui. Etant donné le manque de données et les connaissances insuffisantes sur la dynamique des populations de la plupart des espèces, les critères ont toutefois dû être établis en grande partie de manière indirecte, sur la base des connaissances d’experts. Pour la Liste rouge 2002, plus de 100 experts de toutes les régions de Suisse ont apporté leur contribution (voir annexe A5).
Depuis, les données disponibles se sont considérablement étoffées. La base de données du Centre national de données Info Flora est passée de 90 000 (2001) à plus de 4,9 millions d’annonces d’observations (2015). Un programme de terrain de plusieurs années a permis de mener des vérifications ciblées de stations en vue de l’établissement de la Liste rouge (voir annexe A2), si bien que l’on dispose désormais de données sur la présence de populations, mais également sur leur absence (perte). Ainsi pour la Liste rouge 2016, il a été possible non seulement de calculer des valeurs de distribution plus fiables (EOO et AOO, voir annexe A1-4), mais également de déterminer pour la première fois des tendances, en termes de découvertes, redécouvertes et pertes d’espèces. Ces valeurs ont ensuite permis l’établissement d’une classification quantitative au moyen des critères de l’UICN et de leurs valeurs seuils. Cependant, malgré ce bon état des données, une interprétation prudente par les experts s’est avérée nécessaire, car beaucoup d’espèces sont encore trop peu échantillonnées ou de manière trop irrégulière. C’est pourquoi, pour la Liste rouge 2016, de nombreux experts ont également dû évaluer et réviser les analyses sur la base de leurs connaissances régionales.
1 > Introduction 11
1.3 Choix des taxons
Dans le langage taxonomique, on utilise la notion de taxon pour décrire une unité regroupant des organismes vivants semblables, indépendamment de leur rang. La présente Liste rouge comportant, pour des raisons pratiques, des unités de rangs différents (espèces, sous-espèces et agrégats), la notion neutre de «taxons» s’imposerait en principe pour une utilisation standardisée. La notion scientifique étant cependant peu compréhensible pour les non-initiés, le terme «taxons» est presque systématiquement remplacé dans le texte par «espèces», ou lorsqu’une précision s’avère nécessaire par «espèces, sous-espèces et agrégats».
Les listes rouges peuvent être utilisées à tous les niveaux taxonomiques. Cependant, tous les taxons traités dans les Flores de Suisse ne se retrouvent pas dans la Liste rouge. Les plantes vasculaires sauvages de Suisse sont d’origines diverses, leur classification taxonomique peut varier et leur dénomination correcte est parfois source de difficulté. L’aperçu ci-dessous précise le choix d’espèces, sous-espèces et agrégats concernés par la présente Liste rouge. Les classifications taxonomiques et la nomenclature utilisée s’appuient sur la checklist 2016 (Info Flora 2016), à paraître simultanément, et qui constitue une mise à jour de l’Index synonymique de la flore de Suisse (Aeschimann et Heitz 2005).
Tab. 1 > Aperçu des espèces pour lesquelles la menace a été évaluée, resp. n’a pas été évaluée Cette répartition est expliquée dans les sous-chapitres suivants (aspects chorologiques et taxonomiques). Voir également fig. 1.
Evalués Non évalués (NA, NE) Espèces indigènes Néophytes Archéophytes Archéophytes cultivés Espèces néo-indigènes Sous-espèces non indigènes Petites espèces différentiables Variétés et formes Espèces apomictiques (sippes) Taxons nouvellement inclus dans un autre taxon Hybrides fixés Taxons classés sous un autre nom valable (synonymie)
Choix du point de vue chorologique
En principe, toutes les espèces de plantes vasculaires indigènes (autochtones) ont été Espèces indigènes évaluées, c’est-à-dire les Angiospermes (Angiospermae), les Gymnospermes (Gymnospermae) et les fougères au sens large (Filicopsida, Equisetopsida, Lycopsida). Le rang systématique de l’espèce est pris en compte en premier lieu, mais également dans quelques cas les groupes d’espèces (agrégats, «aggr.») et les sous-espèces («subsp.» ou «ssp.»). Les espèces scientifiquement reconnues comme indigènes sont admises le plus exhaustivement possible dans la Liste rouge. Les «petites espèces» difficiles à différencier font exception: elles n’ont été évaluées qu’en tant qu’agrégat (voir paragraphes Agrégats et Espèces apomictiques). L’année seuil usuelle de 1500 ap. J.-C. a été retenue pour déterminer le statut d’indigénat: les espèces pour lesquelles la probabilité de présence à l’état sauvage avant 1500 est élevée sont considérées comme indigènes («natives»). En cas de doute, on examine (1) si l’espèce est déjà mentionnée dans les
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 12
anciennes Flores et (2) si l’espèce est présente dans des milieux naturels ou proches de l’état naturel.
On distingue les archéophytes des espèces indigènes arrivées dans nos régions de façon Archéophytes naturelle. Les archéophytes désignent les espèces sauvages très probablement déjà établies en Suisse avant l’an 1500, c’est-à-dire avant la découverte de l’Amérique. Elles ont été introduites directement ou indirectement par l’homme, mais elles trouvent leur origine dans d’autres parties de l’Europe ou en Asie occidentale. Ces espèces «anciennement naturalisées» ont été prises en compte pour la présente Liste rouge et sont signalées comme telles dans la liste numérique. Pour l’évaluation, seules les populations d’archéophytes colonisant les milieux et les régions climatiques qui leur conviennent – et où il est probable qu’elles se maintiennent d’elles-mêmes et sur le long terme – ont été prises en compte. Ainsi, les populations issues d’ensemencements pour de courtes durées (p. ex. les jachères) n’ont pas été retenues pour cette évaluation.
– Exemples d’archéophytes cultivés: Agrostemma githago, Castanea sativa, Convolvulus arvensis, Euphorbia falcata, Juglans regia, Orlaya grandiflora, Sisymbrium officinale.
Diverses plantes cultivées sont régulièrement adventices (échappées des jardins et des Archéophytes cultivés cultures). Il peut s’agir d’anciennes plantes ou variétés à nouveau cultivées ici ou là (p. ex. le blé amidonnier, Triticum dicoccum) ou de plantes ornementales (p. ex. le lin cultivé, Linum usitatissimum). A proprement parler, il s’agit d’archéophytes puisqu’elles sont présentes à l’état sauvage, mais elles ne sont pas retenues dans la liste actuelle car elles ne forment pas de populations stables.
– Exemples d’archéophytes cultivés: Apium graveolens, Eruca sativa, Linum usitatissimum, Papaver somniferum, Physalis alkekengi, Thymus vulgaris, Triticum dicoccum.
Ce groupe comprend des espèces non indigènes et apparues en Suisse très probable- Néophytes ment dès l’ère moderne uniquement (depuis l’an 1500 environ), introduites directement ou indirectement par l’homme. Si ces espèces poussent en masse et présentent un fort potentiel de dommages, elles sont qualifiées d’invasives et sont combattues. Les néophytes peuvent être originaires d’Europe ou d’ailleurs. Il est parfois difficile de les différencier des néophytes arrivées de façon naturelle («néo-indigènes», voir ci-dessous) ou des archéophytes. Cette différenciation ne peut souvent être établie que grâce à des avis de spécialistes. Les néophytes introduites par l’homme ne sont généralement pas retenues dans la présente Liste rouge, contrairement aux éditions précédentes. En cas de doute, l’espèce est évaluée et sa classification incertaine est clairement notée. La classification indigène-archéophyte-néophyte a été retravaillée en vue de cette Liste rouge (Info Flora 2016). Il en résulte quelques différences sur le statut d’indigénat par rapport à la Liste rouge 2002.
– Exemples de néophytes anthropogènes (non évaluées) décrites comme néophytes dans les 2 listes rouges (2002 et 2016): Acer negundo, Alcea rosea, Amaranthus albus, Artemisia verlotiorum, Bidens frondosa, Buddleja davidii, Conyza canadensis, Coronopus didymus, Cuscuta campestris, Datura stramonium, Elodea ca-
1 > Introduction 13
nadensis, Epilobium ciliatum, Hordeum jubatum, Juncus tenuis, Mahonia aquifolium, Rosa rugosa, Sorghum halepense, Veronica peregrina, Xanthium spinosum. – Exemples de néophytes anthropogènes (non évaluées) décrites comme néophytes uniquement dans la Liste rouge 2016: Ammi majus, Bromus inermis, Cardaminopsis arenosa subsp. arenosa, Centaurea solstitialis, Centranthus ruber, Dracunculus vulgaris, Euphorbia segetalis, Euphorbia virgata, Geranium phaeum subsp. phaeum, Hymenolobus procumbens, Lolium multiflorum, Onobrychis viciifolia, Picris echioides, Pulsatilla rubra, Rapistrum rugosum, Salvia verticillata, Thlaspi alliaceum.
Des espèces arrivent en Suisse de manière naturelle, de façon isolée, sans intervention Néo-indigènes: néophytes directe ou indirecte de l’homme. Ces espèces doivent par conséquent être qualifiées de arrivées de façon naturelle nouvellement indigènes ou «néo-indigènes». Elles sont donc évaluées et incluses dans la présente Liste rouge. Toutefois, le constat d’«arrivée naturelle» est difficile à établir. Il faut se poser les questions suivantes: (1) l’espèce est-elle présente dans un pays voisin sur une superficie suffisante? (2) l’espèce ne s’établit-elle pas uniquement le long des voies de communication, comme les voies ferrées, les routes, les zones portuaires? (3) l’espèce produit-elle des diaspores lui permettant de se propager sans l’intervention de l’homme (p. ex. anémochorie, zoochorie)?
– Exemples de «néo-indigènes» selon la checklist 2016 (Info Flora 2016): Carduus tenuiflorus, Eragrostis minor, Euphorbia esula, Herniaria hirsuta, Himantoglossum robertianum, Linaria repens, Plantago arenaria, Rumex thyrsiflorus.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 14
Fig. 1 > Quelles espèces inclure dans la Liste rouge? Ce diagramme pose les questions nécessaires à la détermination des espèces à évaluer.
Examen de la plausibilié par (1) révision taxonomique d’une sippe indigène, (2) mention dans d’anciennes flores, (3) présence dans des milieux proches de l’état naturel, (4) plante accompagnatrice dans les cultures ou les vignes (mais non rudérale!)?
La présence oui de l’espèce en non Suisse avant l’an 1500 est-elle plausible?
Espèce non Espèce indigène en non introduite en Suisse Europe avec l’aide directe ou indirecte de Néophyte l’homme? oui
oui Indigène Plante oui d’ornement ou utilitaire Néophyte non L’espèce oui peut-elle se maintenir de manière durable L’homme est oui sans être le vecteur le plus cultivée? important Néophyte Archéophyte non non
Présence surtout le long oui des voies de transport Néophyte non
Archéophyte Néocultivée indigène
Espèces traitées dans la Liste rouge
Espèces non traitées dans la Liste rouge
1 > Introduction 15
Choix du point de vue taxonomique
Beaucoup d’espèces indigènes comprennent des sous-espèces indigènes et d’autres non Sous-espèces indigènes. Les sous-espèces non indigènes ne sont pas évaluées et ne sont donc pas retenues dans la liste. Par contre, l’état des données et/ou des connaissances de beaucoup de sous-espèces indigènes permet leur évaluation et leur inclusion dans la présente Liste rouge. Seules les sous-espèces listées dans la checklist 2016 sont prises en compte. Lorsqu’une seule sous-espèce est présente en Suisse ou qu’une seule sousespèce est indigène en Suisse, seule l’espèce est retenue dans la Liste rouge.
– Exemples de sous-espèces retenues dans la Liste rouge: Lamium galeobdolon subsp. flavidum et Lamium galeobdolon subsp. montanum, Saxifraga oppositifolia subsp. amphibia et Saxifraga oppositifolia subsp. oppositifolia. – Exemples de sous-espèces incluses dans le taxon supérieur (l’espèce) dans la Liste rouge: Carlina acaulis subsp. caulescens est inclus dans Carlina acaulis, Minuartia cherlerioides subsp. rionii est inclus dans Minuartia cherlerioides.
Les variétés et formes d’espèces ou de sous-espèces ne sont pas évaluées et n’appa- Variétés et formes raissent pas dans la Liste rouge. Leur valeur taxonomique est sujette à discussion et leur importance en termes de protection de la nature est négligeable.
– Les deux variétés suivantes constituent une exception à cette règle, car elles ont une certaine signification en termes de protection de la nature: Anacamptis pyramidalis var. tanayensis et Armeria maritima var. purpurea.
Les espèces difficiles à différencier («petites espèces»), souvent déterminables par des Agrégats (complexe d’espèces, spécialistes uniquement, sont généralement réunies en agrégats. De tels complexes groupes de «petites espèces») d’espèces restent significatifs en termes de protection de la nature, c’est pourquoi beaucoup d’agrégats sont retenus dans la Liste rouge. Pour nombre de groupes d’espèces, les données disponibles ne permettent d’évaluer le degré de menace que pour l’agrégat. Pour d’autres groupes par contre, il a été possible d’évaluer les différentes petites espèces.
– Exemples d’agrégats: Achillea millefolium aggr., Festuca ovina aggr., Ophrys sphegodes aggr., Stipa pennata aggr.
Les sippes à reproduction apomictique (non sexuée) forment de nombreuses lignées Espèces apomictiques stables morphologiquement pouvant être interprétées comme espèces (il s’agit en fait de clones génétiquement identiques à la plante-mère). De telles sippes apomictiques ne sont pas considérées ici comme des espèces mais réunies en agrégats (voir ci-dessus). Ces agrégats sont évalués et retenus dans la Liste rouge.
– Exemples d’agrégats d’espèces apomictiques: Alchemilla conjuncta aggr., Hieracium laevigatum aggr., Taraxacum palustre aggr.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 16
Les hybrides ne sont en principe pas pris en compte. Toutefois, certains taxons peuvent Hybrides être identifiés dans le terrain comme étant des hybrides fixés. Ils sont exceptionnellement retenus dans la Liste rouge pour, d’une part, assurer une continuité dans les listes rouges et, d’autre part, répondre aux besoins de la pratique. Les réflexions suivantes ont prévalu: (1) y a-t-il un doute quant au statut d’hybride d’un taxon? (2) existe-t-il des hybrides pouvant former de grandes populations? (3) existe-t-il des hybrides présents sans leurs parents? (4) existe-t-il des hybrides au moins en partie fertiles?
– Exemples d’hybrides évalués: Circaea x intermedia, Diphasiastrum x issleri, Drosera x obovata, Equisetum x trachyodon, Narcissus x verbanensis, Potamogeton x nitens, Salix x hegetschweileri.
1.4 Couverture géographique
Contrairement aux précédentes Listes rouges des plantes vasculaires (Landolt 1991, Moser et al. 2002) qui établissaient non seulement le degré de menace au niveau national mais également régional, la présente Liste rouge se limite à l’évaluation du statut de menace au niveau national, valable pour toute la Suisse.
Cette limitation au statut national est consécutive à l’application stricte de la méthode de l’UICN adoptée par l’OFEV. Celle-ci ne peut en effet s’appliquer qu’à de vastes territoires. Etant donné sa faible superficie, la Suisse représente déjà un cas limite. Plus le territoire observé est petit, plus les valeurs seuils quantitatives fixées dans la méthode sont rapidement atteintes. Les valeurs seuils spatiales de l’UICN ne sont plus applicables pour les régions biogéographiques ou les superficies cantonales qui sont encore bien plus petites. Si l’on veut établir des listes rouges subnationales (pour les régions biogéographiques et les cantons), il faut tout d’abord développer une nouvelle méthode standardisée dont l’application soit reproductible. Dans l’idéal, une telle standardisation est à développer avec les centres de données des autres groupes d’organismes (Info Species).
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 17
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse --------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------
La présente révision de la Liste rouge comporte 2712 taxons (espèces, agrégats / groupes d’espèces et sous-espèces) évalués selon la méthode de l’UICN (voir annexe A1). Dans la liste en annexe A3 de la présente publication, le statut de menace n’est jamais indiqué pour les agrégats (resp. les espèces) qui comprennent des espèces (resp. des sous-espèces) dont le statut est déjà précisé. Les agrégats (resp. les espèces) ne sont cités dans la liste que pour des raisons de structuration. Dans la Liste rouge numérique cependant, l’évaluation est également indiquée pour les regroupements de taxons de sorte que, lorsqu’on la met en correspondance avec d’autres listes utilisées, on obtienne un statut de menace pour le plus grand nombre de taxons possible. Il arrive en effet fréquemment que, dans la pratique, les sous-espèces ne soient pas recensées ou que seuls les agrégats soient retenus. Par conséquent, la liste imprimée de l’annexe 3 comporte 2712 taxons évalués, alors que la liste intégrale qui, pour les raisons évoquées cidessus, présente des redondances, en compte 3053 (liste numérique, voir Impressum).
– Exemple: le degré de menace de Dactylorhiza incarnata n’est pas indiqué dans la liste imprimée, ses sous-espèces Dactylorhiza incarnata subsp. incarnata (NT) et Dactylorhiza incarnata subsp. ochroleuca (EN) étant déjà évaluées. Pour éviter des lacunes lors de la consultation en ligne, le degré de menace de l’espèce Dactylorhiza incarnata «sensu lato» (NT) est par contre indiqué dans la Liste rouge numérique.
Pour l’aperçu et la description statistique de la situation de menace des plantes vasculaires, les évaluations à double, dues aux imbrications taxonomiques, doivent être revues.
2.1 Aperçu des évaluations
Compte-tenu des adaptations mentionnées ci-dessus, ce sont au total 2712 espèces (incl. les sous-espèces et agrégats) qui ont été traitées. Parmi elles, 99 n’ont pu se voir attribuer un statut de menace (DD – Data Deficiency), leur distribution et leur tendance n’étant pas suffisamment connues. Il s’agit souvent de sippes dont la taxonomie est difficile ou d’espèces qui ne sont reconnues et acceptées en tant que telles que depuis peu. Il reste ainsi 2613 espèces dont le degré de menace a pu être établi. Elles représentent la totalité (100 %) des espèces et sous-espèces commentées ci-après.
Parmi ces 2613 espèces, 725 sont considérées comme menacées ou éteintes (28 %). Elles constituent la Liste rouge proprement dite (catégories EX – éteint au niveau mondial, RE – éteint en Suisse, CR(PE) – probablement éteint, CR – au bord de l’extinction, EN – en danger et VU – vulnérable). 1888 espèces (72 %) sont considérées comme non menacées ou tout au plus comme potentiellement menacées (catégories LC et NT).
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 18
Tab. 2 > Nombre d’espèces de plantes vasculaires par catégorie de menace
Catégorie Nombre Pourcentage Pourcentage par Pourcentage par d’espèces par rapport à rapport au total rapport au total la Liste des espèces des espèces rouge évaluées prises en considération EX Eteint au niveau mondial 1 0,1 % 0,04 % 0,04 % RE Eteint en Suisse 35 4,8 % 1,3 % 1,3 % CR(PE) Probablement éteint, disparu 19 2,6 % 0,7 % 0,7 % EX/RE/CR(PE) Eteint ou disparu en Suisse 55 7,6 % 2,1 % 2,0 % CR Au bord de l’extinction 111 15,3 % 4,2 % 4,1 % EN En danger 197 27,2 % 7,5 % 7,3 % VU Vulnérable 362 49,9 % 13,9 % 13,3 % Total des espèces de la Liste rouge 725 100,0 % 27,7 % 26,7 % NT Potentiellement menacé 415 15,9 % 15,3 % LC Non menacé 1 473 56,4 % 54,3 % DD Données insuffisantes 99 3,7 % Total des espèces traitées 2 712 100 % 100 %
Fig. 2 > Répartition des espèces de plantes vasculaires par catégorie de menace Pourcentages arrondis.
2% 4% EX/RE/CR(PE) 8% CR
14 % EN VU 56 % NT 16 % LC
L’étroite dépendance à des mesures de protection de la nature a été établie pour 202 espèces, ce qui a été pris en compte dans l’évaluation finale. Pour la description de la procédure appliquée, voir chap. A2-6 en annexe A2.
Tab. 3 > Nombre d’espèces de plantes vasculaires dépendant étroitement de mesures de protection de la nature, par catégorie de menace
Catégorie Nombre d’espèces dépendant de mesures de protection de la nature CR 32 EN 37 VU 100 NT 33 Total 202
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 19
Pour ces espèces, en plus de l’évaluation standard, leur évolution future dans l’hypothèse où les mesures de protection et de promotion seraient complètement ou partiellement supprimées a été évaluée. La méthode de l’UICN permet de prévoir quelles sont les menaces futures pour les espèces répondant aux critères A, B et C et de les prendre en compte dans l’évaluation. Dans de nombreux cas, on a pu à l’inverse mettre en évidence comment des mesures de protection de la nature ont permis de stabiliser les populations d’espèces menacées (pour de plus amples détails, voir annexe A2-6).
– Exemples d’espèces qui, parallèlement à d’autres facteurs, ont également été évaluées en fonction de leur dépendance à des mesures de protection de la nature: Ajuga chamaepitys, Deschampsia littoralis, Fritillaria meleagris, Knautia godetii, Marsilea quadrifolia, Nuphar pumila, Scandix pecten-veneris, Staphylea pinnata.
Les lignes directrices pour l’application des critères de l’UICN au niveau régional (UICN 2012a) recommandent de prendre en compte la situation de menace dans les zones frontalières voisines et l’influence renforçante sur la population suisse pour les espèces dont la majeure partie de la population se trouve à proximité immédiate de la frontière (effet de bordure, pour de plus amples détails voir annexe A1-5). En raison de cet effet, 9 espèces ont été classées dans une catégorie de menace moindre.
– Exemples d’espèces dont les populations principales se trouvent à proximité immédiate de la frontière suisse et dont la classification a été adaptée en conséquence: Aquilegia einseliana, Achillea clavenae.
Cette catégorie comprend 99 espèces (4 %). Il s’agit principalement d’espèces et de Espèces pour lesquelles les sous-espèces qu’on ne détermine généralement pas sur le terrain au-delà du niveau de données sont insuffisantes (DD) l’agrégat, resp. de l’espèce. Les connaissances sur leur distribution et sur les changements au sein de leurs populations sont par conséquent insuffisantes pour pouvoir appliquer les critères de l’UICN. Ainsi, les sous-espèces de Luzula spicata (Luzula spicata subsp. spicata et Luzula spicata subsp. mutabilis) ont rarement été différenciées jusqu’ici et n’ont pas pu être évaluées. Pour d’autres espèces, l’identification et par conséquent les données d’observation sont sujettes à caution, il en ressort une image très incertaine de l’état des populations. Ainsi, c’est un fait établi que Muscari racemosum est souvent confondu avec l’espèce cultivée et naturalisée Muscari armeniacum; la délimitation avec Muscari neglectum est en outre très critique. De même, la différence entre Lycopus europaeus subsp. europaeus et Lycopus europaeus subsp. mollis est peu claire et donne lieu à de nombreuses erreurs de détermination. Il existe d’autre part des espèces dont la présence en Suisse est controversée et qui n’ont pu être ni confirmées, ni exclues avec certitude. Parmi elles figurent par exemple Juncus ambiguus ou la sous-espèce Poa trivialis subsp. sylvicola. Pimpinella alpina est une espèce reconnue en tant que telle que récemment et pour laquelle les données sont encore trop peu nombreuses pour permettre l’évaluation de sa situation.
Contrairement à la Liste rouge 2002, toutes les néophytes n’ont plus été évaluées et Non applicable (NA) obtiennent ainsi le statut NA (voir également chap. 1.3, paragraphe «Néophytes»).
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 20
– Autres exemples d’espèces ne figurant plus dans la Liste rouge actuelle: Aesculus hippocastanum, Alcea rosea, Ammi majus, Bunias orientalis, Cardaminopsis arenosa subsp. arenosa, Centaurea solstitialis, Cochlearia officinalis, Crepis pulchra, Euphorbia segetalis, Lemna minuta, Myagrum perfoliatum, Nonea lutea, Picris echioides, Potentilla norvegica, Pulsatilla rubra, Rorippa austriaca, Thlaspi alliaceum, Vicia villosa.
2.2 Menaces sur les milieux naturels
Une grande partie des espèces considérées comme menacées (89 % environ) peuvent être associées à un ou plusieurs milieux naturels, resp. groupes principaux de milieux naturels. Le classement se base en grande partie sur la classification de TypoCH (typologie des milieux naturels de Suisse, Delarze et al. 2015). Les fig. 3 et fig. 4 présentent les espèces évaluées réparties selon leur milieu naturel. Les milieux naturels abritant un grand nombre d’espèces menacées sont d’une part les eaux libres, rivages et marais, d’autre part les prairies sèches de basse altitude et la végétation accompagnatrice des cultures et des vignobles.
Fig. 3 > Nombre d’espèces de plantes vasculaires par degré de menace selon les groupes principaux de milieux naturels
Eaux libres Rives Marais Rochers Prés secs Prés gras Pelouses Ourlets Buissons, Forêts Milieux Champs et et sources et éboulis de basse de basse d'altitude et méga- haies, rudéraux vignes altitude altitude phorbiaies lisières
RE/CR(PE) CR EN VU NT LC
Classification typologique selon Delarze et al. 2015, en partie modifié
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 21
Tab. 4 > Nombre d’espèces de plantes vasculaires par degré de menace selon les groupes principaux de milieux naturels La colonne «Nombre Liste rouge» correspond à la somme des nombres des colonnes EX/RE/CR(PE), CR, EN et VU.
EX/RE/ Nombre CR(PE) CR EN VU Liste rouge NT LC Total Eaux libres et sources 4 15 28 29 76 22 45 143 Rives 10 30 24 30 94 12 38 144 Marais 10 26 34 69 139 65 111 315 Rochers et éboulis 4 4 17 39 64 63 235 362 Prés secs de basse altitude 4 16 31 71 122 87 142 351 Prés gras de basse altitude 1 2 2 9 14 7 101 122 Pelouses d’altitude 0 7 9 41 57 59 378 494 Ourlets et mégaphorbiaies 2 7 23 52 84 78 221 383 Buissons, haies, lisières 2 1 9 18 30 29 104 163 Forêts 1 4 16 41 62 62 363 487 Milieux rudéraux 9 6 26 33 74 46 173 293 Champs et vignes 15 17 23 33 88 21 97 206 Classification typologique selon Delarze et al. 2015, en partie modifié
Fig. 4 > Pourcentage des divers degrés de menace par groupes principaux de milieux naturels La colonne «Nombre Liste rouge» correspond à la somme des nombres des colonnes EX/RE/CR(PE), CR, EN et VU.
100 %
90 %
80 %
70 %
60 %
50 %
40 %
30 %
20 %
10 %
0% Eaux libres Rives Marais Rochers Prés secs Prés gras Pelouses Ourlets Buissons, Forêts Milieux Champs et et sources et éboulis de basse de basse d'altitude et méga- haies, rudéraux vignes altitude altitude phorbiaies lisières
RE/CR(PE) CR EN VU NT LC Classification typologique selon Delarze et al. 2015, en partie modifié
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 22
Tab. 5 > Pourcentage des divers degrés de menace par groupes principaux de milieux naturels La colonne «Pourcentage Liste rouge» correspond à la somme des pourcentages des catégories EX/RE/CR(PE), CR, EN et VU.
EX/RE/ Pourcentage CR(PE) CR EN VU Liste rouge NT LC Total Eaux libres et sources 3% 10 % 20 % 20 % 53 % 15 % 31 % 100 % Rives 7% 21 % 17 % 21 % 65 % 8% 26 % 100 % Marais 3% 8% 11 % 22 % 44 % 21 % 35 % 100 % Rochers et éboulis 1% 1% 5% 11 % 18 % 17 % 65 % 100 % Prés secs de basse altitude 1% 5% 9% 20 % 35 % 25 % 40 % 100 % Prés gras de basse altitude 1% 2% 2% 7% 11 % 6% 83 % 100 % Pelouses d’altitude 0% 1% 2% 8% 12 % 12 % 77 % 100 % Ourlets et mégaphorbiaies 1% 2% 6% 14 % 22 % 20 % 58 % 100 % Buissons, haies, lisières 1% 1% 6% 11 % 18 % 18 % 64 % 100 % Forêts 0% 1% 3% 8% 13 % 13 % 75 % 100 % Milieux rudéraux 3% 2% 9% 11 % 25 % 16 % 59 % 100 % Champs et vignes 7% 8% 11 % 16 % 43 % 10 % 47 % 100 % Classification typologique selon Delarze et al. 2015, en partie modifié
2.2.1 Eaux libres et sources
143 espèces dépendent de milieux appartenant au groupe des eaux libres – eaux calmes, eaux courantes et sources. Ces milieux abritent principalement des espèces spécialisées formant un groupe écologique assez restreint. Les espèces de la Liste rouge (menacées et éteintes) y sont fortement représentées (53 %). Ainsi, plus de la moitié des espèces sont attribuées à une catégorie menacée. 4 espèces et sous-espèces doivent être considérées comme éteintes en Suisse (Caldesia parnassifolia, Montia fontana subsp. amporitana, Najas flexilis, Potamogeton compressus) et 10 % des espèces sont au bord de l’extinction (CR). Les espèces en danger (EN, 20 %) et vulnérables (VU, 20 %) représentent une part de même importance. De par le pourcentage global élevé d’espèces menacées (53 %), ce groupe de milieux mérite une attention particulière.
Parmi les types de milieux naturels, les eaux colonisées par une végétation immergée vasculaire (Potamion) comptent la plus grande part d’espèces menacées (65 %). 17 espèces y sont menacées et 4 autres potentiellement menacées. Cette situation est principalement due à la destruction massive de ce milieu et à sa fragmentation par le passé.
– Exemples d’espèces menacées: Ceratophyllum submersum, Potamogeton filiformis, P. obtusifolius, P. praelongus, Zannichellia palustris. Une espèce, Potamogeton compressus, n’a plus été retrouvée et est considérée comme disparue (CP[PE]).
Les eaux avec une végétation flottante libre (Lemnion) et celles abritant une végétation flottante fixée (Nymphaeion) sont considérées comme vulnérables, car elles ont beaucoup régressé ces 50 dernières années. Elles abritent également une part importante d’espèces menacées.
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 23
– Lemna gibba est l’espèce du Lemnion la plus menacée (CR). Sa présence en Suisse a pu à nouveau être attestée, mais le nombre d’observations reste très faible. Il est possible toutefois que l’espèce n’ait pas toujours été identifiée, car elle n’est pas facile à reconnaître et pousse souvent aux mêmes endroits que Lemna minor, l’espèce plus fréquente. Nuphar pumila, une espèce très rare du Nymphaeion, a profité de mesures de promotion. Sans ces mesures, l’espèce serait complètement éteinte en Suisse. Même Nymphaea alba, autrefois répandu, est aujourd’hui considéré comme potentiellement menacé, notamment en raison de l’introduction de nénuphars exotiques, avec lesquels il s’hybride.
Les sources sont considérées comme menacées sur l’ensemble du territoire suisse. «Château d’eau» de l’Europe, notre pays porte à ce titre une responsabilité internationale importante. Ce milieu abrite des espèces très spécialisées (sténoques), parmi lesquelles 30 % des 24 espèces évaluées sont considérées comme menacées.
– Les deux espèces appartenant à la végétation des sources acides (Cardamino- Montion) considérées comme vulnérables (VU), Montia fontana et Sedum villosum, poussent exclusivement dans ce milieu. La végétation des sources alcalines (Cratoneurion) compte 3 espèces considérées comme menacées: Cardamine asarifolia, Taraxacum fontanum et Cochlearia pyrenaica.
Fig. 5 > Isoëtes lacustris Isoëtes lacustris est une espèce des eaux oligotrophes qui n’est plus attestée que dans quelques lacs du sud de la Suisse. Elle n’est plus présente que dans 5 localités et a reçu le statut VU, comme dans la dernière Liste rouge.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 24
2.2.2 Rives des eaux calmes et courantes
Les menaces qui pèsent sur les rives sont assez comparables à celles affectant les eaux libres. Avec 144 espèces inféodées à ces milieux, il s’agit d’un groupe écologique appréciable. Ces plantes sont généralement remarquablement adaptées à leur milieu naturel. Les espèces de la Liste rouge (menacées et éteintes) représentent une part très importante (65 %). Les espèces formant la végétation de grandes annuelles nitrophiles (Bidention) et celles composant la végétation temporaire des grèves (Littorellion) sont particulièrement menacées. Parmi elles figurent pas moins de 10 espèces et sousespèces considérées comme éteintes en Suisse, dont une sous-espèce, Saxifraga oppositifolia subsp. amphibia, est éteinte au niveau mondial.
– Sonchus palustris est un autre exemple d’espèce qui n’a plus été observée sur le territoire helvétique depuis plus de cent ans et pour laquelle il faut admettre qu’elle est complètement éteinte en Suisse.
30 espèces des rives sont au bord de l’extinction (CR), ce qui représente près d’un quart de toutes les espèces spécialisées dans ces types de milieux.
– Parmi elles figurent par exemple les deux espèces indigènes du genre Apium qui sont typiques des milieux riverains ou des espèces aujourd’hui très rares des vasières, telle Limosella aquatica.
Parmi les espèces en danger (EN) figurent de nombreuses espèces qui dépendent d’une variation régulière du niveau d’eau, comme Myosotis rehsteineri ou Littorella uniflora. Cette catégorie, comportant 24 espèces, est également importante. Les espèces non menacées ou potentiellement menacées représentent par contre une part inférieure à la moyenne.
La végétation temporaire des grèves (Littorellion) a fortement régressé dans le courant du siècle dernier. Ce type de milieux est très sensible aux apports en nutriments et le recul le plus important a coïncidé avec la phase de forte pollution de nos lacs. Comme la régulation des eaux s’est poursuivie dans le même temps, les espèces constituant l’association spécialisée de la zone de battement n’ont aujourd’hui des chances de survie que dans peu d’endroits. A cela viennent s’ajouter les nuisances occasionnées par les activités de loisir (piétinement) qui affectent souvent les derniers tronçons de berges encore naturelles. Il n’est donc guère surprenant que plus de 90 % des 23 espèces évaluées pour ce type de milieux figurent parmi les espèces menacées, la moitié d’entre elles étant au bord de l’extinction.
– Parmi les espèces menacées d’extinction figurent notamment Arenaria gothica, Baldellia ranunculoides, Deschampsia littoralis, Elatine hydropiper, Myosotis rehsteineri et Sisymbrium supinum.
Plus de la moitié des espèces des roselières des fossés, des berges de rivières ou des ruisseaux (Phalaridion) sont considérées comme menacées. Nombre de ces roselières terrestres ont été asséchées ou abandonnées au cours du XXème siècle. Soit elles ont été mises en culture, soit elles se sont embroussaillées et ont fini par se reboiser.
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 25
Quelques-unes des espèces actuellement menacées ont trouvé des stations de substitution dans les canaux d’irrigation. Cependant, les espèces les plus sensibles qui ne tolèrent pas l’eutrophisation disparaissent de plus en plus de notre paysage.
– Calamagrostis canescens, Cyperus rotundus, Glyceria maxima, Scrophularia auriculata figurent parmi les espèces menacées du Phalaridion.
Les roselières lacustres (Phragmition), l’un des milieux naturels des rives de lacs, abritent de nombreuses espèces menacées ou au bord de l’extinction. Près de 60 % des espèces de ces milieux, que l’on ne trouve souvent que très ponctuellement dans certaines roselières, sont menacées.
– Butomus umbellatus, Ranunculus lingua et Sparganium emersum sont des espèces vulnérables (VU) du Phragmition. D’autres, comme Schoenoplectus pungens et Sium latifolium, sont même au bord de l’extinction.
Les dépressions inondées (Sphagno-Utricularion), dont pratiquement toutes les espèces spécialisées sont menacées, sont également très touchées.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 26
Fig. 6 > Ranunculus reptans Ranunculus reptans était autrefois observé régulièrement dans presque toute la Suisse. Exception faite des rives du Lac de Constance, l’espèce n’est plus présente aujourd’hui que très ponctuellement. En raison de son recul continu et de la faible taille des surfaces colonisées, l’espèce a reçu le statut EN, comme dans la dernière Liste rouge.
– Les utriculaires Utricularia intermedia, U. bremii, U. ochroleuca et U. stygia sont au bord de l’extinction et dépendent tellement de mesures de protection et de promotion que, sans elles, elles disparaîtraient rapidement de tout le territoire suisse.
Seule la végétation des rives d’eau courante (Glycerio-Sparganion) est encore largement répandue et moins menacée que les végétations riveraines évoquées plus haut. Elle tolère mieux l’eutrophisation et les perturbations mécaniques. Pourtant, parmi les 18 espèces associées à ce type de milieux, près d’un tiers sont considérées comme menacées et les peuplements riches en espèces se sont raréfiés. En raison des consolidations de berges et du manque de dynamique, ce type de végétation ne se développe généralement plus que de manière fragmentaire et sous une forme appauvrie.
2.2.3 Marais
Ce groupe de milieux, qui comprend les bas-marais, les tourbières, les prairies humides et autres lieux humides, héberge 315 espèces. Les espèces de la Liste rouge (menacées et éteintes) y sont fortement représentées (44 %). 10 espèces inféodées aux marais sont aujourd’hui considérées comme éteintes en Suisse.
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 27
– Bien qu’elle ait été activement recherchée en Suisse ces dernières années, l’espèce des tourbières Minuartia stricta n’a par exemple plus été retrouvée et l’on doit admettre que cette espèce artico-alpine est éteinte en Suisse.
26 espèces sont au bord de l’extinction (CR). Par ailleurs, quelques espèces des marais appartiennent également au groupe écologique des eaux libres et des rivages, à l’instar des espèces au bord de l’extinction du genre Utricularia. La catégorie des espèces en danger (EN) englobe 11 % environ de toutes les espèces des marais et est donc relativement importante. La part des espèces vulnérables (VU) y est également supérieure à la moyenne.
La situation demeure la plus préoccupante dans les tourbières et les marais de transition (Sphagnion magellanici, Caricion lasiocarpae), près des deux tiers des espèces typiques y étant menacées.
– Exemples d’espèces menacées des tourbières et marais de transition: Carex chordorrhiza, Carex heleonastes, Drosera intermedia, Dryopteris cristata, Eriophorum gracile, Hammarbya paludosa, Juncus stygius, Lycopodiella inundata et Rhynchospora fusca.
Il subsiste encore des surfaces résiduelles importantes de bas-marais oligotrophes (Caricion davallianae, Caricion fuscae), toutefois seulement en altitude. Les espèces qui s’y sont installées sont généralement largement répandues et possèdent encore des réservoirs dans les Alpes et le Jura. La proportion d’espèces menacées y est ainsi sensiblement plus basse (17 %).
– Exemples d’espèces menacées des bas-marais: Carex buxbaumii, Dactylorhiza cruenta, Liparis loeselii, Orchis palustris et Spiranthes aestivalis.
De nombreuses prairies à molinie (Molinion), autrefois exploitées comme prairies à litière, ont disparu de Suisse. Ce milieu naturel dans son ensemble est considéré comme menacé (EN, voir Delarze et al. 2015). Le fait que les prairies à litière potentiellement les plus riches en espèces se trouvent dans des zones d’agriculture intensive est particulièrement préoccupant. La pression sur ces surfaces est élevée. Plus de 40 % des espèces régulièrement présentes dans les prairies à molinie sont menacées.
– Exemples d’espèces menacées des prairies à molinie: Allium angulosum, Allium suaveolens, Gentiana pneumonanthe, Gladiolus palustris, Iris sibirica, Laserpitium prutenicum, Rhinanthus angustifolius, Selinum carvifolia, Thalictrum simplex et Viola elatior.
Les prairies humides eutrophes, telles que les prairies à populage et les mégaphorbiaies marécageuses (Calthion, Filipendulion) n’hébergent proportionnellement que peu d’espèces attribuées à des catégories menacées. Il s’agit le plus souvent d’espèces très localisées. Le principal danger pour ces espèces est moins l’eutrophisation que la perte de surfaces et les drainages.
– Exemples d’espèces menacées des prairies humides eutrophes: Hierochloe odorata, Fritillaria meleagris, Cirsium canum.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 28
Fig. 7 > Saxifraga hirculus Saxifraga hirculus n’est plus présent actuellement que dans une localité et est par conséquent considéré comme proche de l’extinction (CR). L’espèce était autrefois attestée dans plusieurs sites du Jura, du canton de Vaud et de Suisse centrale. Grâce à des mesures de protection de la nature, elle a pu se maintenir dans sa dernière localité.
La situation demeure particulièrement critique pour la végétation de petites annuelles éphémères (Nanocyperion). Les principales raisons en sont, d’une part, l’absence de perturbations dans les zones humides et, d’autre part, la destruction (donc au contraire de trop grandes perturbations) de surfaces cultivées humides (voir chap. 4.12). La végétation de petites annuelles est très menacée en Suisse (EN, voir Delarze et al. 2015). Parmi les 42 espèces typiques de ces milieux, 84 % sont considérées comme menacées, dont 16 espèces (38 %) sont au bord de l’extinction (CR).
– Exemples d’espèces menacées de la végétation de petites annuelles: Anagallis minima, Blackstonia acuminata, Centaurium pulchellum, Cyperus flavescens, Cyperus fuscus, Eleocharis ovata, Juncus bulbosus, Lythrum hyssopifolia, Veronica acinifolia.
2.2.4 Rochers et éboulis
Près de 10 % des espèces indigènes peuvent être associées aux surfaces de rochers et d’éboulis. Les espèces de la Liste rouge (menacées et éteintes) y représentent une part comparativement faible (18 %). Dans ce groupe de milieux, 4 espèces sont considérées comme éteintes. Compte tenu de degré de menace plutôt faible pesant sur ce milieu, il s’agit d’un nombre tout de même assez important. Parmi les nombreuses espèces des zones de rochers et d’éboulis, 64 sont considérées comme menacées (18 %). Cette part
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 29
est comparativement nettement plus faible que dans les autres milieux. Dans les milieux rocheux, seules les espèces très rares ont été classées parmi les espèces menacées ou vulnérables en raison de la petite taille des populations.
– Exemples d’espèces très rares des rochers et éboulis considérées comme menacées: Androsace brevis, Artemisia nivalis, Draba incana, Draba ladina, Minuartia cherlerioides subsp. rionii, Saxifraga retusa et Woodsia pulchella. Exemples d’espèces menacées des éboulis: Aethionema saxatile, Centranthus angustifolius, Erysimum ochroleucum, Matthiola valesiaca, Ranunculus seguieri.
En plus de nombre d’espèces largement répandues et non menacées (LC) comme Asplenium trichomanes et A. ruta-muraria (typiques des rochers) ou comme Rumex scutatus et Gymnocarpium robertianum (inféodés aux éboulis), ces milieux abritent également des espèces typiques rares et présentes seulement très localement. Le morcellement de leur aire n’est pas lié aux activités humaines et elles sont naturellement adaptées à cette fragmentation extrême de leur habitat. Ainsi, des espèces comme Arabis serpillifolia, Hieracium tomentosum, Hypericum coris ou Saxifraga mutata sont tout au plus considérées comme potentiellement menacées.
