19.4122

Stimmrechtsberater und börsenkotierte Aktiengesellschaften. Interessenkonflikte offenlegen und vermeiden

Moret Isabelle · P-F · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

Antrag der Mehrheit

Annahme der Motion

Antrag der Minderheit

(Markwalder, Eymann, Geissbühler, Lüscher, Nidegger, Schneeberger, Schwander, Steinemann)

Ablehnung der Motion

Proposition de la majorité

Adopter la motion

Proposition de la minorité

(Markwalder, Eymann, Geissbühler, Lüscher, Nidegger, Schneeberger, Schwander, Steinemann)

Rejeter la motion

La présidente (Moret Isabelle, présidente): Vous avez reçu un rapport écrit de la commission. La proposition de la minorité Markwalder sera présentée par M. Lüscher.

Lüscher Christian · Mit-M · Nationalrat · Genf · FDP-Liberale Fraktion

S'agissant de cette motion, je remplace, pour les raisons que vous connaissez, notre collègue Christa Markwalder, qui menait la minorité visant à rejeter la motion.

Cette minorité est fondée sur le fait que, quand bien même les règles que propose l'initiant sont légitimes - elles le sont d'autant plus que la Commission des affaires juridiques les avait déjà proposées dans la révision du droit de la société anonyme; mais en 2016, le Parlement les avait rejetées pour des raisons formelles -, la minorité considère néanmoins que la façon dont elles sont formulées les rend inutiles, car elle ne leur permet pas de faire face à la problématique qui est exposée. En effet, la plupart des entreprises qui sont principalement actives dans le domaine du conseil de vote, ce que l'on appelle les "proxy advisors", sont en général, et très majoritairement, à l'étranger et ne disposent pas de société soeur ou encore de succursale en Suisse. Dès lors, une nouvelle réglementation ne permettrait pas de trouver application à leur égard.

Néanmoins, je le répète, personne ne conteste la légitimité d'une telle solution. Je pense que si l'on rejetait cette motion aujourd'hui, ce serait l'occasion de refaire un petit tour d'exploration des législations étrangères pour voir ce qui a été fait dans ce domaine. On sait que l'Union européenne a réglementé cette question, que les Etats-Unis sont en passe de le faire ou l'ont déjà fait, mais il est prématuré de répondre par une disposition législative à une problématique qui concerne des sociétés étrangères.

Bellaïche Judith · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Grünliberale Fraktion

Stimmrechtsberater, sogenannte Proxy Advisors, nehmen bisweilen eine dominante Rolle ein. Sie vertreten bei Generalversammlungen hohe Stimmrechtsanteile, sind selbst jedoch nicht Eigner des Unternehmens. Das ist an sich noch nicht alarmierend. Fragwürdig wird die Ausübung dieser Macht dann, wenn damit die Zuteilung von Beratungsmandaten verbunden ist. Diese Praxis birgt ein hohes Manipulationspotenzial, denn der Proxy Advisor manövriert sich in eine Position der Stärke, um die begehrten Beratermandate zu gewinnen. Die Aktionäre, die sich den fraglichen Proxy Advisors anvertrauen, wissen nichts von dieser Verknüpfung mit Aufträgen.

Der Missstand im Zusammenhang mit den Proxy Advisors und ihren fragwürdigen Methoden ist notorisch. Auch die hier anwesende Bundesrätin hat bei der Beratung der Aktienrechtsrevision bestätigt, dass der Handlungsbedarf unbestritten sei. Angesichts dieser Ausgangslage ist Tatenlosigkeit keine Option mehr. Daher hat die Kommission für Rechtsfragen entschieden, die Annahme der vorliegenden Motion zu beantragen. Sie ist ausreichend offen formuliert, sodass sie neue Betrachtungsweisen in Bezug auf das zugrunde liegende Gesetz ermöglicht. Es muss ja nicht immer das Aktienrecht sein. Die Motion wünscht ausdrücklich einen Rechtsvergleich, was die neuesten Entwicklungen auf EU-Ebene berücksichtigt.

