Standing: How later courts treated this decision has not been analysed. None of the 14 citing decisions has been analysed.

44 III 102

29. Arrêt du 26 juin 1918 dans la cause Union vaudoise du Crédit.

Art. 67 et 4 LP. — La date de la créance qui doit être indiquée dans la réquisition de poursuite est celle de sa création et non celle où elle est exigible.

Faits

A. — Le 16 avril 1918, l'Union vaudoise du crédit à Lausanne a remis à loffice des poursuites de Moudon deux réquisitions de poursuite ; l’une de 180 fr. contre les époux Louis-Elie Fiaux à Hermenches,'et l’autre de 105 fr. contre les époux Ricca à Moudon ; elles portaient toutes deux, à la rubrique « Titre et date de la créance », la mention : billet de change à l'échéance du 23 mars 1918, souscrit par, etc. L'office des poursuites de Moudon a refusé d'accepter des réquisitions par le motif qu'elles ne mentionnaïent pas la date de création des effets, mais seulement celle de leur échéance et qu'elles n'étaient ainsi pas conformes à l’art. 67 LP, qui exige sous n° 4 l'indication du «titre » et de «sa date ». La société créancière a alors porté plainte à l'autorité inférieure de surveillance lui demandant d’ordonner à l'office de donner immédiatement suite à ces réquisitions en la forme où elles avaient été rédigées, et réservant ses droits au sujet du dommage qu'elle pourrait être appelée à subir ensuite du retard apporté à la notification de ces poursuites. Par décision du 29 avril 1918, le vice-président du Tribunal de Moudon, statuant comme autorité inférieure de surveillance, a écarté la plainte de l’Union vaudoise du crédit. Celle-ci a recouru à l'Autorité cantonale le 3 mai 1918, mais, par arrêt du 29 du même mois communiqué le 13 juin, la Cour des poursuites et des faillites du Tribunal cantonal vaudois a écarté le recours.

B. — Par mémoire du 18 juin 1918 l’Union vaudoise du crédit à Lausanne a recouru au Tribunal fédéral contre cet arrêt, confirmant « dans leur intégralité » les conclusions prises par elle devant les autorités cantonales de surveillance.

Considérants

L'art. 67 ch. 4 LP indique parmi les énonciations que doit contenir la réquisition de poursuite, «le titre et sa date » (all. : Forderungsurkunde und deren Datum), et « à défaut de titre, la cause de l'obligation ». Il est impossible de donner à ce texte un autre sens que celui admis par l'office de Moudon et par les deux autorités cantonales, à savoir que la « date » à mentionner est non celle de l'échéance de la créance — qui peut du reste être multiple ou périodique — mais celle de sa naissance. Cette interprétation est en outre confirmée par le fait que la réquisition doit, lorsqu'il n’y à pas de titre, mentionner la « cause de l'obligation », et que dans ce dernier cas, 11 faut encore mentionner la date de la créance, qui se confond le plus généralement avec celle de l’exigibilité. Comme dans les deux cas, la loi se sert du même terme « date de la créance », on ne peut entendre par là que l'indication du jour où la créance est née. C’est ainsi le moment où la dette a été créée qui importe aux yeux du législateur, et non celui de son exigibilité. Dans ces conditions, l’office des poursuites de Moudon était en droit de refuser de notifier commandement de payer en l’espèce 104 Entscheidungen der Schuldbetreïibungs- (voir JAEGER, Comm. ad. art. 67 notes 6 et 18), et c’est à elle même, et non à l'office que l’Union vaudoise du crédit doit s’en prendre si elle subit un préjudice du fait que les poursuites requises n’ont pas encore été notifiées.

La Chambre des Poursuites et des Faillites prononce :

Le recours est écarté.

30. Sontonza 15 luglio 1918 nella causa À. Pedrazzini, Onde far stabilire, in via di massima, la responsabilità dellamministratore di un fallimento che ha deposto le attività della massa presso unistituto non designato dallo Stato come cassa di deposito a sensi dell’art. 24 LEF, i creditori lesi debbono adire la via giudiziaria. Quest’azione spetta, non . aîla massa come tale, ma ai singoli creditori lesi; essa non è quindi soggetta alla legge della maggioranza.