Fig. 8 > Centranthus angustifolius En Suisse, Centranthus angustifolius est cantonné au Jura où il colonise les éboulis calcaires chauds. La population s’est réduite presque de moitié ces dernières années et plusieurs des sous-populations autrefois les plus importantes sont aujourd’hui proches de l’extinction. L’espèce souffre de la pâture permanente par les chamois – introduits dans le Jura au cours des années 1960 – et seuls quelques rares individus parviennent à fructifier. Si des mesures de protection ne sont pas prises, le recul de l’espèce va se poursuivre. Celle-ci est aujourd’hui considérée comme en danger (EN).
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 30
2.2.5 Prairies et pâturages secs de basse altitude
Les prairies et pâturages secs de basse altitude comprennent les pelouses steppiques (Stipo-Poion, Cyrsio-Brachypodion), les pelouses sèches (Xerobromion, Diplachnion), les pelouses mésophiles (Mesobromion) et les pelouses sèches semi-rudérales (Convolvulo-Agropyrion). Ces milieux hébergent 122 espèces menacées, ce qui représente environ 14 % de toutes les espèces menacées de Suisse. Si l’on y inclut les biotopes de transition le long des haies et des lisières qui s’emboîtent souvent avec des prairies sèches, la part d’espèces menacées se monte à près du quart de tous les taxons menacés. Cela confirme l’importance des prairies et pâturages secs pour le maintien de la biodiversité, également d’un point de vue floristique.
Par rapport aux prairies et pâturages gras (chap. 2.2.6), les prairies et pâturages secs de basse altitude offrent une image très contrastée. Ce groupe de milieux, auxquels sont associées 351 espèces, compte presque trois fois plus d’espèces que les prairies grasses. Les espèces de la Liste rouge (menacées et éteintes) y constituent une part importante (35 %), part également trois fois plus élevée que celle des prairies grasses. Les prairies sèches n’hébergent donc pas seulement beaucoup plus d’espèces que les prairies grasses, mais également bien plus d’espèces menacées. Les espèces vulnérables (VU), avec une part de plus de 20 %, représentent la catégorie la plus importante. 16 espèces sont au bord de l’extinction (CR) et 4 sont considérées comme éteintes.
Fig. 9 > Potentilla alba Potentilla alba est une espèce typique des prairies et pâturages secs et ne se trouve en Suisse qu’au sud du Tessin, dans la région de Schaffhouse et dans l’arrière-pays genevois. Comme dans la précédente Liste rouge, l’espèce est considérée comme vulnérable, ses populations étant en constante, bien que lente, régression.
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 31
2.2.6 Prairies et pâturages gras de basse altitude
122 espèces seulement peuvent être associées aux prairies et pâturages de basse altitude fertilisés ou naturellement eutrophes. Beaucoup d’entre elles sont fréquentes et répandues dans toutes la Suisse. Dans ce groupe, on ne compte jusqu’ici aucune espèce éteinte et seulement 2 espèces proches de l’extinction (CR), Gaudinia fragilis et Orobanche picridis. 2 espèces figurent parmi les espèces en danger (EN) et 9 parmi les espèces vulnérables (VU), ce qui est faible comparé aux autres milieux.
– Parmi les espèces au moins potentiellement menacées des prairies et pâturages gras figurent: Bromus commutatus, Geranium pratense, Moenchia mantica, Muscari botryoides, Ornithogalum nutans, Orchis coriophora, Orobanche picridis, Saxifraga granulata, Tulipa sylvestris subsp. sylvestris et d’autres encore.
11 % des espèces figurent dans la Liste rouge (menacées et éteintes), proportion remarquablement faible en comparaison des autres groupes de milieux naturels.
Fig. 10 > Moenchia mantica Moenchia mantica est une espèce des prairies humides à fromental et était autrefois disséminée sur le Plateau, dans la vallée du Rhin et au Tessin. Aujourd’hui, elle n’est plus présente que dans le Val Mesolcina et le Val Blenio. Son statut de menace est EN, car elle ne colonise plus qu’une faible aire et les sous-populations sont petites et en régression.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 32
2.2.7 Pelouses d’altitude
Le vaste groupe écologique des pelouses d’altitude compte près de 500 espèces, présentes essentiellement de l’étage subalpin à l’étage alpin. La distribution écologique est large et va des pâturages gras subalpins et alpins (Poion alpinae) aux très maigres pelouses calcaires à seslérie (Seslerion) ou aux pelouses rocheuses acides (Festucion variae). On y trouve en outre des espèces qui poussent également sur les éboulis et rochers, la transition entre ces milieux naturels étant souvent floue. Il est frappant de constater que le nombre d’espèces menacées de cet important groupe de milieux est plutôt faible. Parmi les 7 espèces au bord de l’extinction (CR), pas moins de 5 appartiennent au genre Botrychium. 9 espèces sont considérées comme en danger (EN), un nombre remarquablement bas.
– Parmi les espèces menacées, on trouve par exemple Aconitum anthora et Tulipa sylvestris subsp. australis.
Le nombre d’espèces vulnérables (VU) est également assez faible (41 espèces seulement). Les espèces de la Liste rouge (menacées et éteintes) représentent une part comparativement faible de 12 %.
Fig. 11 > Botrychium simplex Outre Botrychium lunaria, une espèce fréquente, la Suisse héberge également 5 autres espèces du genre Botrychium, toutes très rares et menacées. Les populations de Botrychium simplex, extrêmement rares, sont en recul. Très peu répandue, l’espèce est considérée comme au bord de l’extinction (CR).
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 33
2.2.8 Ourlets et mégaphorbiaies
Avec 383 espèces, les ourlets ainsi que les mégaphorbiaies et coupes forestières hébergent largement plus de 10 % de la flore indigène. Toutefois, de nombreuses espèces liées à ce groupe de milieux se retrouvent également dans les milieux limitrophes (forêts, herbages), même si leur vitalité y est moindre. 84 espèces des ourlets et mégaphorbiaies sont considérées comme menacées (22 %). La part des espèces potentiellement menacées (NT) y est remarquablement élevée (20 %). Dans cette catégorie figurent notamment des espèces typiques des ourlets xérothermophiles (Geranion sanguinei) qui n’atteignent juste pas les valeurs seuils pour figurer parmi les espèces menacées, mais qui méritent toutefois une attention particulière, à l’instar de Potentilla thuringiaca ou Clematis recta. Parmi les espèces en danger (EN) et vulnérables (VU) de ce groupe, on trouve un nombre important d’orchidées (des genres Orchis et Ophrys). Dans la catégorie CR, 2 des 7 espèces sont également des orchidées et ne sont présentes qu’au Tessin: Orchis provincialis et Serapias vomeracea.
– Des espèces telles que Campanula cervicaria, Dictamnus albus, Galium glaucum, Gentiana cruciata, Orchis provincialis, Potentilla alba sont en constante régression, alors que d’autres, comme Aster amellus, Filipendula vulgaris, Prunella laciniata, Thesium bavarum, Trifolium ochroleucon ainsi que diverses espèces d’orchidées, ne se sont difficilement maintenues que grâce à une gestion adéquate, orientée sur leur protection.
Dans les mégaphorbiaies et les coupes forestières, la part d’espèces menacées est nettement plus faible que dans les surfaces d’ourlets.
– De nombreuses espèces menacées des mégaphorbiaies, et pour lesquelles la Suisse constitue la limite de l’aire de distribution, ne comptent que de petites populations, à l’image d’Aconitum napellus subsp. tauricum, Chaerophyllum elegans ou Hugueninia tanacetifolia.
Cependant, même dans les ourlets eutrophes, de nombreuses espèces sont au moins potentiellement menacées. Leurs populations sont très petites et disséminées. Si des populations sont affectées par un changement d’exploitation, cela peut se répercuter rapidement sur la situation globale de l’espèce.
– Exemple: Aristolochia clematitis, Carpesium cernuum, Draba muralis, Fragaria moschata, Gagea lutea, Orchis pallens.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 34
Fig. 12 > Sison amomum Les ourlets hébergent fréquemment des ombellifères rares. Ainsi, Sison amomum n’est présent en Suisse que dans des ourlets de l’arrière-pays genevois. L’espèce est considérée comme en danger (EN), ses sous-populations étant toutes très petites et soumises à la pression croissante de l’utilisation intensive du territoire.
Dans les ourlets hygrophiles riches en nutriments (Convolvulion), souvent situés dans des zones alluviales ou le long de berges, la pression des néophytes envahissantes constitue une menace supplémentaire pour les espèces moins concurrentielles. La lutte contre ces néophytes est particulièrement importante pour ces espèces.
– Parmi les espèces concernées, on citera Achillea ptarmica, Barbarea stricta, Bidens cernua, Cucubalus baccifer, Inula helvetica, Scrophularia auriculata ou Sonchus arvensis subsp. uliginosus.
2.2.9 Buissons, haies et lisières
Les arbustes et buissons nains qui constituent les bosquets, les haies, les lisières ou les landes ont été réunis dans un même groupe, complété de quelques espèces accompagnatrices importantes de la strate herbacée. Ce groupe comprend 163 espèces, pour la plupart ligneuses, dont la part figurant dans la Liste rouge (espèces menacées et éteintes) est comparativement basse (18 %). Une seule espèce est au bord de l’extinction (Salix bicolor) et 9 sont classées parmi les espèces en danger (EN), un nombre plutôt faible pour ce groupe de milieux. La part de rosiers menacés (Rosa spp.) est par contre remarquablement élevée puisque près d’un tiers de toutes les espèces en danger ou vulnérables appartiennent au genre Rosa.
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 35
Les buissons xérothermophiles riches en espèces (Berberidion) se distinguent des nombreuses formations buissonnantes et des lisières «ordinaires». Sur la cinquantaine d’espèces arbustives liées à ces milieux, 7 sont menacées et 16 autres sont au moins potentiellement menacées.
– Exemples d’espèces menacées du Berberidion: Rhamnus saxatilis, Staphylea pinnata, Colutea arborescens, Cotinus coggygria, Genista radiata, Mespilus germanica et de nombreuses espèces de rosiers sauvages comme Rosa majalis, R. stylosa, etc.
Les formations buissonnantes des zones alluviales hébergent souvent des espèces menacées. Celles-ci peuvent tirer profit de mesures destinées à maintenir ou à restaurer la dynamique naturelle.
– Exemples d’espèces arbustives menacées des zones alluviales: Myricaria germanica et de nombreuses espèces de saules (Salix bicolor, Salix laggeri, etc.).
La flore herbacée profite elle aussi de mesures adéquates de promotion des structures buissonnantes, des espèces menacées y trouvant refuge.
Fig. 13 > Orobanche lucorum Orobanche lucorum, un holoparasite, dépend étroitement des arbustes du genre Berberis. En Suisse, l’espèce est presque exclusivement cantonnée aux régions les plus orientales. On la trouve le plus souvent dans des broussailles denses d’épines-vinettes sur des prairies sèches ou en lisière. En Suisse, l’espèce est considérée comme en danger (EN), ses sous-populations étant petites et l’aire occupée de faible superficie.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 36
2.2.10 Forêts
La forêt constitue le groupe de milieux naturels occupant en Suisse la plus grande superficie. Près de 500 espèces, réparties entre strate arborée, strate arbustive et strate herbacée, s’y rencontrent majoritairement ou du moins régulièrement. Ce nombre important s’explique aisément car les forêts réunissent des milieux naturels aussi nombreux que variés – des aulnaies inondables aux pinèdes ouvertes xérophiles. Le nombre d’espèces menacées et potentiellement menacées y est relativement faible, 75 % des espèces forestières étant considérées comme non menacées (LC). 62 espèces (13 %) sont considérées comme menacées, ce qui est nettement inférieur à la moyenne de 28 % d’espèces menacées qui prévaut pour l’ensemble de la flore suisse.
– Seules deux espèces d’arbres sont actuellement considérées comme menacées: Ulmus laevis et Sorbus domestica. Carex depauperata, Euphorbia carniolica, Galium triflorum, Isopyrum thalictroides, Lathyrus venetus, Mercurialis ovata, Pseudostellaria europaea, Trochiscanthes nodiflora et Veratrum nigrum figurent parmi les espèces forestières menacées appartenant à la strate herbacée, notamment en raison du très petit nombre de leurs localités et de la faible taille des populations. Il existe en outre quelques espèces de fougères (Asplenium onopteris, Matteuccia struthiopteris, Osmunda regalis) et d’orchidées (Epipactis fageticola, Epipactis placentina, Epipogium aphyllum) qui ne sont que sporadiques ou plus présentes que ponctuellement.
Chimaphila umbellata n’a pas pu être retrouvé malgré une recherche intensive et on doit le considérer comme éteint en Suisse. 4 espèces forestières sont au bord de l’extinction (CR) et 16 sont considérées comme en danger (EN). On compte en outre 41 espèces forestières vulnérables (VU), dont quelques-unes sont étroitement liées à la forêt (p. ex. Epipogium aphyllum), alors que d’autres poussent également dans des milieux plus ouverts (p. ex. Coronilla minima). Les espèces de la Liste rouge (menacées et éteintes) représentent comparativement à celles des autres milieux une part assez faible (13 %).
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 37
Fig. 14 > Isopyrum thalictroides Isopyrum thalictroides n’est présent naturellement en Suisse que dans la région genevoise, où il a commencé à se stabiliser ces dernières années à un faible niveau. Les populations étant de petites tailles, l’espèce est encore considérée comme vulnérable (VU).
2.2.11 Milieux rudéraux
Les milieux rudéraux ont par nature un caractère éphémère. Une forte dynamique y est très importante et les plantes qui poussent ici doivent y être adaptées. Près de 300 espèces sont régulièrement présentes dans ces milieux. Parmi elles, 74 espèces (25 %) sont considérées comme menacées. Ce taux est assez proche du taux moyen établi pour l’ensemble de la flore suisse (28 %). Les surfaces rudérales présentent une part comparativement plus élevée d’espèces disparues ou éteintes, toutefois il est difficile d’estimer dans quelle mesure certaines subsistent sous forme de semences dormantes.
– Parmi les espèces menacées des milieux rudéraux figurent entre autres Carthamus lanatus, Chenopodium opulifolium, Cyperus serotinus, Hordeum secalinum, Lolium remotum, Papaver hybridum, ou Silene cretica que l’on retrouve encore souvent dans des dépôts sédimentaires de l’âge de pierre.
6 espèces sont au bord de l’extinction (CR) et la catégorie des espèces en danger (EN) est proportionnellement assez élevée (9 %). La plupart des espèces rudérales menacées sont très thermophiles. C’est pourquoi on peut les rencontrer dans les régions de Suisse au climat doux, mais également dans les îlots de chaleur urbains.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 38
– Exemples de plantes rudérales thermophiles: Centaurea stoebe subsp. stoebe, Chenopodium botrys, Crepis tectorum, Fumaria schleicheri, Geranium divaricatum, Hyoscyamus niger, Lactuca saligna, Marrubium vulgare, Nepeta nuda, Plantago arenaria et Vulpia bromoides.
Fig. 15 > Coronopus squamatus Coronopus squamatus est une espèce typique des endroits piétinés secs, des bords de chemins et des rues villageoises non revêtues. L’espèce était autrefois largement répandue. Aujourd’hui, on ne la trouve plus que dans quelques endroits de l’arrière-pays genevois, près d’Yverdon et d’Aarau. Les rares populations relictuelles ayant continué de régresser ces 15 dernières années, l’espèce est considérée comme en danger (EN).
2.2.12 Champs et vignes
Les espèces des champs et des vignes forment un groupe relativement petit (env. 200 espèces), mais comptant de nombreuses espèces spécialisées. Ce groupe comprend cependant la plus grande part d’archéophytes (anciennement introduites, voir chap. 1.3). La végétation adventice constitue le groupe d’espèces abritant le plus fort pourcentage d’espèces menacées parmi les milieux non aquatiques. Les espèces de la Liste rouge (menacées et éteintes) y représentent une part très élevée (43 %).
– Exemples d’espèces menacées des champs: Adonis aestivalis, Agrostemma githago, Androsace maxima, Anthemis arvensis, Asperula arvensis, Camelina microcarpa, Consolida regalis, Bromus secalinus, Filago vulgaris, Lathyrus tuberosus, Neslia paniculata, Nigella arvensis, Papaver argemone, Polycnemum arvense, Scandix pecten-veneris, Silene noctiflora, Spergula arvensis, Stachys annua, Veronica acinifolia.
2 > Situation des plantes vasculaires en Suisse 39
– Exemples d’espèces menacées des vignes: Anagallis foemina, Calendula arvensis, Fumaria schleicheri, Gagea pratensis, Gagea villosa, Lamium hybridum, Misopates orontium, Orlaya grandiflora, Phleum paniculatum, Tulipa sylvestris subsp. sylvestris.
Fig. 16 > Cuscuta epilinum Cuscuta epilinum était autrefois répandu dans les champs de lin. L’abandon des cultures de lin en Suisse a entraîné sa disparition. Ce n’est que dans le cadre d’un essai de réintroduction que l’espèce est brièvement réapparue, avant de disparaître à nouveau rapidement. C’est pourquoi elle est considérée comme éteinte en Suisse (RE).
Lorsque l’on examine les pourcentages des différentes catégories de menace, il est frappant de constater que les espèces proches de l’extinction (CR) et les espèces en danger (EN) représentent une part importante. Les champs et les vignes constituent d’ailleurs le groupe de milieux comptant comparativement le plus d’espèces éteintes. On doit ainsi admettre que 15 espèces adventices des cultures, telles Arnoseris minima, ont aujourd’hui totalement disparu. 17 autres, dont Thymelaea passerina, sont au bord de l’extinction (CR). Avec 23 espèces, la catégorie des espèces en danger (EN) est également importante. Parmi ces dernières figurent des espèces telles Polycnemum majus, une espèce qui n’est plus présente que très ponctuellement en Suisse. La catégorie des espèces vulnérables (VU) est également bien représentée (33 espèces). En font partie notamment une série de plantes adventices des cultures que l’on rencontre encore régulièrement en Valais (p. ex. Lathyrus tuberosus, Ranuculus arvensis), mais qui ont presque complètement disparu au nord des Alpes.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 40
3 > Interprétation et discussion de la Liste rouge ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Les changements par rapport à 2002 et les proportions des diverses catégories de menace en fonction des milieux naturels sont discutés ci-après. L’indice Liste rouge de l’UICN (chap. 3.1.3) représente un condensé des nombreux petits changements intervenus. En résumé, 28 % de toutes les espèces végétales indigènes en Suisse sont évaluées comme menacées aujourd’hui. La situation de beaucoup d’espèces jusque-là non menacées (LC) s’est aggravée, et elles doivent aujourd’hui être considérées comme potentiellement menacées (NT). Pour d’autres, même si leur degré de menace a diminué, il se situe encore souvent au niveau des catégories CR/EN/VU. On ne peut cependant conclure automatiquement à une amélioration de la situation, car seul le recul de l’espèce a quelque peu diminué. Pour la plupart des espèces déjà menacées en 2002, ainsi que pour une cinquantaine d’autres, la tendance négative n’a pas pu être enrayée et elles sont toujours menacées.
3.1 Comparaison avec la Liste rouge 2002
La Liste rouge 2002 (Moser et al. 2002) avait déjà été établie sur la base de la méthode standard recommandée par l’UICN en 1994 (UICN 1994). Comme les résultats des deux Listes rouges ont été obtenus de manière similaire, il est possible, pour la première fois, de les comparer directement. Il faut cependant garder à l’esprit que l’état de la banque de données d’Info Flora – la plus importante source de données pour l’établissement des degrés de menace – s’est considérablement amélioré depuis.
3.1.1 Comparaison du point de vue des différentes catégories de menace
Le tab. 6 présente de façon synoptique la comparaison des différentes catégories de menace. Seules les espèces évaluées dans les deux Listes rouges peuvent être comparées. Cette «intersection» représente un total de 2480 espèces (correspondant à 100 % dans le tableau 6). Ces espèces communes n’incluent pas celles ayant le statut DD dans l’une ou l’autre liste (c’est-à-dire non évaluées en raison de données insuffisantes).
La comparaison permet de mettre en évidence que, d’une façon générale, les proportions ont peu évolué au cours des 15 dernières années. Le nombre d’espèces non menacées (LC) est pratiquement inchangé. Par contre, la proportion des espèces éteintes (EX+RE) ou disparues (probablement éteintes, CR[PE]) a augmenté. Les changements les plus importants interviennent à la frontière entre NT (potentiellement menacé) et VU (vulnérable). Les statistiques montrent un glissement des espèces menacées vers, au mieux, la catégorie des espèces potentiellement menacées.
3 > Interprétation et discussion de la Liste rouge 41
Tab. 6 > Comparaison des Listes rouges de 2002 et de 2016, en ne tenant compte que des espèces évaluées dans les deux listes Toutes les espèces de la Liste rouge 2016 ne sont pas communes aux deux listes. Les chiffres concernant les espèces éteintes ne sont pas directement comparables, car la classe CR(PE) n’existait pas encore dans la Liste rouge 2002 (nombres entre parenthèses). Quelques espèces auparavant classées CR sont aujourd’hui classées CR(PE).
Catégorie 2002 2016 Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage par d’espèces par rapport au d’espèces rapport au total total des des espèces espèces évaluées évaluées EX+RE+CR(PE) (35) (1 %) 48 2% CR 126 5% 106 4% EN 243 10 % 196 8% VU 351 14 % 353 14 %
NT 334 13 % 405 16 % LC 1 391 56 % 1 372 55 % Total des espèces évaluées communes aux deux 2 480 100 % 2 480 100 % Listes rouges Total des espèces menacées (et éteintes) 755 30 % 703 28 % Total des espèces menacées et potentiellement 1 089 44 % 1 108 45 % menacées
La présente Liste rouge comprend 48 espèces considérées comme éteintes ou «dispa- Espèces éteintes et disparues rues» (présumées éteintes). Du point de vue strictement statistique, le nombre (EX, RE et CR [PE]) d’espèces a augmenté par rapport à la Liste rouge 2002. Le nombre de 35 espèces éteintes (2002) est cependant incomplet, car à ce moment-là les espèces disparues ne pouvaient pas encore être mises en évidence. Les chiffres ne sont donc pas directement comparables. Selon les spécifications de l’UICN, le groupe des espèces éteintes est subdivisé en espèces éteintes au niveau mondial (EX), espèces éteintes en Suisse (RE) et espèces probablement disparues en Suisse (CR [PE]).
– Espèces éteintes au niveau mondial (EX): cette catégorie ne comprend qu’une seule espèce, déjà classée dans cette catégorie dans la précédente Liste rouge: Saxifraga oppositifolia subsp. amphibia, endémique de la région du Lac de Constance et observé en Suisse avant 1960. Comme cette sous-espèce n’a plus été signalée non plus sur les rives du lac dans les pays voisins, elle est considérée comme éteinte au plan mondial. – Espèces éteintes en Suisse (RE): p. ex. Chimaphila umbellata, Cuscuta epilinum, Cyperus serotinus, Diphasiastrum tristachyum, Filago gallica, Moenchia erecta, Najas flexilis, Viola pumila. – Espèces disparues en Suisse (CR[PE]): pour 16 espèces, il n’existe plus aucun encore non découvertes ou que certaines persistent à l’état «dormant», sous forme de graines dans le réservoir de semences du sol, et qu’elles réapparaîtront tout à coup. Il paraît toutefois peu probable qu’elles puissent se maintenir d’elles-
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 42
mêmes et réapparaître de façon isolée et par hasard. Ces espèces sont considérées comme respectivement «vraisemblablement éteintes» ou «disparues» et reçoivent le code CR(PE) – probably extinct. Citons Chenopodium opulifolium, Corrigiola litoralis, Glaucium flavum, Hypochaeris glabra, Illecebrum verticillatum, et Vulpia unilateralis.
Par rapport à la Liste rouge 2002, environ deux tiers des espèces CR actuelles (65 %) Espèces au bord de l’extinction étaient déjà «au bord de l’extinction» à cette époque. La plupart des 37 espèces res- (CR) tantes ont vu leur degré de menace augmenter de EN à CR, car leurs populations sont devenues très petites et diminuent toujours.
– Exemples d’espèces dont le degré de menace a augmenté à CR: Arabis nemorensis, Bunias erucago, Lathyrus bauhinii, Nigella arvensis, Potentilla incana, Schoenoplectus pungens, Thymelaea passerina. – Exemples d’espèces CR s’étant stabilisées temporairement grâce à des mesures de protection: Adenophora liliifolia, Anemone sylvestris, Asperula arvensis, Baldellia ranunculoides, Deschampsia littoralis, Gagea pratensis, Hammarbya paludosa, Lythrum hyssopifolia, Potentilla leucopolitana, Saxifraga hirculus, Serapias vomeracea, Typha minima, Utricularia bremii et Utricularia intermedia. Il est capital de continuer à protéger et favoriser ces espèces.
La Liste rouge actuelle comprend nettement moins d’espèces EN (2002: 243 espèces, Espèces en danger (EN) 2016: 196 espèces). Quelque 40 espèces ne sont plus classées EN grâce à une amélioration des données disponibles ou une adaptation taxonomique. A l’inverse, 29 espèces ont vu leur degré de menace passer de NT ou VU à EN.
– Exemples d’espèces dont le degré de menace a été augmenté à EN par rapport à la Liste rouge 2002: Alisma lanceolatum, Androsace septentrionalis, Centranthus angustifolius, Empetrum nigrum subsp. nigrum, Tephroseris helenitis, Typha shuttleworthii. – Exemples d’espèces EN s’étant stabilisées temporairement grâce à des mesures de protection: Carex chordorrhiza, Drosera intermedia, Fritillaria meleagris, Gagea villosa, Gladiolus palustris, Leucojum aestivum, Myosotis rehsteineri, Nuphar pumila, Orchis coriophora, Pulsatilla vulgaris, Scandix pecten-veneris, Viola elatior. Il est capital de continuer à protéger et favoriser ces espèces.
Le nombre d’espèces vulnérables est resté quasiment stable (2002: 351 espèces, 2016: Espèces vulnérables (VU) 353 espèces). Cette stabilité apparente doit toutefois être corrigée lorsqu’on examine ces espèces plus attentivement. Parmi ces quelque 350 espèces et sous-espèces, 241 étaient déjà classées comme vulnérables dans la Liste rouge 2002. Par conséquent, un tiers environ des espèces VU sont passées dans une autre catégorie aujourd’hui. Une grande proportion des espèces classées VU aujourd’hui se rencontrent dans les régions de montagne. Leur degré de menace était plus élevé auparavant mais, grâce à une amélioration des bases de données et des vérifications sur le terrain, il a pu être évalué de manière plus précise aujourd’hui.
3 > Interprétation et discussion de la Liste rouge 43
– Exemples d’espèces passées de EN à VU uniquement grâce à une amélioration des bases de données: Aconitum anthora, Androsace brevis, Androsace villosa, Anthyllis montana, Aquilegia einseleana, Carex vaginata, Chaerophyllum elegans, Draba ladina, Gentiana pannonica, Oxytropis neglecta, Ranunculus seguieri, Saponaria lutea, Tephroseris capitata. – Exemples d’espèces VU s’étant stabilisées temporairement grâce à des mesures de protection: Adonis aestivalis, Betula nana, Caucalis platycarpos, Cypripedium calceolus, Daphne cneorum, Eleocharis acicularis, Gratiola officinalis, Inula helvetica, Knautia godetii, Lycopodiella inundata, Myricaria germanica, Staphylea pinnata, Tulipa sylvestris subsp. sylvestris. Il est capital de continuer à protéger et favoriser ces espèces.
Les espèces potentiellement menacées sont nettement plus nombreuses que dans la Espèces potentiellement Liste rouge 2002 (2002: 334 espèces, 2016: 405 espèces). Cette augmentation est due à menacées (NT) un changement du degré de menace d’espèces et sous-espèces auparavant menacées. Cela concerne 89 espèces, mais pour la moitié seulement le changement s’explique par l’amélioration des données disponibles. La menace est par contre ici toujours présente.
– Exemples d’espèces passées de VU à NT uniquement grâce à une amélioration des bases de données: Alyssum montanum, Arabis auriculata, Carex fimbriata, Dactylis polygama, Epipactis distans, Linaria alpina subsp. petraea, Pulmonaria helvetica, Rhinanthus antiquus, Thlaspi virens, Valeriana wallrothii.
Près de 100 espèces considérées comme non menacées (LC) jusqu’à présent sont classées NT aujourd’hui grâce aux données disponibles et aux observations de terrain, même si une menace directe n’est souvent pas manifeste. Il s’agit pour la plupart d’espèces des prairies sèches et d’espèces des ourlets et bosquets secs attenants.
– Exemples d’espèces des milieux secs nouvellement classées NT (encore LC en 2002): Allium carinatum, Cytisus nigricans, Festuca pallens, Koeleria vallesiana, Linum tenuifolium, Peucedanum cervaria, Polygala comosa, Potentilla rupestris, Rosa villosa, Silene otites, Stipa capillata. – Exemples d’espèces des milieux humides nouvellement classées NT (encore LC en 2002): Carex appropinquata, Carex paupercula, Eleocharis palustris, Juncus subnodulosus, Lotus maritimus, Poa palustris, Potentilla palustris, Pulicaria dysenterica, Trichophorum alpinum, Willemetia stipitata.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 44
3.1.2 Interprétation des changements de statut
La proportion des espèces menacées (catégories VU, EN, CR, CR(PE), RE et EX) a légèrement diminué, passant de 30 % en 2002 à 28 % aujourd’hui. L’apparente amélioration de la situation nécessite cependant un examen plus approfondi. L’UICN indique que, lorsque des changements interviennent, il faut différencier les cas suivants (UICN 2001):
Tendance véritable Décrit les changements réels ou les tendances de l’état d’une espèce justifiant un Genuine (recent) statut différent. Nouvelle information Le changement de statut s’explique surtout par des changements dans les New Information données disponibles. Nouvelle taxonomie Le changement de statut s’explique par des changements dans la taxonomie. On New Taxonomy distingue 2 cas: (a) nouvelle subdivision (newly split) lorsqu’une espèce se voit attribuer le rang de sous-espèce; (b) nouveau regroupement (newly lumped) lorsqu’une sous-espèce resp. une espèce est élevée au rang d’espèce, resp. d’agrégat. Erreur de données Valable lorsque l’évaluation de 2002 se basait sur des données vraisemblablement Incorrect data fausses.
Le tableau 7 reprend toutes les statistiques de comparaison des deux Listes rouges en tenant compte cette fois-ci des explications concernant les changements de statuts. Le tableau met nettement en évidence que, pour beaucoup d’espèces moins menacées aujourd’hui (2016) que dans la précédente Liste rouge (2002), les tendances apparentes (améliorations apparentes) sont souvent attribuables à des changements au niveau des données disponibles. Il est cependant utile de discuter un à un les changements de catégories du tableau 7 dans les paragraphes ci-après.
3 > Interprétation et discussion de la Liste rouge 45
Tab. 7 > Evaluation et classification des changements de degrés de menace, en comparaison avec la Liste rouge 2002
Nombre Véritables Tendances apparentes total tendances Nouvelle Nouvelle Erreur de d’espèces information taxonomie données Espèces toujours menacées (restant dans les 594 - - - - catégories VU/EN/CR) Espèces toujours au moins potentiellement 946 - - - - menacées (restant dans les catégories NT/VU/EN/CR) Espèces recevant un degré de menace plus 227 213 6 4 4 élevé Parmi lesquelles: espèces considérées 51 46 1 2 2 comme menacées aujourd’hui Parmi lesquelles: espèces potentiellement 99 95 3 0 1 menacées aujourd’hui (LC → NT) Parmi lesquelles: espèces dont le degré de 54 50 2 1 1 menace a augmenté dans VU/EN/CR Espèces recevant un degré de menace moins 280 122 152 1 5 élevé Parmi lesquelles: espèces auparavant mena- 94 46 46 1 1 cées et restant menacées (VU/EN/CR) Parmi lesquelles: espèces n’étant plus clas- 103 59 40 0 4 sées aujourd’hui dans une catégorie de Parmi lesquelles: espèces classées au- 85 28 55 0 1 jourd’hui comme non menacées (NT/VU/EN/CR → LC) Espèces toujours stables aujourd’hui, non 1 287 - - - - menacées (LC) Note: une espèce peut être comptabilisée dans plusieurs sous-catégorie
La plupart des espèces menacées de la Liste rouge 2002 (80 %) sont toujours menacées Espèces toujours menacées aujourd’hui. Ce constat est assez décevant au vu des efforts consentis jusqu’ici dans la (VU, EN, CR) protection des espèces et des biotopes. Cela montre aussi que les actions visant à favoriser les espèces ne sont toujours pas suffisantes. Même pour les espèces passées de CR à VU, il ne s’agit pas d’une amélioration de la situation, mais uniquement d’un ralentissement de la dégradation. Compte tenu de l’ampleur et de la persistance de cette menace, cet aspect constitue l’un des principaux résultats de la présente Liste rouge.
– Exemples d’espèces dont le degré de menace reste inchangé: Campanula cervicaria (Statut 2002: EN; statut 2016: EN; taux de redécouverte: 36 %). Malaxis monophyllos (Statut 2002: VU; statut 2016: VU; taux de redécouverte: 62 %). – Exemples d’espèces toujours menacées aujourd’hui, mais dont le degré de menace a changé: Fumaria vaillantii (Statut 2002: EN; statut 2016: VU; taux de redécouverte: 57 %). Hyoscyamus niger (Statut 2002: EN; statut 2016: VU; taux de redécouverte: 50 %). Androsace septentrionalis (Statut 2002: VU; statut 2016: EN; taux de redécouverte: 45 %). Odontites vernus (Statut 2002: VU; statut 2016: EN; taux de redécouverte: 36 %).
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 46
La situation de 227 espèces s’est aggravée. Cela représente près de 10 % des 2480 Espèces recevant un degré de espèces directement comparables. Ce groupe comprend beaucoup d’espèces ayant subi menace plus élevé un glissement de LC à NT. Il s’agit d’espèces dont le statut ne posait aucun problème jusqu’ici, mais dont les nouvelles connaissances imposent une surveillance accrue afin d’empêcher une dégradation de leur situation, même si elles ne sont, aujourd’hui, que potentiellement menacées. Les changements les plus significatifs concernent les espèces encore non menacées en 2002 (LC ou NT) et menacées aujourd’hui (VU, EN ou CR). Cela concerne 51 espèces au total. Pour quelques-unes toutefois, le changement de statut est plutôt à mettre au compte de meilleures données disponibles qu’à une réelle perte de populations.
– Exemples d’espèces nouvellement menacées (LC/NT → VU/EN/CR): Achillea ptarmica (Statut 2002: NT; statut 2016: VU). Pleurospermum austriacum (Statut 2002: NT; statut 2016: VU). Callitriche cophocarpa (Statut 2002: LC; statut 2016: VU). Centranthus angustifolius (Statut 2002: NT; statut 2016: EN).
Pour 103 espèces, la menace a tellement diminué qu’elles ne sont plus aujourd’hui, au Espèces n’étant plus classées pire, que potentiellement menacées. Pour beaucoup – parmi lesquelles nombre aujourd’hui dans une catégorie de d’espèces alpines rares et de plantes rares des parois rocheuses et éboulis – il s’agit menace (VU/EN/CR → LC/NT) seulement d’une amélioration apparente de leur degré de menace. Dans la Liste rouge 2002, leur situation a été évaluée trop sévèrement car les données étaient lacunaires. A l’inverse, beaucoup d’espèces se sont effectivement stabilisées depuis l’évaluation précédente ou leurs populations ont même augmenté. Parmi celles-ci, on trouve beaucoup de plantes pionnières thermophiles et nitrophiles qui peuvent réagir rapidement aux modifications de leur environnement.
– Exemples d’espèces n’étant plus menacées aujourd’hui uniquement sur la base de l’amélioration des données disponibles. Il s’agit surtout de plantes des montagnes: Carex fimbriata (Statut 2002: VU; statut 2016: NT). Gentiana alpina (Statut 2002: VU; statut 2016: NT). Papaver occidentale (Statut 2002: VU; statut 2016: NT). Potentilla grammopetala (Statut 2002: VU; statut 2016: NT). – Exemples d’espèces dont la situation s’est vraisemblablement améliorée. Il s’agit surtout de plantes nitrophiles et thermophiles, pionnières ou rudérales: Crepis foetida (Statut 2002: VU; statut 2016: LC). Eragrostis cilianensis (Statut 2002: EN; statut 2016: LC). Lactuca virosa (Statut 2002: VU; statut 2016: NT). Minuartia hybrida (Statut 2002: EN; statut 2016: NT). Polycarpon tetraphyllum (Statut 2002: EN; statut 2016: NT).
La situation de 94 espèces ne s’est pas vraiment améliorée et ces espèces sont toujours Espèces auparavant menacées et menacées aujourd’hui, même si elles ont reçu une évaluation moins mauvaise qu’en restant menacées aujourd’hui 2002 (p. ex. CR → EN ou EN → VU). Pour ces espèces, seule la dégradation s’est (VU/EN/CR) quelque peu ralentie et il est incorrect de parler ici d’une «amélioration».
3 > Interprétation et discussion de la Liste rouge 47
Un peu plus de la moitié (52 %) des 2480 espèces directement comparables restent non Espèces toujours non menacées menacées («least concern») aujourd’hui et ne nécessitent, pour l’heure, aucune attention particulière sur le plan suisse en ce qui concerne les programmes individuels de protection des espèces. Ce chiffre est malgré tout étonnamment faible, car cela signifie qu’à l’inverse 48 % des espèces et sous-espèces sont au moins potentiellement menacées (NT ou plus). Ces proportions ont peu évolué par rapport à la précédente Liste rouge, même si, en analysant individuellement les espèces, on remarque que de nombreux changements sont intervenus. Des 1472 espèces non menacées aujourd’hui, 1287 étaient non menacées aussi selon la Liste rouge 2002.
– Exemples d’espèces qui restent non menacées (LC) au niveau suisse: Aster alpinus, Barbarea vulgaris, Bellis perennis, Campanula rotundifolia, Clematis alpina, Globularia cordifolia, Herniaria glabra, Muscari comosum, Ostrya carpinifolia, Polygala vulgaris, Pulsatilla montana, Scutellaria galericulata, Taraxacum officinale, etc.
L’indice Liste rouge de l’UICN (Butchart et al. 2007, Bubb et al. 2009) mesure l’état Modification de l’indice Liste de la menace d’un ensemble d’espèces en tenant compte de toutes les catégories de rouge de l’UICN menace. La tendance de l’indice Liste rouge résume ainsi la somme de tous les changements qui surviennent lors de la révision d’une liste rouge. Les multiples mouvements des espèces entre les différents degrés de menace deviennent vite confus lorsque l’on suit plusieurs listes rouges dans le temps et qu’on les compare. Dans les chapitres précédents, seul un aspect de la comparaison était abordé et discuté à chaque fois. Dans ce chapitre, les tendances au niveau supérieur (un ensemble d’espèces) sont décrites grâce à l’indice Liste rouge.
L’indice Liste rouge (RLI) de l’UICN est une mesure du degré de menace (resp. des risques d’extinction) pour des listes rouges complètes ou pour des parties seulement. Cette mesure est exprimée par un nombre. L’indice est particulièrement pertinent lorsqu’il est utilisé pour visualiser des tendances, c’est-à-dire lorsque plusieurs RLI sont comparés dans le temps. Pour ce faire, il faut que le même ensemble d’espèces ou la même flore aient été évalués dans des listes rouges au moins deux fois à des moments différents. Pour les plantes vasculaires, il existe deux Listes rouges élaborées avec la même méthode (2002 et 2016). La tendance principale peut donc être calculée. Le RLI est représenté par une valeur comprise entre 0 et 1. La valeur 0 signifie que toutes les espèces du groupe considéré sont éteintes, alors que la valeur 1 indique que toutes ces espèces ne sont pas menacées (LC). Plus le RLI est faible, plus le degré de menace de l’ensemble des espèces considérées est grand. La valeur se calcule comme la somme pondérée des évaluations pour chaque espèce. Cette pondération est linéaire (0 pour LC, 1 pour NT, 2 pour VU, 3 pour EN, 4 pour CR et 5 pour EX/RE/CR[PE]). Pour une description détaillée des calculs, voir la publication de Bubb et al. 2009.
La comparaison de la Liste rouge 2002 avec la Liste rouge actuelle n’est possible que RLI pour l’ensemble de la flore pour les espèces communes aux deux listes. Ainsi, les espèces DD (Data Deficient, voir annexe A1) dans l’une ou l’autre liste et les espèces dont le changement de statut n’est pas dû à une tendance véritable (voir chap. 3.1.2), sont exclues de l’analyse RLI. Au final, 2283 espèces et sous-espèces ont été retenues pour les calculs.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 48
Fig. 17 > Indice Liste rouge de l’UICN pour la tendance générale de menace des plantes vasculaires Comparaison des statuts de la Liste rouge de 2002 (RLI=0.83) avec celui de 2016 (RLI=0.82) applicable pour 2283 espèces et sous-espèces.
0.90
0.88
0.85
Red List Index 0.83
0.80
0.78
0.75
0.73
0.70 2002 2016
Le RLI montre une légère tendance négative. La situation de la menace des plantes vasculaires en Suisse depuis la précédente Liste rouge 2002 a malheureusement peu changé, elle s’est même légèrement dégradée.
Le calcul du RLI sur des groupes d’espèces à écologie semblable (voir chap. 2.2), RLI pour différents milieux permet de mettre en évidence des différences importantes entre les groupes de milieux naturels naturels. La fig. 18 montre clairement quels milieux possèdent un RLI bas ainsi que la tendance positive ou négative affichée par ces milieux.
3 > Interprétation et discussion de la Liste rouge 49
Fig. 18 > Indice Liste rouge de l’UICN montrant la tendance générale de menace en fonction des différents groupes de milieux naturels Des valeurs faibles de l’indice indiquent une forte proportion d’espèces menacées et potentiellement menacées. Les prairies grasses, les pelouses d’altitude et les forêts comportent une faible proportion d’espèces menacées, alors que les marais, les eaux libres et les rives abritent au contraire une forte proportion d’espèces menacées. La pente des droites représente la tendance depuis la précédente Liste rouge 2002.
Nombre d'espèces 0.95 = Prairies 115 Faible proportion ↓ Pelouses 444 d’espèces menacées ↓ Forêts 449 et potentiellement ↓ Buissons menacées 0.90 152 = Rochers, éboulis ↓ Ourlets 344 0.85 274 ® TOUT
Red List Index ↑ Milieux rudéraux ↓ Prés secs 0.80 ↓ Marais 180 ↑ Champs/vignes 0.75
0.70 ↑ Eaux libres
0.65 Forte proportion
d’espèces menacées ↓ Rives et potentiellement 115 menacées 0.60 2002 2016
Les milieux à faible RLI, c’est-à-dire à forte proportion d’espèces menacées (selon la Liste rouge 2016), comprennent les eaux, les rives, les marais, les prairies sèches, les champs et les vignes. Les milieux à tendance négative incluent les rives, les marais, les prairies sèches, les buissons et les haies. Les milieux à tendance positive sont représentés par les eaux (avec toutefois un indice faible et donc, dans l’ensemble, une forte proportion d’espèces menacées!) mais aussi et surtout par les milieux rudéraux dont les espèces profitent probablement des changements de conditions climatiques. La situation reste stable avec un indice élevé pour les forêts, les prairies grasses et les pelouses d’altitude.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 50
3.2 Remarques sur l’utilisation de la Liste rouge des plantes vasculaires
Connaître quelques principes élémentaires de taxonomie, de nomenclature et d’indigénat est important pour interpréter et utiliser correctement la Liste rouge des plantes vasculaires. Dans la pratique, beaucoup d’erreurs peuvent être évitées si l’on tient compte des remarques figurant dans la colonne correspondante du tableau principal en annexe A3. Ces remarques doivent également être prises en compte lors de l’utilisation de la version Excel de la Liste rouge et lorsqu’on la relie à d’autres listes électroniques.
