Parliamentary business: Tchernobyl (00.3636)

00.3636

Tchernobyl

Saudan Françoise · P-F · Conseil des Etats · Genève · Groupe radical-libéral

BO 2001 E 176Mme Langenberger désire prendre la parole. - Ainsi décidé.

Langenberger Christiane · Conseil des Etats · Vaud · Groupe radical-libéral

Ma question peut surprendre ici, puisqu'elle n'est pas tout à fait en relation avec l'actualité suisse, mais néanmoins j'ai lu dans la presse française que la justice française pourrait accepter d'instruire une plainte d'un cancéreux ayant développé un cancer suite aux nuages radioactifs en provenance de l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en 1986. Ma question est d'ordre préventif. Je désire en fait que le département puisse nous informer des mesures prises depuis cet accident qui a touché aussi notre pays. J'aurais aussi quelques questions complémentaires suite à vos réponses.

J'en retiens ce qu'il y a de positif. Nous contrôlons les mesures radioactives depuis un certain nombre d'années et de manière fiable, en essayant de coordonner les recommandations et d'avoir un langage commun et il semblerait que là, nous soyons plus efficaces que les pays qui nous entourent.

Dans votre réponse, au point 1, je lis cependant: "Au nombre des mesures supplémentaires qui n'ont pas été publiées, le lait du Tessin le plus soumis aux radiations a été envoyé en Suisse centrale pour y être mélangé à du lait non contaminé et transformé en fromage." Vous allez peut-être pouvoir m'expliquer ce que ce mélange a donné. Je ne comprends pas très bien pourquoi on a utilisé ce lait contaminé.

Deuxième question, qui concerne le chiffre 2. Nous savons que ce sont les régions des Grisons et du Tessin qui ont été particulièrement touchées en raison des pluies abondantes qu'il y avait à l'époque. Les valeurs maximales enregistrées là-bas allaient jusqu'à atteindre 50 000 becquerels par mètre carré, soit près de vingt fois plus que ce que l'on a pu relever dans d'autres régions, notamment en Valais. "Aujourd'hui" - dites-vous - "ces valeurs ont baissé et affichent à nouveau le taux normal de la radioactivité naturelle". Aujourd'hui! Or, l'accident a eu lieu en 1986. Que s'est-il passé depuis 1986 jusqu'à aujourd'hui, puisque vous dites que c'est seulement aujourd'hui que la situation est normale. On aurait pu être un tout petit peu plus précis dans la réponse pour nous informer de ce qui s'est passé entre temps.

Chiffre 5: il n'existe pas de registre national sur les cancers. Nous savons que le cancer est la deuxième cause de mortalité dans notre pays, et nous n'avons pas de registre national à cet égard! Neuf cantons ont des registres à cet égard, seulement neuf cantons! Et encore, les chiffres disponibles donnent des précisions sur le taux de mortalité par cancer et sur les cas enregistrés dans les régions contrôlées jusqu'en 1994!

Est-ce que cela veut dire qu'on ne dispose d'aucune information, tant au niveau national qu'au niveau cantonal, qu'il n'existe plus rien depuis 1994? De plus, vous dites qu'entre 1990 et 1994, le taux de cancers a diminué. Mais le taux peut très bien diminuer entre 1990 et 1994 tout simplement en raison de diagnostics ou de soins qui sont meilleurs aujourd'hui, et cela ne veut pas du tout dire qu'il n'y a pas eu augmentation du nombre de cancers. Vous n'êtes peut-être pas le plus grand spécialiste, Monsieur le Conseiller fédéral, pour répondre à ce type de question, mais peut-être que je recevrai une réponse écrite précisant ces réponses.

Schmid Samuel · BR-M · Conseil fédéral · Berne

Ich nehme die Frage gerne entgegen. Erlauben Sie mir immerhin, doch darauf BO 2001 E 177 hinzuweisen, dass in der damaligen Zeit unser Land eigentlich das einzige war, das über entsprechende Möglichkeiten verfügte, diese Verstrahlung und die entsprechende Belastung überhaupt beurteilen zu können, und auch das einzige, das - soweit möglich und den damaligen Erkenntnissen entsprechend - Massnahmen ergriffen hat. Ich ersehe aus meinen Unterlagen, dass damals Herr Bundespräsident Egli vor dem Parlament ausführte, dass die Wissenschafter in der Schweiz beim Ereignis von Tschernobyl eine grosse Verantwortung übernommen hätten. In internationalen Gremien habe ihr Tun und Wirken durchaus Zustimmung gefunden, und das mehr als im eigenen Land. Das heisst nicht, dass man aus diesen Ereignissen nicht Lehren zu ziehen hat.

In diesem Sinne nehme ich die zusätzliche Frage gerne entgegen und werde sie Ihnen schriftlich beantworten.