Nicht ganz zu Unrecht argumentieren die Gegner der Motion, dass die grossen Proxy-Berater, die gleichzeitig Beratermandate ausüben, nicht in der Schweiz, sondern in den USA angesiedelt sind. Diese würden von unserer Gesetzgebung nicht erfasst, uns bliebe daher nichts anderes übrig, als die Unternehmen in die Pflicht zu nehmen und ihnen entsprechende Offenlegungen vorzuschreiben, was wiederum die Frage nach den richtigen Adressaten aufwirft. Dem lässt sich entgegnen, dass die Motion so offen formuliert ist, dass der Anknüpfungspunkt der neuen Vorschrift verschiedenenorts gesucht werden kann und nicht unbedingt beim Unternehmen zu suchen ist. Auch Lösungsansätze aus dem Ausland können geprüft und verglichen werden.

Im Übrigen können wir guten Gewissens festhalten, dass es durchaus im Interesse der Unternehmen sein kann, selbst auf die Beratermandate hinzuweisen. Sie sind nämlich gleichermassen von der Manipulationsmacht der besagten Proxy Advisors betroffen, weil sie deren Wohlwollen bei der Abstimmung letztlich nur gegen Zuteilung eines entsprechenden Beratungsmandats erreichen können.

Ebenfalls Bedenken löste der Umstand aus, dass wir mit einer neuen Vorschrift in die Wirtschafts- und Vertragsfreiheit der Akteure eingreifen würden. Allerdings handelt es sich bei dieser Motion lediglich um eine Transparenzvorschrift, also um die mildeste Form eines allfälligen Eingriffs, was sich angesichts des Missbrauchspotenzials als verhältnismässig einstufen lässt. Es bliebe den Vertragspartnern weiterhin unbenommen, entsprechende Stimmrechtsvertretungen einerseits und Beratungsmandate andererseits zu vereinbaren. Dank der neu geschaffenen Transparenz erhielten die Vertragspartner im Gegenteil eine saubere Informationsgrundlage, um ihre Vertragspartner entsprechend auszuwählen.

Wir bitten Sie, dem Antrag der Kommissionsmehrheit zu folgen und die Motion anzunehmen.

Kamerzin Sidney · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

En préambule, il faut relever que le débat qui nous occupe aujourd'hui a déjà fait l'objet de nombreuses discussions au sein de notre conseil dans le cadre de la révision du droit de la société anonyme. Il s'agit de prévenir les conflits d'intérêts auxquels peuvent être confrontés les conseillers en vote qui sont parfois rémunérés par les sociétés pour lesquelles ils sont appelés à donner des consignes de vote. Dans un premier temps, cette réglementation a été refusée pour deux raisons. Tout d'abord pour des motifs formels, parce qu'il était souhaitable de plutôt régler la question dans une loi séparée. Elle l'a été pour des raisons matérielles aussi, parce qu'elle était considérée comme une atteinte trop forte à la liberté économique.

La motion que nous traitons aujourd'hui permet d'écarter ces deux défauts initiaux, d'une part quant à la forme puisque c'est une loi séparée qui réglera la question des conflits d'intérêts des conseillers en vote, d'autre part d'un point de vue matériel car il ne s'agit pas d'une atteinte trop forte à la liberté économique, puisqu'il est uniquement question de publier les données qui pourraient concerner des conseillers en vote, des conseillers en vote qui sont parfois rémunérés par les sociétés dans lesquelles ils sont appelés à se prononcer en matière de vote. Il ne s'agit donc pas d'interdire ou de restreindre l'activité des conseillers en vote, mais uniquement d'informer les actionnaires, d'informer les investisseurs que tel ou tel conseiller en vote fait l'objet, dans telle ou telle société, de mandats rémunérés et qu'il peut donc être altéré dans sa capacité à donner des informations objectives aux investisseurs et aux actionnaires.