La présente Liste rouge utilise la taxonomie et la nomenclature de la checklist 2016 Taxonomie et nomenclature d’Info Flora (Info Flora 2016) qui se base elle-même sur la 2ème édition de l’Index synonymique (SISF, Aeschimann et Heitz 2005). Elle suit donc dans quelques cas un concept taxonomique différent de la Liste rouge 2002 (Moser et al. 2002). La checklist 2016 présente aussi plusieurs différences avec les ouvrages de détermination de la flore de la Suisse.
– Exemples: Potentilla neumanniana Rchb. de la Liste rouge 2002 s’appelle aujourd’hui Potentilla verna L. et Ceterach officinarum Willd. devient aujourd’hui Asplenium ceterach L.
De plus, la manière de nommer les sous-espèces change avec la checklist 2016: le concept «sensu lato / sensu stricto» (s.l. / s.str.), en accord avec les standards internationaux, est aujourd’hui remplacé par le concept «espèce / sous-espèce».
– Exemples: Arabis bellidifolia Crantz s.l. devient Arabis bellidifolia Crantz et Arabis bellidifolia Crantz s.str. devient aujourd’hui Arabis bellidifolia Crantz subsp. bellidifolia.
Les différences de taxonomie et de nomenclature entre la Liste rouge 2002 et la Liste rouge 2016 sont présentées à l’annexe A4. Du point de vue pratique, nous recommandons une utilisation uniformisée, c’est-à-dire taxonomie et nomenclature de la checklist 2016, comme celle qui est automatiquement appliquée lors de l’utilisation de l’app de saisie ou du carnet en ligne d’Info Flora. Les degrés de menace actuels ne s’appliquant qu’aux espèces acceptées selon la checklist 2016, nous recommandons de résoudre les éventuels problèmes de synonymie avant toute utilisation de la nouvelle Liste rouge en se référant à la checklist 2016 (Info Flora 2016) ou au site internet d’Info Flora.
Le statut d’indigénat de toutes les espèces et sous-espèces a été examiné lors de Statut d’indigénat l’élaboration de la Liste rouge et de la checklist 2016. Comme les néophytes ne sont plus intégrées à la nouvelle Liste rouge (au contraire de la Liste rouge 2002), cette révision a permis d’exclure également quelques espèces ou sous-espèces auparavant considérées comme indigènes ou archéophytes (voir chap. 1.3). Ces différences avec la Liste rouge 2002 sont listées à l’annexe A4. Les taxons non indigènes de la Liste rouge 2002 reçoivent le statut «NA» (voir annexe A2). Les taxons non indigènes qui n’étaient pas présents dans la Liste rouge 2002 ne reçoivent aucun statut. Le statut d’indigénat de chaque taxon peut être consulté dans la checklist 2016 (Info Flora 2016) ou sur le site internet d’Info Flora.
3 > Interprétation et discussion de la Liste rouge 51
Plusieurs espèces de la flore suisse ne sont pas vraiment indigènes dans toutes les Précisions concernant régions où elles se rencontrent. Le statut de la Liste rouge ne tient compte que des l’indigénat régional populations reconnues comme indigènes. Avant d’entreprendre des mesures pratiques de conservation, il faut vérifier le statut d’indigénat régional.
– Exemples: Achillea clavenae et Paeonia officinalis ne poussent en Suisse de façon naturelle qu’au Tessin, où elles sont menacées. Mais ces deux espèces sont également cultivées ailleurs en Suisse. Elles s’échappent parfois des jardins et peuvent se rencontrer à l’état sauvage. Ces populations-là ne devraient pas faire l’objet de mesures de protection.
Beaucoup d’espèces menacées sont disponibles dans le commerce, ce qui ajoute à la confusion et rend impossible une représentation complète de la situation dans la Liste rouge. Pour pouvoir évaluer l’indigénat régional, il faut se référer aux cartes de distribution du site internet d’Info Flora. Il est de toute façon impératif de vérifier l’indigénat d’une population cible avant d’entreprendre des mesures coûteuses de conservation. Les commentaires dans la colonne des remarques de la Liste rouge présentent les restrictions les plus importantes, mais elles ne sont de loin pas exhaustives!
Il existe aussi des cas où, du fait d’ensemencements à large échelle, il est devenu Degré de naturalité presque impossible de faire la distinction entre populations indigènes et introduites. et introductions Seules des analyses génétiques permettent alors de faire parfois la différence. Dans de tels cas, il n’est pas possible de clarifier le degré de naturalité de chaque population avant d’évaluer le degré de menace des espèces.
– Exemples: Geranium pratense et Anthemis tinctoria ont été largement utilisés dans des mélanges pour surfaces de compensation écologique et dans les jardins. Ces espèces étaient rares et menacées auparavant, elles ne peuvent plus être évaluées comme telles aujourd’hui.
Ceci peut conduire à cette situation paradoxale: certaines espèces sont totalement dépendantes de tels ensemencements et leurs populations bien établies depuis longtemps disparaissent ou perdent leur capacité de résistance à cause du flux de gènes de génotypes non indigènes (dépression hybride). Seules les populations autochtones pouvant être raisonnablement bien localisées sont prises en compte dans la Liste rouge 2016.
– Exemples: on connaît encore aujourd’hui des populations naturelles de Consolida regalis, Agrostemma githago ou Bupleurum rotundifolium, surtout en Valais. L’évaluation de leur degré de menace prend en considération les commentaires figurant dans la colonne des remarques.
Enfin, il existe des populations d’espèces très menacées profitant d’introductions ou de réintroductions (transferts). L’UICN définit les conditions permettant de prendre en compte de telles populations pour l’établissement du degré de menace (voir Annexe A1-4: transfert, réintroduction et renforcement de populations). Des commentaires figurent dans la colonne des remarques de la Liste rouge pour nombre d’espèces profitant de telles mesures.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 52
Beaucoup d’espèces de la flore de Suisse possèdent des sous-espèces. Ces dernières Agrégats, espèces devraient également être prises en compte dans le domaine de la protection de la et sous-espèces nature, car elles ont souvent leurs propres exigences écologiques et reflètent des adaptations locales ou des processus historiques ou évolutifs importants. Les statuts de menace peuvent être très différents entre les sous-espèces d’une même espèce, c’est pourquoi l’attention à porter à ces sous-espèces dans le terrain est importante.
– Exemple: Empetrum nigrum a 2 sous-espèces: E. nigrum subsp. nigrum, fortement menacé, ne se rencontre plus que dans des stations relictes dans des hautsmarais du Jura. E. nigrum subsp. hermaphroditum est largement répandu dans les brousses d’arbustes nains des Alpes. Un commentaire explicatif figure dans la colonne des remarques de la Liste rouge numérique.
De même, le statut d’indigénat peut être différent pour les sous-espèces d’une espèce. Dans de tels cas, des commentaires importants pour la conservation de la nature figurent dans la colonne des remarques de l’espèce.
– Exemples: Centaurea stoebe comprend 2 sous-espèces: C. stoebe subsp. stoebe, une sous-espèce endémique, et C. stoebe subsp. australis, une sous-espèce introduite et souvent semée. La Liste rouge ne comprend que la sous-espèce indigène. Pisum sativum comprend une sous-espèce fréquemment cultivée (subsp. sativum), elle ne figure donc pas dans la Liste rouge. Par contre, P. sativum subsp. biflorum est un archéophyte menacé dans la vallée du Rhône.
Des problèmes comparables existent aussi pour les espèces réunies en agrégats (groupes d’espèces), par exemple lorsque dans le terrain l’agrégat est retenu, alors que les spécialistes prennent en compte le niveau de l’espèce. Là aussi, des remarques sur la menace complètent l’agrégat lorsque les espèces incluses sont évaluées différemment de l’agrégat, ou lorsqu’il y a plusieurs degrés de menace différents à l’intérieur d’un agrégat. Ceci devrait assurer une utilisation correcte de la Liste rouge.
Le statut «DD» (Data Deficient) ne signifie pas forcément que l’espèce ou la sous- Statut DD espèce n’est pas menacée, mais plutôt que les connaissances manquent et que le statut ne peut être défini de façon certaine. Dans quelques cas, toutes les sous-espèces d’une espèce ont le statut DD. Un commentaire figure alors dans la colonne des remarques.
– Exemple: pour l’heure, aucun ouvrage sur la flore de Suisse ne différencie les deux sous-espèces d’Helleborus niger. Il n’est dès lors pas surprenant que les données permettant d’évaluer leur situation soient lacunaires. Ainsi, il n’est pas possible d’attribuer des statuts de menace distincts à chacune des sous-espèces, alors que l’évaluation ne pose pas de problème au niveau de l’espèce.
Lorsque les connaissances sont trop lacunaires, mais qu’il est possible de choisir entre LC/NT (peu menacé) et VU/EN/CR (menacé), le statut le plus probable est attribué, dans la mesure du possible. La chorologie et la taxonomie des espèces DD doivent être mieux étudiées.
3 > Interprétation et discussion de la Liste rouge 53
Contrairement à la Liste rouge 2002, la Liste rouge 2016 ne propose des statuts de Evaluation de la menace par menace qu’au plan national. Elle est donc cohérente avec les listes rouges d’autres région biogéographique groupes d’organismes (voir p. ex. Monnerat et al. 2007, Keller et al. 2010, Wermeille et al. 2014). Ceci présente l’avantage de concentrer les mesures de protection sur les espèces menacées au niveau suisse et non sur les raretés régionales. A l’inverse, un statut national LC ou NT peut masquer le fait qu’il existe dans certaines régions des populations très menacées et isolées depuis longtemps, peut-être même en train de se différencier génétiquement.
– Exemple: Potentilla alba est encore peu menacé sur le versant sud des Alpes. Au nord des Alpes cependant, p. ex. près de Schaffhouse et dans la région de Genève, ainsi que dans les régions voisines de l’autre côté de la frontière, l’espèce est très menacée. Son statut de menace national reflète peu cet aspect.
De même, des populations de certaines espèces encore largement répandues dans les Alpes en moyenne et haute altitude peuvent être menacées sur le Plateau. Des commentaires figurent dans la colonne des remarques pour les espèces concernées.
Une liste numérique au format Excel est disponible en plus de la Liste rouge de la La Liste rouge dans la publication présente publication. Cette liste numérique peut être téléchargée sur les sites internet de et dans la version numérique l’OFEV et d’Info Flora. Les deux listes présentent les quelques différences décrites ci- Excel dessous.
> Comme dans la dernière Liste rouge, la version imprimée n’indique pas de statut de menace pour les taxons supérieurs (espèce comprenant plusieurs sous-espèces, agrégat regroupant plusieurs espèces). Seule la hiérarchisation est présentée, ce qui augmente la lisibilité. Dans la version numérique au contraire, tous les taxons listés sont évalués, afin qu’ils puissent être reliés autant que possible à des listes et banques de données externes. > Les espèces évaluées NA ou NE sont listées dans la version Excel, pour autant qu’elles soient considérées comme indigènes ou archéophytes – et évaluées – dans la Liste rouge 2002. La comparaison est ainsi possible. > La liste numérique comporte une colonne supplémentaire présentant l’interprétation, conforme aux directives de l’UICN, des modifications de statuts de menace par rapport à la Liste rouge 2002. > La liste numérique comporte des remarques supplémentaires.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 54
4 > Recommandations de mesures ----------------------------------------------------------------------------------------- ----------------------
Les expériences accumulées depuis la dernière révision de la Liste rouge (2002) amènent à deux constats distincts. D’un côté, on observe qu’il est possible de ralentir les pertes en termes de biodiversité, grâce à des mesures de protection et de promotion ponctuelles. Au milieu des paysages banalisés, les réserves naturelles constituent en maints endroits des refuges pour les espèces végétales rares et menacées; la revitalisation des eaux offre de nouvelles potentialités pour certaines d’entre elles; la promotion de la biodiversité dans l’agriculture a des répercussions ponctuelles sur leur préservation et, même dans les forêts sombres et trop ombragées, des éclaircies ont été créées grâce à de nouvelles formes d’exploitation. Par ailleurs, force est de constater que ces efforts sont encore trop locaux et ponctuels pour permettre d’enrayer la tendance générale à la perte de biodiversité. Se contenter des mesures en vigueur ne sera donc pas suffisant. D’autres mesures à plus vaste échelle sont nécessaires, non seulement pour ralentir cette perte de biodiversité, mais surtout pour la stopper, voire pour initier une tendance inverse. On n’y est parvenu jusqu’ici que pour un très petit nombre d’espèces et à un niveau très modeste.
De nouveaux facteurs de menace sont en outre apparus. Les gyrobroyeurs modernes et performants qui détruisent les structures dans les pâturages et peuvent même broyer de petits affleurements rocheux en sont un exemple. Les installations d’arrosage modernes gagnent des surfaces qui n’étaient auparavant pas irriguées et de nouvelles dessertes relient des surfaces forestières et agricoles jusqu’ici retirées.
Dans les chapitres suivants sont synthétisées les recommandations issues de l’évaluation et de la perception de la situation de menace actuelle. Les très nombreuses vérifications sur le terrain, les analyses de données et l’échange intense avec différents experts ont permis de se faire, pour de nombreuses espèces, une image plus claire de la situation de menace. Les recommandations de mesures qui suivent en découlent.
Ces recommandations sont présentées par groupe de milieux naturels, sur la base de la typologie standard de «TypoCH» déjà utilisée au chapitre 2 (Delarze et al. 2015). Une telle présentation fait sens, les espèces des mêmes milieux naturels étant confrontées à des situations de menace similaires. Toutefois, cela ne doit pas masquer le fait que des conclusions généralisées, retenues pour un groupe de milieux naturels dans son ensemble, ne suffisent pas à une promotion efficace des espèces. Pour une promotion ciblée, l’autoécologie de chaque espèce ou sous-espèce doit être prise en compte individuellement et de manière détaillée, par exemple par le biais de plans d’action. Cela est particulièrement important pour les espèces les plus menacées (CR, EN) qui ne sont plus présentes que ponctuellement et sont souvent hautement spécialisées. Celles-ci ne profitent au mieux que fortuitement de mesures d’entretien standardisées.
4 > Recommandations de mesures 55
4.1 Eaux libres et sources
Les observations et recommandations concernant ce groupe de milieux naturels sont subdivisées en trois sous-chapitres: eaux calmes, eaux courantes, sources et suintements.
Les menaces qui pèsent actuellement sur ces milieux naturels sont le résultat de divers Eaux calmes facteurs, le principal étant l’eutrophisation croissante des grands lacs qui a entraîné d’importants changements au cours du siècle dernier (Peter et al. 2011). Ainsi, les populations d’espèces les plus sensibles à la pollution se sont retrouvées très fragmentées et isolées. Dans le même temps, la régulation des lacs s’est renforcée et les rives ont été consolidées, de sorte que les milieux naturels de la zone de battement (eulittoral) et de la zone constamment immergée qui lui succède (infralittoral) ont en grande partie disparu. Alors que les pollutions ponctuelles des eaux ont considérablement reculé suite à la construction de stations d’épuration, la pollution diffuse à partir de l’air, des eaux souterraines ou des eaux superficielles se poursuit, notamment à travers l’agriculture. Avec la révision de la loi sur la protection des eaux (LEaux) de 2011 qui impose aux cantons une protection accrue de l’espace réservé aux eaux et des mesures de revitalisation, la situation pourrait s’améliorer dans le futur. La zone infralittorale, particulièrement importante pour les plantes aquatiques, ne se retrouve pas uniquement dans les grands lacs, mais également dans les nombreux petits plans d’eau dont elle occupe souvent une part de la superficie bien plus importante. Ces petits plans d’eau jouent un rôle tout aussi important que les grands lacs pour la conservation et la promotion des espèces, d’autant plus qu’ils sont moins souvent régulés et aménagés. Leurs bassins versants sont souvent plus petits et leur écologie est ainsi plus rapidement restaurable.
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des eaux calmes:
> Définir des espèces cibles et des espèces caractéristiques, spécifiques au milieu, comme instrument de promotion des plantes vasculaires des eaux calmes. > Caractériser et inventorier les eaux calmes, sur la base des espèces cibles et des espèces caractéristiques présentes, afin d’identifier en premier lieu les sites importants (hotspots). > Identifier les sources de pollution diffuse qui influencent négativement la qualité des eaux calmes, en particulier aux endroits où l’on peut s’attendre à des apports en nutriments et en pesticides (p. ex. agriculture, trafic). > Améliorer l’état de la zone de battement (eulittoral) partout où cela est possible, car celui-ci a également une influence directe sur la zone constamment immergée (infralittoral) qui lui succède. > Mettre l’accent sur les petits plans d’eau, l’expérience ayant démontré qu’ils constituent les sites les mieux adaptés à des mesures de protection de la nature. > Veiller à ce que la loi révisée sur la protection des eaux (LEaux) soit mise en œuvre le plus largement possible. > Renaturer les plans d’eau peu profonds et en créer de nouveaux, en particulier des petits plans d’eau stagnante (mares) qui peuvent s’assécher plus ou moins longtemps en été.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 56
Comme pour les eaux calmes commentées ci-dessus, nous décrivons ici la situation des Eaux courantes espèces qui colonisent les cours d’eau proprement dits. Près de la moitié des 15 espèces des eaux courantes libres sont considérées comme menacées. L’eutrophisation et les aménagements de cours d’eau sont considérés comme les principaux facteurs de risque à basse altitude, alors que dans les régions d’altitude ce sont les installations hydroélectriques qui menacent la diversité des plantes aquatiques. Les consolidations de rives engendrent une fragmentation parfois fatale à la flore. Par contre, la création de fossés de drainage dans le cadre d’améliorations foncières a permis l’apparition de petits cours d’eau.
– Les canaux de drainage sont pour la plupart dénués d’intérêt pour la flore menacée, cependant ils servent occasionnellement de refuge à des espèces qui tolèrent bien l’eutrophisation, telles Groenlandia densa, Potamogeton nodosus ou les espèces du genre Callitriche.
La mise en œuvre de la loi révisée sur la protection des eaux (LEaux) pourrait également entraîner une amélioration de la situation des cours d’eau, ces prochaines décennies. Les eaux courantes devraient bénéficier non seulement de l’élargissement de l’espace réservé aux eaux, mais également des revitalisations et des débits résiduels plus élevés. La garantie d’un espace réservé aux eaux suppose une extensification de l’utilisation agricole le long des cours d’eau, de sorte que la fonction de filtre des zones riveraines puisse à nouveau être pleinement remplie.
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des eaux courantes:
> Définir des espèces cibles et des espèces caractéristiques, spécifiques au milieu, comme instrument de promotion des plantes vasculaires des eaux courantes. > Caractériser et inventorier les eaux courantes, sur la base des espèces cibles et des espèces caractéristiques présentes, afin d’identifier en premier lieu les sites importants (hotspots). > Veiller à ce que la loi révisée sur la protection des eaux (LEaux) soit mise en œuvre le plus largement possible. > Veiller à ce que des zones tampons suffisantes soient mises en place à proximité de surfaces d’agriculture intensive, en particulier lorsque des espèces menacées sont présentes dans les eaux courantes. > Augmenter la part de tronçons de cours d’eau naturels ou proches de l’état naturel, en particulier dans le réseau hydrographique du Plateau.
Les sources et suintements sont dans leur ensemble considérés comme très sensibles Sources et suintements aux pollutions diffuses par l’agriculture. Les captages de sources ont en outre détruit directement ou indirectement, par assèchement, de nombreux groupements fontinaux. 1,2 % seulement des sources présentes au XIXème siècle s’écoulent encore en surface sur le Plateau, et 4,8 % seulement dans le Jura (Zollhöfer 1997). Comme leur capacité de régénération est relativement faible, les espèces fontinales constituent généralement des associations ponctuelles et isolées. Même des pollutions temporaires ou de faible durée y ont des conséquences à long terme. Des mesures de protection et de promotion
4 > Recommandations de mesures 57
ne sont par contre nécessaires que ponctuellement, par exemple pour réparer des atteintes dues au pacage.
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des sources et des suintements:
> Définir des espèces cibles et des espèces caractéristiques, spécifiques au milieu, comme instrument de promotion des plantes vasculaires des sources et suintements. > Caractériser et inventorier les sources et suintements, sur la base des espèces cibles et des espèces caractéristiques présentes, afin d’identifier en premier lieu les sites importants (hotspots). > Mettre un terme autant que possible aux atteintes dues au captage de sources et aux pollutions diffuses de l’agriculture. > La capacité de régénération des groupements fontinaux étant faible, supprimer en premier lieu les incidences négatives. > Surveiller l’état des principales sources et suintements, du point de vue des espèces menacées.
Fig. 19 > Eaux libres et sources Les petits plans d’eau sont des refuges Les groupements fontinaux sont extrêmement importants pour les plantes aquatiques sensibles et peinent à se régénérer. menacées.
photos: Adrian Möhl
4.2 Rives des eaux calmes et courantes
Comme pour les eaux calmes (chap. 4.1), la réduction des fluctuations de niveaux d’eau sur les lacs et la régulation des rivières et des ruisseaux au moyen de rectifications et de digues ont entravé la dynamique naturelle de ces milieux. Il s’agit là de la principale cause de recul des populations de plantes riveraines. Une mise en œuvre adéquate de la loi révisée sur la protection des eaux (LEaux) pourrait apporter les améliorations urgentes nécessaires à ces milieux riverains.
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des rives d’eaux calmes et courantes:
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 58
> Définir des espèces cibles et des espèces caractéristiques, spécifiques au milieu, comme instrument de promotion des plantes vasculaires des rives. > Caractériser et inventorier les rives proches de l’état naturel, sur la base des espèces cibles et espèces caractéristiques présentes, afin d’identifier en premier lieu les sites importants (hotspots). > Dans la mesure du possible, renoncer aux consolidations de berges qui figurent parmi les principaux facteurs de menace de ces milieux naturels. Favoriser la restauration et la renaturation des rives. > De nombreux plans et cours d’eau sont encore affectés par les conséquences d’eutrophisations, provenant le plus souvent de l’activité agricole limitrophe. Favoriser la mise en place systématique de zones tampons appropriées. > La restauration de la dynamique naturelle a généralement un effet positif sur la biodiversité et par conséquent sur les espèces menacées des rives. > Veiller à ce que la loi révisée sur la protection des eaux (LEaux) soit mise en œuvre de manière adéquate, en particulier en ce qui concerne la revitalisation des rives de lacs et des cours d’eau, l’élargissement de l’espace réservé aux eaux ainsi que les facteurs de menace pour la végétation riveraine et ses espèces. > Instaurer des mesures de promotion, voire des programmes de réintroduction, pour les espèces menacées dont la présence est avérée ou au moins potentielle dans les zones riveraines des petits plans ou cours d’eau. > Canaliser les activités de loisir (p. ex. en créant des micro-réserves sur de petits tronçons de rives) pour éviter le piétinement et la dégradation des rives due aux vagues. > Les marais riverains dépendent étroitement de la mise en œuvre de mesures d’entretien adéquates. Il est indispensable de conserver, voire de recréer, des dépressions inondées (Sphagno-Utricularion).
Fig. 20 > Rives des eaux calmes et courantes La dynamique naturelle des cours d’eau Les rives des lacs sont pour la plupart favorise la biodiversité. consolidées.
photos: Stefan Eggenberg (à gauche), Michael Jutzi (à droite)
4 > Recommandations de mesures 59
4.3 Marais
La situation des zones humides en Suisse a motivé l’ancrage de leur protection dans la Constitution, sur la base de «l’Initiative de Rothenthurm» de 1986. Depuis, la destruction de marais consécutive à des drainages ou à une eutrophisation a pu être freinée (Klaus 2007). Cependant, il ne reste plus qu’une part infime des vastes surfaces de marais que comptaient autrefois le Jura et les Alpes, et plus encore le Plateau. De nombreuses espèces menacées des marais sont concernées par ce morcellement et par la régression sur des surfaces relictuelles. Et la situation serait bien plus dramatique encore si la protection des marais n’avait pas été prise au sérieux dans les quelques régions où elle est désormais solidement établie. Un entretien adéquat des surfaces relictuelles est tout sauf simple et les apports atmosphériques en nutriments représentent déjà un gros problème pour les populations d’espèces menacées (Bergamini et al. 2009).
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des marais:
> Définir des espèces cibles, spécifiques au milieu, comme instrument de promotion des plantes vasculaires des marais. > Caractériser et inventorier les objets marécageux, sur la base des espèces cibles présentes, afin d’identifier en premier lieu les sites importants (hotspots). > Mettre en œuvre les dispositions légales de la protection des marais de manière généralisée et systématique. > Lors de l’entretien des zones protégées ou de l’exploitation des marais, prendre en considération les exigences souvent très particulières des espèces menacées. Un entretien standardisé et simplifié des marais peut entraîner la disparition d’espèces aux exigences spécifiques. > Combler les canaux de drainage existants, en particulier aux abords de tourbières, et ne plus entretenir les rigoles existantes. > Tolérer des perturbations ponctuelles, régulières et ciblées pour créer des sites humides pionniers (Nanocyperion). > De nombreux marais risquent d’être partiellement ou complètement envahis de roseaux, en raison d’un apport continu en nutriments. Adapter les zones tampons et orienter l’exploitation et l’entretien en conséquence. > Soutenir l’exploitation des prairies à litière, partout où elle est encore pratiquée. Initier l’exploitation de nouvelles prairies à litière par le biais de projets ou d’incitations, en particulier sur le Plateau et à d’autres endroits de basse altitude. De très nombreuses espèces menacées peuvent bénéficier de la promotion des prairies à litière. > Les marais sont généralement exposés à des apports en azote atmosphérique trop élevés, provenant d’émissions du trafic (oxyde d’azote) et de l’agriculture (ammoniac). La limitation des émissions d’azote est d’importance capitale pour la végétation des marais et ses milieux naturels pauvres en nutriments.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 60
Fig. 21 > Marais Les prairies maigres à litière de basse L’envahissement par les roseaux, résultat altitude (Molinion) hébergent de d’un apport continu en nutriments, menace nombreuses espèces menacées. de nombreux sites humides.
photos: Adrian Möhl (à gauche), Stefan Eggenberg (à droite)
4.4 Rochers et éboulis
Les rochers et éboulis sont des sites naturels particuliers. Difficilement exploitables, ils sont moins touchés par les activités humaines que les autres milieux naturels. Nous incluons ici les espèces régulièrement présentes dans les surfaces rocheuses (Potentillion, Cystopteridion, Androsacion vandellii et Asplenion serpentini), celles des éboulis (Thlaspietalia et Androsacetalia), de même que la végétation alluviale de l’Epilobion fleischeri (voir Delarze et al. 2015).
Les plantes des rochers et éboulis n’étant soumises qu’à des menaces locales ou ponctuelles, la protection et la promotion des espèces menacées sont très ciblées et ne sont mises en œuvre qu’après les clarifications nécessaires. Ainsi, des atteintes ponctuelles dues aux activités de loisir (escalade ou randonnée) constituent une menace pour les petites populations de plantes des rochers, en particulier sur les crêtes et les sommets très fréquentés ou à proximité des installations de remontée mécanique. A ces endroits, la canalisation des visiteurs et la création de micro-réserves permettent d’obtenir de bons résultats sans gros investissement. Dans les zones d’éboulis, on trouve également des espèces très rares, dont les populations sont petites et qui doivent être protégées, p. ex. lors de nivellements de pistes ou de constructions. Il importe de préserver les éboulis naturels des activités de construction, spécialement à basse altitude.
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des rochers et éboulis:
> Définir des espèces cibles, spécifiques au milieu, comme instrument de promotion et de conservation des surfaces de rochers et d’éboulis les plus précieuses. > Caractériser et inventorier les surfaces de rochers et d’éboulis accessibles ou soumises à des facteurs négatifs (augmentation de l’ombrage, piétinement, travaux de construction, etc.), sur la base des espèces cibles présentes, afin d’identifier en premier lieu les sites importants (hotspots).
4 > Recommandations de mesures 61
> Protéger les espèces concernées aux endroits où les activités de loisir (p. ex. escalade) touchent à des populations sensibles d’espèces (potentiellement) menacées, en informant, planifiant et mettant en place des mesures de canalisation. > Dans le cadre du programme Natura 2000, l’instrument des «micro-réserves» (souvent de quelques mètres carrés seulement) a déjà fait ses preuves dans plusieurs pays d’Europe, dans des situations de ce type où des populations exposées ont été protégées d’une destruction (Kadis et al. 2013). > Lors d’interventions de grande envergure, p. ex. nivellements de pistes, analyser la flore de la zone concernée de manière systématique et professionnelle avant la planification et les travaux de construction. > Lors de travaux de construction, p. ex. ouvrages paravalanches, vérifier au préalable la présence de plantes des rochers et éboulis dignes de protection (et de celles des pelouses rases avec lesquelles elles s’imbriquent) et en tenir compte dans le projet de construction.
Fig. 22 > Rochers et éboulis De nombreuses espèces des rochers et Un chemin pédestre très fréquenté passe éboulis, à l’instar d’Aethionema saxatile, ne au milieu de la plus grande – et presque sont présentes que très localement et en unique – population d’Alyssum alpestre. petites populations.
photos: Adrian Möhl (à gauche), Monique Vilpert (à droite)
4.5 Prairies et pâturages secs de basse altitude
La plupart des prairies et pâturages secs sont le résultat d’une exploitation séculaire durable et font partie des milieux naturels anthropogènes les plus riches en espèces, ce qui témoigne une fois de plus de l’apport important des modes d’utilisation traditionnels en termes de biodiversité. Les nombreuses espèces d’orchidées, au moins potentiellement menacées, qui n’ont pu se maintenir que grâce à une exploitation durable et extensive, illustrent bien cette situation: Orchis morio, Orchis militaris, Orchis simia, Aceras anthropophorum, Ophrys araneola, Ophrys holosericea, Spiranthes spiralis, etc.
Les prairies et pâturages secs sont particulièrement concernés par la ségrégation des utilisations. Partout où des secteurs autrefois exploités extensivement sont desservis, on constate une intensification de l’utilisation. Dans le même temps, l’abandon de surfaces
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 62
marginales – laissées en friche ou livrées à l’embroussaillement – s’est accéléré suite aux changements structurels dans l’agriculture. Ce phénomène concerne de nombreuses vallées des Alpes centrales et méridionales. Une autre menace vient des retombées atmosphériques. D’importantes quantités de nutriments, dues à la charge en bétail constamment élevée en Suisse, s’infiltrent dans le sol entraînées par les précipitations.
A basse altitude, les zones de plaine et des collines sont depuis longtemps considérées comme des espaces déficitaires pour la biodiversité. Par contre, les pertes de biodiversité constatées dans les zones de montagne de basse altitude constituent un phénomène relativement nouveau (Walter et al. 2013). Des espèces des prairies et pâturages secs de moyenne altitude, comme Gentiana cruciata, Hypochaeris maculata, Polygala pedemontana, Prunella laciniata, Tephroseris integrifolia ou Trifolium ochroleucon, pâtissent de cette évolution.
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des prairies et pâturages secs:
> Caractériser et inventorier les prairies et pâturages secs, sur la base des espèces cibles présentes, afin d’identifier en premier lieu les sites importants (hotspots). > Les espèces menacées de ces milieux se trouvent généralement dans des prairies et pâturages extensifs qui ne peuvent être conservés que par le biais de contributions écologiques. Dans ce sens, établir des contrats de longue durée. > Dans le cadre de contrats d’exploitation, la présence d’espèces rares devrait être expressément mentionnée. Ces espèces peu concurrentielles, aux besoins très spécifiques, ne peuvent souvent survivre que grâce à une gestion adaptée. > Quel que soit le type de fertilisation, pratiquement toutes les espèces menacées des prairies et pâturages secs y sont sensibles, les apports en nutriments atmosphériques leur étant déjà préjudiciables. > Une surpâture, due à une charge en bétail inadéquate des pâturages, peut conduire à la disparition d’espèces menacées. Ce risque est particulièrement grand pour les pâturages ovins. > Préserver les prairies sèches existantes lors de l’aménagement de nouvelles installations d’irrigation (p. ex. sprinkler). Les prendre en compte le plus précocement possible, déjà lors de la planification. > Interdire les corrections de terrain nivelant les structures dans les prairies et pâturages secs extensifs.
4 > Recommandations de mesures 63
Fig. 23 > Prairies et pâturages secs de basse altitude Les prairies sèches riches en espèces Une charge en bétail inadaptée entraîne des s’imbriquent souvent avec des biotopes pertes importantes de la biodiversité dans d’ourlets également riches en espèces. les pâturages ovins.
photos: Adrian Möhl (à gauche), Michael Jutzi (à droite)
4.6 Prairies et pâturages gras de basse altitude
On a inclus dans ce groupe de milieux naturels les espèces régulièrement présentes dans les prairies de fauche de basse altitude, les prairies de fauche de montagne et les pâturages de basse et moyenne altitude (Arrhenatherion, Polygono-Trisetion, Cynosurion; voir Delarze et al. 2015). Même les prairies grasses de basse altitude, modérément engraissées et traditionnellement riches en espèces (Arrhenatherion riches en espèces), sont aujourd’hui considérées comme menacées. La perte enregistrée ces 50 dernières années est énorme (Bosshard 2015). Autant la superficie de prairies grasses a dans son ensemble augmenté, autant celle des prairies grasses riches en espèces a dans le même temps reculé. Comme le cortège d’espèces des prairies grasses comprend le plus souvent des espèces largement répandues, ce recul ne se traduit que tardivement au niveau de l’espèce, d’autant plus que nombre d’entre elles trouvent des sites de substitution temporaires dans des ourlets. Il faut donc accorder une attention particulière à la présence des quelques espèces menacées des prairies et pâturages gras.
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des prairies et pâturages gras:
> Définir des espèces cibles, spécifiques au milieu, comme instrument de promotion des plantes vasculaires des prairies et pâturages gras. > Caractériser et inventorier les prairies et pâturages gras riches en espèces, sur la base des espèces cibles présentes, afin d’identifier en premier lieu les sites importants (hotspots). > Identifier les faciès les plus secs ou les plus maigres de ces groupements végétaux, là où ils sont encore trop peu connus. On peut partir du principe qu’il s’agit là, au moins potentiellement, de surfaces de promotion de la biodiversité. Au cas où cela n’aurait pas encore été fait, les délimiter et les annoncer aux services cantonaux compétents.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 64
> Les populations d’espèces menacées des prairies grasses ne sont plus présentes que très ponctuellement. Il importe que les exploitants en aient connaissance et qu’un entretien adéquat soit fixé dans des contrats d’exploitation. > Comme beaucoup d’espèces autrefois largement répandues ne subsistent que sous forme de populations relictuelles, leurs effectifs ne peuvent se rétablir que si des mesures de promotion telles qu’ensemencement à la fleur de foin, sursemis ou plantations sont encouragées. Dans ce cadre, il faut veiller à ce que les plantes ou semences soient d’origine locale (voir www.regioflora.ch ou www.infoflora.ch/fr/flore/ semences-plantes-sauvages).
Fig. 24 > Prairies et pâturages gras de basse altitude Même les prairies grasses riches en espèces Les prairies grasses riches en espèces abritent aujourd’hui des espèces menacées. peuvent facilement être intensifiées et sont de ce fait particulièrement menacées.
photos: Stefan Eggenberg
4.7 Pelouses d’altitude
Pays alpin, la Suisse compte un nombre assez important de pelouses d’altitude. Les pelouses des étages alpin et subalpin supérieur représentent un milieu naturel privilégié pour plus de 500 espèces. Elles comprennent les pelouses à seslérie, les pelouses calcaires fraîches, les pelouses rocheuses acides, les pâturages maigres acides, les pelouses acides de l’étage alpin supérieur, les pelouses calcaires sèches à laiche ferme, les gazons des crêtes ventées, les combes à neige calcaires, les combes à neige acides, les pâturages gras subalpins et alpins (Seslerion, Caricion ferrugineae, Festucion variae, Nardion, Caricion curvulae, Caricion firmae, Elynion, Arabidion caeruleae, Salicion herbaceae, Poion alpinae; voir Delarze et al. 2015). A ces altitudes, les influences anthropogènes négatives sur la biodiversité végétale sont généralement plus faibles qu’à basse altitude et ne sont souvent que ponctuelles, par exemple en cas d’améliorations alpestres, de nivellements de pistes de ski ou d’installations hydroélectriques. Toutefois, même en altitude, on observe parfois les signes d’une charge en bétail trop lourde, notamment sur les alpages ovins où la densité d’animaux est trop élevée. Les prairies de fauche en région d’estivage – les traditionnels «foins sauvages» – ont largement disparu, sauf en Suisse centrale et dans l’Oberland bernois. Ces surfaces relictuelles abritent des espèces végétales et des types de végétation que l’on ne retrouve pas dans les pâturages alentour.
4 > Recommandations de mesures 65
Le maintien des milieux ouverts, dans les pelouses situées à plus basse altitude, est également important pour la biodiversité (Tasser et Tappeiner 2007). Comme il s’agit de surfaces à rendement marginal, nombre de ces surfaces herbagères sont perdues suite à l’embroussaillement ou au reboisement et de vastes surfaces d’alpages se détériorent année après année. Ainsi, nombre d’espèces des pelouses calcaires du sud des Alpes sont au moins potentiellement menacées (p. ex. Carex austroalpina, Horminum pyrenaicum, Knautia transalpina et Centaurea rhaetica). De nombreuses espèces des pelouses d’altitude ne comptent plus que de petites populations en Suisse (p. ex. Alyssum alpestre, Androsace villosa, Aquilegia einseliana, Carex baldensis, Pedicularis gyroflexa, Saponaria lutea). Même si ces espèces ne sont généralement pas menacées dans l’immédiat, la situation peut rapidement se détériorer pour de si petites populations. Lorsque des travaux de construction ou une pression des activités de loisir les affectent, les espèces spécialisées fragiles disparaissent rapidement. Des micro-réserves pourraient dans ces cas représenter un instrument de planification et de canalisation utile.
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des pelouses d’altitude:
> Définir des espèces cibles, spécifiques au milieu, comme instrument de promotion des espèces menacées des pelouses d’altitude. > Caractériser les pelouses d’altitude, sur la base des espèces cibles présentes (p. ex. en recourant aux centres de données nationaux) et inventorier les zones où des interventions sont planifiées, afin d’identifier en premier lieu les sites importants (hotspots). > Garantir la préservation des milieux ouverts dans les pelouses d’altitude situées en dessous de la limite de la forêt en créant des incitations financières, resp. en les prolongeant. Accorder une attention particulière à l’embroussaillement préjudiciable et souvent très rapide par l’aulne vert (Alnus viridis). > Etablir rapidement et en priorité des contrats d’exploitation fixant une utilisation extensive et un débroussaillage (voire la pose de clôture, selon l’espèce), lorsque la présence d’espèces au moins potentiellement menacées est avérée. > Afin d’éviter que d’autres prairies d’altitude ne se transforment en pâturage, créer des incitations financières, resp. les prolonger, au travers de contributions ad hoc. Favoriser la reconversion de pâturages d’altitude en prairies, notamment lorsque des espèces menacées présentes à proximité pourraient en bénéficier. > Là où des populations d’espèces menacées sont présentes, favoriser leur expansion, p. ex. en mettant en place des surfaces extensives adaptées. > Soutenir les fanages d’altitude traditionnels (foin sauvage). Des incitations à la reprise de cette pratique devraient être créées.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 66
Fig. 25 > Pelouses d’altitude Les surfaces de foin sauvage sont Pelouses d’altitude en voie d’embroussailleimportantes pour la biodiversité. ment à Pianca Bella près de Cimadera TI.
photos: Michael Jutzi (à gauche), Adrian Möhl (à droite)
4.8 Ourlets et mégaphorbiaies
Comme beaucoup d’autres milieux de transition (écotones), les ourlets sont depuis longtemps soumis à pression en Suisse. Dans de nombreuses régions du pays, l’utilisation du territoire est entièrement réglementée et les parcelles sont exploitées jusqu’en bordure. Des lisières et des bords de chemins assez larges – milieux naturels de nombreuses espèces spécialisées – font souvent défaut. L’utilisation des parcelles est de surcroît réglée de telle manière que les processus de succession ne peuvent guère s’y établir ou s’y maintenir.
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des ourlets:
> Définir des espèces cibles et des espèces caractéristiques, spécifiques au milieu, comme instrument de promotion des espèces menacées des ourlets. > Les ourlets abritant de nombreuses espèces cibles n’ont été que rarement identifiés jusqu’ici et sont donc peu pris en compte lors de planifications (p. ex. dans les réseaux écologiques). Ainsi, de nombreux ourlets de valeur n’ont été intégrés que par hasard dans des réseaux ou dans l’infrastructure écologique digne de protection. Une identification systématique des ourlets les plus précieux devrait par conséquent absolument être menée. > Une utilisation en mosaïque avec des coupes d’entretien sporadiques (tous les 2 à 5 ans) favorise non seulement la faune, mais également la diversité floristique. > Les ourlets qui hébergent des espèces menacées doivent être intégrés dans les réseaux écologiques. Dans ce but, assurer la communication nécessaire. > Adapter l’entretien des ourlets en fonction de la présence d’espèces menacées peu concurrentielles. Dans ces situations, il peut s’avérer nécessaire de renforcer provisoirement des populations en y implantant des spécimens issus de cultures de sauvegarde. > En présence d’espèces des ourlets menacées et peu concurrentielles, instaurer des mesures de lutte ciblées contre les néophytes.
4 > Recommandations de mesures 67
> Créer de nouveaux biotopes d’ourlets notamment à proximité d’objets des inventaires fédéraux et de surfaces de protection de la nature en forêt. > Revaloriser les biotopes d’ourlets qui s’y prêtent par le biais d’ensemencement à la fleur de foin, de sursemis, ou de réintroductions en provenance de cultures de sauvegarde («migration assistée»). > Eviter les coupes de nettoyage régulières dans les pâturages, sauf si la dissémination de plantes problématiques l’exige.