La misura del danno sofferto dai singoli creditori deve risultare dal piano di riparto, sottoposto alla sorveglianza delle Autorità di Vigilanza. Modo di determinazione del danno hello stato di riparto.

À. — Nel falimento di Paolina Schaller, già in Locarno, lamministrazione fu affidata ad Arnoldo Pedrazzini, avvocato in Locarno, il quale, nel riparto e conto finale da esso deposto il 14 maggio 1918 espose 4122 fr. 60 per ricavo di vendita dei mobili, ma poi conteggiô, per il riparto, solo 1484 fr. 40, adducendo che avendo deposto la somma di 4122 fr. 60 presso la Banca cantonale ticinese, poscia caduta in fallimento, non ne aveva ricevuto che una percentuale di 1484 fr. 40.

B. — Con ricorso 22 e 23 maggio 1918 i creditori Margherita Stofiel in Muralto e Giovanni Bezzola in Locarno, per sè e quale rappresentante di diversi altri, domandavano la modificazione del riparto e conto finale nel senso che vi venisse iscritto l’intiero ricavo della vendita dei mobili nella cifra effettiva di 4122 fr. 60 tizione. Essi adducevano che l’amministratore avrebhbe dovuto deporre la somma precitata, non presso la Banca canfonale ticinese, ma presso il Credito ticinese in Locarno, solo stabilimento designato dallo Stato come stabilimento di deposito per il distretto di Locarno. Ci facendo, la massa non avrebbe subito alcun danno, data la responsabilità dello Stato per gl istituti di deposito da esso scelti.

C. — Con decisione 13 giugno 1918 l’Autorità cantonale di Vigilanza ammise il ricorso per i motivi seguenti : Secondo il decreto governativo 29 settembre 1891 la Banca cantonale ticinese non era stabilimento di deposito autorizzato dallo Stato per il distretto di Locarno : tale istituto era invece il Credito ticinese. Pur non essendo il caso di esaminare se lo Stato avrebbe dovuto rispondere dell’'intiera somma se essa fosse stata deposta presso il Credito ticinese, pure fallito, à fuori di dubbio che l’amministratore A. Pedrazzini deve dar scarico alla massa della somma totale di 4122 fr. 60 : tale sua obbligazione è di diritto pubblico esecutivo e non di natura civile, onde incombe a’Autorità di Vigilanza il prescrivere che egli abbia ad adempiere a questo suo obbligo, riservata ai creditori ogni ulteriore eventuale azione a sensi dell’art. 5 LEF. Conchiudendo, l'Autorità di Vigilanza faceva obbligo all’amministratore di allestire e deporre nuovamente lo stato di riparto e conto finale conteggiando nell’attivo da dividere la somma di 4122 fr. 60 e relativi interessi al 3% dalla data dell'incasso sino al riparto.

D.— Da questa decisione A. Pedrazzini ha ricorso al Tribunale federale domandandone l’annullamento. Esso afferma in sostanza: Lo stato di riparto non pu indicare come ripartibili in contanti che le somme che effettivamenté stanno a disposizione dei creditori : dunque, per quanto concerne il ricavo dei mobili, che 1484 fr. 40. Se vi sono perdite imputabili alll'amministrazione esse non potranno venir compres nell'attuale stato di ri-.

Provisions amended since

This decision construes provisions whose act has since been consolidated again. Whether the article itself changed is not recorded.

  • Federal Act on Debt Enforcement and Bankruptcy, Art. 4, Art. 5, Art. 24, and Art. 67 — the act was consolidated again on January 1, 1997, January 1, 2001, April 1, 2003, July 1, 2004, January 1, 2005, January 1, 2007, July 1, 2007, January 1, 2008, January 1, 2010, December 1, 2010, January 1, 2011, February 1, 2011, September 1, 2011, January 1, 2012, January 1, 2013, January 1, 2014, January 1, 2016, July 1, 2016, January 1, 2017, March 28, 2017, January 1, 2018, January 1, 2019, January 1, 2020, October 20, 2020, August 1, 2021, January 1, 2023, July 1, 2024, January 1, 2025, and January 1, 2026.

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