Pour une minorité de la commission, la solution proposée n'est pas adéquate et rate sa cible, comme l'a dit notre collègue Christian Lüscher, parce que la plupart des conseillers en vote sont domiciliés à l'étranger et que la réglementation ne permettrait pas de les atteindre.

En revanche, pour une majorité de la commission, il en va de la transparence dans le cadre du droit des sociétés cotées en bourse. Il s'agit aujourd'hui d'augmenter le degré de transparence en permettant aux actionnaires et aux investisseurs de se prononcer en toute connaissance de cause lorsque des conseillers en vote leur soumettent des recommandations pour des sociétés dans lesquelles ils sont rémunérés.

Pour ces motifs, à l'instar du Conseil fédéral, à l'instar du Conseil des Etats, en toute objectivité et en dehors de tout conflit d'intérêts, la commission, par 14 voix contre 9 et 2 abstentions, vous propose d'accepter la motion.

Keller-Sutter Karin · BR-F · Bundesrat · St. Gallen

Mit seiner Motion möchte Herr Ständerat Minder den Bundesrat beauftragen, eine Gesetzesänderung vorzulegen, um die Interessenkonflikte der Stimmrechtsberater bei börsenkotierten Aktiengesellschaften offenzulegen und zu vermeiden. Dabei sollen die internationalen Entwicklungen berücksichtigt werden.

Im Rahmen der Revision des Aktienrechts war die Regulierung der Stimmrechtsberater ein wichtiges Thema. Der Entwurf des Bundesrates hatte bewusst auf eine diesbezügliche Regelung verzichtet. Von Ihrer Kommission beauftragt, präsentierte die Verwaltung drei Lösungsansätze. Ihre Kommission verabschiedete eine Offenlegungslösung im Aktienrecht. Diese Offenlegungslösung knüpft nicht bei den Stimmrechtsberatern an, sondern bei den Unternehmen, welche von den Stimmrechtsberatern Dienstleistungen beziehen. Dies erklärt sich damit, dass die beiden grössten Stimmrechtsberatungsunternehmen, ISS und Glass Lewis, weder Tochtergesellschaften noch Zweigniederlassungen in der Schweiz haben.

Obwohl beide Räte Handlungsbedarf im Bereich der Stimmrechtsberater erkannten, wurde diese Lösung im Aktienrecht aber schliesslich sowohl in Ihrem Rat wie auch im Ständerat abgelehnt. Dazu mag beigetragen haben, dass die Wirtschaftsverbände die Lösung als Regulierung auf dem Buckel der Unternehmen kritisiert haben. Die Diskussionen im Rahmen der parlamentarischen Beratung zur Aktienrechtsreform zeigen aber, dass grundsätzliche Überlegungen zur Regulierung der Aktivitäten der Stimmrechtsberater nötig sind. Es können durchaus Interessenkonflikte vorhanden sein. Zudem haben gerade auch mit der Annahme der Abzocker-Initiative die Stimmrechtsberater, die Proxy Advisors, ein doch sehr grosses Gewicht bekommen.

Das Aktienrecht dürfte allerdings für eine solche Lösung nicht unbedingt der richtige Ort sein. Eine alternative gesetzliche Regelung zur Lösung dieser Frage ist zu prüfen und vorzuschlagen. Denkbar wäre etwa, die Thematik im Rahmen der nächsten Revision des Finanzmarktinfrastrukturgesetzes aufzunehmen.

Der Bundesrat beantragt Ihnen die Annahme der Motion.

Moret Isabelle · P-F · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

La présidente (Moret Isabelle, présidente): La commission et le Conseil fédéral proposent d'adopter la motion. Une minorité Markwalder propose de la rejeter.

Abstimmung

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 101 Stimmen

Dagegen ... 65 Stimmen

(1 Enthaltung)