Fig. 26 > Ourlets et mégaphorbiaies Les ourlets xérothermophiles abritent Les néophytes sont une menace en notamment de nombreuses espèces particulier pour les espèces des ourlets menacées. humides riches en nutriments.
photos: Adrian Möhl
4.9 Buissons, haies et lisières
Généralement imbriqués avec les ourlets, les bosquets, haies et lisières abritent également des espèces particulières (des arbustes et arbustes nains notamment). Les espèces en question appartiennent aux types de milieux suivants: Sarothamnion, Berberidion, Pruno-Rubion, Sambuco-Salicion, Salicion elaeagni, Salicion cinereae, Salicenion waldsteinianae, Alnenion viridis, Calluno-Genistion, Juniperion sabinae, Ericion, Juniperion nanae, Rhododendro-Vaccinion et Loiseleurio-Vaccinion (voir Delarze et al. 2015). Parmi ces formations buissonnantes, les buissons et haies thermophiles (Berberidion, Pruno-Rubion), les saulaies buissonnantes alluviales et marécageuses (Salicion elaeagni, Salicion cinereae) et les landes de basse altitude (Calluno- Genistion) sont considérés comme au moins potentiellement menacés. Alors que dans les zones à rendement marginal les surfaces ouvertes s’embroussaillent, les formations buissonnantes éparses structurant le paysage agricole continuent, dans le même temps, de reculer. L’embroussaillement représente souvent un stade de transition vers le reboisement et seuls les arbustes pionniers concurrentiels, à croissance rapide – et de ce fait non menacés – en bénéficient.
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des buissons, haies et lisières:
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 68
> Accorder une attention particulière aux espèces d’arbustes menacées ou potentiellement menacées dans la promotion des structures buissonnantes dans le paysage agricole (p. ex. dans les réseaux écologiques). Il faudrait particulièrement insister sur la nécessité de mieux valoriser les espèces de rosiers sauvages (Rosa spp.). > Lors de plantations d’arbustes d’espèces menacées, tenir compte de la présence attestée dans la région et utiliser du matériel autochtone. On ignore souvent que seules les plantations effectuées sur des sites adéquats et avec des plantes de provenance adéquate garantissent un succès à long terme (au-delà d’une génération d’arbuste). Il faudrait clarifier davantage ces aspects. > En présence de plantes herbacées menacées dans les buissons et les lisières, adapter l’entretien en fonction de leurs exigences. Souvent, cette approche bute déjà sur le fait que l’on ignore la présence de telles espèces cibles. > Une information ciblée et des explications aux exploitants sur l’utilité des rosiers sauvages et les possibilités d’un entretien adapté des pâturages seraient nécessaires. On pourrait tirer profit du succès de projets pionniers. > L’entretien des haies et des formations buissonnantes devrait se faire par tronçons et de manière échelonnée sur plusieurs années. Lors de chaque intervention, laisser une part suffisante de buissons et faire particulièrement attention aux essences rares au niveau régional. > Lors de chaque entretien, vérifier au préalable si des espèces menacées sont présentes. La planification des interventions devrait en tenir compte, car celles-ci devraient au final justement favoriser ces populations.
Fig. 27 > Buissons, haies, lisières La plupart des espèces de buissons De nombreux rosiers sauvages menacés sont menacées occupent des haies et lisières victimes de l’entretien des pâturages. ensoleillées.
photos: Adrian Möhl (à gauche), Michael Jutzi (à droite)
4 > Recommandations de mesures 69
4.10 Forêts
La surface forestière est en constante augmentation en Suisse et, de manière générale, les forêts se densifient et s’assombrissent. A côté des forêts ombragées et de leur flore spécialisée, plutôt pauvres en espèces, notre pays compte encore des forêts clairsemées, ouvertes et riches en espèces qui offrent aux espèces héliophiles des habitats complémentaires importants. On y trouve des associations semblables à celles des ourlets forestiers et des formations buissonnantes. Les forêts clairsemées ont toutefois considérablement reculé au cours du XXème siècle, notamment en raison de l’abandon progressif des formes d’exploitation traditionnelles (telles que le taillis ou le taillis sous futaie), de l’arrêt de la pâture en forêt, ainsi que de l’augmentation des apports atmosphériques en azote. Les forêts sont devenues plus denses et plus sombres, les sites de germination pour les plantes de mi-ombre ont disparu. Cela représente une menace supplémentaire pour de nombreuses espèces des ourlets, dont les habitats sont souvent réduits à des bandes trop étroites le long de lisières exposées. Il est donc important que ces espèces héliophiles menacées soient également intégrées dans la promotion de la biodiversité en forêt (p. ex. Asperula tinctoria, Cypripedium calceolus, Daphne cneorum, Dictamnus albus, Fragaria moschata, Orchis purpurea, Potentilla alba ou Vitis sylvestris). A côté des forêts clairsemées, les forêts caractérisées par une humidité temporaire ou permanente sont également des sites importants pour certaines espèces menacées.
Recommandations pour la promotion d’espèces forestières menacées:
> En plus des espèces cibles spécifiques au milieu, définir également des espèces caractéristiques, en fonction des objectifs à atteindre, comme instrument de promotion des plantes vasculaires en forêt. > Informer les personnes en charge de l’entretien et de l’exploitation des forêts de la présence de populations très dispersées d’espèces rares et menacées. > L’instrument des espèces cibles forestières, relativement nouveau (Imesch et al. 2015), devrait être utilisé à tous les échelons de la planification et de la mise en œuvre, jusqu’à devenir un standard de la pratique, tant au niveau de l’entretien que de l’exploitation. > Exploiter et entretenir les stations abritant des espèces cibles forestières qui ne représentent souvent que quelques mètres carrés, en fonction des exigences de celles-ci. > Favoriser les forêts clairsemées. De nombreuses espèces forestières héliophiles dépendent d’éclaircies, de petites surfaces de coupe ou d’un pacage régulier. Cela est particulièrement le cas pour les espèces forestières des endroits chauds, ensoleillés et exposés au sud ou pour celles des forêts marécageuses ou situées à proximité de marais. > Dans le cas de surfaces forestières abritant des espèces menacées, examiner s’il existe des connexions avec les surfaces précieuses pour la biodiversité situées à proximité ou, si cela se justifie, créer de telles connexions.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 70
Fig. 28 > Forêts De nombreuses espèces forestières menacées, telle Trochiscanthes nodiflorus, ne sont présentes qu’à de rares endroits en Suisse.
photos: Christophe Bornand (à gauche), Stefan Eggenberg (à droite)
4.11 Milieux rudéraux
C’est une particularité helvétique que l’utilisation du territoire y soit entièrement planifiée et qu’elle s’effectue souvent jusqu’au bord des parcelles. Il y a peu de place en Suisse pour les milieux pionniers incultes, les bords de chemins et les surfaces rudérales généralement liées aux activités humaines, raison pour laquelle les populations d’espèces rudérales menacées y sont petites et fragmentées. Ces espèces pionnières sont certes adaptées à des conditions changeantes qui vont de pair avec une dynamique élevée. Elles ne peuvent cependant survivre à long terme que si elles se trouvent en situation de régénérer constamment leurs réservoirs de graines dans le sol. La dynamique est souvent trop élevée pour cela. Même les surfaces rudérales des zones urbanisées et des zones industrielles subissent des changements si rapides que seules les espèces qui croissent le plus vite et qui ont la meilleure capacité d’adaptation peuvent survivre à ces processus de succession tronqués.
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des milieux rudéraux:
> Les espèces rudérales ont besoin de vastes surfaces en friche pour conserver à long terme leurs réservoirs de graines. > Dans les milieux rudéraux, les changements d’utilisation ne devraient pas être trop rapides, afin de permettre le développement des premières phases de succession.
4 > Recommandations de mesures 71
Une combinaison de nombreuses petites surfaces rudérales ponctuelles ou linéaires, p. ex. bords de chemins, peut également représenter des réservoirs importants d’espèces rudérales. > Les espèces rudérales menacées se plaisent particulièrement dans les sites chauds et secs et dans les surfaces plus vastes et stables des îlots de chaleur urbains. > Prêter davantage attention à la présence d’espèces rudérales menacées lors de planifications et d’utilisations de surfaces ainsi que lors d’entretiens des bords de chemins et de routes.
Fig. 29 > Milieux rudéraux Les bords de chemins et de routes peuvent L’intensité d’utilisation et les changements également être des réservoirs importants rapides ne permettent guère aux plantes pour des espèces menacées des milieux rudérales de s’installer. rudéraux.
photos: Adrian Möhl (à gauche), Michael Jutzi (à droite)
4.12 Champs et vignes
La flore des champs et des vignes est adaptée aux perturbations régulières engendrées par le labour et le sarclage. Pour certaines plantes, ces perturbations sont devenues trop importantes avec les formes d’utilisation modernes. De nombreuses espèces ont par exemple disparu en raison de labours trop profonds. A cela s’ajoute l’effet des herbicides, des apports croissants d’engrais, du tri des semences et par-dessus tout de l’exploitation intensive des parcelles jusque dans leurs moindres recoins.
Les populations relictuelles qui se sont maintenues jusqu’à aujourd’hui sont souvent très isolées et les formes d’utilisation modernes empêchent des recolonisations naturelles. Même si les réservoirs de graines du sol sont en baisse, il est néanmoins possible de renforcer ces populations grâce à une exploitation adaptée (labour, renoncement aux herbicides, fertilisation réduite). Ces populations «tirées de leur latence» peuvent également servir de populations-relais. Ce n’est qu’en cas d’échec qu’une réintroduction par ensemencement dans les régions concernées s’impose. Dans ce cas, il faut en outre veiller à n’utiliser, dans les mélanges de graines, que des génotypes établis en Suisse depuis longtemps. Une flore accompagnatrice des cultures et des vignes diversifiée est également utile aux abeilles sauvages et aux autres auxiliaires, raison supplémentaire pour offrir plus d’espace à cette flore spécialisée.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 72
Recommandations pour la promotion des plantes vasculaires menacées des champs et des vignes:
> Définir des espèces cibles et caractéristiques, spécifiques au milieu, comme instrument de promotion des plantes vasculaires des champs et des vignes. > Dans l’agriculture intensive, les espèces qui accompagnent traditionnellement les cultures n’ont pas suffisamment d’espace, bien qu’elles jouent un rôle important d’un point de vue écologique et en termes de services écosystémiques. Il faudrait donc accorder aux plantes menacées accompagnatrices des cultures et des vignes au moins un espace minimal dans les surfaces cultivées, en adaptant l’exploitation en conséquence (p. ex. labour, renoncement aux herbicides, fertilisation réduite). > Beaucoup d’espèces sont victimes de changements au niveau des travaux du sol. Ainsi des espèces adventices des vignes, adaptées aux modes d’exploitation traditionnels, disparaissent aussi bien dans les vignes «nettoyées aux herbicides» que dans les vignes enherbées. Délimiter des parcelles dans lesquelles le travail traditionnel du sol est maintenu, afin de préserver ces valeurs naturelles et culturelles. > Les plantes adventices des cultures sont souvent d’importantes sources de nourriture pour les auxiliaires et sont donc indirectement utiles aux exploitants. Lorsque la flore adventice est absente malgré des conditions favorables, le recours à des semences de provenance indigène pourrait être une solution. > Promouvoir d’autres réservoirs de flore adventice (cf. réservoirs de Brentjong VS, Biela VS, Reinach BL). > Promouvoir les bandes fleuries sans herbicide (en bordure et au milieu des champs). > Dans les cultures aux conditions d’humidité changeantes, en particulier dans les endroits qui sont temporairement inondés, préserver ou favoriser les surfaces à végétation pionnière. Transplanter des espèces pionnières de manière ciblée à des endroits favorables, grâce à des plans d’action intégrant les exploitants («migration assistée»). Voir Nanocyperion (chap. 4.3).
4 > Recommandations de mesures 73
Fig. 30 > Champs et vignes Les auxiliaires (p. ex. abeilles sauvages) – et Dans les vignes enherbées, les perturbations par conséquent les agriculteurs – tirent un liées au sarclage traditionnel cessent; la bénéfice d’ourlets champêtres à la flore flore viticole adaptée à cette pratique tend à diversifiée. disparaître.
photos: Adrian Möhl (à gauche), Michael Jutzi (à droite)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 74
> Annexe A1 Les listes rouges de l’UICN
A1-1 Principes
L’UICN établit des listes rouges d’espèces animales ou végétales menacées au niveau mondial depuis 1963. Pour y parvenir, elle répartit les espèces dans diverses catégories de menace sur la base de critères préétablis. Les critères assez subjectifs choisis dans les années 1960 ont été révisés en 1994 afin d’obtenir un système plus objectif de classification des espèces, basé sur des directives claires, assurant une meilleure cohérence entre les listes dressées par des personnes et dans des pays différents et facilitant ainsi la comparaison à grande échelle et les révisions futures. Sur la base des expériences accumulées avec la méthode UICN de 1994, les critères ont été légèrement révisés. La nouvelle version a été publiée quelques années plus tard (UICN 2001,
Les listes rouges de l’UICN sont uniquement basées sur l’estimation de la probabilité d’extinction d’un taxon dans un laps de temps donné. A l’échelle d’un pays, elles expriment donc la probabilité d’extinction d’une espèce dans ses limites territoriales. Si l’unité taxonomique la plus souvent utilisée est l’espèce, cette estimation peut s’appliquer à toute entité de niveau taxonomique inférieur (sous-espèce) ou supérieur (agrégat).
Cette procédure ne doit pas être confondue avec le choix de priorités nationales en matière de conservation des espèces. Celui-ci est en effet tributaire d’autres facteurs, comme la responsabilité du pays concerné pour la conservation d’une espèce.
Les critères adoptés par l’UICN pour répartir les espèces dans les différentes catégories de menace sont quantitatifs et sont reconnus pour avoir une influence déterminante sur leur probabilité d’extinction. Pour une période et une région données, ils touchent à la taille ou aux fluctuations de taille des populations, à la surface ou à la variation de surface de l’aire de distribution ainsi qu’aux régions effectivement occupées. A cela s’ajoutent d’autres variables, comme le degré d’isolement et la fragmentation des populations, la qualité de leurs habitats ou leur éventuel confinement sur de très petites zones (voir chap. A1-3).
Au départ, ces critères ont été développés pour évaluer le statut mondial des espèces. Pour leur utilisation au niveau régional, certaines lignes directrices issues des travaux de Gärdenfors et al. (1999) ont été reprises et publiées par l’UICN (UICN 2003, 2012a). Le présent document se fonde sur ces considérations et directives, consultables à l’adresse www.iucnredlist.org.
> Annexe 75
A1-2 Catégories de menace
La description des catégories de menace et des critères a été traduite de l’original en anglais de l’UICN. Ce texte en anglais comprend la version complète et les explications concernant les concepts utilisés (UICN 2001, 2003).
EX (Extinct): éteint au niveau mondial Une espèce est dite éteinte lorsqu’il ne fait aucun doute que le dernier individu est mort. Une espèce est présumée éteinte lorsque des études exhaustives menées dans son habitat connu et/ou présumé, à des périodes appropriées (rythme diurne, saisonnier, annuel) et dans l’ensemble de son aire de répartition historique n’ont pas permis de noter la présence d’un seul individu. Les études doivent être faites sur une durée adaptée au cycle et aux formes biologiques de l’espèce.
EW (Extinct in the Wild): éteint à l’état sauvage Comme EX, mais des individus survivent encore en culture (ex situ).
RE (Regionally Extinct): éteint au niveau régional, resp. éteint en Suisse La catégorie EW est remplacée par RE dans les listes rouges nationales / régionales: une espèce est dite éteinte au niveau régional (ici: en Suisse) lorsqu’il ne fait aucun doute que le dernier individu adulte a disparu du pays, resp. de la région concernée.
CR(PE) (Critically Endangered, Probably Extinct): disparu, vraisemblablement éteint en Suisse La combinaison CR(PE) a été introduite dans la nouvelle directive de l’UICN (2014). Elle décrit des espèces vraisemblablement éteintes pour lesquelles des investigations approfondies sont toutefois nécessaires pour prouver leur extinction. Il ne s’agit pas d’une catégorie de menace proprement dite, mais plutôt d’un «marquage» des espèces CR considérées comme disparues, c’est-à-dire présumées éteintes. Dans les statistiques, ces espèces sont regroupées avec celles des catégories EX, EW et RE.
> L’évaluation CR(PE) dans la présente Liste rouge a été appliquée aux espèces qui n’ont plus été observées depuis la précédente Liste rouge (2002), et pour lesquelles (a) on n’a effectué aucun contrôle spécifique (ou très peu) et (b) il paraît peu vraisemblable qu’il subsiste des individus vivants pas encore découverts.
CR (Critically Endangered): au bord de l’extinction Une espèce est dite au bord de l’extinction lorsque les meilleures données disponibles indiquent qu’elle est confrontée à un risque extrêmement élevé d’extinction à l’état sauvage (resp. en Suisse), c’est-à-dire lorsqu’elle remplit l’un des critères A à E correspondant à la catégorie CR (voir chap. A1-3).
> L’évaluation CR dans la présente Liste rouge a été appliquée aux espèces qui ont encore été observées depuis la précédente Liste rouge (2002) ou, lorsque des observations récentes manquent, pour lesquelles (a) on n’a effectué aucun contrôle spécifique (ou très peu) et (b) un soupçon fondé demeure quant à l’existence de populations vivantes.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 76
EN (Endangered): en danger Une espèce est dite en danger lorsque les meilleures données disponibles indiquent qu’elle est confrontée à un risque très élevé d’extinction à l’état sauvage (resp. en Suisse), c’est-à-dire lorsqu’elle remplit l’un des critères A à E correspondant à la catégorie EN (voir. chap. A1-3).
VU (Vulnerable): vulnérable Une espèce est dite vulnérable lorsque les meilleures données disponibles indiquent qu’elle est confrontée à un risque élevé d’extinction à l’état sauvage (resp. en Suisse), c’est-à-dire lorsqu’elle remplit l’un des critères A à E correspondant à la catégorie VU
NT (Near Threatened): potentiellement menacé Une espèce est dite potentiellement menacée lorsqu’elle a été évaluée d’après les critères A à E (voir chap. A1-3) et ne remplit pas, pour l’instant, les critères correspondant aux catégories au bord de l’extinction, en danger ou vulnérable, mais qu’elle est près de remplir les critères du groupe menacé ou qu’elle les remplira probablement dans un proche avenir.
LC (Least Concern): non menacé Une espèce est dite non menacée lorsqu’elle a été évaluée d’après les critères et ne remplit pas les critères correspondant aux catégories CR, EN, VU ou NT. Les espèces largement répandues et fréquentes sont incluses dans cette catégorie.
DD (Data Deficient): données insuffisantes Une espèce entre dans la catégorie données insuffisantes lorsqu’on ne dispose pas d’assez de données pour évaluer directement ou indirectement le risque d’extinction en fonction de sa distribution et/ou de l’état de sa population. Une espèce classée dans cette catégorie peut avoir fait l’objet d’études approfondies et sa biologie peut être bien connue, sans que l’on dispose pour autant de données pertinentes sur l’abondance et/ou la distribution. Il ne s’agit donc pas d’une catégorie de menace. L’attribution d’une espèce à cette catégorie indique qu’il est nécessaire de rassembler davantage de données et n’exclut pas la possibilité de démontrer, grâce à de futures recherches, qu’elle aurait pu être classée dans une catégorie «menacée». Il est impératif d’exploiter toutes les données disponibles et de n’utiliser DD qu’avec circonspection. Si les connaissances des experts permettent d’identifier une menace sur les habitats, ainsi que d’autres causes de menace, le statut le plus plausible doit être utilisé.
NA (Not Applicable): non applicable Une espèce est classée dans cette catégorie lorsqu’aucune population sauvage n’est connue en Suisse, lorsque la Suisse ne fait pas partie de son aire de distribution naturelle (néophytes), lorsqu’il s’agit d’une espèce adventice en Suisse, ou lorsque son statut taxonomique n’est pas assez précis pour permettre une évaluation (hybrides, formes, cultivars).
NE (Not Evaluated): non évalué Espèces pour lesquelles, pour l’heure, aucune évaluation n’a été faite selon les critères (voir annexe A4).
> Annexe 77
La Liste rouge proprement dite réunit les espèces des catégories EX (éteint), EW (éteint à l’état sauvage), RE (éteint en Suisse), CR (au bord de l’extinction), EN (en danger) et VU (vulnérable), alors que la liste des espèces menacées réunit celles des catégories CR, EN et VU uniquement (fig. 31). Afin de dénombrer exactement les espèces et sous-espèces éteintes et disparues en Suisse (voir chap. 1.4 et 2.1), les espèces CR(PE) sont classées avec les espèces EX, EW et RE. La catégorie NT (potentiellement menacé) est intermédiaire entre la Liste rouge et la liste des espèces non menacées (LC), il s’agit d’une catégorie «alarme».
Fig. 31 > Catégories de menace des listes rouges de Suisse
Liste rouge des espèces menacées
EX Eteint au niveau mondial
RE Eteint en Suisse
CR Au bord de l’extinction
Menacé EN En danger
VU Vulnérable
Evalué (données suffisantes) NT Potentiellement menacé
Indigène, archéophyte LC Non menacé
DD Données insuffisantes Evalué
NA Non applicable
NE Non évalué
A1-3 Critères de classement dans les catégories CR, EN et VU
Les critères adoptés pour le classement des espèces dans les catégories CR, EN et VU sont identiques, seuls les seuils varient. Dans ce qui suit, ne sont repris que les textes concernant la catégorie CR et, entre parenthèses, les seuils correspondants des catégories EN et VU.
Une espèce est dite au bord de l’extinction (respectivement en danger ou vulnérable) lorsque les meilleures données disponibles indiquent qu’elle remplit l’un des critères suivants (A à E) et, en conséquence, qu’elle est confrontée à un risque extrêmement élevé (respectivement très élevé ou élevé) d’extinction à l’état sauvage:
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 78
A. Réduction de la taille de la population prenant l’une ou l’autre des formes suivantes:
1 Réduction des effectifs ≥90 % (EN 70 %; VU 50 %) constatée, estimée, déduite
ou supposée, depuis dix ans ou trois générations, selon la plus longue des deux périodes, lorsque les causes de la réduction sont clairement réversibles ET comprises ET ont cessé, en se basant sur l’un des éléments suivants (à préciser): a) observation directe b) indice d’abondance adapté à l’espèce c) réduction de la zone d’occupation (aire occupée), de la zone d’occurrence et/ou de la qualité de l’habitat d) niveaux d’exploitation réels ou potentiels e) effets d’espèces introduites, de l’hybridation, d’agents pathogènes, de substances polluantes, d’espèces concurrentes ou parasites.
2 Réduction des effectifs ≥80 % (EN 50 %; VU 30 %) constatée, estimée, déduite
ou supposée, depuis dix ans ou trois générations, selon la plus longue des deux périodes, lorsque la réduction ou ses causes n’ont peut-être pas cessé OU ne sont peut-être pas comprises OU ne sont peut-être pas réversibles, en se basant sur l’un des éléments a – e mentionnés sous A1 (à préciser).
3 Réduction des effectifs ≥80 % (EN 50 %; VU 30 %) prévue ou supposée dans les
dix années ou trois générations, selon la période la plus longue (maximum de 100 ans), en se basant sur l’un des éléments b – e mentionnés sous A1 (à préciser).
4 Réduction des effectifs ≥80 % (EN 50 %; VU 30 %) constatée, estimée, déduite
ou supposée, pendant n’importe quelle période de dix ans ou trois générations, selon la plus longue des deux périodes (maximum 100 ans dans l’avenir), la période de temps devant inclure à la fois le passé et l’avenir, lorsque la réduction ou ses causes n’ont peut-être pas cessé OU ne sont peut-être pas comprises OU ne sont peut-être pas réversibles, en se basant sur l’un des éléments a – e mentionnés sous A1 (à préciser).
B. Répartition géographique, qu’il s’agisse de B1 (zone d’occurrence, EOO) OU de B2 (zone d’occupation, AOO) OU des deux:
1 Zone d’occurrence estimée inférieure à 100 km² (EN 5000 km², VU 20 000 km²)
et estimations indiquant au moins deux des possibilités a – c suivantes: a) Fragmentation sévère de la population ou population présente dans une seule localité (EN 5, VU 10) b) Déclin continu, constaté, déduit ou prévu de l’un des éléments suivants: (i) zone d’occurrence (ii) zone d’occupation (iii) superficie, étendue et/ou qualité de l’habitat (iv) nombre de localités ou de sous-populations (v) nombre d’individus matures c) Fluctuations extrêmes de l’un des éléments suivants: (i) zone d’occurrence (ii) zone d’occupation
> Annexe 79
(iii) nombre de localités ou de sous-populations (iv) nombre d’individus matures
2 Zone d’occupation estimée inférieure à 10 km² (EN 500 km², VU 2000 km²), et
estimations indiquant au moins deux des possibilités a – c suivantes: a) Fragmentation sévère de la population ou population présente dans une seule localité (EN 5, VU 10) b) Déclin continu, constaté, déduit ou prévu de l’un des éléments suivants: (i) zone d’occurrence (ii) zone d’occupation (iii) superficie, étendue et/ou qualité de l’habitat (iv) nombre de localités ou de sous-populations (v) nombre d’individus matures c) Fluctuations extrêmes de l’un des éléments suivants: (i) zone d’occurrence (ii) zone d’occupation (iii) nombre de localités ou de sous-populations (iv) nombre d’individus matures
C. Population estimée à moins de 250 individus matures (EN 2500, VU 10 000) et présentant:
1 Un déclin continu estimé à 25 % au moins en trois ans ou une génération, selon la
période la plus longue (maximum de 100 ans dans l’avenir) (EN 20 % en cinq ans ou deux générations, VU 10 % en 10 ans ou 3 générations), OU
2 Un déclin continu, constaté, prévu ou déduit du nombre d’individus matures ET
l’une au moins des caractéristiques (a, b) suivantes: a) Structure de la population se présentant sous l’une des formes suivantes: (i) aucune sous-population estimée à plus de 50 individus matures (EN 250, VU 1000) OU (ii) 90 % au moins des individus matures (EN 95 %, VU 100 %) sont réunis en une sous-population. b) Fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures.
D. Population estimée à moins de 50 individus matures (EN 250).
VU: Population très petite ou limitée, sous l’une ou l’autre des formes suivantes:
1. Population estimée à moins de 1000 individus matures.
2 Population dont la zone d’occupation est très réduite (en règle générale moins de
20 km²) ou le nombre d’habitats très limité (en règle générale 5 au maximum) à tel point que la population est exposée aux impacts d’activités anthropiques ou d’évènements stochastiques sur une très brève période et dans un avenir imprévisible. Par conséquent, elle pourrait devenir CR ou RE en très peu de temps.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 80
E. Analyse quantitative montrant que la probabilité d’extinction à l’état sauvage s’élève à 50 % au moins en l’espace de 10 ans ou 3 générations (EN 20 % en 20 ans ou 5 générations; VU 10 % en 100 ans) selon la période la plus longue (maximum 100 ans).
A1-4 Explication des termes techniques utilisés dans la Liste rouge de l’UICN
Population et sous-population
Dans les critères de la Liste rouge, le terme «population» désigne le nombre total Population d’individus matures (en mesure de se reproduire) d’une espèce. Il est donc utilisé dans un sens différent de celui utilisé en biologie classique.
On entend par sous-population des groupes bien définis d’une population, par exemple Sous-population sur le plan géographique, entre lesquels les échanges démographiques ou génétiques sont très limités (au plus une migration réussie d’un individu ou d’une unité de reproduction par année).
Une localité définit une zone dans laquelle un seul phénomène menaçant peut affecter Localité en même temps tous les individus d’un taxon présents dans cette zone. La taille d’une localité dépend donc de la portée du phénomène menaçant et peut ne concerner qu’une partie de la sous-population. Lorsque plusieurs phénomènes menaçants peuvent subvenir, il faut considérer le plus grave (menace principale).
Fragmentation sévère
De manière générale, le facteur de «fragmentation sévère» doit être retenu dans les situations résultant d’un processus de fragmentation (p. ex. déforestation, urbanisation du territoire). Les espèces dont les populations sont naturellement dispersées ou disséminées et adaptées à ce type de situation (p. ex. espèces pionnières se maintenant en métapopulations comme les plantes annuelles de mares temporaires) ne devraient pas être qualifiées de sévèrement fragmentées, sauf si cette fragmentation naturelle a été aggravée par des facteurs extérieurs (p. ex. anthropiques).
De plus, ce facteur ne peut être utilisé que si des informations indiquent que la fragmentation est un facteur préjudiciable à la survie du taxon. Il est donc nécessaire que la majeure partie de la population (>50 %) soit située dans des fragments d’habitats trop petits pour maintenir une population viable, avec très peu de possibilités d’échanges entre les sous-populations, de sorte que si une station disparaît, il est peu vraisemblable qu’elle soit recolonisée depuis une autre station.
Fluctuations extrêmes de la taille des populations
«On peut dire qu’un taxon connaît des fluctuations extrêmes lorsque ses effectifs ou son aire de répartition varient fortement, rapidement et fréquemment, et que cette variation est supérieure à un facteur de dix» (UICN 2001). En règle générale, la condition de «fluctuations extrêmes» doit être retenue lorsque les fluctuations résultent de perturbations extérieures (anthropiques, climatiques, …). Les espèces connaissant des
> Annexe 81
dynamiques naturellement fluctuantes, dont le cycle de vie est adapté à ce type de situation (p. ex. les plantes messicoles), ne devraient généralement pas être qualifiées de sévèrement fluctuantes, sauf si des facteurs extérieurs (en particulier anthropiques) aggravent significativement les fluctuations naturelles.
Réduction et déclin continu
Directives de l’UICN: une réduction se mesure sur 10 ans, sauf pour les espèces ayant Réduction des temps de génération significativement longs (>3 ans), pour lesquelles la réduction de population se mesure sur 3 générations. Les déclins anciens antérieurs à cette période de 10 ans ou 3 générations ne doivent pas être pris en compte dans ce calcul de la réduction.
Adaptations pratiques pour la présente Liste rouge (2016): un déclin se réfère par définition à une durée de 15 ans (depuis 2002, date de publication de la précédente Liste rouge). Une exception concerne les espèces présentant un très long temps de génération (30 ans). Les déclins anciens, qui ne se réfèrent pas à la période de 15 ou 30 ans, ne doivent pas être pris en compte dans ce calcul du déclin.
Le taux de réduction peut parfois être déterminé de façon approximative en se basant sur la diminution du nombre de localités ou de la surface des habitats favorables, si les experts s’accordent à considérer que cette régression a entraîné une réduction parallèle (p. ex. linéaire) de la taille de la population.
Pour estimer le déclin continu d’une espèce selon les critères B et C, le laps de temps à Déclin continu prendre en compte n’est pas nécessairement le même que pour une réduction de population, car celui-ci doit concerner la période présente. En effet, le déclin continu est avant tout défini comme un déclin en cours ou récent, dont la valeur peut être faible, et dont les causes n’ont pas cessé ou pourraient persister.
Individus matures
De manière générale, le nombre d’individus matures doit être établi en dénombrant tous les individus qui sont en capacité de se reproduire, y compris ceux qui ne se reproduisent pas ou dont la reproduction n’aboutit pas une année donnée.
Remarques:
> Les unités reproductrices au sein d’un clone doivent être comptées comme des individus, sauf lorsqu’elles sont incapables de survivre isolées (p. ex. les coraux). > Lorsque les effectifs d’une population fluctuent, il convient d’utiliser une estimation plus faible. Dans la plupart des cas, ce chiffre sera bien inférieur à la moyenne. > Les individus réintroduits ne doivent être comptés parmi les individus matures qu’à partir du moment où ils ont engendré des descendants viables.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 82
Transfert, réintroduction et renforcement de populations
Pour pouvoir tenir compte d’individus et/ou de sous-populations (ré)introduits et ainsi évaluer la menace de l’espèce, les conditions suivantes doivent être remplies:
1 Le but de la réintroduction est une réduction de la probabilité d’extinction de
l’espèce
2 La réintroduction a lieu dans une écorégion où l’espèce est indigène
3 La population réintroduite a engendré des descendants viables
4 La réintroduction a fait l’objet d’un suivi d’au moins 5 ans
5 Seules les sous-populations pouvant survivre sans aide directe peuvent être prises en
compte. Les sous-populations ne subsistant que grâce à une aide intensive (p. ex. fongicides, fumure) ou par un apport régulier d’individus ne peuvent être retenues. L’entretien «régulier» d’un habitat (p. ex. fauche, pâture) n’est pas considéré comme une aide intensive.
Zone d’occurrence et zone d’occupation
La zone d’occurrence (EOO) est définie comme la superficie délimitée par la ligne Zone d’occurrence imaginaire continue la plus courte possible pouvant renfermer tous les sites connus, déduits ou prévus de la présence actuelle d’une espèce, à l’exclusion des individus erratiques. Cette mesure peut exclure des discontinuités ou disjonctions dans la répartition globale d’une espèce (par exemple de larges zones où l’habitat est, à l’évidence, inadéquat).
La zone d’occupation (AOO) est la superficie occupée par une espèce au sein de la Zone d’occupation zone d’occurrence, à l’exclusion des individus errants. La mesure reflète le fait qu’une espèce ne se rencontre généralement pas dans toute sa zone d’occurrence, qui peut comprendre des habitats peu appropriés ou inoccupés. Il est généralement recommandé de déterminer la superficie de la zone d’occupation à l’aide de grilles de carrés de 2 x 2 km (= 4 km²). Dans certains cas toutefois, notamment pour les espèces aux habitats linéaires ou dont les individus sont très rapprochés, des grilles de carrés de 1 x 1 km (= 1 km²) s’avèrent appropriées, dans la mesure où l’on dispose de suffisamment d’informations et d’études pour que l’on puisse considérer que la région investiguée abrite tous les individus de l’espèce.
A1-5 Directives pour l’établissement d’une Liste rouge régionale / nationale
Les critères de l’UICN ont été établis dans le but d’évaluer le degré de menace des espèces sur le plan mondial. Les valeurs seuils proposées pour l’attribution à une catégorie donnée ne sont donc pas toujours adaptées à des unités géographiques de moindre taille que pour des continents ou pays. L’UICN a de ce fait initié le développement d’une procédure d’évaluation adaptée à des unités géographiques plus petites (Gärdenfors et al. 1999), qui est maintenant officiellement reconnue (IUCN 2003).
> Annexe 83
Fig. 32 > Achillea clavenae Achillea clavenae ne se rencontre en Suisse que dans deux stations au Tessin, directement à la frontière. Les deux populations sont à cheval sur la frontière italo-suisse et forment la limite ouest de l’aire de répartition de l’espèce. On peut supposer que les sous-populations suisses sont régulièrement alimentées et renforcées par les populations italiennes. L’espèce a été déclassée de EN à VU.
La procédure proposée passe par deux étapes successives. La première consiste à évaluer le statut de chaque espèce en appliquant les critères UICN, comme si la population considérée était la population mondiale. La seconde vise à pondérer le résultat ainsi obtenu par la prise en compte de la situation nationale, en considérant la dynamique des populations locales. Les espèces sont considérées ici en fonction de leur degré d’isolement par rapport à celles des pays limitrophes. On part de l’hypothèse que, pour de nombreuses espèces, les populations des pays voisins peuvent alimenter les populations indigènes et diminuer d’autant leur degré de menace. Pour chaque espèce, cette seconde étape peut se traduire par son maintien dans la catégorie initialement définie (espèces endémiques ou dont les populations locales sont isolées p. ex.), par son déclassement (downgrading) dans une catégorie de menace moins aiguë (espèces dont les populations locales sont nombreuses et alimentées par les populations des pays limitrophes et/ou appartenant à une espèce en expansion p. ex.) ou, dans de rares cas, par son surclassement (upgrading) dans une catégorie de menace plus aiguë (espèces dont les populations locales sont en régression bien qu’alimentées par celles des régions limitrophes p. ex.). L’hypothèse sur laquelle repose cette procédure n’est toutefois plausible que pour des espèces à fort pouvoir de dispersion et/ou susceptibles de trouver dans la région concernée une densité suffisante d’habitats dont la qualité répond à leurs exigences. Or l’expérience montre que la dégradation, voire la disparition, des habitats est une des principales causes de raréfaction des espèces, et notam-
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 84
ment des plantes. Par ailleurs, l’application de cette procédure implique que le niveau de connaissances en matière de dynamique des populations, tout comme celui concernant l’évolution de la qualité et de la taille des habitats disponibles, soit très élevé, non seulement dans la région concernée mais également dans les régions voisines. Or ceci est rarement le cas, surtout pour les espèces végétales.
Fig. 33 > Cortusa matthioli Cortusa matthioli ne pousse en Suisse qu’en Basse-Engadine et à Samnaun. L’espèce a par contre une très vaste zone d’occurrence en Eurasie. Elle colonise les aulnaies vertes, milieux non menacés. On peut supposer que les populations suisses ne constituent qu’une partie d’une plus grande population dans un milieu non menacé. L’espèce a donc été déclassée de «potentiellement menacée» à non menacée.
> Annexe 85
A2 Processus d’établissement de la Liste rouge 2016
Cette révision de la Liste rouge est le résultat d’un grand projet de plusieurs années conduit par Info Flora, avec la participation et l’accompagnement d’institutions de recherche (WSL, universités de Berne et de Lausanne), de nombreux experts locaux, ainsi qu’avec l’aide de plus de 400 botanistes bénévoles («recenseurs-Flore») pour les vérifications sur le terrain. L’annexe A5 liste toutes les personnes ayant participé à ce projet. Les principales étapes du processus d’établissement de la Liste rouge sont décrites ci-dessous, des données de base de la banque nationale de données floristiques d’Info Flora au traitement final par les experts. Les données disponibles se sont entretemps considérablement améliorées. Elles ont permis pour la première fois non seulement de tenir compte des avis des experts, mais aussi d’établir des évaluations directes et quantitatives pour beaucoup d’espèces. C’est pourquoi la révision de l’actuelle Liste rouge est bien mieux étayée et fiable que les évaluations de menace de la Liste rouge 2002.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 86
A2-1 Vue d’ensemble du processus
La banque nationale de données contenait au début du projet (2010) environ 1 700 000 entrées provenant de personnes privées, de données Réunir les données de base: d’herbiers et de la littérature, mais aussi des inventaires des biotopes et du – Banque nationale de données d’Info monitoring de la biodiversité MBD-CH. Pour quelques groupes, comme les Flora plantes aquatiques, les données étaient insuffisantes. C’est pourquoi, au – Prise en compte d’anciennes début du projet, la plus grande collecte possible de données grises (issues données (exploitation de données de divers rapports non publiés et de relevés de terrain, de l’atlas de Welten grises et de données issues de la & Sutter (1982) et de données de la littérature non encore exploitées) a été littérature) réalisée afin de préciser au mieux la répartition de ces espèces. Beaucoup de ces observations ont ensuite pu être utilisées pour les contrôles dans le terrain.
Quelque 800 espèces ont été choisies et leurs stations non reconfirmées jusqu’à présent visitées afin d’évaluer le développement des populations et Vérifications sur le terrain par des optimiser les données de base. La situation des populations et les menaces «recenseurs-Flore» ont été estimées sur place. Le contrôle se faisait sur tout le carré kilométrique dans lequel se situait l’ancienne mention. Les résultats ont été enregistrés comme données positives ou négatives.
Pour établir le degré de menace de chacune des 2712 espèces évaluées, les indicateurs importants de la méthode UICN pour la zone d’occurrence Analyse quantitative des données («EOO») et la zone d’occupation («AOO») ont été calculés. D’autres indicade base: teurs importants concernaient le nombre de localités et la tendance des – Calcul des indicateurs changements dans les populations, dérivés du taux de redécouverte lors des contrôles dans le terrain et de la comparaison des données actuelles avec celles de l’atlas Welten & Sutter (1982).
Pour chaque espèce, une première évaluation provisoire de menace a été Détermination quantitative de calculée à partir des indicateurs («évaluation grossière»). Celle-ci ne se l’évaluation basait que sur le critère B de l’UICN (changement dans la répartition géo- Première évaluation («évaluation graphique), en tenant compte des EOO et AOO calculés et des résultats grossière») semi-automatisés sur la fragmentation, le nombre de localités, la régression et les fluctuations.
Près de 50 experts ont analysé «l’évaluation grossière» et ont livré, pour les espèces qu’ils connaissaient bien, une estimation sur l’évolution de la Consultation des experts sur menace dans le passé et pour le futur en se basant sur la méthode UICN. l’évaluation de la détermination Pour les espèces sujettes à controverse, plus de 10 estimations ont parfois quantitative des degrés de menace été recueillies. Les experts devaient justifier leur estimation et étaient priés, si nécessaire, de tenir compte aussi des critères A, C et D de l’UICN.
Suite à la consultation des experts, les auteurs ont procédé à une synthèse de leurs avis et ont établi les évaluations définitives. De plus, les indicateurs ont été calculés une nouvelle fois, avec les données les plus récentes. En Evaluation finale se basant sur les avis des experts et les directives de l’UICN, les menaces futures des espèces ont été estimées. Celles-ci dépendent fortement des mesures de protection de la nature. Enfin, les effets de bordure pour les populations à cheval sur la frontière suisse ont été pris en compte.
Les étapes de la procédure résumée ci-dessus sont développées plus en détail dans le chapitre suivant.
> Annexe 87
A2-2 Données de base
La banque de données floristiques d’Info Flora a fourni les informations utilisées pour l’évaluation des degrés de menace. Au début du projet en 2010, 1 700 000 données étaient disponibles. Ces données proviennent de sources très diverses, les herbiers et la littérature botanique ayant fourni les plus anciennes. Pour le projet, des sources écrites ciblées, publiées et non publiées, ont été numérisées et exploitées. Par exemple, les notices rédigées lors des travaux de terrain pour l’atlas Welten & Sutter de 1982 et contenant des indications précises ont été mises en valeur. Les nouvelles données proviennent aussi bien d’annonces de privés que de données publiques. Les sources importantes de données publiques sont par exemple les données floristiques issues des inventaires des biotopes nationaux et régionaux ou les données du monitoring de la biodiversité MBD-CH avec les indicateurs Z7 et Z9 (MBD 2014). Info Flora remercie tout particulièrement tous les infatigables botanistes de terrain pour la mise à disposition de la grande quantité de données qu’ils ont fournies.
Afin de pouvoir statuer sur le changement de catégories de menace des plantes vasculaires selon les objectifs quantitatifs de l’UICN, il était utile de compléter la banque de données nationale avec des observations anciennes, mais il était également important de revisiter des stations connues pour les confirmer ou constater une perte éventuelle. Pour les espèces les plus difficiles à évaluer, il fallait disposer de suffisamment de données des deux périodes (1960–2001 / 2002–2015) basées sur un échantillon de localités disponibles. La banque de données s’est donc enrichie de façon ciblée pendant 5 ans grâce aux abondantes sources de données anciennes: données de la littérature, banques de données externes et herbiers. D’autre part, le projet partiel de vérifications dans le terrain a été lancé (voir sa description à l’annexe A2-3). Au final, 4 660 000 données étaient disponibles pour l’analyse dans la phase finale du projet.
Les données pour les plantes aquatiques représentaient un défi particulier. D’une part, Données de base pour les plantes ces plantes constituaient le groupe comportant le plus d’espèces menacées selon la aquatiques Liste rouge 2002 et, d’autre part, extrêmement peu de données les concernant étaient disponibles, mis à part les données très imprécises de Welten-Sutter. Il a donc fallu retravailler en urgence des données grises. Le projet partiel de vérifications dans le terrain a également aidé à pallier le manque de données anciennes et à prouver la présence d’espèces dans des régions où elles étaient inconnues auparavant.
Les travaux du Laboratoire d’Ecologie et de Biologie Aquatique (LEBA) de l’Université de Genève, qui se sont déroulés entre 1970 et 2000 et dont les résultats ne figuraient pas encore dans la banque de données, ont constitué une source particulièrement importante pour l’évaluation du développement des plantes aquatiques (macrophytes). L’ensemble de ces travaux a dû être numérisé dans le but d’obtenir des données floristiques géoréférencées. Il s’agissait notamment des travaux suivants: Etudes sur les macrophytes du Léman (1972–1976), «Etude chorologique et écologique des macrophytes des lacs suisses en fonction de leur altitude et de leur niveau trophique» (1976– 1985), «Qualification phyto-écologique des rives des lacs suisses» (1986–1998) et «Diversité biologique et typologie écologique des étangs et petits lacs de Suisse» (1996–2002). S'ajoutent à cela des travaux de doctorats, de masters et autres études du LEBA. Enfin, ces sources importantes ont été complétées de données tirées de divers
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 88
rapports de bureaux privés, mandatés par les cantons, sur la végétation des rivages ainsi que du Système modulaire gradué concernant les macrophytes.
Les anciennes observations ont été utilisées pour de nouvelles recherches des stations. Le LEBA a constitué un catalogue de ces stations après avoir consulté tous les grands herbiers de Suisse. Beaucoup d’observations provenaient aussi du premier projet de cartographie de la flore de Suisse, initié en 1920 par Walter Höhn et Walo Koch et qui n’a malheureusement jamais pu aboutir.
A2-3 Vérifications sur le terrain par les «recenseurs-Flore»
L’estimation de la menace de beaucoup d’espèces fréquentes et répandues a été aisée. Des espèces comme Fagus sylvatica, Sambucus nigra ou Poa pratensis ne nécessitent pas la collecte de données de terrain supplémentaires pour évaluer leur menace. Pour quelque 800 espèces par contre, il a été nécessaire de connaître plus précisément le développement de leurs populations en Suisse durant ces 15–30 dernières années (voir les explications à ce sujet à l’annexe A2-5). Un projet de grande envergure et s’étendant sur plusieurs années avait pour ambition de visiter et contrôler plus de 6000 stations se rapportant à ces 800 espèces. Le choix des espèces à vérifier s’est basé sur les critères de rareté (nombre de secteurs Welten-Sutter confirmés après 2001) et de menace sur l’habitat de chacune des espèces.
Le but de ces contrôles était de documenter au minimum la présence/absence d’une espèce dans un carré kilométrique dans lequel elle avait encore été observée avant
2002 Les carrés kilométriques ont été choisis de telle façon qu’au moins 30 carrés par
espèce soient disponibles pour les analyses. Pour les espèces signalées jusqu’en 2002 dans moins de 30 carrés, tous les carrés ont été pris en compte. On a ensuite analysé dans quels carrés kilométriques des données existaient aussi après 2002, pour chacune des espèces choisies. Pour les carrés kilométriques non encore confirmés, une documentation pour le travail de terrain a été préparée.
Un protocole de terrain a été établi. Les quelques 400 «recenseurs-Flore» bénévoles ont essayé de retrouver les espèces cibles et de recueillir des informations importantes concernant leur situation et les éventuels facteurs de menace. Le nombre d’inspections par carré dépendait du nombre d’espèces à rechercher, de leur phénologie et de la possibilité de confirmer leur présence. La plupart des stations à confirmer dataient de 1960 à 2000 et étaient suffisamment précises (rayon d’au moins 250 m) pour permettre de connaître au moins la localité. Dans certains cas, lorsque l’on disposait de trop peu d’indications pertinentes, des mentions remontant jusqu’à 70 ans et beaucoup moins précises ont été utilisées. Sans surprise, de telles stations anciennes et imprécises étaient difficiles à confirmer et devaient être utilisées avec prudence lors de l’évaluation finale.
L’équipe d’Info Flora était soutenue, pour ces contrôles de terrain, par 14 coordinateurs régionaux. Ces coordinateurs se chargeaient des tâches administratives et du recrutement des botanistes bénévoles («recenseurs-Flore») pour leur région respective. Ils assuraient également le contact avec Info Flora. Les coordinateurs et des représentants
> Annexe 89
d’Info Flora communiquaient les informations importantes relatives au projet aux recenseurs-Flore lors de réunions annuelles. Des exercices concernant la méthode de terrain étaient également pratiqués à cette occasion.
Les travaux de terrain pour les plantes aquatiques (macrophytes) étaient beaucoup plus spécifiques. Des bottes et du matériel de plongée étaient par exemple souvent nécessaires. C’est pourquoi les contrôles ont été effectués dans des stations déjà connues et des spécialistes se chargeaient de la récolte des données. En plus du travail de terrain, des cours et des aides à la détermination de ces plantes étaient à disposition, afin d’attirer de nouveaux recenseurs pour ce groupe écologique particulier et de constituer un réseau régional de «recenseurs-macrophytes».
Les résultats des contrôles de terrain sont, dans l’ensemble, très significatifs. Il en ressort toutefois un taux de redécouverte montrant un recul de populations (voir critère A de l’UICN). Cependant, nombre de facteurs et de possibles sources d’erreurs concernant les résultats de ces contrôles doivent être pris en compte lors de l’interprétation:
> Nombre de carrés kilométriques visités: plus le nombre est élevé, plus le taux de redécouverte calculé est fiable. Un nombre trop faible de carrés visités réduit la fiabilité du taux de redécouverte. Chaque carré supplémentaire visité influence donc très fortement le résultat. > Référence au recul de populations: le taux de redécouverte se réfère au nombre de carrés kilométriques; à l’inverse, le recul de populations selon le critère A se réfère aux individus. Si l’on admet que les stations disparues abritaient un nombre d’individus en dessous ou en dessus de la moyenne, le taux de redécouverte doit alors être interprété en conséquence. > Retrouver les espèces recherchées: plus une espèce peut être trouvée facilement, plus le résultat négatif de sa recherche est fiable. En revanche, pour les espèces visibles peu de temps (phénologie) ou peu visibles dans le terrain et donc difficiles à trouver, une seule visite ne peut suffire pour affirmer que la population a disparu. Dans ces cas-là et lorsque cela était possible, les recherches se sont étalées sur plusieurs années et ont été conduites par des personnes différentes. > Ecologie de l’espèce recherchée: les espèces instables, comme les plantes rudérales ou les plantes ségétales, peuvent apparaître chaque année à un endroit différent de manière naturelle, alors que des stations existantes peuvent disparaître rapidement. Pour de telles espèces, le taux de redécouverte est généralement nettement plus faible que pour les espèces fidèles à leurs stations, mais elles ne doivent toutefois pas être considérées comme étant plus menacées. > Contradictions dans les données: lorsqu’une espèce n’a pu être retrouvée que difficilement, mais que la banque de données comporte beaucoup de nouvelles annonces (dans les régions où l’espèce n’était pas connue auparavant), il s’agit d’une indication que le taux de redécouverte décrit l’état de l’espèce de façon trop pessimiste. > Erreurs initiales dans l’annonce ou la saisie des données: les données anciennes peuvent contenir des erreurs de détermination ou de saisie non détectées lors de la préparation des contrôles de terrain. Il s’agit souvent d’une confusion entre les deux sous-espèces d’une même espèce. Cela est fréquemment arrivé par exemple entre Sparganium erectum subsp. erectum et Sparganium erectum subsp. neglectum: lors-
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 90
que la (re)découverte d’une des sous-espèces ne correspondait pas à celle recherchée et signalée à l’origine, cela conduit à une surestimation du recul de cette dernière. > Coordonnées originales susceptibles d’être erronées: lorsqu’une espèce n’a pas été retrouvée dans le carré kilométrique signalé mais dans un carré voisin, les coordonnées originales ont été corrigées dans certains cas. Ceci peut se justifier si les coordonnées originales ont une faible précision spatiale ou si elles se trouvent près de la limite du carré kilométrique. > Ancienneté de l’annonce: plus l’annonce d’une station est récente, plus on a de chance de redécouvrir les plantes. Sur le Plateau, où l’urbanisation et l’agriculture exercent une forte pression sur le paysage, le laps de temps entre une observation et une nouvelle visite est souvent déterminant, car beaucoup d’habitats y sont détruits. De plus, l’exactitude géographique des observations récentes est généralement meilleure que celle des observations anciennes.
A2-4 Calcul des indicateurs et du statut provisoire
Une première analyse de l’immense quantité de données récoltées a permis d’établir une évaluation quantitative de la situation de menace des quelque 2700 espèces traitées. La méthode UICN définit cinq critères quantitatifs pour la détermination de la menace (critères A-E, UICN 2014). Parmi ceux-ci, seul le critère E (analyse de probabilité d’extinction d’un taxon) n’est pas encore applicable compte tenu des données disponibles aujourd’hui. Pour trois critères (A, C et D), les connaissances scientifiques de base et les expériences des experts sont toujours nécessaires à la pondération et à l’interprétation des données existantes. Seul le critère B – sur la base duquel le changement dans la répartition géographique des espèces est analysé (voir annexe A1) – a servi au calcul purement quantitatif du statut provisoire de menace.
Pour utiliser correctement le critère B, il fallait aussi effectuer, en plus des calculs de l’aire d’occurrence (EOO) et de l’aire d’occupation (AOO), des calculs semiautomatisés sur la fragmentation, le nombre de localités ainsi que sur la régression et les fluctuations (voir ci-dessous). Les chiffres concernant l’aire d’occupation AOO ne fournissent qu’une indication sur la rareté d’une espèce, au sens de la répartition géographique des risques. Mais une distribution spatiale réduite ne signifie pas automatiquement une menace. Selon la méthode UICN, une espèce avec des valeurs EOO et AOO faibles doit également subir au moins deux des effets négatifs suivants: (a) fragmentation sévère ou très petit nombre de localités, (b) régression continue ou (c) fluctuations extrêmes. Ces conditions supplémentaires dans le critère B s’avèrent particulièrement importantes pour les petits pays comme la Suisse, car les valeurs EOO et AOO sont relativement petites de façon naturelle. En appliquant les valeurs seuils de l’UICN et si l’on ne tenait compte que des faibles valeurs EOO et AOO, la plupart des espèces, même certaines dont il est évident qu’elles ne sont pas menacées, devraient être considérées comme menacées en Suisse.
Pour le calcul des valeurs EOO et AOO actuelles, seules les mentions des régions de Suisse où l’espèce considérée est indigène ont été prises en compte. Les cas douteux et les populations introduites ou semées ont été exclus. La valeur EOO représente la superficie du polygone convexe minimum (le plus petit polygone dans lequel aucun
> Annexe 91
angle ne dépasse 180°) contenant toutes les observations faites depuis 2002). La valeur AOO représente la somme des superficies du plus petit nombre de carrés de 2 x 2 km qui ne se chevauchent pas (parfois aussi des carrés de 1 x 1 km, voir annexe A1-4) et comprenant toutes les stations prises en compte. Les valeurs AOO dépendent fortement de la couverture des données existantes et sous-estiment donc souvent la région effectivement occupée.
En plus du calcul des valeurs EOO et AOO, les valeurs liées aux conditions supplémentaires a, b et c du critère B de l’UICN sont aussi calculées, dans la mesure du possible:
Selon l’UICN, la définition du terme «localité» est directement liée à l’influence de la menace la plus forte (voir annexe A1). Il n’est donc pas possible de calculer le nombre de localités de façon automatique. Une procédure pragmatique a alors été utilisée pour les critères B1a et B2a: les annonces de stations de la banque de données ont été agrégées à l’échelle du carré kilométrique puis évaluées visuellement. Pendant la phase de consultation, les experts ont été priés d’examiner d’un œil critique le nombre de localités et, tout en respectant la méthode de l’UICN, de le corriger si nécessaire.
La définition de «fragmentation sévère» de l’UICN pour les critères B1a et B1b est très restrictive (voir annexe A1). C’est pourquoi aucun calcul d’indicateur n’a été effectué pour cette phase d’analyses. C’est pendant la phase de consultation que les experts ont déterminé, pour chaque espèce, si la fragmentation a une influence déterminante sur leur menace.
Pour établir le «déclin continu» d’une espèce (critères B1b et B2b), les informations des sources suivantes ont été exploitées: le taux de redécouverte lors du contrôle de mentions anciennes (voir annexe A2, chapitre A2-3), le développement de la zone d’occurrence depuis la cartographie de l’atlas de distribution de Welten & Sutter (1982) ainsi que des indicateurs sur la qualité de l’habitat et son extension.
Il n’est pas non plus possible de déterminer de façon semi-automatique le facteur de menace «fluctuations extrêmes» (critère B2c). C’est pourquoi il n’a été inclus que lors de la phase suivante de consultation par les experts.
A2-5 Consultations par les experts
Les statuts provisoires de menace de toutes les espèces évaluées ont ensuite été examinés et corrigés par 44 experts. Au préalable, chaque expert a rempli un questionnaire visant à préciser leurs compétences particulières et leurs connaissances des régions. En fonction de ses réponses au questionnaire, chacun a ensuite reçu des «paquets» indivi-
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 92
dualisés d’espèces à traiter, avec également des indications sur les paquets à traiter en priorité.
Durant cette phase, les experts ont évalué le statut provisoire des espèces comme suit:
> Evaluation du statut calculé de façon automatique selon le critère B (voir chapitre A2-4) et correction des facteurs fragmentation, nombre de localités, régression et fluctuations. > Application des autres critères UICN A, C et D, mais seulement de ceux qui permettaient d’attribuer le degré de menace le plus élevé à une espèce et qui leur paraissaient justifiés. > Estimation de l’évolution de la menace, pas seulement par le passé mais aussi dans le futur (ou combinant le passé avec le futur), en se basant sur les laps de temps spécifiés par l’UICN.
L’estimation de la régression des populations (critère A) dépend fortement du laps de temps considéré. Info Flora a donc proposé aux experts d’utiliser en principe une durée de 15 ans (30 ans pour les espèces ayant un très long temps de génération) pour estimer le taux de régression dans le passé et pour le futur. Ainsi, les difficultés liées à l’estimation de la «durée d’une génération» pour chaque espèce ont pu être évitées et tous les experts ont appliqué la même procédure. Cette durée de 15 ans a également permis de se focaliser sur l’évolution des populations depuis la Liste rouge 2002.
Pour faciliter le travail des experts, d’autres indicateurs pour chaque espèce ont été compilés dans un tableau:
> Le «taux de redécouverte», qui correspond à la proportion d’anciennes mentions confirmées lors des contrôles de terrain dans le cadre de la Liste rouge (voir annexe > Le nombre de secteurs de l’atlas de distribution (Welten & Sutter 1982) dans lesquels l’espèce a été trouvée entre 1960 et 2015. > Le nombre de secteurs de l’atlas de distribution dans lesquels l’espèce n’a pas été signalée dans la publication de 1982 mais où elle a été trouvée depuis 2002. Des espèces avec beaucoup de secteurs supplémentaires sont souvent des espèces en expansion. > La proportion des secteurs de l’atlas (état 1982) dans lesquels une espèce avait alors été signalée et a été confirmée depuis 2002 par des données récentes. Une valeur très faible peut indiquer que l’espèce est en régression, qu’elle est sous-échantillonnée ou qu’il existe des problèmes taxonomiques. > Les milieux naturels attribués à chaque espèce et leur degré de menace au niveau suisse, selon la Liste rouge des milieux de Suisse (publiée dans Delarze et al. 2015).
> Annexe 93
A2-6 Evaluation finale
La synthèse de l’analyse quantitative et les nombreuses évaluations des experts ont conduit à une évaluation définitive de la plus grande partie des quelque 2700 espèces traitées. Mais les nombreux avis des experts ont parfois aussi montré d’importantes différences dans les évaluations, différences justifiées par les expériences régionales ou les diverses perceptions subjectives. Pour les différences importantes, Info Flora a obtenu et exploité d’autres données et avis d’observateurs et spécialistes. Les espèces controversées et très rares, pour lesquelles on pensait que la taille des populations se situait en dessous du seuil requis pour les critères C et D, ont demandé l’investissement le plus important, l’objectif étant d’obtenir des données aussi précises que possibles sur la taille de leurs populations.
D’autres cas particuliers ont été traités individuellement. Il s’agit surtout d’espèces fortement dépendantes de mesures de protection de la nature, mais aussi d’espèces représentées en Suisse par des populations marginales, c’est-à-dire situées uniquement aux environs immédiats de la frontière nationale (voir annexe A1, chapitre A1-5).
Pour beaucoup d’espèces, la tendance des populations – le facteur le plus important Tendances des populations pour l’attribution du statut de menace d’une espèce – a été influencée ces dernières et mesures de protection décennies par les mesures de protection de la nature. Les mesures de protection et de la nature d’entretien favorisant la survie d’une espèce ont une répercussion positive sur les populations. Les pertes sont freinées, les effectifs se stabilisent ou, dans le meilleur des cas, augmentent même. Toutefois, la tendance des populations n’est très souvent favorisée que lorsque les mesures nécessaires sont appliquées de façon continue et sur le long terme. De telles mesures se justifient car, sans elles, la situation des populations continuerait à empirer. Pour les espèces dépendant de mesures de protection, la tendance des 15–30 dernières années a été calculée ou estimée, de même que la tendance de leur développement futur dans l’hypothèse d’une diminution ou de l’abandon de ces mesures. Le catalogue des critères UICN prévoit quatre critères partiels pour une évaluation dans le futur:
> Critère A3: «Réduction de la taille de la population déduite ou prévue dans le futur» > Critère A4: «Réduction de la taille de la population estimée, déduite ou prévue dans le passé et dans le futur» > Critère B2: «Un déclin continu peut être estimé, déduit ou prévu …» > Critère C2: «Un déclin continu déduit ou prévu …»
Le développement des populations des espèces sans les mesures ciblées de protection de la nature a été déduit et estimé. Ce travail s’est effectué suite à la consultation de plusieurs experts et se base sur les caractéristiques suivantes des espèces (resp. taxons):
> L’espèce profite de plans d’actions spécifiques et de programmes de protection des espèces. > L’espèce profite clairement de programmes visant à favoriser des guildes déterminées (p. ex. guilde des plantes accompagnatrices des cultures, guilde des ligneux issus des revalorisations de haies ou de lisières, etc.).
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 94
> La présence d’une espèce dépend de la haute qualité de son habitat en termes de protection de la nature. Cette qualité dépend à son tour de mesures de protection et d’entretien (p. ex. maintien de surfaces et de la qualité grâce aux aires protégées ou à la mise en œuvre adéquate des inventaires des biotopes).
En plus de ces trois niveaux de mesures, on a estimé et mesuré, d’une part à quel point les mesures, les programmes de promotion et les efforts de protection ont influencé la stabilisation et le développement des populations, et d’autre part la fréquence et l’ampleur des mesures. Lorsque la dépendance aux mesures est forte et que leur effet positif est prouvé ou supposé plausible, l’évaluation du degré de menace s’est également faite en utilisant les critères exposés ci-dessus et tenant compte de la situation dans le futur.
Cette évaluation dans le futur, en rapport avec les mesures de protection de la nature, concerne 201 espèces, pour lesquelles une remarque correspondante figure dans la liste d’espèces (annexe A3). Comme ces espèces profitent actuellement de mesures de protection et de promotion, elles permettent aussi de jauger le succès des mesures entreprises précédemment.
– Exemple: Saxifraga hirculus est une espèce des marais de transition à répartition circumboréale. En Europe, elle est en régression partout et ses populations relictuelles d’Europe centrale sont toutes très menacées et en diminution. En Suisse, on ne connaît aujourd’hui qu’une seule station. Cette population s’agrandit grâce aux nombreux efforts fournis, c’est pourquoi, selon les critères UICN, l’espèce ne serait aujourd’hui «que» vulnérable (critère D2). Pour que la protection soit un succès, il faut garantir un équilibre très fin entre régime des perturbations, taux de nutriments et arrivée d’eau (Vittoz et al. 2006). Le déclin de Saxifraga hirculus n’a ainsi pu être enrayé que grâce aux efforts intensifs de protection de la nature. Si l’on appliquait strictement les critères UICN, l’espèce pourrait tout au plus être attribuée à la catégorie VU, ce qui est de toute évidence une évaluation trop faible. En effet, si les mesures de protection cessaient, l’espèce disparaîtrait en peu de temps. C’est pourquoi son statut de menace a été adapté et l’espèce a été «reclassée» CR, c’est-à-dire au bord de l’extinction (voir. fig. 7).
> Annexe 95
A3 Liste de tous les taxons traités
Légende de la liste des espèces
Nom de l’espèce Nom scientifique, selon la checklist (Info Flora 2016)
Statut LR Catégories de menace selon l’UICN (voir annexe A1 et UICN 2001, 2003, 2014)
EX Eteint au niveau mondial RE Eteint en Suisse CR(PE) Probablement éteint («disparu»), voir annexe A1-2 CR Au bord de l’extinction EN En danger VU Vulnérable NT Potentiellement menacé LC Non menacé DD Données insuffisantes NA Non applicable (voir chap. 1.3) NE Non évalué (voir chap. 1.3 et annexe A4) Remarque: l’évaluation est faite sur le rang taxonomique le plus bas possible. Pour les taxons regroupants (espèces, resp. agrégats, comprenant plusieurs sous-espèces, resp. espèces), aucun statut de menace n’est volontairement indiqué, afin de marquer la nécessité de procéder à la détermination la plus précise possible.
Critères Critères UICN pour l’évaluation A Déclin de la taille de la population (passé, présent ou projeté) B Répartition géographique associée à une fragmentation, une régression ou des fluctuations C Population de petite taille associée à une régression D Population ou aire de distribution de très petite taille E Analyse quantitative de la probabilité d’extinction (non utilisé) * Déclassement d’une catégorie en raison d’effets de bordure (voir annexe A1-5)
Remarques Remarques importantes concernant l’évaluation, l’indigénat, la taxonomie, les espèces nouvelles, etc.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 96
Tab. 8 > Liste de tous les taxons traités, avec leur catégorie de menace
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Abies alba LC Acer campestre LC Acer opalus LC Acer platanoides LC Acer pseudoplatanus LC Aceras anthropophorum NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Achillea atrata LC Achillea clavenae VU C2a(i) * indigène au sud du Tessin uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Achillea erba-rotta subsp. moschata LC Achillea macrophylla LC Achillea millefolium aggr. – Achillea collina VU A2c – Achillea millefolium LC – Achillea pratensis DD présence en Suisse non prouvée pour l’instant – Achillea roseoalba LC – Achillea setacea LC – Achillea stricta NT B2b(iii) Achillea nana LC Achillea nobilis NT B2b(iii) Achillea ptarmica VU A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Achillea tomentosa NT B1b(iii); B2b(iii) Achnatherum calamagrostis LC Acinos alpinus LC Acinos arvensis LC Aconitum anthora VU D2 Aconitum lycoctonum LC – Aconitum lycoctonum subsp. neapolitanum LC – Aconitum lycoctonum subsp. vulparia LC Aconitum napellus – Aconitum napellus subsp. lusitanicum LC – Aconitum napellus subsp. tauricum VU D2 – Aconitum napellus subsp. vulgare LC Aconitum variegatum – Aconitum variegatum subsp. paniculatum LC – Aconitum variegatum subsp. rostratum NT C2a(i) – Aconitum variegatum subsp. valesiacum LC – Aconitum variegatum subsp. variegatum VU D2 Actaea spicata LC Adenophora liliifolia CR D tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Adenostyles alliariae LC Adenostyles alpina LC Adenostyles leucophylla LC
> Annexe 97
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Adiantum capillus-veneris VU C2a(i) Adonis aestivalis VU A4cd; B2ab(ii,iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Adonis flammea EN A4cd; tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) B1ab(ii,iii,iv); B2ab(ii,iii) Adonis vernalis VU B1ab(iii); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Adoxa moschatellina LC Aegopodium podagraria LC Aethionema saxatile VU B2ab(iii); C2a(i) Aethusa cynapioides NT C2a(i) Aethusa cynapium LC Agrimonia eupatoria LC Agrimonia procera VU A2c Agrostemma githago EN A4c; B2ab(ii,iii) Agrostis alpina LC Agrostis canina NT B2b(iii) Agrostis capillaris LC Agrostis gigantea LC Agrostis rupestris LC Agrostis schleicheri LC Agrostis schraderiana LC Agrostis stolonifera LC Agrostis vinealis DD Aira caryophyllea VU A2c Aira elegantissima EN B2ab(iii) Aira praecox CR(PE) uniquement ancienne donnée bibliographique du Valais Ajuga chamaepitys VU A3c; B2b(iii)c(iv) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Ajuga genevensis LC Ajuga pyramidalis LC Ajuga reptans LC Alchemilla alpina aggr. sensu Heitz LC – Alchemilla alpina LC – Alchemilla argentidens LC – Alchemilla opaca LC – Alchemilla saxatilis LC – Alchemilla saxetana LC – Alchemilla transiens DD Alchemilla conjuncta aggr. sensu Heitz LC – Alchemilla atrovirens DD – Alchemilla conjuncta DD – Alchemilla flavovirens DD – Alchemilla leptoclados LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 98
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Alchemilla coriacea aggr. sensu Heitz LC – Alchemilla aggregata LC – Alchemilla coriacea LC – Alchemilla sinuata LC – Alchemilla straminea LC – Alchemilla trunciloba LC Alchemilla decumbens aggr. sensu Heitz LC – Alchemilla decumbens LC – Alchemilla pseudodecumbens LC – Alchemilla undulata LC Alchemilla demissa aggr. LC – Alchemilla demissa LC – Alchemilla fissimima DD – Alchemilla longiuscula LC – Alchemilla semisecta LC Alchemilla fissa aggr. LC – Alchemilla fallax LC – Alchemilla firma DD – Alchemilla fissa LC – Alchemilla flexicaulis LC – Alchemilla galkinae LC – Alchemilla incisa LC – Alchemilla othmarii LC – Alchemilla sericoneura LC – Alchemilla weberi LC Alchemilla glabra aggr. LC – Alchemilla acuminatidens DD – Alchemilla connivens LC – Alchemilla controversa DD – Alchemilla effusa LC – Alchemilla frigens LC – Alchemilla glabra LC – Alchemilla glomerulans LC – Alchemilla impexa LC – Alchemilla lineata LC – Alchemilla longana LC – Alchemilla obtusa LC – Alchemilla racemulosa LC – Alchemilla reniformis LC – Alchemilla squarrosula DD – Alchemilla versipila LC Alchemilla grossidens aggr. LC – Alchemilla glacialis LC
> Annexe 99
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
– Alchemilla grossidens LC – Alchemilla jugensis LC – Alchemilla longinodis DD – Alchemilla pallens LC Alchemilla helvetica aggr. LC – Alchemilla helvetica LC – Alchemilla radiisecta DD Alchemilla heteropoda aggr. LC – Alchemilla compta LC – Alchemilla heteropoda LC – Alchemilla inconcinna LC – Alchemilla lunaria LC – Alchemilla rubristipula LC – Alchemilla tenuis LC – Alchemilla tirolensis LC – Alchemilla westermaieri DD Alchemilla hybrida aggr. sensu Heitz LC – Alchemilla colorata LC – Alchemilla exigua LC – Alchemilla filicaulis LC – Alchemilla flabellata LC – Alchemilla glaucescens LC – Alchemilla hybrida LC – Alchemilla oscensis LC – Alchemilla plicata LC – Alchemilla psilopodia LC Alchemilla pentaphyllea LC Alchemilla pentaphylloides aggr. LC – Alchemilla gemmia LC – Alchemilla pentaphylloides LC – Alchemilla trullata LC Alchemilla plicatula aggr. LC – Alchemilla alpigena LC – Alchemilla amphisericea LC – Alchemilla chirophylla LC – Alchemilla hoppeana LC – Alchemilla nitida LC – Alchemilla petiolulans LC Alchemilla splendens aggr. LC – Alchemilla gingolphiana DD – Alchemilla infravallesia LC – Alchemilla jaquetiana DD – Alchemilla paicheana LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 100
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
– Alchemilla schmidelyana LC – Alchemilla splendens LC Alchemilla subsericea aggr. LC – Alchemilla subsericea LC Alchemilla vulgaris aggr. sensu Heitz LC – Alchemilla acutiloba LC – Alchemilla crinita LC – Alchemilla curtiloba LC – Alchemilla flavicoma LC – Alchemilla gaillardiana DD – Alchemilla hirtipes DD – Alchemilla micans LC – Alchemilla monticola DD – Alchemilla multidens LC – Alchemilla obscura LC – Alchemilla rhododendrophila LC – Alchemilla semihirta DD – Alchemilla strigosula LC – Alchemilla subcrenata LC – Alchemilla subglobosa LC – Alchemilla xanthochlora LC Aldrovanda vesiculosa EN D éteint et réintroduit Alisma gramineum EN B2ab(iii) Alisma lanceolatum EN B2ab(iii) Alisma plantago-aquatica LC Alliaria petiolata LC Allium angulosum VU A4c Allium carinatum – Allium carinatum subsp. carinatum NT B2b(iii) – Allium carinatum subsp. pulchellum VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Allium lineare VU B2ab(ii,iii); C1 Allium lusitanicum LC Allium oleraceum LC Allium rotundum CR C2a(i) Allium schoenoprasum LC Allium scorodoprasum NT B2b(iii) Allium sphaerocephalon LC Allium suaveolens EN B2ab(iii) Allium ursinum LC Allium victorialis LC Allium vineale LC Alnus glutinosa LC Alnus incana LC
> Annexe 101
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Alnus viridis LC Alopecurus aequalis VU A2c Alopecurus geniculatus VU A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Alopecurus myosuroides LC Alopecurus pratensis LC Alyssoides utriculata NT D2 Alyssum alpestre EN D Alyssum alyssoides LC Alyssum montanum NT B2b(iii) menacé localement, car sensible à la varappe, au piétinement et à l’ombrage Amaranthus blitum LC Amelanchier ovalis LC Anacamptis pyramidalis NT B2ab(iii) – Anacamptis pyramidalis subsp. pyramidalis NT B2b(iii) – Anacamptis pyramidalis var. tanayensis VU D1 uniquement dans les Préalpes occidentales (FR, VD, VS) Anagallis arvensis LC Anagallis foemina VU A2c Anagallis minima CR A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Anagallis tenella CR D Anchusa arvensis NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Anchusa officinalis NT B2b(iii) Andromeda polifolia NT B2b(iii) Androsace alpina LC Androsace brevis VU C2a(i) Androsace chamaejasme LC Androsace helvetica LC Androsace lactea NT B2b(iii) Androsace maxima CR B1ab(iii,iv) c(iii,iv); C2a(i) Androsace obtusifolia LC Androsace puberula LC Androsace pubescens NT B2a Androsace vandellii LC Androsace vitaliana LC Anemone baldensis LC Anemone narcissiflora LC Anemone nemorosa LC Anemone ranunculoides LC Anemone sylvestris CR B1ab(iii); autochtone uniquement à SH, tient compte de la menace future (voir annexe A2, Angelica sylvestris LC Anogramma leptophylla EN C2a(i) Antennaria carpatica LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 102
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Antennaria dioica LC Anthemis arvensis VU B2b(iv)c(iii) Anthemis cotula EN B2ab(iii); C2a(i) Anthemis tinctoria LC Anthemis triumfettii VU B1ab(iii); B2ab(iii) * Anthericum liliago LC Anthericum ramosum LC Anthoxanthum odoratum aggr. – Anthoxanthum alpinum LC – Anthoxanthum odoratum LC Anthriscus cerefolium VU C2a(i) Anthriscus nitida LC Anthriscus sylvestris LC – Anthriscus sylvestris subsp. stenophylla EN D – Anthriscus sylvestris subsp. sylvestris LC Anthyllis montana VU D1; D2 présence en Suisse uniquement de la sous-espèce subsp. montana Anthyllis vulneraria – Anthyllis vulneraria subsp. alpestris LC – Anthyllis vulneraria subsp. carpatica LC – Anthyllis vulneraria subsp. polyphylla VU B1ab(iii); B2ab(iii) – Anthyllis vulneraria subsp. valesiaca LC Apera interrupta EN B2ac(iv) Apera spica-venti LC Aphanes arvensis LC Aphanes australis NT B2b(iii) Apium nodiflorum CR C2a(i); D Apium repens CR B2ab(iii); D Aposeris foetida LC Aquilegia alpina NT B2b(iii) Aquilegia atrata LC Aquilegia einseleana VU D2 * Aquilegia vulgaris LC Arabidopsis thaliana LC Arabis alpina LC seule la sous-espèce subsp. alpina est indigène Arabis auriculata NT B2b(iii); C2a(i) Arabis bellidifolia – Arabis bellidifolia subsp. bellidifolia LC – Arabis bellidifolia subsp. stellulata LC Arabis caerulea LC Arabis ciliata LC Arabis collina VU C2a(i)
> Annexe 103
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Arabis hirsuta aggr. – Arabis hirsuta LC – Arabis nemorensis CR C2a(ii); D – Arabis sagittata VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Arabis nova NT B2b(iii) Arabis scabra EN C2a(ii); D * Arabis serpillifolia NT B2a Arabis subcoriacea LC Arabis turrita LC Arctium lappa LC Arctium minus LC – Arctium minus subsp. minus LC – Arctium minus subsp. pubens DD la valeur taxonomique n’est pas claire Arctium nemorosum LC Arctium tomentosum NT B2b(iii) Arctostaphylos alpina LC Arctostaphylos uva-ursi LC Arenaria biflora LC Arenaria ciliata aggr. – Arenaria ciliata subsp. bernensis NT B1a; B2a; C2a(i) – Arenaria ciliata subsp. ciliata LC – Arenaria gothica CR B1ac(iii); B2ac(iii); D – Arenaria multicaulis LC Arenaria grandiflora VU D1 Arenaria serpyllifolia aggr. – Arenaria leptoclados LC – Arenaria serpyllifolia LC Aristolochia clematitis EN A2c; B2ab(iii) plante médicinale ancienne, naturalisée probablement seulement au TI (pris en compte pour l’évaluation) Aristolochia rotunda EN B2ab(iii,iv); indigène au sud du Tessin uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Armeria alpina LC – Armeria alpina subsp. alpina LC – Armeria alpina var. purpurea RE réintroduction au Lac de Constance non prise en compte, car l’espèce n’est pas encore établie Armeria arenaria EN B2ab(iii) Armoracia rusticana LC Arnica montana LC Arnoseris minima RE éteint – dernière observation près de Bâle en 1922 Arrhenatherum elatius LC Artemisia absinthium LC Artemisia borealis VU C2a(i)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 104
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Artemisia campestris LC – Artemisia campestris subsp. alpina DD – Artemisia campestris subsp. campestris LC Artemisia genipi LC Artemisia nivalis EN B2ab(iii) Artemisia umbelliformis LC Artemisia vallesiaca NT B1b(iii); B2b(iii) Artemisia vulgaris LC Arum italicum NT B2a * Arum maculatum LC Aruncus dioicus LC Asarum europaeum LC Asparagus officinalis LC Asparagus tenuifolius VU B2ab(iii); C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Asperugo procumbens NT B2b(iii) Asperula aristata NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Asperula arvensis CR B2ab(iii,iv)c(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Asperula cynanchica LC Asperula purpurea NT B2b(i,ii) Asperula taurina LC Asperula tinctoria EN A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Asplenium adiantum-nigrum LC Asplenium adulterinum NT D2 Asplenium billotii CR D Asplenium ceterach LC Asplenium fissum DD Asplenium fontanum LC Asplenium foreziense EN B2ab(iii) Asplenium onopteris VU C2a(i) Asplenium ruta-muraria LC Asplenium septentrionale LC Asplenium trichomanes LC Asplenium viride LC Aster alpinus LC Aster amellus NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Aster bellidiastrum LC Aster linosyris NT B2b(iii) Astragalus alpinus LC Astragalus australis LC
> Annexe 105
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Astragalus cicer NT B2b(iii) Astragalus depressus NT B2ab(iii); C2a(i) Astragalus exscapus NT B2b(iii) Astragalus frigidus LC Astragalus glycyphyllos LC Astragalus leontinus LC Astragalus monspessulanus LC Astragalus onobrychis LC Astragalus penduliflorus LC Astragalus sempervirens NT B2b(iii) Astrantia major LC Astrantia minor LC Athamanta cretensis LC Athyrium distentifolium LC Athyrium filix-femina LC Atriplex patula LC Atriplex prostrata NT B2c(iii,iv) en expansion Atropa bella-donna LC Avena fatua LC Avenella flexuosa LC Baldellia ranunculoides CR B2ab(iii,iv) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) c (iii,iv) Ballota nigra – Ballota nigra subsp. meridionalis NT B2b(iii) – Ballota nigra subsp. nigra VU D1 Barbarea intermedia LC Barbarea stricta VU D2 Barbarea vulgaris LC Bartsia alpina LC Bellis perennis LC Berberis vulgaris LC Berula erecta LC Betula humilis CR C2a(i,ii); D Betula nana VU A4c; C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Betula pendula LC Betula pubescens LC Bidens cernua VU C2a(i) Bidens radiata CR A3d; B2ab(iii); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Bidens tripartita NT B2c(iv) Biscutella cichoriifolia EN D Biscutella laevigata LC Blackstonia acuminata EN B2b(iii)c(iii) Blackstonia perfoliata VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 106
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Blechnum spicant LC Blitum virgatum NT B2b(iii)c(ii,iv) Blysmus compressus LC Bolboschoenus maritimus aggr. – Bolboschoenus laticarpus CR B2ab(iii) – Bolboschoenus planiculmis CR B2ab(iii) Bothriochloa ischaemum NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Botrychium lanceolatum CR C2a(i) Botrychium lunaria LC Botrychium matricariifolium CR C2a(i); D Botrychium multifidum CR C2a(i); D Botrychium simplex CR C2a(i,ii) Botrychium virginianum CR C2a(i); D Brachypodium pinnatum aggr. – Brachypodium pinnatum LC souvent confondu avec Brachypodium rupestre – Brachypodium rupestre LC Brachypodium sylvaticum LC Briza media LC Bromus arvensis VU C2a(i) Bromus benekenii LC Bromus erectus LC – Bromus erectus subsp. condensatus NT B1b(iii); B2b(iii) – Bromus erectus subsp. erectus LC Bromus grossus CR C2a(i) Bromus hordeaceus LC Bromus japonicus VU B2b(iv)c(iii) Bromus racemosus aggr. – Bromus commutatus subsp. commutatus VU B2b(iv)c(iii) – Bromus racemosus EN B2b(iii)c(iv) Bromus ramosus LC Bromus secalinus VU B2ac(iii) Bromus squarrosus LC indigène en Valais uniquement et fréquent dans le canton Bromus sterilis LC Bromus tectorum LC Bryonia alba RE pas d’annonces récentes certifiées Bryonia dioica LC Bufonia paniculata EN B2ab(iii); C2a(i) Buglossoides arvensis NT B2b(iii,iv) Buglossoides purpurocaerulea NT B2b(iii) Bulbocodium vernum NT B2b(iii) Bunias erucago CR C1 Bunium bulbocastanum NT B2b(iii) Buphthalmum salicifolium LC
> Annexe 107
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Bupleurum falcatum – Bupleurum falcatum subsp. cernuum DD – Bupleurum falcatum subsp. falcatum LC Bupleurum longifolium VU C2a(i) Bupleurum ranunculoides – Bupleurum ranunculoides subsp. caricinum NT B2a – Bupleurum ranunculoides subsp. LC ranunculoides Bupleurum rotundifolium EN B2ab(iii,iv)c(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Bupleurum stellatum LC Butomus umbellatus VU A4c Buxus sempervirens NT A3e; A4e souvent cultivé; seules les populations naturelles ont été considérées Calamagrostis arundinacea LC Calamagrostis canescens VU A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Calamagrostis epigejos LC Calamagrostis phragmitoides EN B2ab(iii); C2a(ii) Calamagrostis pseudophragmites VU A2c Calamagrostis stricta CR(PE) éteint – dernière station à Mauensee en 1860 Calamagrostis varia LC Calamagrostis villosa LC Calamintha grandiflora LC Calamintha nepeta aggr. – Calamintha ascendens VU C2a(i) – Calamintha menthifolia LC – Calamintha nepeta NT B2b(iii) Caldesia parnassifolia RE une seule colonie éteinte depuis longtemps; il n’est certain que l’espèce était indigène en Suisse Calendula arvensis VU C1 Calepina irregularis NT B2c(iii) en expansion Calla palustris EN B2ab(iii) Callitriche cophocarpa VU A2c Callitriche hamulata NT B2a Callitriche obtusangula CR B2ab(ii) Callitriche palustris LC Callitriche platycarpa VU A2c Callitriche stagnalis NT B2b(iii) Calluna vulgaris LC Caltha palustris LC Calystegia sepium LC Camelina alyssum RE populations spontanées disparues depuis 1900 environ – essais locaux de réintroduction Camelina microcarpa VU A4c Campanula barbata LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 108
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Campanula bertolae EN D Campanula bononiensis VU C2a(i) Campanula cenisia LC Campanula cervicaria EN A2c; B2ab(iii); Campanula cochleariifolia LC Campanula excisa LC Campanula glomerata – Campanula glomerata subsp. farinosa NT B2b(iii) – Campanula glomerata subsp. glomerata LC Campanula latifolia NT B2b(iii) Campanula patula – Campanula patula subsp. costae NT B2b(iii) – Campanula patula subsp. patula LC Campanula persicifolia LC Campanula rapunculoides LC Campanula rapunculus LC Campanula rhomboidalis LC Campanula rotundifolia LC Campanula scheuchzeri LC Campanula spicata LC Campanula thyrsoides LC Campanula trachelium LC Capsella bursa-pastoris LC Capsella rubella LC Cardamine alpina LC Cardamine amara LC – Cardamine amara subsp. amara LC – Cardamine amara subsp. austriaca DD Cardamine bulbifera LC Cardamine flexuosa LC Cardamine heptaphylla LC Cardamine hirsuta LC Cardamine impatiens LC Cardamine kitaibelii LC Cardamine pentaphyllos LC Cardamine pratensis aggr. sensu Heitz – Cardamine matthioli EN B2ab(iii); C2a(ii) – Cardamine pratensis LC – Cardamine rivularis NT B2b(iii) – Cardamine udicola VU B2ab(iii) Cardamine resedifolia LC
> Annexe 109
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Cardamine trifolia VU D2 seules les présences autochtones ont été prises en compte pour l’évaluation Cardaminopsis arenosa subsp. borbasii LC Cardaminopsis halleri LC Carduus acanthoides CR D Carduus crispus LC – Carduus crispus subsp. crispus LC – Carduus crispus subsp. multiflorus DD Carduus defloratus – Carduus defloratus subsp. crassifolius NT B2a – Carduus defloratus subsp. defloratus LC – Carduus defloratus subsp. tridentinus LC Carduus nutans – Carduus nutans subsp. nutans LC – Carduus nutans subsp. platylepis LC Carduus personata LC Carduus tenuiflorus NT B2c(iii) en expansion Carex acuta aggr. – Carex acuta LC – Carex randalpina DD Carex acutiformis LC Carex alba LC Carex appropinquata NT A2c; B2b(iii) Carex atrata – Carex atrata subsp. aterrima LC – Carex atrata subsp. atrata LC Carex atrofusca VU C2a(i) Carex austroalpina VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex baldensis VU D2 Carex bicolor NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex bohemica CR B2ab(iii)c(iv); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex brachystachys LC Carex brizoides LC Carex brunnescens LC – Carex brunnescens subsp. brunnescens LC – Carex brunnescens subsp. vitilis DD Carex buxbaumii VU A4c; C1 tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex canescens LC Carex capillaris LC Carex caryophyllea LC Carex cespitosa EN B2ab(iii); D Carex chordorrhiza EN A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 110
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Carex curvula – Carex curvula subsp. curvula LC – Carex curvula subsp. rosae LC Carex davalliana LC Carex depauperata EN B2ab(iii); C2a(ii) Carex diandra VU A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex digitata LC Carex dioica VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex distans NT B2b(iii) Carex disticha NT B2b(iii) Carex echinata LC Carex elata LC Carex elongata NT B2ab(iv) Carex ericetorum NT B2b(iii) Carex ferruginea LC Carex fimbriata NT D2 Carex firma LC Carex flacca LC Carex flava aggr. – Carex demissa NT B2b(iii) – Carex flava LC – Carex lepidocarpa LC – Carex viridula NT B2b(iii) Carex foetida LC Carex frigida LC Carex fritschii LC Carex halleriana NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex hartmanii EN C1 tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex heleonastes EN B2ab(ii,iii); Carex hirta LC Carex hostiana LC Carex humilis LC Carex juncella VU B2ab(iii); D2 Carex lachenalii LC Carex lasiocarpa VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex leporina LC Carex limosa NT B2b(iii) Carex liparocarpos LC Carex microglochin VU A3c Carex montana LC Carex mucronata LC
> Annexe 111
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Carex muricata aggr. – Carex divulsa LC – Carex leersii LC – Carex pairae LC – Carex spicata LC Carex nigra LC Carex norvegica VU D2 Carex ornithopoda LC Carex ornithopodioides LC Carex otrubae NT A2c; B2ab(iii) Carex pallescens LC Carex panicea LC Carex paniculata LC Carex parviflora LC Carex pauciflora NT B2b(iii) Carex paupercula NT B2b(iii) Carex pendula LC Carex pilosa LC Carex pilulifera LC Carex praecox EN B2ac(iii,iv) Carex pseudocyperus VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex pulicaris NT B2b(iii) Carex punctata VU A3c; C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex remota LC Carex riparia NT B2b(iii) Carex rostrata LC Carex rupestris LC Carex sempervirens LC Carex strigosa LC Carex sylvatica LC Carex tomentosa NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Carex umbrosa LC Carex vaginata VU C2a(i) Carex vesicaria LC Carex vulpina EN A2c; B2ab(iii) Carlina acaulis LC Carlina vulgaris aggr. – Carlina biebersteinii subsp. biebersteinii DD – Carlina biebersteinii subsp. brevibracteata NT B2b(iii) – Carlina vulgaris LC Carpesium cernuum EN B2b(iv)c(iii,iv); Carpinus betulus LC Carthamus lanatus CR(PE) éteint – dernière station vers Genève en 1940
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 112
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Carum carvi LC Castanea sativa LC Catabrosa aquatica VU A2c Catapodium rigidum LC Caucalis platycarpos VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Centaurea calcitrapa DD Centaurea cyanus NT A3c Centaurea jacea – Centaurea jacea subsp. angustifolia NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) – Centaurea jacea subsp. gaudinii VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) – Centaurea jacea subsp. jacea LC Centaurea montana LC Centaurea nemoralis EN B2ab(iii) Centaurea nervosa LC Centaurea nigrescens LC Centaurea pseudophrygia VU B2ab(iii,iv) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Centaurea rhaetica VU C2a(i) Centaurea scabiosa – Centaurea scabiosa subsp. alpestris LC – Centaurea scabiosa subsp. grinensis NT B2b(iii,iv) – Centaurea scabiosa subsp. scabiosa LC Centaurea splendens VU B2ab(iii); C2a(i) Centaurea stoebe subsp. stoebe VU B2ab(iii); C2a(i) seule la sous-espèce subsp. stoebe est indigène; inclut C. maculosa et C. rhenana Centaurea triumfettii NT B1b(iii); B2b(iii) Centaurea valesiaca NT B1b(iii); B2b(iii) Centaurium erythraea LC Centaurium pulchellum VU B2ab(iii,iv)c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) (iii,iv) Cephalanthera damasonium LC Cephalanthera longifolia LC Cephalanthera rubra LC Cerastium alpinum LC Cerastium arvense – Cerastium arvense subsp. arvense LC – Cerastium arvense subsp. strictum LC – Cerastium arvense subsp. suffruticosum DD
> Annexe 113
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Cerastium brachypetalum – Cerastium brachypetalum subsp. LC brachypetalum – Cerastium brachypetalum subsp. tenoreanum VU C1 Cerastium cerastoides LC Cerastium fontanum – Cerastium fontanum subsp. fontanum LC – Cerastium fontanum subsp. lucorum LC – Cerastium fontanum subsp. vulgare LC Cerastium glomeratum LC Cerastium latifolium LC Cerastium pedunculatum LC Cerastium pumilum aggr. – Cerastium glutinosum NT B2c(iii) – Cerastium pumilum NT B2b(iii) Cerastium semidecandrum LC Cerastium uniflorum LC Ceratophyllum demersum LC Ceratophyllum submersum EN A2c; B2ab(i,iii) Cerinthe glabra LC Chaenorrhinum minus LC seule la sous-espèce subsp. minus est indigène Chaerophyllum aureum LC Chaerophyllum hirsutum aggr. – Chaerophyllum hirsutum LC – Chaerophyllum villarsii LC Chaerophyllum temulum LC Chamorchis alpina LC Chelidonium majus LC Chenopodium album LC Chenopodium bonus-henricus LC Chenopodium botrys VU A3c Chenopodium ficifolium LC Chenopodium glaucum NT B2c(iv) Chenopodium hybridum LC Chenopodium murale EN B2b(iii)c(iii) Chenopodium opulifolium CR(PE) vraisemblablement éteint – dernières mentions à Bâle en 1990 Chenopodium polyspermum LC Chenopodium rubrum VU A4c Chenopodium suecicum DD Chenopodium urbicum EN B2b(iv)c(iii) Chenopodium vulvaria EN B2b(iii)c(iii)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 114
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Chimaphila umbellata RE éteint – dernière observation en 1983, pas retrouvé depuis Chondrilla chondrilloides EN B2ab(iii) Chondrilla juncea NT B2b(iii) Chrysopogon gryllus NT B2b(iii) Chrysosplenium alternifolium LC Chrysosplenium oppositifolium NT A2c; B2b(iii) Cicerbita alpina LC Cicerbita plumieri LC Cichorium intybus LC Cicuta virosa EN B2ab(ii) Circaea alpina LC Circaea lutetiana LC Circaea x intermedia LC Cirsium acaule LC Cirsium arvense LC Cirsium eriophorum LC Cirsium erisithales LC Cirsium helenioides LC Cirsium montanum DD aucune station certifiée en Suisse, souvent confondu avec des hybrides Cirsium oleraceum LC Cirsium palustre LC Cirsium rivulare LC Cirsium spinosissimum LC Cirsium tuberosum VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Cirsium vulgare LC Cistus salviifolius VU C2a(i) Cladium mariscus NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Cleistogenes serotina VU C2a(i) Clematis alpina LC Clematis recta NT B2b(iii) Clematis vitalba LC Clinopodium vulgare LC Cnidium silaifolium VU B1ab(iii); Coeloglossum viride LC Coincya cheiranthos CR(PE) vraisemblablement éteint – dernières mentions à Bâle en 1990 Colchicum alpinum NT B1b(iii,iv); B2b(iii,iv) Colchicum autumnale LC Colutea arborescens NT B2ab(iv) souvent confondu avec d’autres espèces cultivées du genre Colutea Conium maculatum NT B2b(iii)
> Annexe 115
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Consolida regalis VU B2ab(iii,iv) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Convallaria majalis LC Convolvulus arvensis LC Corallorhiza trifida LC Cornus mas LC Cornus sanguinea LC Coronilla coronata NT A2c; B2b(iii) Coronilla minima VU C2a(i) Coronilla vaginalis LC Coronopus squamatus EN B2ab(iv); C2a(i) Corrigiola litoralis CR(PE) vraisemblablement éteint – dernières mentions à Bâle en 2001 Cortusa matthioli LC B2a * Corydalis cava LC Corydalis intermedia NT B2b(iii,iv) Corydalis lutea LC indigène au sud du Tessin uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Corydalis solida LC Corylus avellana LC Cotinus coggygria NT B2ab(iii) souvent cultivé, seules les présences naturelles ont été prises en compte Cotoneaster integerrimus LC Cotoneaster tomentosus LC Crataegus laevigata LC Crataegus monogyna aggr. – Crataegus lindmanii DD – Crataegus monogyna LC – Crataegus rhipidophylla DD Crepis alpestris LC Crepis aurea LC Crepis biennis LC Crepis bocconei LC Crepis capillaris LC Crepis conyzifolia LC Crepis foetida LC Crepis froelichiana EN B2ab(iii,iv); Crepis kerneri LC Crepis mollis NT A4c; B2b(iii) Crepis paludosa LC Crepis praemorsa VU A2c Crepis pygmaea LC Crepis pyrenaica LC Crepis rhaetica NT B2a Crepis tectorum VU C1 Crepis terglouensis LC Crepis vesicaria subsp. taraxacifolia LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 116
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Crocus albiflorus LC Cruciata glabra LC Cruciata laevipes LC Cruciata pedemontana VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Crupina vulgaris VU C2a(i) indigène en Valais uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Cryptogramma crispa LC Cucubalus baccifer NT B1b(iii); B2b(iii); Cuscuta epilinum RE populations spontanées disparues depuis 1900 environ – essais locaux de réintroduction Cuscuta epithymum LC Cuscuta europaea NT B2ab(iii,iv) Cyclamen hederifolium NT D2 seules les stations de Roche et de St-Triphon ont été prises en compte pour l’évaluation Cyclamen purpurascens LC Cymbalaria muralis LC Cynodon dactylon LC Cynoglossum germanicum NT B2b(i,ii,iii,iv,v) Cynoglossum officinale NT B2b(iv) Cynosurus cristatus LC Cynosurus echinatus EN A4c; B2ab(iii); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Cyperus flavescens VU A4c Cyperus fuscus VU A4c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Cyperus glomeratus CR C2a(i) Cyperus longus EN B2ab(iii) Cyperus michelianus RE éteint – dernière présence naturelle en 1920, essais d’implantation isolés Cyperus rotundus EN D Cyperus serotinus RE éteint – dernière présence naturelle en 1920 Cypripedium calceolus VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Cystopteris alpina LC Cystopteris dickieana DD Cystopteris fragilis LC Cystopteris montana LC Cytisus decumbens EN B2ab(iii) Cytisus emeriflorus EN C2a(ii) Cytisus nigricans NT A2c; B2b(iii) Cytisus scoparius LC Dactylis glomerata LC Dactylis polygama NT B2b(iii) Dactylorhiza cruenta VU A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Dactylorhiza incarnata – Dactylorhiza incarnata subsp. incarnata NT B2b(iii) – Dactylorhiza incarnata subsp. ochroleuca EN C2a(i) Dactylorhiza lapponica NT A2c; B2b(iii)
> Annexe 117
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Dactylorhiza maculata LC – Dactylorhiza maculata subsp. fuchsii LC – Dactylorhiza maculata subsp. maculata VU C2a(i) Dactylorhiza majalis LC Dactylorhiza sambucina NT A2c; B2b(iii) Dactylorhiza traunsteineri NT A2c; B2b(iii) Danthonia alpina EN C2a(ii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Danthonia decumbens LC Daphne alpina NT B2b(iii) Daphne cneorum VU B2ab(iii,iv,v) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Daphne laureola LC Daphne mezereum LC Daphne striata LC Daucus carota LC Delphinium elatum NT B2b(iv) Deschampsia cespitosa LC Deschampsia littoralis CR A3c; C1 tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Descurainia sophia LC Dianthus armeria LC Dianthus carthusianorum – Dianthus carthusianorum subsp. LC carthusianorum – Dianthus carthusianorum subsp. vaginatus LC Dianthus deltoides VU A4c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Dianthus glacialis LC Dianthus gratianopolitanus VU C2a(i) Dianthus seguieri NT A2c; B2b(iii) indigène au sud des Alpes uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Dianthus superbus LC – Dianthus superbus subsp. alpestris LC – Dianthus superbus subsp. superbus VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Dianthus sylvestris LC Dictamnus albus VU C2a(i) Digitalis grandiflora LC Digitalis lutea LC Digitaria ischaemum LC Digitaria sanguinalis LC Diphasiastrum alpinum LC Diphasiastrum complanatum EN A2c; B2ab(ii,iii) Diphasiastrum tristachyum RE éteint – dernière observation en 1985, pas retrouvé depuis Diphasiastrum x issleri EN C2a(i) Diphasiastrum x zeilleri DD Diplotaxis muralis NT B2b(iii) Diplotaxis tenuifolia LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 118
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Dipsacus fullonum LC Dipsacus laciniatus LC en expansion Dipsacus pilosus NT B2b(iii) Doronicum clusii LC Doronicum grandiflorum LC Doronicum pardalianches VU C2a(i) souvent confondu avec des espèces cultivées du genre Doronicum Dorycnium herbaceum EN B2ab(iii) indigène au sud du Tessin uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Draba aizoides LC Draba dubia LC Draba fladnizensis LC Draba hoppeana LC Draba incana CR C2a(i) Draba ladina VU D2 Draba muralis NT B2c(iii) Draba nemorosa NT B1b(iii); B2b(iii) Draba siliquosa LC Draba thomasii NT B1b(iii); B2a(iii); Draba tomentosa LC Dracocephalum ruyschiana NT B2b(iii) Drosera anglica VU A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Drosera intermedia EN A3c; tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) B2ab(iii,iv,v) Drosera rotundifolia NT B2b(iii) Drosera x obovata VU A3c; tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) B2ab(iii,iv,v) Dryas octopetala LC Dryopteris affinis LC – Dryopteris affinis subsp. affinis LC – Dryopteris affinis subsp. borreri LC – Dryopteris affinis subsp. pseudodisjuncta DD Dryopteris carthusiana LC Dryopteris cristata VU B2ab(iii); C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Dryopteris dilatata LC Dryopteris expansa LC Dryopteris filix-mas LC Dryopteris remota LC Dryopteris villarii LC Echinochloa crus-galli LC Echinops sphaerocephalus VU C2a(i) indigène en Valais et sur le versant sud des Alpes uniquement, souvent confondu avec des espèces cultivées Echium vulgare LC Elatine alsinastrum RE éteint – présences anciennes connues de la littérature uniquement
> Annexe 119
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Elatine hexandra CR D Elatine hydropiper CR B2ab(ii,iii,iv,v) Eleocharis acicularis VU B2b(iii)c(iv) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Eleocharis atropurpurea RE éteint – dernière observation au Léman en 1950 Eleocharis ovata EN A3c; tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) B2ab(iii,iv,v) Eleocharis palustris aggr. – Eleocharis austriaca NT B2b(iii) – Eleocharis mamillata VU A4c – Eleocharis palustris NT B2b(iii) – Eleocharis uniglumis VU A3c; tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) B2ab(iii,iv,v) Eleocharis quinqueflora LC Elymus athericus NT B2b(iii) Elymus caninus LC Elymus helveticus DD Elymus hispidus LC Elymus repens LC Elyna myosuroides LC Empetrum nigrum – Empetrum nigrum subsp. hermaphroditum LC – Empetrum nigrum subsp. nigrum EN B2ab(iii) Epilobium alpestre LC Epilobium alsinifolium LC Epilobium anagallidifolium LC Epilobium angustifolium LC Epilobium collinum LC Epilobium dodonaei NT B2b(iii) Epilobium duriaei VU D2 Epilobium fleischeri LC Epilobium hirsutum LC Epilobium lanceolatum CR C2a(i) Epilobium montanum LC Epilobium nutans LC Epilobium obscurum LC Epilobium palustre LC Epilobium parviflorum LC Epilobium roseum LC Epilobium tetragonum – Epilobium tetragonum subsp. lamyi LC – Epilobium tetragonum subsp. tetragonum LC Epipactis atrorubens LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 120
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Epipactis helleborine aggr. – Epipactis distans NT C2a(i) – Epipactis fageticola VU D2 – Epipactis helleborine LC – Epipactis leptochila LC – Epipactis muelleri NT B2b(iii) – Epipactis placentina EN C2a(i) – Epipactis rhodanensis VU C2a(i) Epipactis microphylla NT B2b(iii) Epipactis palustris NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Epipactis purpurata LC Epipogium aphyllum VU A4c Equisetum arvense LC Equisetum fluviatile LC Equisetum hyemale LC Equisetum palustre LC Equisetum pratense LC Equisetum ramosissimum NT B2b(iii) Equisetum sylvaticum LC Equisetum telmateia LC Equisetum variegatum LC Equisetum x moorei DD Equisetum x trachyodon VU B2ab(iii) Eragrostis cilianensis LC Eragrostis minor LC Eragrostis pilosa LC Eranthis hyemalis LC Erica carnea LC Erica vagans RE éteint – dernière observation à Genève en 1966 Erigeron acer – Erigeron acer subsp. acer LC – Erigeron acer subsp. angulosus LC – Erigeron acer subsp. politus LC Erigeron alpinus LC Erigeron atticus NT C2a(i) Erigeron gaudinii NT B2a Erigeron glabratus LC Erigeron neglectus LC Erigeron uniflorus LC Erinus alpinus LC Eriophorum angustifolium LC Eriophorum gracile EN B2ab(iii) Eriophorum latifolium LC
> Annexe 121
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Eriophorum scheuchzeri LC Eriophorum vaginatum NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Eritrichium nanum LC Erodium cicutarium LC Erophila verna aggr. – Erophila praecox LC – Erophila spathulata DD – Erophila verna LC Erucastrum gallicum LC Erucastrum nasturtiifolium LC Eryngium alpinum VU C2a(i) Eryngium campestre EN B2ab(iii) Erysimum cheiranthoides NT A4cd Erysimum ochroleucum VU B2ab(iv); D2 Erysimum rhaeticum LC Erysimum virgatum VU C2a(i) Erythronium dens-canis NT B2a parfois cultivé, présences naturelles peu nombreuses, uniquement dans les cantons de Genève et du Tessin Euonymus europaeus LC Eupatorium cannabinum LC Euphorbia amygdaloides LC Euphorbia cyparissias LC Euphorbia dulcis LC Euphorbia esula DD Euphorbia exigua NT B2b(iii) Euphorbia falcata EN A2c Euphorbia helioscopia LC Euphorbia palustris VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Euphorbia peplus LC Euphorbia platyphyllos LC Euphorbia seguieriana LC Euphorbia stricta LC Euphorbia verrucosa LC Euphrasia alpina LC Euphrasia christii NT A2c Euphrasia cisalpina VU B2ab(iii) Euphrasia hirtella LC Euphrasia minima LC Euphrasia nemorosa NT B2b(iii) Euphrasia pectinata NT B2b(iii)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 122
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Euphrasia picta – Euphrasia picta subsp. arguta NT B2b(iii) – Euphrasia picta subsp. picta DD Euphrasia rostkoviana LC – Euphrasia rostkoviana subsp. campestris DD – Euphrasia rostkoviana subsp. montana LC – Euphrasia rostkoviana subsp. rostkoviana LC Euphrasia salisburgensis LC Euphrasia stricta NT B2b(iii) Fagus sylvatica LC Falcaria vulgaris CR A3c; D tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Fallopia convolvulus LC Fallopia dumetorum LC Festuca alpina LC Festuca altissima LC Festuca amethystina LC Festuca arundinacea LC seule la sous-espèce subsp. arundinacea est indigène Festuca gigantea LC Festuca halleri aggr. auct. helv. – Festuca halleri LC – Festuca intercedens LC – Festuca pseudodura DD – Festuca stenantha VU D2 Festuca heterophylla LC Festuca ovina aggr. – Festuca airoides LC – Festuca filiformis LC – Festuca guestfalica LC – Festuca heteropachys DD – Festuca laevigata subsp. crassifolia NT B2b(iii) – Festuca laevigata subsp. laevigata LC – Festuca lemanii DD – Festuca ovina LC – Festuca pallens NT B2b(iii) – Festuca ticinensis VU D2 Festuca paniculata LC Festuca pratensis – Festuca pratensis subsp. apennina LC – Festuca pratensis subsp. pratensis LC
> Annexe 123
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Festuca pulchella – Festuca pulchella subsp. jurana DD – Festuca pulchella subsp. pulchella LC Festuca quadriflora LC Festuca rubra aggr. – Festuca heteromalla LC – Festuca nigrescens LC – Festuca rubra LC – Festuca trichophylla DD Festuca rupicaprina LC Festuca valesiaca aggr. – Festuca brevipila LC – Festuca valesiaca LC Festuca varia aggr. – Festuca acuminata LC – Festuca scabriculmis LC Festuca violacea aggr. – Festuca melanopsis LC – Festuca violacea LC Ficus carica LC Filago arvensis VU A3c Filago gallica RE éteint – dernière observation certifiée à Bâle vers 1920 Filago lutescens CR B2ab(iii) Filago minima EN B2ab(iii) Filago pyramidata CR B2ab(iii,iv); Filago vulgaris EN B2ab(iii) Filipendula ulmaria LC Filipendula vulgaris VU A3c; B2ab(iii,iv) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Fimbristylis annua RE éteint – dernière observation au Lac Majeur en 1930 Fourraea alpina NT B2b(iii) Fragaria moschata VU C2a(i) Fragaria vesca LC Fragaria viridis NT A3c; B2b(iii,iv) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Frangula alnus LC Fraxinus excelsior LC statut LC attribué malgré le flétrissement du frêne, car les arbres résistants peuvent compenser les pertes Fraxinus ornus LC indigène au sud des Alpes uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Fritillaria meleagris EN A3d; B1ab(iv); souvent cultivé, peu de populations naturelles le long du Doubs; tient compte de B2ab(iv) la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Fumana ericoides NT B2b(iii); C2a(i) Fumana procumbens LC Fumaria capreolata NT B2c(iv) seules les présences au Tessin sont prises en compte; introduit au nord des Alpes
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 124
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Fumaria officinalis – Fumaria officinalis subsp. officinalis LC – Fumaria officinalis subsp. wirtgenii NT B2b(iii) Fumaria schleicheri VU A2c Gagea fragifera LC Gagea lutea NT B2b(iii) Gagea minima VU C2a(i) Gagea pratensis CR A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Gagea saxatilis VU D2 Gagea villosa EN C1; C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Galanthus nivalis LC Galeopsis angustifolia LC Galeopsis bifida DD Galeopsis ladanum NT B2b(ii,iii) Galeopsis pubescens NT A2c; B2b(iii) Galeopsis segetum EN B2b(iv)c(iii) Galeopsis speciosa VU A2c Galeopsis tetrahit LC Galium anisophyllon LC Galium aparine LC Galium aristatum LC Galium boreale LC Galium elongatum NT B2b(iii) Galium laevigatum NT C2a(i) Galium lucidum LC Galium megalospermum LC Galium mollugo aggr. – Galium album LC – Galium mollugo LC Galium odoratum LC Galium palustre LC Galium parisiense NT B2c(iii,iv) en expansion Galium pumilum LC Galium rotundifolium LC Galium rubrum LC Galium saxatile EN B2ab(iii,iv) Galium spurium VU A3c Galium sylvaticum LC Galium tricornutum EN B2ab(iv) Galium triflorum VU B2ab(iv); D2 Galium uliginosum LC
> Annexe 125
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Galium verum – Galium verum subsp. verum LC – Galium verum subsp. wirtgenii NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Gaudinia fragilis CR B2ab(ii,iii) Genista germanica LC Genista pilosa VU C2a(i) Genista radiata NT D2 Genista sagittalis LC Genista tinctoria LC Gentiana acaulis LC Gentiana alpina NT B2a Gentiana amarella EN C2a(i) Gentiana anisodonta EN C2a(i) Gentiana asclepiadea LC Gentiana aspera NT B2ab(iv) Gentiana bavarica LC – Gentiana bavarica subsp. bavarica LC – Gentiana bavarica subsp. subacaulis LC Gentiana brachyphylla LC Gentiana campestris – Gentiana campestris subsp. baltica DD la valeur taxonomique n’est pas claire – Gentiana campestris subsp. campestris LC Gentiana ciliata LC Gentiana clusii LC Gentiana cruciata VU B2ab(i,iii) Gentiana engadinensis NT B2b(iii) Gentiana germanica VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Gentiana insubrica VU B2ab(iii); C2a(i); Gentiana lutea LC Gentiana nivalis LC Gentiana orbicularis LC Gentiana pneumonanthe VU A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Gentiana punctata LC Gentiana purpurea LC Gentiana ramosa LC Gentiana schleicheri NT A2c Gentiana tenella LC Gentiana utriculosa NT B2b(iii,iv) Gentiana verna LC Geranium bohemicum CR B2ac(ii,iii,iv) Geranium columbinum LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 126
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Geranium dissectum LC Geranium divaricatum EN C2a(i) Geranium lucidum NT D2 Geranium molle LC Geranium nodosum NT C2a(i) Geranium palustre NT B2b(iii) Geranium phaeum subsp. lividum LC Geranium pratense NT B2a Geranium pusillum LC Geranium pyrenaicum LC Geranium rivulare NT A2c; B1b(iii); B2b(iii) Geranium robertianum LC – Geranium robertianum subsp. purpureum LC – Geranium robertianum subsp. robertianum LC Geranium rotundifolium LC Geranium sanguineum LC Geranium sylvaticum LC Geum montanum LC Geum reptans LC Geum rivale LC Geum urbanum LC Gladiolus imbricatus EN B2ab(iii); C2a(i) Gladiolus italicus CR B2ab(iii); C2a(i,ii); D Gladiolus palustris EN A4cd; C2a(ii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Glaucium flavum CR(PE) aujourd’hui uniquement adventice, dernière observation d’individus spontanés en Glechoma hederacea – Glechoma hederacea subsp. hederacea LC – Glechoma hederacea subsp. hirsuta LC Globularia bisnagarica LC Globularia cordifolia LC Globularia nudicaulis LC Glyceria declinata EN B2ab(iii) Glyceria fluitans LC Glyceria maxima VU A2c Glyceria notata LC Gnaphalium hoppeanum LC Gnaphalium luteoalbum VU A2c Gnaphalium norvegicum LC Gnaphalium supinum LC Gnaphalium sylvaticum LC Gnaphalium uliginosum NT B2b(ii,iii)
> Annexe 127
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Goodyera repens NT B2b(iii) Gratiola officinalis VU C1; C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Groenlandia densa NT B2b(iii) Gymnadenia conopsea LC Gymnadenia odoratissima LC Gymnocarpium dryopteris LC Gymnocarpium robertianum LC Gypsophila muralis EN A2c; B2b(iii)c(iv) Gypsophila repens LC Hammarbya paludosa CR A3c; D tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Hedera helix LC Hedysarum hedysaroides LC Helianthemum alpestre LC Helianthemum apenninum VU D2 Helianthemum canum VU B2ab(iii) Helianthemum nummularium – Helianthemum nummularium subsp. glabrum NT B2b(iii) – Helianthemum nummularium subsp. LC grandiflorum – Helianthemum nummularium subsp. NT B2b(iii) nummularium – Helianthemum nummularium subsp. LC obscurum – Helianthemum nummularium subsp. NT B2a tomentosum Helianthemum salicifolium EN B2ab(iii); C2a(ii) Helictotrichon pratense LC Helictotrichon pubescens LC – Helictotrichon pubescens subsp. laevigatum DD – Helictotrichon pubescens subsp. pubescens LC Helictotrichon versicolor LC Heliotropium europaeum NT B1c(iii); B2c(iii) en expansion Helleborus foetidus LC Helleborus niger LC indigène au sud des Alpes uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Helleborus viridis NT A2c; B2b(iii) Hepatica nobilis LC Heracleum austriacum VU D2 Heracleum sphondylium LC – Heracleum sphondylium subsp. alpinum LC – Heracleum sphondylium subsp. elegans LC – Heracleum sphondylium subsp. pyrenaicum LC – Heracleum sphondylium subsp. sphondylium LC Herminium monorchis VU A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Herniaria alpina LC Herniaria glabra LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 128
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Herniaria hirsuta NT B2c(iii) en expansion Heteropogon contortus VU B2ab(iii); C1; Hieracium alpinum LC Hieracium amplexicaule LC Hieracium angustifolium LC Hieracium aurantiacum LC Hieracium bauhinii VU B2ab(iii) Hieracium bifidum aggr. LC Hieracium bupleuroides LC Hieracium caesium aggr. DD Hieracium caespitosum EN B2ab(iii,iv) Hieracium cymosum NT B2b(iii,iv) Hieracium glaucinum aggr. LC Hieracium glaucum LC Hieracium hoppeanum LC Hieracium humile LC Hieracium intybaceum LC Hieracium lachenalii LC Hieracium lactucella LC Hieracium laevigatum aggr. LC Hieracium murorum aggr. LC Hieracium peletierianum LC Hieracium pictum LC Hieracium piliferum aggr. LC – Hieracium glanduliferum LC – Hieracium piliferum subsp. piliferum LC Hieracium pilosella LC Hieracium piloselloides LC Hieracium prenanthoides aggr. LC Hieracium racemosum aggr. NT B2b(iii) Hieracium sabaudum aggr. LC Hieracium saussureoides NT B2b(iii) Hieracium schmidtii aggr. NT B2a Hieracium staticifolium LC Hieracium tomentosum NT C1 Hieracium umbellatum LC Hieracium villosum aggr. – Hieracium pilosum LC – Hieracium villosum LC Hierochloë odorata EN B2ab(iii) Himantoglossum hircinum NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Himantoglossum robertianum NT B2a observé en Suisse depuis 2007 seulement
> Annexe 129
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Hippocrepis comosa LC Hippocrepis emerus LC Hippophaë rhamnoides LC Hippuris vulgaris NT B2b(iii) Holcus lanatus LC Holcus mollis LC Holosteum umbellatum LC Homogyne alpina LC Hordelymus europaeus LC Hordeum murinum – Hordeum murinum subsp. leporinum NT B2b(iii) – Hordeum murinum subsp. murinum LC Hordeum secalinum RE éteint – dernière observation en 1930 Horminum pyrenaicum NT B2b(iii) Hornungia petraea LC Hottonia palustris EN B2ab(iii,iv) Hugueninia tanacetifolia VU A3c; C2a(i) indigène en Valais uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Humulus lupulus LC Huperzia selago LC Hydrocharis morsus-ranae EN B2ab(iii,iv) Hydrocotyle vulgaris VU A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Hymenolobus pauciflorus EN B2ab(iii) Hypericum androsaemum DD Hypericum coris NT D2 Hypericum hirsutum LC Hypericum humifusum LC Hypericum maculatum – Hypericum maculatum subsp. maculatum LC – Hypericum maculatum subsp. obtusiusculum LC Hypericum montanum LC Hypericum perforatum – Hypericum perforatum subsp. perforatum LC – Hypericum perforatum subsp. veronense DD présence en Suisse pour l’heure non certifiée Hypericum pulchrum VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Hypericum richeri NT B2b(iii) Hypericum tetrapterum LC Hypericum x desetangsii LC Hypochaeris glabra CR(PE) évaluation incertaine, dernière présence certifiée en 1938, depuis éventuellement adventice Hypochaeris maculata NT B2b(iii) Hypochaeris radicata LC Hypochaeris uniflora LC Hyssopus officinalis NT B1b(iii); B2b(iii) seule la sous-espèce subsp. canescens est indigène
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 130
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Iberis amara EN B2ab(iv)c(iii) Iberis intermedia CR B2ab(v)c(iv); D Iberis pinnata RE éteint – dernières observations avant 1900 Iberis saxatilis VU D2 Ilex aquifolium LC Illecebrum verticillatum CR(PE) éteint – dernières observations avant 1900 Impatiens noli-tangere LC Inula britannica EN C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Inula conyzae LC Inula helvetica VU C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Inula hirta EN C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Inula salicina NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Inula spiraeifolia EN B2ab(iii); C2a(i) Iris graminea VU D2 Iris pseudacorus LC Iris sibirica VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Iris x germanica LC Isatis tinctoria LC Isoëtes echinospora CR D Isoëtes lacustris VU B2ab(iii,iv); D2 Isopyrum thalictroides VU C2a(i) Jasione montana NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Juglans regia LC Juncus acutiflorus NT B2b(iii) Juncus alpinoarticulatus LC Juncus ambiguus DD Juncus arcticus NT B2b(iii) Juncus articulatus LC Juncus bufonius LC Juncus bulbosus EN C2a(i) Juncus capitatus CR B1ab(iii)c(iv); B2ab(iii)c(iv) Juncus castaneus VU D2 Juncus compressus LC Juncus conglomeratus LC Juncus effusus LC Juncus filiformis LC Juncus inflexus LC Juncus jacquinii LC Juncus monanthos NT B2a Juncus sphaerocarpus CR C2b Juncus stygius CR B2ab(iii); C2a(ii)
> Annexe 131
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Juncus subnodulosus NT B2b(iii) Juncus tenageia CR B1ab(iii); B2ab(iii) Juncus trifidus LC Juncus triglumis LC Juniperus communis – Juniperus communis subsp. alpina LC – Juniperus communis subsp. communis LC Juniperus sabina LC Kernera saxatilis LC Kickxia elatine NT B2b(ii) Kickxia spuria LC Knautia arvensis LC Knautia dipsacifolia – Knautia dipsacifolia subsp. dipsacifolia LC – Knautia dipsacifolia subsp. sixtina DD Knautia drymeia LC Knautia godetii VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Knautia purpurea VU A4c; B2ab(iii,iv) Knautia transalpina VU B2ab(iii); C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Knautia velutina DD présence en Suisse pour l’heure non certifiée Kobresia simpliciuscula NT A2c; B2b(iii) Koeleria hirsuta LC Koeleria pyramidata aggr. – Koeleria eriostachya NT B2a – Koeleria macrantha LC – Koeleria pyramidata LC Koeleria vallesiana NT A4c; B2b(iii) Laburnum alpinum LC Laburnum anagyroides LC indigène au sud des Alpes uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Lactuca perennis LC Lactuca serriola LC Lactuca viminea VU C2a(i) Lamium album LC Lamium amplexicaule LC Lamium galeobdolon – Lamium galeobdolon subsp. flavidum LC – Lamium galeobdolon subsp. montanum LC Lamium hybridum VU A4c Lamium maculatum LC Lamium purpureum LC Lappula deflexa VU C2a(i)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 132
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Lappula squarrosa NT B2b(iii) Lapsana communis LC seule la sous-espèce subsp. communis est indigène Larix decidua LC Laserpitium gaudinii LC Laserpitium halleri LC Laserpitium latifolium LC Laserpitium prutenicum EN B2ab(iii,iv) Laserpitium siler LC Lathraea squamaria LC Lathyrus aphaca EN B2b(iv)c(iii) Lathyrus bauhinii CR C2a(i,ii) Lathyrus cicera CR D Lathyrus heterophyllus LC Lathyrus hirsutus EN B2b(iii)c(iv); Lathyrus latifolius LC Lathyrus linifolius LC Lathyrus niger NT B2b(iii) Lathyrus nissolia CR C2a(i); D Lathyrus occidentalis LC Lathyrus palustris VU A3c; B1ab(iii); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) B2ab(iii) Lathyrus pratensis LC Lathyrus sphaericus VU B2ab(iii); C2a(i) Lathyrus sylvestris LC Lathyrus tuberosus VU B2ab(iii,iv) Lathyrus venetus EN C2a(i) Lathyrus vernus – Lathyrus vernus subsp. gracilis LC B2a * – Lathyrus vernus subsp. vernus LC Laurus nobilis LC Leersia oryzoides VU C2a(i) Legousia hybrida CR B2ab(iii); C2a(i); D Legousia speculum-veneris VU B2ab(iii)c(iv) Lemna gibba CR B2ab(ii,iv) Lemna minor LC Lemna trisulca NT A2c; B2b(iii) Lemna turionifera DD Leontodon autumnalis LC Leontodon crispus EN B1ab(iii); B2ab(iii) Leontodon helveticus LC
> Annexe 133
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Leontodon hispidus – Leontodon hispidus subsp. danubialis LC – Leontodon hispidus subsp. hispidus LC – Leontodon hispidus subsp. hyoseroides LC – Leontodon hispidus subsp. opimus LC – Leontodon hispidus subsp. pseudocrispus LC Leontodon incanus – Leontodon incanus subsp. incanus LC – Leontodon incanus subsp. tenuiflorus NT B1b(iii); B2b(iii) Leontodon montanus LC Leontodon saxatilis LC Leontopodium alpinum LC Leonurus cardiaca EN B2ab(iii,iv); Lepidium campestre LC Lepidium graminifolium NT B1b(iii); B2b(iii) Lepidium ruderale LC Leucanthemopsis alpina LC – Leucanthemopsis alpina subsp. alpina LC – Leucanthemopsis alpina subsp. minima LC Leucanthemum halleri LC Leucanthemum vulgare aggr. auct. helv. – Leucanthemum adustum LC – Leucanthemum gaudinii LC – Leucanthemum heterophyllum VU A2c – Leucanthemum vulgare LC Leucojum aestivum EN B2ab(iii,v) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Leucojum vernum LC Ligusticum lucidum EN B2ab(iii); C1; Ligusticum mutellina LC Ligusticum mutellinoides LC Ligustrum vulgare LC Lilium bulbiferum – Lilium bulbiferum subsp. bulbiferum VU B2ab(iii,iv); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) – Lilium bulbiferum subsp. croceum NT B2b(iii) Lilium martagon LC Limodorum abortivum NT B2b(iii) Limosella aquatica CR A4c; C1 tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Linaria alpina – Linaria alpina subsp. alpina LC – Linaria alpina subsp. petraea NT B2b(iii,v) Linaria angustissima NT B2b(iii)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 134
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Linaria arvensis NT B2c(iii) Linaria repens NT B2c(iii) Linaria simplex NT D2 en expansion Linaria vulgaris LC Lindernia procumbens CR B1ab(iii); B2ab(iii) Linnaea borealis LC Linum alpinum LC Linum austriacum NT D2 archéophyte en Basse-Engadine probablement (seule cette mention est utilisée pour l’évaluation) Linum catharticum LC Linum tenuifolium NT B2b(iii) Listera ovata LC Lithospermum officinale NT B2b(iii) Littorella uniflora EN C1 Lloydia serotina LC Loiseleuria procumbens LC Lolium perenne LC Lolium remotum CR(PE) éteint – dernière observation en 1975 Lolium rigidum VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Lolium temulentum CR B2ab(iii); C2a(i) Lomatogonium carinthiacum EN C2a(i) Lonicera alpigena LC Lonicera caerulea LC Lonicera etrusca NT C2a(i); D2 (probablement) indigène en Valais entre Fully et Saillon uniquement Lonicera nigra LC Lonicera periclymenum LC Lonicera xylosteum LC Lotus corniculatus aggr. – Lotus alpinus LC – Lotus corniculatus LC – Lotus tenuis NT B2c(iii) Lotus maritimus NT B2b(iii) Lotus pedunculatus LC Ludwigia palustris CR C1 tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Lunaria rediviva LC Luzula alpinopilosa LC Luzula campestris LC Luzula forsteri NT B2b(ii) Luzula lutea LC Luzula luzulina LC
> Annexe 135
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Luzula luzuloides – Luzula luzuloides subsp. luzuloides LC – Luzula luzuloides subsp. rubella DD Luzula multiflora aggr. – Luzula alpina LC – Luzula multiflora LC Luzula nivea LC Luzula pilosa LC Luzula spicata LC Luzula sudetica LC Luzula sylvatica aggr. – Luzula sieberi LC – Luzula sylvatica LC Lycopodiella inundata VU A4c; C1; C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Lycopodium annotinum LC Lycopodium clavatum NT B2b(iii) Lycopus europaeus LC Lysimachia nemorum LC Lysimachia nummularia LC Lysimachia thyrsiflora VU A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Lysimachia vulgaris LC Lythrum hyssopifolia CR B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Lythrum portula EN D Lythrum salicaria LC Maianthemum bifolium LC Malaxis monophyllos VU C2a(i) Malus sylvestris NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Malva alcea LC Malva moschata LC Malva neglecta LC Malva sylvestris LC Marrubium vulgare EN B2ab(iii) Marsilea quadrifolia CR C1; C2a(ii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Matricaria chamomilla LC Matteuccia struthiopteris VU C2a(i) indigène au sud des Alpes uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Medicago falcata NT A4e Medicago lupulina LC Medicago minima LC Medicago sativa LC Melampyrum arvense VU A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Melampyrum cristatum NT B2b(iii) Melampyrum nemorosum EN B1ab(ii); B1ab(ii)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 136
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Melampyrum pratense LC Melampyrum sylvaticum LC Melica ciliata LC Melica nutans LC Melica transsilvanica VU B2ab(ii,iii) Melica uniflora LC Melilotus albus LC Melilotus altissimus LC Melilotus officinalis LC Melissa officinalis LC Melittis melissophyllum LC Mentha aquatica LC Mentha arvensis LC Mentha longifolia LC Mentha pulegium EN B2ab(iii); C2a(i) Mentha suaveolens DD Menyanthes trifoliata LC Mercurialis annua LC Mercurialis ovata VU D2 Mercurialis perennis LC Mespilus germanica VU C2a(i) souvent cultivé, seules les présences naturelles sont retenues pour l’évaluation; tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Micropus erectus CR B2ab(ii); C2a(ii) Micropyrum tenellum CR(PE) probablement éteint – dernière mention certifiée en 1933; pas retrouvé depuis malgré des recherches intensives Milium effusum LC – Milium effusum subsp. alpicola LC – Milium effusum subsp. effusum L. LC Minuartia biflora LC Minuartia capillacea VU D2 Minuartia hybrida LC en expansion Minuartia laricifolia LC Minuartia recurva LC Minuartia rostrata NT A2c Minuartia rubra NT B2b(iii) Minuartia rupestris LC Minuartia sedoides LC Minuartia stricta RE éteint – anciennes données de la littérature et essais infructueux de réintroduction Minuartia verna LC Minuartia viscosa EN B1ab(iii); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) B2ab(iii) Misopates orontium VU A2c; B2b(iv)c(iii)
> Annexe 137
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Moehringia ciliata LC Moehringia muscosa LC Moehringia trinervia LC Moenchia erecta RE éteint depuis longtemps Moenchia mantica EN C2a(i) Molinia arundinacea LC Molinia caerulea LC Molopospermum peloponnesiacum NT C2a(i) Moneses uniflora LC Monotropa hypopitys aggr. – Monotropa hypopitys LC Montia fontana – Montia fontana subsp. amporitana CR(PE) éteint – dernière mention en 1921 au Lac Majeur – Montia fontana subsp. chondrosperma CR B1ab(iii); D – Montia fontana subsp. fontana VU B1ab(iii); Murbeckiella pinnatifida NT D2 Muscari botryoides VU A3c Muscari comosum LC Muscari neglectum NT B2b(iii) – Muscari neglectum DD souvent confondu avec Muscari armeniacum (néophyte en expansion) – Muscari racemosum DD souvent confondu avec Muscari armeniacum (néophyte en expansion) Mycelis muralis LC Myosotis alpestris LC Myosotis arvensis LC Myosotis cespitosa VU B2b(iii)c(iii,iv) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Myosotis decumbens LC Myosotis discolor EN B2ab(iii)c(iii) Myosotis michaelae LC Myosotis minutiflora VU D2 Myosotis nemorosa LC Myosotis ramosissima NT B2b(iii) Myosotis rehsteineri EN B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Myosotis scorpioides LC Myosotis stricta NT B2b(ii) Myosotis sylvatica LC Myosoton aquaticum LC Myosurus minimus CR B1ab(iii); B2ab(iii) Myricaria germanica VU A3c; tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) B2ab(iii)c(iv) Myriophyllum alterniflorum EN B2ab(iii) Myriophyllum spicatum NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 138
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Myriophyllum verticillatum NT A2c; B2b(iii) Myrrhis odorata LC Najas flexilis RE éteint – dernière observation en 1921 Najas marina NT B2b(ii) Najas minor EN C2a(i) Narcissus poëticus aggr. NT B2b(iii) – Narcissus poëticus DD – Narcissus radiiflorus NT A2c; B2b(iii) – Narcissus x verbanensis VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Narcissus pseudonarcissus NT A2c; B2b(iii) Nardus stricta LC Nasturtium microphyllum EN B2ab(iii) Nasturtium officinale LC Neottia nidus-avis LC Nepeta cataria EN B2ab(iii) Nepeta nuda VU C2a(i) Neslia paniculata EN A3c; B2b(iv)c(iii) seule la sous-espèce subsp. paniculata est indigène (archéophyte); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Nigella arvensis CR B2b(iv)c(iii) Nigritella rhellicani aggr. – Nigritella austriaca VU A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) – Nigritella rhellicani LC Nigritella rubra NT A4c Notholaena marantae EN D Nuphar lutea LC Nuphar pumila EN A3ce tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Nymphaea alba NT A3e à ne pas confondre avec les nénuphars hybrides souvent transplantés Nymphoides peltata LC en expansion Odontites luteus LC Odontites vernus aggr. – Odontites vernus EN A2c; B2ab(iii,iv) – Odontites vulgaris VU B2b(iv)c(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Odontites viscosus VU B2ab(iii); D2 Oenanthe aquatica EN B2ab(iii) Oenanthe fistulosa EN B2ab(iii,iv) Oenanthe lachenalii CR A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Oenanthe peucedanifolia CR B1ab(iii); B2ab(iii) Onobrychis arenaria NT B2ab(iii) Onobrychis montana LC Ononis natrix LC Ononis pusilla NT B2b(iii) Ononis repens LC Ononis rotundifolia LC
> Annexe 139
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Ononis spinosa – Ononis spinosa subsp. austriaca NT B2b(iii) – Ononis spinosa subsp. spinosa LC Onopordum acanthium VU B2ab(iii,iv) Onosma helvetica EN C2a(i) Ophioglossum vulgatum VU A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Ophrys apifera VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Ophrys holosericea – Ophrys holosericea subsp. elatior EN B2ab(iii); C2a(i) – Ophrys holosericea subsp. holosericea VU A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Ophrys insectifera VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Ophrys sphegodes aggr. – Ophrys araneola VU A4c; C1; C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) – Ophrys sphegodes EN C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Oplismenus undulatifolius LC Orchis coriophora EN A4c; C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Orchis laxiflora CR(PE) vraisemblablement éteint Orchis mascula LC Orchis militaris NT B2b(iii) Orchis morio VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Orchis pallens VU A4c; B2ab(ii,iii) Orchis palustris VU A4c; B2ab(iii); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Orchis papilionacea CR D Orchis provincialis CR D Orchis purpurea VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Orchis simia VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Orchis spitzelii CR B2ab(v)c(iv); C2a(ii)b Orchis tridentata VU C2a(i) Orchis ustulata NT B2b(iii) Oreochloa disticha LC Oreopteris limbosperma LC Origanum vulgare LC Orlaya grandiflora VU B2ab(iii); D2 tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Ornithogalum nutans VU C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Ornithogalum pyrenaicum NT B2b(iii) seule la sous-espèce subsp. pyrenaicum est indigène Ornithogalum umbellatum LC Ornithopus perpusillus CR(PE) probablement éteint – dernière observation en 1960 à Bâle Orobanche alba LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 140
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Orobanche alsatica – Orobanche alsatica subsp. alsatica EN D – Orobanche alsatica subsp. libanotidis CR C2a(i); D Orobanche arenaria VU C2a(i) Orobanche artemisiae-campestris NT B2b(iii) Orobanche bohemica VU D2 Orobanche caryophyllacea LC Orobanche elatior EN C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Orobanche flava NT C2a(i) Orobanche gracilis VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Orobanche hederae LC en expansion Orobanche laserpitii-sileris NT B2a Orobanche lucorum EN C2a(i) Orobanche lutea EN D Orobanche lycoctoni DD Orobanche minor LC Orobanche picridis CR D tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Orobanche ramosa CR C2a(i); D Orobanche rapum-genistae NT B2b(iii) Orobanche reticulata LC Orobanche salviae EN C2a(i); D Orobanche teucrii NT A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Orthilia secunda LC Osmunda regalis VU C2a(i) indigène au sud des Alpes uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Ostrya carpinifolia LC Oxalis acetosella LC Oxalis corniculata LC Oxyria digyna LC Oxytropis campestris LC Oxytropis fetida VU C2a(i) Oxytropis halleri NT B2b(iii,iv) – Oxytropis halleri subsp. halleri NT B2b(iv) – Oxytropis halleri subsp. velutina NT B1b(iii); B2b(iii) Oxytropis jacquinii LC Oxytropis lapponica LC Oxytropis neglecta VU D2 Oxytropis pilosa NT B2b(iii,iv) Paeonia officinalis VU B2ab(iii); D2 indigène au sud du Tessin uniquement (pris en compte pour l’évaluation)
> Annexe 141
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Papaver alpinum aggr. – Papaver occidentale NT C1 Papaver apulum RE éteint – dernière observation avant 1900 Papaver argemone VU A4c Papaver dubium – Papaver dubium subsp. dubium LC – Papaver dubium subsp. lecoqii NT B2b(iii) Papaver hybridum CR(PE) éteint – dernière observation en 1951 Papaver rhoeas LC Paradisea liliastrum LC Parietaria judaica LC indigène au sud des Alpes uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Parietaria officinalis LC Paris quadrifolia LC Parnassia palustris LC Pastinaca sativa – Pastinaca sativa subsp. sativa LC – Pastinaca sativa subsp. sylvestris DD – Pastinaca sativa subsp. urens LC Pedicularis ascendens LC Pedicularis aspleniifolia NT B2a Pedicularis foliosa LC Pedicularis gyroflexa VU D2 Pedicularis kerneri LC Pedicularis oederi LC Pedicularis palustris NT B2b(iii) Pedicularis recutita LC Pedicularis rostratocapitata LC Pedicularis rostratospicata LC Pedicularis sylvatica VU B2ab(iii) Pedicularis tuberosa LC Pedicularis verticillata LC Petasites albus LC Petasites hybridus LC Petasites paradoxus LC Petrorhagia prolifera LC Petrorhagia saxifraga LC Peucedanum austriacum – Peucedanum austriacum subsp. austriacum LC – Peucedanum austriacum subsp. rablense VU C2a(i) Peucedanum carvifolia VU A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 142
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Peucedanum cervaria NT B2b(iii) Peucedanum oreoselinum LC Peucedanum ostruthium LC Peucedanum palustre NT B2b(iii) Peucedanum venetum VU C2a(i) Phalaris arundinacea LC Phegopteris connectilis LC Phleum alpinum aggr. – Phleum alpinum LC – Phleum rhaeticum LC Phleum hirsutum LC Phleum paniculatum EN B2ab(ii,iii); Phleum phleoides LC Phleum pratense aggr. – Phleum bertolonii LC – Phleum pratense LC Phragmites australis LC Phyllitis scolopendrium LC Phyteuma betonicifolium LC Phyteuma globulariifolium – Phyteuma globulariifolium subsp. LC globulariifolium – Phyteuma globulariifolium subsp. LC pedemontanum Phyteuma hemisphaericum LC Phyteuma orbiculare LC Phyteuma ovatum LC Phyteuma scheuchzeri LC Phyteuma scorzonerifolium VU C2a(i) Phyteuma spicatum LC – Phyteuma spicatum subsp. coeruleum DD – Phyteuma spicatum subsp. spicatum LC Picea abies LC Picris hieracioides LC Pilularia globulifera CR B2ab(iii); C2a(ii) Pimpinella major LC
> Annexe 143
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Pimpinella saxifraga aggr. – Pimpinella alpina DD – Pimpinella nigra NT B2b(iii) – Pimpinella saxifraga LC Pinguicula alpina LC Pinguicula grandiflora EN B2ab(iii) Pinguicula leptoceras LC Pinguicula vulgaris NT B2b(ii,iii) Pinus cembra LC Pinus mugo – Pinus mugo subsp. mugo LC – Pinus mugo subsp. uncinata LC Pinus sylvestris LC Pisum sativum subsp. biflorum VU D1; D2 seule la sous-espèce subsp. biflorum est indigène (archéophyte) Plantago alpina LC Plantago arenaria EN C2a(i) Plantago atrata LC Plantago lanceolata LC Plantago major – Plantago major subsp. intermedia LC – Plantago major subsp. major LC Plantago media LC Plantago sempervirens RE éteint – aucune confirmation récente, présence certifiée avant 1900 Plantago serpentina LC Platanthera bifolia LC Platanthera chlorantha LC Poa alpina LC Poa annua LC Poa badensis aggr. – Poa badensis VU B2ab(iii) – Poa molinerii NT B2b(iii) Poa bulbosa LC Poa cenisia LC Poa chaixii LC Poa compressa LC Poa glauca LC Poa hybrida LC Poa laxa LC Poa minor LC Poa nemoralis LC Poa palustris NT B2b(iii) Poa perconcinna NT B2b(iii)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 144
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Poa pratensis aggr. – Poa angustifolia LC – Poa pratensis LC Poa remota VU C2a(i) Poa supina LC Poa trivialis – Poa trivialis subsp. sylvicola DD – Poa trivialis subsp. trivialis LC Poa variegata LC Polemonium caeruleum NT B2b(iii) indigène dans les Grisons uniquement, sinon cultivé et naturalisé Polycarpon tetraphyllum NT B2c(iii) en expansion Polycnemum arvense CR D Polycnemum majus EN B2b(iii)c(iii) Polygala alpestris LC Polygala alpina LC Polygala amara NT D2 Polygala amarella LC Polygala chamaebuxus LC Polygala comosa NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Polygala pedemontana NT B2b(iii) Polygala serpyllifolia LC Polygala vulgaris – Polygala vulgaris subsp. oxyptera NT A4c; B2b(ii,iii) – Polygala vulgaris subsp. vulgaris LC Polygonatum multiflorum LC Polygonatum odoratum LC Polygonatum verticillatum LC Polygonum alpinum NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Polygonum amphibium LC Polygonum aviculare aggr. – Polygonum arenastrum LC – Polygonum aviculare LC – Polygonum calcatum DD – Polygonum microspermum DD – Polygonum rurivagum DD Polygonum bistorta LC Polygonum hydropiper LC Polygonum lapathifolium – Polygonum lapathifolium subsp. brittingeri RE éteint – anciennes données de la littérature uniquement – Polygonum lapathifolium subsp. lapathifolium LC – Polygonum lapathifolium subsp. pallidum DD Polygonum minus NT B2b(iii)
> Annexe 145
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Polygonum mite LC Polygonum persicaria LC Polygonum viviparum LC Polypodium cambricum VU C2a(i) Polypodium interjectum LC Polypodium vulgare LC Polystichum aculeatum LC Polystichum braunii NT C2a(i) Polystichum lonchitis LC Polystichum setiferum LC Populus alba LC Populus nigra LC seule la sous-espèce subsp. nigra est indigène Populus tremula LC Portulaca oleracea LC Potamogeton acutifolius CR B2ab(iii) Potamogeton alpinus NT B2b(iii) Potamogeton berchtoldii LC Potamogeton coloratus EN B2ab(iii)c(iii) Potamogeton compressus CR(PE) probablement éteint – aucune donnée récente Potamogeton crispus LC Potamogeton filiformis VU A3c Potamogeton friesii EN B2ab(iii) Potamogeton gramineus VU A2c Potamogeton helveticus EN A2c; B2ab(iii) Potamogeton lucens LC Potamogeton natans LC Potamogeton nodosus VU A2c Potamogeton obtusifolius EN B2ab(iii) Potamogeton pectinatus LC Potamogeton perfoliatus LC Potamogeton polygonifolius EN B2ab(ii,iii,iv) Potamogeton praelongus EN B2ab(iii) Potamogeton pusillus VU A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Potamogeton trichoides EN B2ab(iii); C1; Potamogeton x angustifolius VU B2ab(iii) Potamogeton x decipiens VU B1ab(iii) Potamogeton x nitens VU A3c Potentilla anglica DD Potentilla anserina LC Potentilla argentea LC Potentilla aurea LC Potentilla brauneana LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 146
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Potentilla caulescens LC Potentilla cinerea VU D2 souvent confondu avec Potentilla pusilla; délimitation incertaine Potentilla collina aggr. – Potentilla alpicola CR D – Potentilla collina DD – Potentilla leucopolitana CR B2ab(iii,iv,v) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) – Potentilla praecox CR B2ab(iii) Potentilla crantzii LC Potentilla erecta LC Potentilla frigida LC Potentilla grammopetala NT C2a(i) Potentilla grandiflora LC Potentilla heptaphylla VU B2ab(iii); C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Potentilla incana CR C2a(i); D Potentilla inclinata EN B2ab(iii,iv) Potentilla micrantha LC Potentilla multifida VU D2 Potentilla palustris NT B2b(iii) Potentilla pusilla LC Potentilla recta LC Potentilla reptans LC Potentilla rupestris NT B2b(iv) Potentilla sterilis LC Potentilla supina VU B2b(iv)c(iii) Potentilla thuringiaca NT B2b(iii) Potentilla verna LC Prenanthes purpurea LC Primula acaulis LC Primula auricula LC Primula daonensis NT D2 Primula elatior LC Primula farinosa LC Primula glutinosa NT D2 Primula halleri NT B2b(iii); C2a(i) Primula hirsuta LC Primula integrifolia LC Primula latifolia LC Primula veris – Primula veris subsp. columnae LC – Primula veris subsp. veris LC
> Annexe 147
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Pritzelago alpina – Pritzelago alpina subsp. alpina LC – Pritzelago alpina subsp. brevicaulis LC Prunella grandiflora LC Prunella laciniata VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Prunella vulgaris LC Prunus avium LC Prunus mahaleb LC Prunus padus – Prunus padus subsp. padus LC – Prunus padus subsp. petraea DD Prunus spinosa LC Pseudolysimachion spicatum LC Pseudorchis albida LC Pseudostellaria europaea EN B2ab(iv) Pteridium aquilinum LC Pteris cretica VU C2a(i) Ptychotis saxifraga RE éteint – aucune donnée certifiée récente Puccinellia distans LC Pulicaria dysenterica NT B2b(iii) Pulicaria vulgaris RE éteint – dernière mention en 1981 Pulmonaria australis LC Pulmonaria mollis aggr. NT B2b(iii) – Pulmonaria collina NT B2b(iii) – Pulmonaria mollis NT B2b(iii) Pulmonaria montana NT B1b(iii); B2b(iii) – Pulmonaria montana subsp. jurana NT B1b(iii); B2b(iii) – Pulmonaria montana subsp. montana NT B1b(iii); B2b(iii) Pulmonaria officinalis aggr. – Pulmonaria helvetica NT C2a(i) – Pulmonaria obscura LC – Pulmonaria officinalis NT A2c Pulsatilla alpina – Pulsatilla alpina subsp. alba CR D inclut les anciennes sous-espèces subsp. austriaca et subsp. alpicola – Pulsatilla alpina subsp. alpina LC – Pulsatilla alpina subsp. apiifolia LC Pulsatilla halleri VU D2 Pulsatilla montana LC Pulsatilla vernalis LC Pulsatilla vulgaris EN A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Pyrola chlorantha VU A2c Pyrola media LC Pyrola minor LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 148
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Pyrola rotundifolia LC Pyrus nivalis VU D1 Pyrus pyraster LC Quercus cerris NT C2a(i) Quercus petraea LC Quercus pubescens LC Quercus robur LC Radiola linoides RE éteint – aucune observation recensée Ranunculus aconitifolius LC Ranunculus acris – Ranunculus acris subsp. acris LC – Ranunculus acris subsp. friesianus LC Ranunculus alpestris LC Ranunculus aquatilis VU B2ab(iii) Ranunculus arvensis VU A2c Ranunculus auricomus aggr. LC Ranunculus bulbosus LC Ranunculus circinatus VU A2c Ranunculus ficaria LC Ranunculus flammula NT A4c; B2b(ii,iii) Ranunculus fluitans NT B2b(iii) Ranunculus glacialis LC Ranunculus gramineus CR B1ab(iii); B2ab(iii) Ranunculus kuepferi LC Ranunculus lanuginosus LC Ranunculus lingua VU C2a(i) Ranunculus montanus aggr. – Ranunculus breyninus LC – Ranunculus carinthiacus LC – Ranunculus montanus LC – Ranunculus villarsii LC Ranunculus parnassiifolius LC Ranunculus peltatus EN B2ab(iii) Ranunculus penicillatus VU D2 Ranunculus platanifolius LC Ranunculus pygmaeus EN C2a(ii) Ranunculus repens LC Ranunculus reptans EN A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Ranunculus rionii CR B1ab(iii); B2ab(iii) Ranunculus sardous VU C2a(i) Ranunculus sceleratus VU A2c; B2ab(iii) Ranunculus seguieri VU D2
> Annexe 149
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Ranunculus thora NT B2b(iii); C2a(i) Ranunculus trichophyllus – Ranunculus trichophyllus subsp. eradicatus LC – Ranunculus trichophyllus subsp. trichophyllus LC Ranunculus tuberosus aggr. LC – Ranunculus polyanthemophyllus NT B2b(iii) – Ranunculus serpens LC – Ranunculus tuberosus LC Raphanus raphanistrum LC Reseda lutea LC Reseda luteola VU A2c Reseda phyteuma EN A4c; B2ab(ii,iii,iv)c(iv) Rhamnus alpina LC Rhamnus cathartica LC Rhamnus pumila LC Rhamnus saxatilis VU C2a(i) nettement plus fortement menacé dans le nord de la Suisse Rhinanthus alectorolophus LC Rhinanthus angustifolius VU A2c Rhinanthus glacialis LC Rhinanthus minor LC Rhodiola rosea LC Rhododendron ferrugineum LC Rhododendron hirsutum LC Rhynchospora alba NT B2b(iii) Rhynchospora fusca EN B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Ribes alpinum LC Ribes petraeum LC Ribes uva-crispa LC Rorippa amphibia VU A3c Rorippa islandica aggr. – Rorippa islandica NT B2a – Rorippa palustris LC Rorippa stylosa VU A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Rorippa sylvestris LC Rosa arvensis LC Rosa canina aggr. – Rosa abietina NT B2b(iii) – Rosa caesia LC – Rosa canina LC – Rosa chavinii VU C2a(i) – Rosa corymbifera LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 150
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
– Rosa dumalis LC – Rosa montana VU C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) – Rosa rhaetica EN C2a(i) – Rosa stylosa EN C2a(i) – Rosa subcanina LC – Rosa subcollina NT B2b(iii) – Rosa tomentella VU C2a(i) – Rosa uriensis NT B2b(iii) Rosa gallica EN C2a(i) souvent confondu avec des hybrides de Rosa gallica x arvensis Rosa glauca LC Rosa jundzillii EN C2a(i) Rosa pendulina LC Rosa rubiginosa aggr. NT B2b(iii) – Rosa agrestis NT B2a – Rosa elliptica VU C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) – Rosa gremlii DD – Rosa inodora DD – Rosa micrantha NT B2b(iii) – Rosa rubiginosa NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Rosa spinosissima LC Rosa tomentosa aggr. LC – Rosa mollis DD présence en Suisse non certifiée jusqu’à présent – Rosa pseudoscabriuscula LC – Rosa sherardii NT B2b(iii) – Rosa tomentosa LC – Rosa villosa NT B2b(iii) Rostraria cristata LC en expansion Rubia tinctorum VU C2a(i) Rubus caesius LC Rubus fruticosus aggr. auct. helv. LC – Rubus bifrons LC – Rubus canescens LC – Rubus distractus LC – Rubus foliosus LC – Rubus hirtus LC – Rubus macrophyllus LC – Rubus mercieri DD – Rubus montanus LC – Rubus nessensis LC – Rubus obtusangulus LC – Rubus pedemontanus LC – Rubus praecox LC
> Annexe 151
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
– Rubus radula LC – Rubus rudis LC – Rubus sulcatus LC – Rubus tereticaulis DD – Rubus ulmifolius NT B2b(iii) – Rubus vestitus LC Rubus idaeus LC Rubus saxatilis LC Rumex acetosa LC Rumex acetosella – Rumex acetosella subsp. acetosella LC – Rumex acetosella subsp. pyrenaicus LC Rumex alpestris LC Rumex alpinus LC Rumex aquaticus EN B2ab(iii); C2a(i) Rumex conglomeratus LC Rumex crispus LC Rumex hydrolapathum VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Rumex maritimus CR B2ab(iii); C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Rumex nivalis LC Rumex obtusifolius LC Rumex pulcher VU A2c Rumex sanguineus LC Rumex scutatus LC Rumex thyrsiflorus NT D2 Ruscus aculeatus LC Ruta graveolens NT B2a; C2a(i) à ne considérer comme archéophyte qu’à Gandria (et év. à St-Maurice et Bienne) Sagina apetala – Sagina apetala subsp. apetala NT B2b(iii) – Sagina apetala subsp. erecta LC Sagina glabra VU D2 Sagina nodosa EN B2ab(iii) Sagina procumbens LC Sagina saginoides LC Sagina subulata EN B1ab(iii); indigène au sud des Alpes uniquement (pris en compte pour l’évaluation) D Sagittaria sagittifolia EN B2ab(iii); C2a(i) Salix alba LC Salix alpina DD présence en Suisse non certifiée jusqu’à présent Salix appendiculata LC Salix aurita LC Salix bicolor CR D
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 152
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Salix breviserrata LC Salix caesia VU C1 Salix caprea LC Salix cinerea LC Salix daphnoides LC Salix elaeagnos LC Salix foetida LC Salix glabra VU D2 Salix glaucosericea LC Salix hastata LC Salix helvetica LC Salix herbacea LC Salix laggeri VU C2a(i) Salix myrsinifolia LC Salix myrtilloides CR B2ab(iii); C2a(i); D Salix pentandra NT B2b(iii) Salix purpurea LC Salix repens VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Salix reticulata LC Salix retusa LC Salix rosmarinifolia DD présence en Suisse non certifiée jusqu’à présent Salix serpillifolia LC Salix triandra LC Salix viminalis LC Salix waldsteiniana LC Salix x hegetschweileri EN B2ab(iii) Salvia glutinosa LC Salvia pratensis LC Sambucus ebulus LC Sambucus nigra LC Sambucus racemosa LC Samolus valerandi CR C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Sanguisorba minor – Sanguisorba minor subsp. minor LC – Sanguisorba minor subsp. polygama DD Sanguisorba officinalis NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Sanicula europaea LC Saponaria lutea VU D2 Saponaria ocymoides LC Saponaria officinalis LC
> Annexe 153
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Saussurea alpina – Saussurea alpina subsp. alpina LC – Saussurea alpina subsp. depressa NT B2a Saussurea discolor LC Saxifraga adscendens NT B2a Saxifraga aizoides LC Saxifraga androsacea LC Saxifraga aphylla LC Saxifraga aspera LC Saxifraga biflora LC le taxon S. biflora subsp. macropetala correspond à l’hybride S. x kochii Saxifraga bryoides LC Saxifraga bulbifera EN C1 Saxifraga caesia LC Saxifraga cernua VU D2 Saxifraga cotyledon LC Saxifraga cuneifolia LC Saxifraga exarata – Saxifraga exarata subsp. exarata LC – Saxifraga exarata subsp. moschata LC – Saxifraga exarata subsp. pseudoexarata DD Saxifraga granulata VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Saxifraga hirculus CR B1ab(iii); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) B2ab(iii) Saxifraga hostii VU D2 Saxifraga muscoides LC Saxifraga mutata NT A2c; B2b(iii) Saxifraga oppositifolia – Saxifraga oppositifolia subsp. amphibia EX – Saxifraga oppositifolia subsp. oppositifolia LC Saxifraga paniculata LC Saxifraga retusa VU C2a(i) Saxifraga rotundifolia LC Saxifraga seguieri LC Saxifraga stellaris LC Saxifraga tridactylites LC Scabiosa columbaria – Scabiosa columbaria subsp. columbaria LC – Scabiosa columbaria subsp. portae NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Scabiosa lucida LC Scabiosa triandra LC Scandix pecten-veneris EN A3c; B2b(iv)c(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Scheuchzeria palustris VU A4c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Schoenoplectus lacustris LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 154
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Schoenoplectus mucronatus VU A2c Schoenoplectus pungens CR C1 Schoenoplectus supinus CR C1 Schoenoplectus tabernaemontani NT B2b(iii) Schoenoplectus triqueter CR A4c; Ba2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Schoenus ferrugineus NT B2b(iii) Schoenus nigricans NT B2b(iii) Scilla bifolia LC Scirpoides holoschoenus CR C2a(i) Scirpus sylvaticus LC Scleranthus annuus – Scleranthus annuus subsp. annuus EN B2b(iii)c(iv) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) – Scleranthus annuus subsp. polycarpos NT B2b(iii) – Scleranthus annuus subsp. verticillatus EN B2ab(iii) Scleranthus perennis NT A2c; B2b(iii) Sclerochloa dura VU D2 Scorzonera austriaca NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Scorzonera humilis VU A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Scorzonera laciniata LC Scrophularia auriculata EN B2ab(iii) Scrophularia canina NT B2b(iii) Scrophularia juratensis NT B2ab(iv) Scrophularia nodosa LC Scrophularia umbrosa LC Scutellaria alpina NT A3d; B2b(iii) Scutellaria galericulata LC Securigera varia LC Sedum acre LC Sedum album LC Sedum alpestre LC Sedum anacampseros NT C2a(i) Sedum annuum LC Sedum atratum LC Sedum cepaea NT C2a(i) Sedum dasyphyllum LC Sedum hispanicum LC Sedum rubens EN B1ab(i,iv) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Sedum rupestre aggr. sensu K. Lauber & G. Wagner – Sedum montanum LC – Sedum rupestre LC Sedum sexangulare LC
> Annexe 155
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Sedum telephium – Sedum telephium subsp. fabaria NT B2b(iii) plante ornementale aussi naturalisée sur le Plateau – Sedum telephium subsp. maximum LC – Sedum telephium subsp. telephium LC Sedum villosum VU A2c Selaginella helvetica LC Selaginella selaginoides LC Selinum carvifolia VU A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Sempervivum arachnoideum LC Sempervivum grandiflorum VU D2 Sempervivum montanum LC Sempervivum tectorum LC Sempervivum wulfenii VU C1 Senecio abrotanifolius LC Senecio alpinus LC Senecio aquaticus NT A2c Senecio doronicum LC Senecio erraticus VU C2a(i) Senecio erucifolius LC Senecio halleri LC Senecio hercynicus LC Senecio incanus – Senecio incanus subsp. carniolicus LC – Senecio incanus subsp. incanus LC – Senecio incanus subsp. insubricus LC Senecio jacobaea LC Senecio ovatus LC Senecio paludosus NT B2b(iii) Senecio rupestris LC Senecio sylvaticus NT A2c Senecio viscosus LC Senecio vulgaris LC Serapias vomeracea CR C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Serratula tinctoria – Serratula tinctoria subsp. monticola LC – Serratula tinctoria subsp. tinctoria VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Seseli annuum VU C2a(i) Seseli libanotis LC Seseli montanum VU C2a(i) Sesleria caerulea LC Sesleria sphaerocephala VU D2 Setaria pumila LC Setaria verticillata LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 156
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Setaria verticilliformis DD Setaria viridis LC Sherardia arvensis LC Sibbaldia procumbens LC Sideritis hyssopifolia VU B2ac(iv); D2 Sideritis montana RE éteint – aucune donnée récente fiable Silaum silaus NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Silene acaulis LC Silene armeria NT B2ab(iii) indigène uniquement au sud des Alpes, en Valais et dans le Chablais vaudois Silene coronaria NT B2a; D2 souvent cultivé, indigène uniquement près de Fully Silene cretica RE Silene dioica LC Silene exscapa LC Silene flos-cuculi LC Silene flos-jovis NT B2b(iii) Silene gallica CR(PE) vraisemblablement éteint, de temps à autre présence d’adventices tout au plus Silene italica DD Silene noctiflora VU B2b(iii)c(iii) Silene nutans – Silene nutans subsp. insubrica NT B2ab(iii) – Silene nutans subsp. nutans LC Silene otites NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Silene pratensis LC Silene pusilla LC Silene rupestris LC Silene saxifraga NT C2a(i) Silene suecica NT C2a(i) Silene vallesia VU C2a(i) Silene viscaria NT A4c; B2b(iii) Silene vulgaris – Silene vulgaris subsp. glareosa LC – Silene vulgaris subsp. prostrata DD – Silene vulgaris subsp. vulgaris LC Sinapis alba LC Sinapis arvensis LC Sison amomum EN C2a(i) Sisymbrium austriacum NT B2ab(iii) Sisymbrium officinale LC Sisymbrium strictissimum NT B2b(iii); C2a(i) Sisymbrium supinum CR B2ab(iii,v); Sium latifolium CR C1 Solanum dulcamara LC Solanum nigrum LC seule la sous-espèce subsp. nigrum est indigène
> Annexe 157
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Solanum villosum – Solanum villosum subsp. miniatum DD – Solanum villosum subsp. villosum NT B2a Soldanella alpina LC Soldanella pusilla LC Solidago virgaurea – Solidago virgaurea subsp. minuta LC – Solidago virgaurea subsp. virgaurea LC Sonchus arvensis – Sonchus arvensis subsp. arvensis LC – Sonchus arvensis subsp. uliginosus EN B2ab(Iv) Sonchus asper LC Sonchus oleraceus LC Sonchus palustris RE éteint – dernière observation avant 1900 Sorbus aria LC Sorbus aucuparia LC – Sorbus aucuparia subsp. aucuparia LC – Sorbus aucuparia subsp. glabrata DD Sorbus chamaemespilus LC Sorbus domestica EN C2a(i) souvent cultivé, seules les présences naturelles ont été prises en compte Sorbus latifolia NT B2a Sorbus mougeotii LC Sorbus torminalis LC Sparganium angustifolium NT B2b(iii) Sparganium emersum VU B2ab(iii) Sparganium erectum – Sparganium erectum subsp. erectum NT A4c; B2ab(iii) – Sparganium erectum subsp. microcarpum EN A2c; B2ab(iii); – Sparganium erectum subsp. neglectum NT B2b(iii) – Sparganium erectum subsp. oocarpum DD Sparganium natans EN A4c; B2ab(iii) Spergula arvensis VU A2c Spergularia rubra LC Spergularia segetalis RE éteint – dernière observation à Bâle vers 1925 Spiranthes aestivalis VU A3c; tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) B2ab(iii,iv,v) Spiranthes spiralis VU A3d; tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) B2ab(ii,iii,iv,v) Spirodela polyrhiza NT A2c Stachys alopecuros VU D2 indigène au sud des Alpes uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Stachys alpina LC Stachys annua VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Stachys arvensis CR B2ab(iii,iv,v) c(iii,iv)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 158
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Stachys germanica VU D1 Stachys officinalis LC Stachys palustris LC Stachys pradica NT A2c; B2b(iii) Stachys recta – Stachys recta subsp. grandiflora VU D2 – Stachys recta subsp. recta LC Stachys sylvatica LC Staphylea pinnata VU C2a(i) souvent cultivé, seules les présences naturelles ont été prises en compte, tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Stellaria alsine LC Stellaria graminea LC Stellaria holostea NT B2b(iii,iv) Stellaria longifolia EN C2a(i) Stellaria media aggr. – Stellaria media LC – Stellaria neglecta NT B2a – Stellaria pallida LC en expansion Stellaria nemorum – Stellaria nemorum subsp. montana LC – Stellaria nemorum subsp. nemorum LC Stellaria palustris RE éteint – aucune observation récente certifiée Stemmacantha rhapontica – Stemmacantha rhapontica subsp. lamarckii VU D1; D2 – Stemmacantha rhapontica subsp. rhapontica LC Stipa capillata NT B2b(i,iii) Stipa pennata aggr. sensu Heitz – Stipa eriocaulis NT B2b(iii) – Stipa pennata NT B2b(iii) Streptopus amplexifolius LC Subularia aquatica RE éteint – uniquement des données du XVIIIème siècle à Bâle Succisa pratensis LC Swertia perennis NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Symphytum bulbosum NT B2b(ii) Symphytum officinale LC Symphytum tuberosum LC Tamus communis LC Tanacetum corymbosum NT A2c; B2b(iii) Tanacetum vulgare LC Taraxacum alpestre aggr. LC Taraxacum alpinum aggr. LC Taraxacum aquilonare VU D2 Taraxacum ceratophorum aggr. EN D Taraxacum cucullatum aggr. NT C2a(i)
> Annexe 159
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Taraxacum fontanum aggr. VU D2 Taraxacum laevigatum aggr. LC Taraxacum officinale aggr. LC Taraxacum palustre aggr. NT B2b(iii) Taraxacum schroeterianum NT B2b(iii) Taxus baccata LC Teesdalia nudicaulis RE éteint – dernière observation avant 1900 à Bâle Telephium imperati NT B1b(iii); B2b(iii) Tephroseris capitata VU C2a(i) Tephroseris helenitis EN B2ab(ii,iii); C1; Tephroseris integrifolia VU B1ab(iii); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Tephroseris tenuifolia VU D2 Teucrium botrys VU A2c; B2ab(ii,iii,iv) Teucrium chamaedrys LC Teucrium montanum LC Teucrium scordium EN A4c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Teucrium scorodonia LC Thalictrum alpinum NT B1ab(iii); B2ab(iii) Thalictrum aquilegiifolium LC Thalictrum flavum VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Thalictrum foetidum LC Thalictrum lucidum EN B2ab(ii,iii) Thalictrum minus – Thalictrum minus subsp. minus LC – Thalictrum minus subsp. saxatile LC Thalictrum simplex EN C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) – Thalictrum simplex subsp. galioides CR D – Thalictrum simplex subsp. simplex EN C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Thelypteris palustris VU A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Thesium alpinum LC Thesium bavarum NT B2b(iii) Thesium humifusum CR B2ab(iii); C2a(ii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Thesium linophyllon VU A2c Thesium pyrenaicum LC Thesium rostratum EN A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 160
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Thlaspi alpestre aggr. – Thlaspi brachypetalum NT B2b(iii) – Thlaspi caerulescens NT B2b(iii) Thlaspi arvense LC Thlaspi montanum NT B2b(iii) Thlaspi perfoliatum LC Thlaspi rotundifolium – Thlaspi rotundifolium subsp. corymbosum NT A2c; B2b(iv) – Thlaspi rotundifolium subsp. rotundifolium LC Thlaspi sylvium VU D2 Thymelaea passerina CR A4c; B2ab(ii,iii,iv,v) Thymus serpyllum aggr. auct. helv. – Thymus alpestris LC – Thymus longicaulis NT B2b(iii) – Thymus oenipontanus DD – Thymus praecox subsp. polytrichus LC – Thymus praecox subsp. praecox LC – Thymus pulegioides subsp. carniolicus NT B2b(iii) – Thymus pulegioides subsp. pulegioides LC Tilia cordata LC Tilia platyphyllos LC Tofieldia calyculata LC B2b(iii) Tordylium maximum NT B2c(iii) Torilis arvensis NT B2b(iii) Torilis japonica LC Torilis nodosa NT B2c(iii) Tozzia alpina LC Tragopogon dubius LC Tragopogon pratensis – Tragopogon pratensis subsp. minor VU A3c – Tragopogon pratensis subsp. orientalis LC – Tragopogon pratensis subsp. pratensis NT B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Tragus racemosus LC en expansion Trapa natans CR C2a(ii) Traunsteinera globosa LC Tribulus terrestris VU D1 Trichophorum alpinum NT B2b(iii) Trichophorum cespitosum LC Trichophorum pumilum NT A2c Trientalis europaea VU C2a(i)
> Annexe 161
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Trifolium alpestre NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Trifolium alpinum LC Trifolium arvense LC Trifolium badium LC Trifolium campestre LC Trifolium dubium LC Trifolium fragiferum NT B2b(iii) en expansion en Suisse occidentale, plutôt en régression en Suisse orientale Trifolium medium LC Trifolium montanum LC Trifolium ochroleucon VU B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Trifolium pallescens LC Trifolium patens VU C2a(i) Trifolium pratense – Trifolium pratense subsp. nivale LC – Trifolium pratense subsp. pratense LC Trifolium repens – Trifolium repens subsp. prostratum DD – Trifolium repens subsp. repens LC Trifolium rubens NT B2b(iii) Trifolium scabrum EN C1 Trifolium spadiceum VU C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Trifolium striatum VU C2a(i) Trifolium thalii LC Triglochin palustris LC Trigonella monspeliaca VU C2a(i) Trinia glauca VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Tripleurospermum inodorum LC Trisetum cavanillesii EN B1ab(iii); B2ab(iii) Trisetum distichophyllum LC Trisetum flavescens LC Trisetum spicatum LC Trochiscanthes nodiflora VU C2a(i) Trollius europaeus LC Tulipa sylvestris – Tulipa sylvestris subsp. australis VU C2a(i); D2 – Tulipa sylvestris subsp. sylvestris VU A3c; B2b(iv)c(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Turgenia latifolia RE éteint – dernière observation en 1942 Turritis glabra LC Tussilago farfara LC Typha angustifolia NT B2b(iii) Typha latifolia LC
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 162
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Typha minima CR A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Typha shuttleworthii EN A4e; B2ab(iii) Ulmus glabra LC Ulmus laevis EN C1 Ulmus minor LC Umbilicus rupestris EN D Urtica dioica LC Urtica urens VU A2c Utricularia bremii CR A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Utricularia intermedia CR A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Utricularia minor VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Utricularia ochroleuca CR C2b Utricularia stygia CR B2ab(iii) Utricularia vulgaris aggr. – Utricularia australis NT B2b(iii) – Utricularia vulgaris EN A2c; B2ab(iii) Vaccaria hispanica CR C1 Vaccinium microcarpum VU C1 Vaccinium myrtillus LC Vaccinium oxycoccos NT B2b(iii) Vaccinium uliginosum aggr. – Vaccinium gaultherioides LC – Vaccinium uliginosum NT A4c; B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Vaccinium vitis-idaea LC Valeriana celtica NT D2 Valeriana dioica LC Valeriana montana LC Valeriana officinalis aggr. – Valeriana officinalis LC – Valeriana pratensis DD – Valeriana repens LC – Valeriana sambucifolia DD – Valeriana versifolia LC – Valeriana wallrothii NT B2b(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Valeriana supina LC Valeriana tripteris LC Valerianella carinata LC Valerianella dentata VU A2c Valerianella eriocarpa CR(PE) aucune nouvelle observation certifiée, souvent confondu avec des formes de V. dentata Valerianella locusta LC Valerianella rimosa EN A3c; B2ab(iv) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6)
> Annexe 163
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Vallisneria spiralis NT D2 indigène au sud du Tessin uniquement (pris en compte pour l’évaluation) Veratrum album – Veratrum album subsp. album DD – Veratrum album subsp. lobelianum LC Veratrum nigrum EN C2a(ii) Verbascum blattaria NT B2b(iii) Verbascum chaixii EN D seule la sous-espèce subsp. chaixii est indigène Verbascum densiflorum LC Verbascum lychnitis LC Verbascum nigrum LC Verbascum phlomoides NT B2c(iii) Verbascum pulverulentum EN B2b(iii)c(iii) Verbascum thapsus – Verbascum thapsus subsp. montanum LC – Verbascum thapsus subsp. thapsus LC Verbena officinalis LC Veronica acinifolia CR B2ab(iii); C2a(ii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Veronica agrestis LC Veronica alpina LC Veronica anagallis-aquatica LC Veronica anagalloides CR A3c; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Veronica aphylla LC Veronica arvensis LC Veronica austriaca CR C2a(i,ii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Veronica beccabunga LC Veronica bellidioides LC Veronica catenata EN A2c; B2ab(iii) Veronica chamaedrys LC Veronica dillenii VU A3c tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Veronica fruticans LC Veronica fruticulosa LC Veronica hederifolia – Veronica hederifolia subsp. hederifolia LC – Veronica hederifolia subsp. lucorum LC – Veronica hederifolia subsp. triloba DD Veronica montana LC Veronica officinalis LC Veronica polita LC Veronica praecox VU A3c Veronica prostrata – Veronica prostrata subsp. prostrata EN B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) – Veronica prostrata subsp. scheereri EN B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Veronica scutellata VU A4c; C1; C2a(i) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6)
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 164
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Veronica serpyllifolia – Veronica serpyllifolia subsp. humifusa LC – Veronica serpyllifolia subsp. serpyllifolia LC Veronica teucrium LC Veronica triphyllos VU C2a(i) Veronica urticifolia LC Veronica verna NT B2b(iii)c(iv) Viburnum lantana LC Viburnum opulus LC Vicia cracca – Vicia cracca subsp. cracca LC – Vicia cracca subsp. incana LC – Vicia cracca subsp. tenuifolia NT A4c; B2b(ii,iii) Vicia dumetorum NT B2b(iii) Vicia hirsuta LC Vicia lathyroides EN B2ab(ii,iii); C1; Vicia onobrychioides NT B2b(iii) Vicia orobus CR B2ab(v); tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) C2a(i,ii); D Vicia pisiformis CR C2a(ii) Vicia sativa – Vicia sativa subsp. nigra LC – Vicia sativa subsp. sativa LC Vicia sepium LC Vicia sylvatica LC Vicia tetrasperma NT B2b(ii,iii) Vinca minor LC Vincetoxicum hirundinaria LC Viola alba LC Viola biflora LC Viola calcarata LC Viola canina auct. helv. – Viola canina subsp. canina VU A4c – Viola canina subsp. montana NT B2b(iii) – Viola canina subsp. schultzii DD Viola cenisia LC Viola collina LC Viola elatior EN B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Viola hirta LC Viola lutea LC Viola mirabilis NT B2b(iii) Viola odorata LC Viola palustris LC
> Annexe 165
Nom de l’espèce Statut LR Critères Remarques
Viola persicifolia EN A4cd; B2ab(ii,iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Viola pinnata NT B2b(iii) Viola pumila RE éteint – dernière observation dans le canton de Thurgovie en 1948 Viola pyrenaica NT A3d; B2b(iii) Viola reichenbachiana LC Viola riviniana LC Viola rupestris LC Viola thomasiana LC Viola tricolor aggr. – Viola arvensis LC – Viola kitaibeliana VU A2c – Viola tricolor subsp. subalpina LC – Viola tricolor subsp. tricolor LC Viscum album – Viscum album subsp. abietis LC – Viscum album subsp. album LC – Viscum album subsp. austriacum LC Vitis sylvestris CR C2a(ii) Vulpia ciliata DD Vulpia myuros LC Vulpia unilateralis CR(PE) vraisemblablement éteint – dernière observation certifiée en 1918 au lac de Neuchâtel Willemetia stipitata NT B2b(iii) Woodsia alpina LC Woodsia pulchella EN D Xanthium strumarium EN C2a(i) Xeranthemum inapertum CR C1; B2ab(iii) tient compte de la menace future (voir annexe A2, chap. A2-6) Zannichellia palustris VU A2c
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 166
A4 Taxons qui ne sont plus évalués
La Liste rouge 2002 comprenait 154 taxons qui ne sont pas repris dans la présente révision. En plus des néophytes qui, contrairement à 2002, ne sont en principe plus retenues, les taxons suivants sont concernés: taxons dont on doute qu’ils aient déjà été présents en Suisse; taxons encore admis comme indigènes ou archéophytes en 2002, mais qui sont considérés comme néophytes depuis; taxons nouvellement inclus dans un autre taxon ou taxons listés sous un nouveau nom valable (synonymes). Le tableau suivant répertorie tous ces cas et permet de mieux comparer les deux Listes rouges.
Tab. 9 > Liste des taxons qui ne sont plus repris dans la Liste rouge 2016 (sans les taxons déjà considérés comme néophytes en 2002).
Nom dans la Liste rouge 2002 Raison de l’absence dans la Liste rouge 2016
Achillea distans Willd. présence en Suisse douteuse (TI) Aconitum altissimum Mill. synonyme de Aconitum lycoctonum subsp. vulparia (Rchb.) Nyman Aconitum compactum (Rchb.) Gáyer synonyme de Aconitum napellus subsp. vulgare Rouy & Foucaud Aconitum lamarckii Rchb. inclus dans Aconitum lycoctonum subsp. neapolitanum (Ten.) Nyman Aconitum napellus aggr. synonyme de Aconitum napellus L. Aconitum neomontanum Wulfen synonyme de Aconitum napellus subsp. lusitanicum Rouy Aconitum vulparia aggr. synonyme de Aconitum lycoctonum L. Aconitum x platanifolium Degen & Gáyer inclus dans Aconitum lycoctonum subsp. neapolitanum (Ten.) Nyman Acorus calamus L. néophyte Adenostyles glabra (Mill.) DC. synonyme de Adenostyles alpina (L.) Bluff & Fingerh. Adonis annua L. néophyte Agropyron caninum (L.) P. Beauv. synonyme de Elymus caninus (L.) L. Agropyron intermedium (Host.) P. Beauv. synonyme de Elymus hispidus (Opiz) Melderis Agropyron pungens (Pers.) Roem. & Schult. synonyme de Elymus athericus (Link) Kerguélen Agropyron repens (L.) P. Beauv. synonyme de Elymus repens (L.) Gould Alchemilla cuneata aggr. synonyme de Alchemilla pentaphylloides aggr. Allium nigrum L. néophyte Amaranthus retroflexus L. néophyte Ammi majus L. néophyte (aucune population archéophyte connue) Anthyllis montana subsp. jacquinii (A. Kern.) Hayek non présent en Suisse, données du Tessin erronées Anthyllis vulneraria L. s.str. néophyte Aphanes inexspectata W. Lippert synonyme de Aphanes australis Rydb. Arenaria bernensis Favarger synonyme de Arenaria ciliata subsp. bernensis Favarger Arenaria ciliata L. synonyme de Arenaria ciliata L. subsp. ciliata Asplenium presolanense (Mokry et al.) J. C. Vogel & Rumsey présence en Suisse douteuse (GR) Asplenium x alternifolium Wulfen hybride Ballota nigra subsp. foetida (Vis.) Hayek synonyme de Ballota nigra subsp. meridionalis (Bég.) Bég. Brassica rapa subsp. campestris (L.) A. R. Clapham inclus dans Brassica rapa L. Bromus inermis Leyss. néophyte Bunias orientalis L. néophyte Calamintha glandulosa (Req.) Benth. synonyme de Calamintha nepeta (L.) Savi
> Annexe 167
Nom dans la Liste rouge 2002 Raison de l’absence dans la Liste rouge 2016
Calamintha nepetoides Jord. synonyme de Calamintha nepeta (L.) Savi Calycocorsus stipitatus (Jacq.) Rauschert synonyme de Willemetia stipitata (Jacq.) Dalla Torre Calystegia silvatica (Kit.) Griseb. néophyte Camelina pilosa (DC.) Vassilcz. inclus dans Camelina sativa (L.) Crantz Camelina sativa (L.) Crantz néophyte Cardamine palustris (Wimm. & Grab.) Peterm. synonyme de Cardamine dentata Schult. Cardaminopsis arenosa (L.) Hayek s.str. néophyte Carlina acaulis L. s.str. présence en Suisse douteuse (GR) Centaurea maculosa Lam. synonyme de Centaurea stoebe L. Centaurea solstitialis L. néophyte Centranthus ruber (L.) DC. néophyte Cerastium alpinum subsp. lanatum (Lam.) Ces. inclus dans Cerastium alpinum L. Ceterach officinarum Willd. synonyme de Asplenium ceterach L. Chenopodium strictum Roth néophyte Cochlearia officinalis L. néophyte Cuscuta cesatiana Bertol. néophyte Dactylorhiza fistulosa (Moench) H. Baumann & Künkele synonyme de Dactylorhiza majalis (Rchb.) P. F. Hunt & Summerh. Dactylorhiza fuchsii (Druce) Soó synonyme de Dactylorhiza maculata subsp. fuchsii (Druce) Hyl. Dactylorhiza maculata (L.) Soó synonyme de Dactylorhiza maculata (L.) Soó subsp. maculata synonyme de Dactylorhiza incarnata subsp. ochroleuca (Boll) P. F. Hunt & Dactylorhiza ochroleuca (Boll.) Averyanov Summerh. Dactylorhiza savogiensis Tyteca & Gathoye inclus dans Dactylorhiza maculata (L.) Soó Dianthus monspessulanus L. synonyme de Dianthus hyssopifolius L. Draba stylaris W. D. J. Koch synonyme de Draba thomasii W. D. J. Koch Dracunculus vulgaris Schott néophyte Elatine triandra Schkuhr présence en Suisse douteuse Epipactis helleborine subsp. distans (Arvet-Touvet) Engel & Quentin synonyme de Epipactis distans Arv.-Touv. Epipactis neglecta (Kümpel) Kümpel inclus dans Epipactis leptochila (Godfery) Godfery Erodium pilosum (Thuill.) Jord. présence en Suisse douteuse Eruca sativa Mill. néophyte Erysimum hieraciifolium auct. inclus dans Erysimum virgatum Roth Euphorbia segetalis L. néophyte Euphorbia virgata Waldst. & Kit. néophyte Euphrasia drosocalyx Freyn inclus dans Euphrasia minima Schleich. Euphrasia pulchella A. Kern. inclus dans Euphrasia minima Schleich. Euphrasia tatarica Spreng. inclus dans Euphrasia pectinata Ten. Festuca alpestris Roem. & Schult. présence en Suisse douteuse Festuca curvula Gaudin synonyme de Festuca laevigata Gaudin
Festuca diffusa Dumort. synonyme de Festuca heteromalla Pourr. Festuca flavescens Bellardi présence en Suisse douteuse Festuca puccinellii Parl. synonyme de Festuca melanopsis Foggi & al. Festuca tenuifolia Sibth. synonyme de Festuca filiformis Pourr. Festuca trachyphylla (Hack.) Krajina synonyme de Festuca brevipila R. Tracey Geranium phaeum L. s.str. néophyte
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 168
Nom dans la Liste rouge 2002 Raison de l’absence dans la Liste rouge 2016
Geranium phaeum var. lividum (L’Hér.) DC. inclus dans Geranium phaeum L. Holoschoenus romanus (L.) Fritsch inclus dans Scirpoides holoschoenus (L.) Soják Holoschoenus vulgaris Link inclus dans Scirpoides holoschoenus (L.) Soják Hymenolobus procumbens (L.) Nutt. néophyte Iberis linifolia L. synonyme de Iberis intermedia Guers. Juniperus communis subsp. nana Syme synonyme de Juniperus communis subsp. alpina Čelak. Leucanthemopsis minima (Vill.) Marchi synonyme de Leucanthemopsis alpina subsp. minima (Vill.) Holub Leucanthemum praecox (Horvatic) Horvatic néophyte Lolium multiflorum Lam. néophyte Luzula luzuloides subsp. cuprina (Asch. & Graebn.) Chrtek & Krisa synonyme de Luzula luzuloides subsp. rubella (Mert. & W. D. J. Koch) Holub Lycopodium dubium Zoëga présence en Suisse douteuse Lycopus europaeus L. s.str. inclus dans Lycopus europaeus L. Lycopus europaeus subsp. mollis (A. Kern.) Murr inclus dans Lycopus europaeus L. Matricaria recutita L. synonyme de Matricaria chamomilla L. Medicago x varia Martyn hybride Minuartia mutabilis (Lapeyr.) Bech. synonyme de Minuartia rostrata (Pers.) Rchb. Myagrum perfoliatum L. néophyte Myriophyllum heterophyllum Michx. néophyte néophyte (le statut d’indigénat est controversé. L’espèce est cependant considé- Onobrychis viciifolia Scop. rée comme néophyte en Europe centrale et occidentale) Ophrys apifera Huds. s.str. inclus dans Ophrys apifera Huds. Ophrys apifera subsp. botteronii (Chodat) Hegi inclus dans Ophrys apifera Huds. Orchis ustulata subsp. aestivalis (Kümpel) Kümpel & Mrkvicka inclus dans Orchis ustulata L. Ornithogalum gussonei Ten. néophyte Orobanche bartlingii Griseb. synonyme de Orobanche alsatica subsp. libanotidis (Rupr.) Pusch Orobanche laevis L. synonyme de Orobanche arenaria Borkh. Orobanche major L. synonyme de Orobanche elatior Sutton Oxytropis campestris (L.) DC. s.str. inclus dans Oxytropis campestris (L.) DC. Oxytropis campestris subsp. tyroliensis (Fritsch) Leins & Merxm. inclus dans Oxytropis campestris (L.) DC. Peucedanum rablense (Wulfen) W. D. J. Koch synonyme de Peucedanum austriacum subsp. rablense (Wulfen) Čelak. Picris echioides L. néophyte Picris hieracioides subsp. villarsii (Jord.) Nyman synonyme de Picris hieracioides subsp. umbellata (Schrank) Ces. Pisum sativum subsp. elatius (M. Bieb.) Asch. & Graebn. synonyme de Pisum sativum subsp. biflorum (Raf.) Soldano
Poa violacea Bellardi synonyme de Poa variegata Lam. Polygonum lapathifolium subsp. danubiale (A. Kern.) O. Schwarz synonyme de Polygonum lapathifolium subsp. brittingeri (Opiz) Jáv. Populus x canescens (Aiton) Sm. hybride Potamogeton plantagineus Roem. & Schult. synonyme de Potamogeton coloratus Hornem. Potentilla arenaria Borkh. synonyme de Potentilla incana G. Gaertn. et al. Potentilla neumanniana Rchb. synonyme de Potentilla verna L. Pulsatilla alpina subsp. austriaca Aichele & Schwegler synonyme de Pulsatilla alpina subsp. alba Zämelis & Paegle Pulsatilla rubra Delarbre néophyte (très vraisemblablement introduit dans le Chablais) Ranunculus allemannii Braun-Blanq. inclus dans Ranunculus auricomus aggr. Ranunculus helveticus Brodtb. inclus dans Ranunculus auricomus aggr. Ranunculus nemorosus aggr. synonyme de Ranunculus tuberosus aggr.
> Annexe 169
Nom dans la Liste rouge 2002 Raison de l’absence dans la Liste rouge 2016
Rapistrum rugosum (L.) All. néophyte Rorippa pyrenaica (All.) Rchb. synonyme de Rorippa stylosa (Pers.) Mansf. & Rothm. Rorippa x anceps (Wahlenb.) Rchb. hybride Rosa coriifolia Fr. synonyme de Rosa caesia Sm. Rosa obtusifolia Desv. synonyme de Rosa tomentella Léman Rosa pimpinellifolia L. synonyme de Rosa spinosissima L. Rosa vosagiaca N. H. F. Desp. synonyme de Rosa dumalis Bechst. Rumex longifolius DC. néophyte Rumex palustris Sm. néophyte Sagina intermedia Fenzl présence en Suisse douteuse (VS) Salix phylicifolia L. présence en Suisse douteuse (BE) Salvia verticillata L. néophyte Salvinia natans (L.) All. néophyte Saxifraga biflora subsp. macropetala (Engl.) Rouy & E. G. Camus hybride, synonyme de Saxifraga ×kochii Hornung Schoenoplectus x carinatus (Sm.) Palla hybride Sempervivum tectorum L. s.str. inclus dans Sempervivum tectorum L. Sempervivum tectorum subsp. alpinum (Griseb. & Schenk) Arcang. inclus dans Sempervivum tectorum L. Sempervivum x fauconnetii Reut. hybride Serratula tinctoria subsp. macrocephala (Bertol.) Wilczek & Schinz synonyme de Serratula tinctoria subsp. monticola (Boreau) Berher Silene nutans subsp. livida (Willd.) Jeanm. & Bocquet synonyme de Silene nutans subsp. insubrica (Gaudin) Soldano Solanum luteum Mill. s.l. synonyme de Solanum villosum Mill. Solanum luteum Mill. s.str. synonyme de Solanum villosum Mill. subsp. villosum Sorbus latifolia aggr. synonyme de Sorbus latifolia (Lam.) Pers. Sparganium minimum Wallr. synonyme de Sparganium natans L. Stachys officinalis subsp. serotina (Host) Hayek présence en Suisse douteuse (TI) Stellaria nemorum subsp. glochidisperma Murb. synonyme de Stellaria nemorum subsp. montana (Pierrat) Berher Thalictrum morisonii C. C. Gmel. synonyme de Thalictrum lucidum L. Thlaspi alliaceum L. néophyte Trifolium hybridum L. s.str. néophyte Tripleurospermum perforatum (Mérat) Laínz synonyme de Tripleurospermum inodorum (L.) Sch. Bip. Verbascum thapsus subsp. crassifolium (DC.) Murb. synonyme de Verbascum thapsus subsp. montanum (Schrad.) Bonnier & Layens Veronica spicata L. synonyme de Pseudolysimachion spicatum (L.) Opiz Vicia sativa subsp. cordata (Hoppe) Batt. néophyte Vicia villosa Roth s.str. néophyte Vicia villosa subsp. varia (Host) Corb. néophyte Viola alba Besser s.str. inclus dans Viola alba Besser Viola alba subsp. scotophylla (Jord.) Nyman inclus dans Viola alba Besser
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 170
A5 Remerciements
La révision de la Liste rouge était un projet colossal qu’il n’a été possible de mener à terme que grâce à l’aide de nombreuses personnes. Par moments, plus de 400 personnes y ont pris part. Les contributions au sein et en dehors d’Info Flora étaient diverses: suivi du projet, soutien au projet, projets partiels communs, recherches associées, contrôles de terrain, administration, coordination, évaluations et expertises. L’équipe d’Info Flora et l’OFEV les remercient chaleureusement pour cette aide immense.
Soutien à l’équipe du projet
En plus des auteurs, les personnes suivantes se sont impliquées dans le projet au sein de l’équipe d’Info Flora:
Beat Bäumler, Lea Bona, Sylvie Duret, Vincent Fehr, Saskia Godat, Tristan Hörler, Julie Knutti, Marco Kreuzer, Kathrin Langenegger, Romain Mayor, Daniel M. Moser, Rebekka Moser, Ramon Müller, Jasmin Redling, Sandra Reinhard, Sven Rüttimann, Ralph Thielen, Caterina Torroni, Monique Vilpert, Tobias Wildi, Christof Wunderlin
Accompagnement au projet, projets partenaires et recherches associées
Diverses personnes ont fourni des conseils sur la méthode de révision de la Liste rouge ou ont participé aux projets de recherches associés. Certaines nous ont soutenus à travers leur collaboration au Monitoring de la biodiversité en Suisse, un partenaire important du projet.
Ariel Bergamini, Frank Breiner, Raymond Delarze, Markus Fischer, Fabien Fivaz, Yves Gonseth, Antoine Guisan, Christian Hedinger, Gabriela Hofer, Rolf Holderegger, Verena Keller, Marc Kéry, Christian Monnerat, Michael Nobis, Matthias Plattner, Tobias Roth, Benedikt Schmidt, Thomas Stalling, Adrian Zangger, Niklaus Zimmermann
Coordination des contrôles de terrain
Les coordinateurs ont organisé les contrôles de terrain dans les différentes régions de travail et ont recruté et encadré les collaborateurs participants.
Sébastien Bétrisey, Markus Bichsel, Franco Ciardo, Raymond Delarze, Jacqueline Détraz-Méroz, Verena Doppler-Amrein, Ralph Imstepf, Laurent Juillerat, Michele Jurietti, Christoph Käsermann, Catherine Lambelet, Urs Landergott, Giulia Poretti, Michael Ryf, Nicola Schoenenberger, Thomas Weber, Michael Zemp, Peter Zimmermann
> Annexe 171
Conduite des contrôles de terrain
Les plus importantes données pour la révision de la Liste rouge provenaient des contrôles de terrain. Plus de 430 personnes y ont participé.
Sont citées en premier lieu les personnes qui ont effectué un nombre particulièrement important de recherches de terrain: Hans Althaus, Peter Braig, Fränzi Bryner, Bertrand de Montmollin, Jacqueline Détraz-Méroz, Ernst Gubler, Rolf Heeb, Michele Jurietti, Urs Käser, Annemarie Masswadeh, Aline Perez-Graber, Jürg Röthlisberger, Hansjörg Schlaepfer, Christian Schneider, Richard Wanner, Ruth Weber-Lüthy
Ont contribué également: Angelika Abderhalden-Raba, Paul Accola, Fedele Airoldi, Dunja Al Jabaji, Peter Albrecht, Silke Amrein, René Amstutz, Egidio Anchisi, Franziska Andres, Irmgard Anthenien, Aldo Antonietti, Erich Armbruster, Robin Arnoux, Dominique Auderset Joye, Manuel Babbi, Petra Bachmann, Jean-Bernard Bächtiger, Franco Barben, Céline Barrelet, Madeleine Bauer, Gisela Bauert, Martin Bauert, Claudia Baumberger, Francine Baumgartner, Martin Bendel, Christian Benetollo, Ariel Bergamini, Barbara Berner-Schläpfer, Karin Bernowitz, René Bertiller, Sébastien Bétrisey, Markus Bichsel, Rösly Bienz-Gisin, Augusta Binda, Stefan Birrer, Babis Bistolas, Stefan Blaser, Max Blumer, Steffen Boch, Martin Bolliger, Lea Bona, Emilie Bonnet, Jean-Michel Bornand, Armin Borner, Antonella Borsari, Yves Bötsch, Jacques Bovet, Arnaud Brahier, Rafaela Bregy-Tscherry, Frank Breiner, Thomas Breunig, Thomas Brodtbeck, Hiltrud Brose, Walter Brücker, Heribert Brügger, Robert Brügger, Tobias Brülisauer, Hans Brüngger, Ursula Brüngger-Halter, Franz Bucher, Serge Buholzer, Sarah Burg, Karin Burkhart, Jean-François Burri, Renée Burri, Michèle Büttner, Martin Camenisch, Gabriele Carraro, Thea Caspari, Stefano Castelli, Giacomo Catenazzi, Henri Ceppi, Patrick Charlier, Etienne Chavanne, Matthieu Chevalier, Köhler Christoph, Franco Ciardo, Helgard Claahsen, Benoît Clément, Christian Clerc, François Clot, Philippe Cornali, Anne-Dominique Crettaz, Luigi D’Andrea, Romano de Marchi, Martial de Montmollin, Raymond Delarze, Luca Delorenzi, Jacques Derron, Monique Derron, Patrice Descombes, Florian Dessimoz, Michael Dienst, Verena Doppler-Amrein, Olivier Duckert, Sylvie Duret, Armand Dussex, Annelise Dutoit Weidmann, Jonas Duvoisin, Walter Dyttrich, Samuel Eberhardt, Kirsten Edelkraut, Ursina El Sammra, Daniela Elmer, Stephan Epple, Peter Ettlinger, Markus Eugster, Isabelle Favre, Laurence Fazan, Elisabeth Feldmeyer-Christe, Laura Ferrario, Hanspeter Feuz, Andreas Fink, Barbara Fischer, Beat Fischer, Josef Fischer, Daniela Flück, Christine Föhr, Lucas Förderer, Jérôme Fournier, Yann Fragnière, Erika Milena Franc, Martin Frehner, Monika Frehner, Jonas Frei, Manuel Freiburghaus, David Frey, Lydia Frey, Rosmarie Frey, Tobias Fuhrer, Annamarie Gallati, Max Gasser, Hans Rudolf Gegenschatz, Eric Gehring, Susanna Geissbühler, Rolf Geisser, Dominik Gerber,
Emanuel Gerber, Jean-Claude Gerber, Rita Gerber, Roger Giamberini, Michel Gigon, Sara Giovanettina, Didier Girard, Helene Gisin, Rolf Glünkin, Marianne Gmünder, Jean-Michel Gobat, Saskia Godat, Max Göldi, Margrit Göldi, René Grädel, Roman Graf, Fritz Gränicher, Hanni Gränicher, Giuliano Greco, Jérôme Gremaud, Fanny Greulich, Rolf Gruber, Maurus Gsponer, Martha Gubler, André Guhl, Jodok Guntern, Sabine Güsewell, Regula Guyer, Ernst Häberli, Philippe Hadorn, Andi Hafner, Martin Hafner, Marc Hämmerli, Rolf Hangartner, Emilie Hanus, Josef Hartmann, Aline Hayoz-Andrey, Thierry Heger, Renata Heilig-Briw, Céline Heimo, Daniel Hepenstrick,
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 172
Michael Hettich, Carmen Hiltebrand, Karl Hirt, Françoise Hoffer-Massard, Rolf Holderegger, Anne-Marie Holzer, Philippe Holzer, Bärbel Horat-Wüest, Emanuel Hörler, Andreas Huber, Magdalena Hubmann, Corinne Huck, Nora Hug, Ilse Hüni, Pierre Hunkeler, Rita Illien, Ralph Imstepf, Willy Jakob, Fritz Jakob-Hofer, Suzanne Jeannin Paschoud, Christoph Jegge, Tobias Jonas, Sabine Joss, Alain Jotterand, Michel Juillard, Laurent Juillerat, Sandrine Jutzeler Rubin, Franziska Kaiser, Elisabeth Kalbermatten, Hilda Kalbermatten, Urs Kalbermatten, Christoph Käsermann, Lisa Kaufmann, Yvonne Kaufmann, Jonas Keller, Roland Keller, Sebastian Keller, Tabea Kipfer, Anne Klauser, Christian Knobel, Julie Knutti, Bärbel Koch, Georg Koch, Gregor Kozlowski, Markus Krähenbühl, Marco Kreuzer, André Kroner, Thomas Krucker, Bertil O. Krüsi, Hans Walter Krüsi, Nicolas Küffer, Wolfram Kunick, Niklaus Künzle, Patrick Kuss, Meinrad Küttel, Danièle Lagnaz, Catherine Lambelet, Urs Landergott, Daniel Landis, Elias Landolt, Regula Langenauer, Rosemary Lees, Heiner Lenzin, Anne Litsios Dubuis, Hans Loher, Jeanine Lovey, Walter Lüssi, Hans-Urs Lütolf, Inge Maass, Alessio Maccagni, Joëlle Magnin-Gonze, Karin Marti, Balthasar Martig, Elisabeth Marty-Tschumi, Thomas Mathis, Yvan Matthey, Ueli Mauch, Markus K. Meier, Jasmin Menzi, Jasmin Menzi-Bregy, Murielle Mermod, Walter Messmer, Brigitte Metzler Hauser, Fabian Meyer, René Michel, Christoph Michlig, Tony Millius, Pierre Mingard, Janine Moll, Brigitte Mollet, Florian Mombrial, Christian Monnerat, Beatrice Moor, Kurt Moor-Köppel, Jean-Louis Moret, Kilian Mühlebach, Pascal Mulattierri, Ramon Müller, Willy Müller, Robert Nagel, Maggie Nägeli, Michael Nobis, Reto Nyffeler, Jean-Marc Obrecht, Rita Oggier-Bregy, Mila Pajkovic, Sophie Pasche, Jean- Pierre Paschoud, Jens Paulsen, Loïc Pellissier, Alain Perrenoud, Andrea Persico, Regula Pfister, Catherine Pfister Aspert, Yann Pittet, Anne-Claude Plumettaz Clot, Jean-Luc Poligné, Catherine Polli, Heidi Polt, Giulia Poretti, Franz Portmann, Christophe Poupon, Arnaud Pradervand, André Prim, Christian Purro, Olivier Putallaz, Romedi Reinalter, Sandra Reinhard, Charly Rey, Isabelle Rey, Jean-Philippe Rey, Sabine Rey, Nina Richner, Matthias Riesen, Vanessa Rion, Christian Rixen, Pierre-
Daniel Roh, Karsten Rohweder, Arianna Rossi, Leila Rossier, Marlene Rüegg, Florence Rüegger-Mouze, Rolf Rutishauser, Michael Ryf, Vasco Ryf, Peter Salzgeber, Alexa Salzgeber-Hasler, Charlotte Salzmann, Irene Salzmann, Karin Sartori, Ivan Sasu, Bernard Schaetti, Maja Schaub, August Schläfli, Theophil Schläpfer, Alfons Schmidlin, Rudolf Schneeberger, Norbert Schnyder, Anna-Katherina Schoenenberger, Nicola Schoenenberger, Alexandra Schröder Metzger, Yasemin Sieber, Berta Sigl, Franz Sigl, Urs Somalvico, Heinz Sommer, Caroline Sonnay, Jean-Pierre Sorg, John H. Spillmann, Thomas Stalling, Rudolf Staub, Urs-Peter Stäuble, Julie Steffen, Hanspeter Steidle, Peter Steiger, Arnold Steiner, Margrit Steinlin, Josef Stirnimann, André Strauss, Carine Strübin, Barbara Studer, Michael Stutz, Frieda Suda, Maiann Suhner, Christoph Suter, Susanne Suter, Nicole Theler-Bregy, Conny Thiel-Egenter, Ursula Tinner, Marie-Madeleine Toni, Laura Torriani, Caterina Torroni, Frédéric Turin, Stefan Ungricht, Edwin Urmi, Pascal Vadi, Pim van der Knaap, David Van Dervort, Jacqueline van Leeuwen, Michel Vauthey, Patrick Veya, Monique Vilpert, Pascal Vittoz, Moritz Vögeli, Gabriela von Atzigen, Konstantin von Gunten, Beatrix Vonlanthen, Roni Vonmoos-Schaub, Josef Vorburger, Gerhart Wagner, Stefan Wagner, Julie Warrillow, Thomas Weber, Peter Weidmann, Bruno Wenzinger, Christian Werlen, Philippe Werner, Serena Wiederkehr, Carole Wiesmann, Laurenz Winkler, Sonja Wipf, Michael Zemp, Hans Rudolf Zimmermann, Michael Zimmermann, Peter Zim-
> Annexe 173
mermann, Josef Zoller, Daniel Zollinger, Hans-Jakob Zopfi, Marie Zufferey, Hans- Martin Zweifel
Consultations d’experts
Les personnes suivantes ont collaboré à l’évaluation des espèces et à la plausibilité des évaluations de menace et des critères UICN utilisés:
Franziska Andres, Dominique Auderset Joye, Ariel Bergamini, Sébastien Bétrisey, Stefan Birrer, Jean-François Burri, Michèle Büttner, Patrick Charlier, Franco Ciardo, Benoît Clément, Christian Clerc, Raymond Delarze, Florian Dessimoz, Jacqueline Détraz-Méroz, Max Gasser, Françoise Hoffer-Massard, Rolf Holderegger, Laurent Juillerat, Christoph Käsermann, Gregor Kozlowski, Catherine Lambelet, Regula Langenauer, Karin Marti, Markus Meier, Florian Mombrial, Michael Nobis, Nicola Patocchi, Jean Perfetta, Jean-Luc Poligné, Patrice Prunier, Christian Rixen, Jürg Röthlisberger, Michael Ryf, Walter Schmid-Fisler, Nicola Schoenenberger, Kaspar Spörri, Thomas Stalling, Arnold Steiner, Ursula Tinner, Pascal Vittoz, Beat Wartmann, Thomas Weber, Thomas Wohlgemuth, Michael Zemp
Collaboration à la Liste rouge 2002
La précédente Liste rouge de 2002 a constitué une base importante pour l’interprétation de la présente Liste rouge. Nous souhaitons remercier encore une fois les personnes ayant collaboré à cette Liste rouge 2002. Nous avons notamment connaissance des personnes suivantes:
Angelika Abderhalden-Raba, Aldo Antonietti, Beat Bäumler, Martin Bendel, Markus Bichsel, Nicolin Bischoff, Max Blumer-Menzi, Martin Bolliger, Peter Braig, Benoît Bressoud, Thomas Brodtbeck, Walter Brücker, Jachen Andri Buchli, Gabriele Carraro, Henri Ceppi, Ivo Ceschi, Patrick Charlier, Verena Chastonay, Christian Clerc, Raymond Delarze, Monique Derron, Jacqueline Détraz-Méroz, Michael Dienst, Jacques Droz, Philippe Druart, Olivier Duckert, Armand Dussex, Max Gasser, Rolf Geisser, Pia Giorgetti, René Grädel, Giuliano Greco, Martha Gubler, Rolf Hangartner, Josef Hartmann, Christian Heitz, Karl Hirt, Rolf Holderegger, Ruedi Irniger, Fernand Jacquemoud, Michele Jurietti, Christoph Käsermann, Andreas Keel, Ulrich Kienzle, Pascal Kissling, Frank Klötzli, Christian Knobel, Gregor Kozlowski, Elias Landolt, Otmaro Lardi, Guido Maspoli, Remo Maurizio, Pierre Mingard, Jean-Louis Moret, Daniel M. Moser, Kilian Mühlebach, Arno Müller, Karl Hans Müller, Steve Nann, Raoul Palese, Nicola Patocchi, Andrea Persico, Franz Portmann, Christian Purro, Philippe Quinodoz, Charly Rey, Karl-Heinz Richle, Cécile Rollé, Neria Römer, Jürg Röthlisberger, August Schläfli, Walter Schmid-Fisler, Paolo Selldorf, Hans-Heinrich Spillmann, Cristina Spinelli, Peter Steiger, Arnold Steiner, Walter Strasser, Stephan Strebel, Ursula Tinner, Michel Vauthey, Pascal Vittoz, Moritz Vögeli, Armin Wassmer, Peter Weidmann, Philippe Werner, Nicolas Wyler, Peter Zimmermann, Hans-Jakob Zopfi, Heinz Zweifel
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 174
Autres fournisseurs de données
Il est impossible de nommer ici toutes les personnes qui fournissent régulièrement des données à la banque nationale de données d’Info Flora. Ces données ont permis une analyse solidement étayée. Depuis la publication de la précédente Liste rouge, plus de 2000 autres personnes ont annoncé leurs observations, directement ou via un projet partenaire. Elles aussi méritent nos sincères remerciements pour cette aide indirecte.
> Bibliographie 175
> Bibliographie Kadis C., Thanos C.A., Laguna Lumbreras E. (Hrsg.) 2013: Plant micro-reserves: from theory to practice. Experiences gained from EU LIFE and other related projects. Utopia Publishing, Athens 2013. 183 p.
Aeschimann D., Heitz C. 2005: Index Synonymique de la Flore de Keller V., Gerber A., Schmid H., Volet B., Zbinden N. 2010: Liste rouge Suisse et territoires limitrophes (ISFS). Documenta Floristicae des oiseaux nicheurs. Espèces menacées en Suisse, état 2010. Office Helvetiae 2. fédéral de l’environnement, Berne, et Station ornithologique suisse, Sempach. L’environnement pratique n o 1019. 53 p. Bureau de coordination du Monitoring de la biodiversité en Suisse 2014: Rapport méthodologique du MBD. Description des méthodes et Klaus G. (Red.) 2007: Etat et évolution des marais en Suisse. Résulindicateurs. Office fédéral de l’environnement, Berne. Connaissance tats du suivi de la protection des marais. Etat de l’environnement n o de l’environnement n o 1410: 107 p. 0730. Office fédéral de l’environnement, Berne. 97 p.
Bergamini A., Peintinger M., Fakheran S., Moradi H., Schmid B., Joshi Landolt E. 1981: Bericht über die gefährdeten und seltenen Gefäss- J. 2009: Loss of habitat specialists despite conservation management pflanzenarten der Schweiz («Rote Liste»). Ber.Geobot.Inst.ETH, in fen remnants 1995–2006. Perspectives in Plant Ecology, Evolution Stiftung Rübel, 49: 195–218. and Systematics 11: 65–79. Landolt E. 1991: Plantes vasculaires menacées en Suisse et listes BGCI 2012: A Guide to the Global Strategy for Plant Conservation. rouges nationale et régionales. Office fédéral de l’environnement, des Compiled by Suzanne Sharrock. Botanic Garden Conservation Interna- forêts et du paysage OFEFP, Berne: 183 p. tional BGCI, Kew: 38 p. Monnerat C., Thorens P., Walter T., Gonseth Y. 2007: Liste rouge des Bilz M., Kell S.P., Maxted N., Lansdown R.V. 2011: European Red List orthoptères menacés de Suisse. Office fédéral de l’environnement, of Vascular Plants. Luxembourg: Publications Office of the European Berne, et Centre suisse de cartographie de la faune, Neuchâtel. Union: x + 130 p. L’environnement pratique n o 0719: 62 p.
Bosshard A. 2015: Recul des prairies à fromental Arrhenatheretum et Moser D., Gygax A., Bäumler B., Wyler N., Palese R. 2002: Liste rouge conséquences sur la biodiversité. Recherche Agronomique Suisse 6 des fougères et plantes à fleurs menacées de Suisse. Ed. Office (1): 20–27. fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage, Berne; Centre du Réseau Suisse de Floristique, Chambésy; Conservatoire et Jardin Butchart S.H.M., Akçakaya H.R., Chanson J., Baillie J.E.M., Collen B., botaniques de la Ville de Genève, Chambésy. Série OFEFP Quader S., Turner W.R., Amin R., Stuart S.N., Hilton-Taylor C. 2007: «L’environnement pratique»: 118 p. Improvements to the Red List Index. PLoS One 2(1): e140. OFEV 2011: Liste des espèces prioritaires au niveau national. Espèces Bubb P.J., Butchart S.H.M., Collen B., Dublin H., Kapos V., Pollock C., prioritaires pour la conservation au niveau national, état 2010. Office Stuart S.N., Vié J-C. 2009: IUCN Red List Index – Guidance for fédéral de l’environnement, Berne. L’environnement pratique n o 1103: National and Regional Use. IUCN, Gland, Switzerland: 12 p. 132 p.
Delarze R., Gonseth Y., Eggenberg S., Vust M. 2015: Guide des OFEV 2012a: Plan de conservation des espèces en Suisse. Office milieux naturels de Suisse. Ecologie – Menaces – Espèces caractéris- fédéral de l’environnement OFEV, Berne. tiques. 3e édition. Rossolis, Bussigny. 435 p. OFEV 2012b: Stratégie Biodiversité Suisse. Office fédéral de Gärdenfors U., Rodríguez J.P., Hilton-Taylor C., Hyslop C., Mace G., l’environnement OFEV, Berne. Molur S., Poss S. 1999: Draft guidelines for the application of IUCN Red List criteria at national and regional levels. Species 31–32: OFEV et OFAG 2008: Objectifs environnementaux pour l’agriculture. 58–70. A partir de bases légales existantes. Office fédéral de l’environnement OFEV, Berne. Connaissance de l’environnement n o 0820: 221 p. Imesch N., Stadler B., Bolliger M., Schneider O. 2015: Biodiversité en forêt: objectifs et mesures. Aide à l’exécution pour la conservation de Peter A., Lubini-Ferlin V., Roulier C., Scheidegger C. 2011: Les milieux la diversité biologique dans la forêt suisse. Office fédéral de aquatiques et leur exploitation. In: Lachat T. et al. (Red.) 2011. l’environnement, Berne. L’environnement pratique n o 1503: 190 p. Evolution de la biodiversité en Suisse depuis 1900 – Avons-nous touché le fond? Bristol, Zurich, Haupt-Verlag, Bern: 196-222. Info Flora 2016 (in prep): Checklist et Index synonymique de la flore de Suisse et territoires limitrophes. Documenta Floristicae Helvetiae 3. Tasser E., Tappeiner U. 2007: Wenn der Bauer mäht … Ökologische Folgen von Landnutzungsänderungen. Ländlicher Raum Online Fachzeitschrift des Bundesministerium für Land- und Forstwirtschaft, Umwelt und Wasserwirtschaft: 1−13.
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 176
UICN 1994: IUCN Red List Categories. IUCN Species Survival Commission. IUCN, Gland, Switzerland and Cambridge, U.K.: 21 p.
UICN 2001: IUCN Red List categories. Version 3.1. Prepared by the IUCN Species Survival Commission. World Conservation Union, Gland, Switzerland and Cambridge, United Kingdom: ii + 30 p.
UICN 2003: Guidelines for Application of IUCN Red List Criteria at Regional Levels: Version 3.0. IUCN Species Survival Commission, IUCN, Gland, Switzerland and Cambridge, United Kingdom: ii + 26 p.
UICN 2012a: Guidelines for Application of IUCN Red List Criteria at Regional and National Levels: Version 4.0. Gland, Switzerland and Cambridge, UK: IUCN: iii + 41 p. Available at www.iucnredlist.org/technical-documents/categories-and-criteria
UICN 2012b: IUCN Red List Categories and Criteria: Version 3.1. Second edition. Gland, Switzerland and Cambridge, UK: IUCN: iii + 41 p. Available at www.iucnredlist.org/technicaldocuments/categories-and-criteria
UICN 2014: Guidelines for Using the IUCN Red List Categories and Criteria. Version 11. Prepared by the Standards and Petitions Subcommittee: 87 p. Downloadable from www.iucnredlist.org/documents/ RedListGuidelines.pdf.
Walter T., Eggenberg S., Gonseth Y., Fivaz F., Hedinger C., Hofer G., Klieber-Kühne A., Richner N., Schneider K., Szerencsits E., Wolf S. 2013: Opérationnalisation des objectifs environnementaux pour l’agriculture; domaine espèces cibles et caractéristiques, milieux naturels (OPAL). ART-Schriftenreihe 18, Forschungsanstalt Agroscope Reckenholz-Tänikon ART: 135 p.
Welten M., Sutter R. 1982: Atlas de distribution des ptéridophytes et phanérogames. 2 vol. Birkhäuser Verlag, Bâle: 716 + 698 p.
Wermeille E., Chittaro Y., Gonseth Y. 2014: Liste rouge des papillons diurnes et zygènes. Espèces menacées en Suisse, état 2012. Office fédéral de l’environnement, Berne, et Centre Suisse de Cartographie de la Faune, Neuchâtel. L’environnement pratique n o 1403: 97 p.
Zollhöfer J.M. 1997: Quellen – die unbekannten Biotope: erfassen bewerten, schützen. Bristol Stiftungsserie, Band 6. Flück-Wirth Verlag, Teufen: 150 p.
> Répertoires 177
> Répertoires Fig. 17 menace des plantes vasculaires 48
Fig. 18 Figures Indice Liste rouge de l’UICN montrant la tendance générale de menace en fonction des différents groupes de milieux naturels 49 Fig. 1 Fig. 19 Quelles espèces inclure dans la Liste rouge? 14 Eaux libres et sources 57 Fig. 2 Fig. 20 Répartition des espèces de plantes vasculaires par catégorie Rives des eaux calmes et courantes 58 de menace 18 Fig. 21 Fig. 3 Marais 60 Nombre d’espèces de plantes vasculaires par degré de menace selon les groupes principaux de milieux naturels 20 Fig. 22 Rochers et éboulis 61 Fig. 4 Pourcentage des divers degrés de menace par groupes Fig. 23 principaux de milieux naturels 21 Prairies et pâturages secs de basse altitude 63 Fig. 5 Fig. 24 Isoëtes lacustris 23 Prairies et pâturages gras de basse altitude 64 Fig. 6 Fig. 25 Ranunculus reptans 26 Pelouses d’altitude 66 Fig. 7 Fig. 26 Saxifraga hirculus 28 Ourlets et mégaphorbiaies 67 Fig. 8 Fig. 27 Centranthus angustifolius 29 Buissons, haies, lisières 68 Fig. 9 Fig. 28 Potentilla alba 30 Forêts 70 Fig. 10 Fig. 29 Moenchia mantica 31 Milieux rudéraux 71 Fig. 11 Fig. 30 Botrychium simplex 32 Champs et vignes 73 Fig. 12 Fig. 31 Sison amomum 34 Catégories de menace des listes rouges de Suisse 77 Fig. 13 Fig. 32 Orobanche lucorum 35 Achillea clavenae 83 Fig. 14 Fig. 33 Isopyrum thalictroides 37 Cortusa matthioli 84 Fig. 15 Coronopus squamatus 38
Fig. 16 Cuscuta epilinum 39
Liste rouge Plantes vasculaires. Espèces menacées en Suisse OFEV 2016 178
Tableaux
Tab. 1 Aperçu des espèces pour lesquelles la menace a été évaluée, resp. n’a pas été évaluée 11
Tab. 2 Nombre d’espèces de plantes vasculaires par catégorie de menace 18
Tab. 3 Nombre d’espèces de plantes vasculaires dépendant étroitement de mesures de protection de la nature, par catégorie de menace 18
Tab. 4 Nombre d’espèces de plantes vasculaires par degré de menace selon les groupes principaux de milieux naturels 21
Tab. 5 Pourcentage des divers degrés de menace par groupes principaux de milieux naturels 22
Tab. 6 Comparaison des Listes rouges de 2002 et de 2016, en ne tenant compte que des espèces évaluées dans les deux listes 41
Tab. 7 Evaluation et classification des changements de degrés de menace, en comparaison avec la Liste rouge 2002 45
Tab. 8 Liste de tous les taxons traités, avec leur catégorie de menace 96
Tab. 9 Liste des taxons qui ne sont plus repris dans la Liste rouge 2016 166