21.3014
Sicherstellung einer angemessenen Behandlung und Rehabilitation für Menschen mit Long Covid
Kuprecht Alex · P-M · Ständerat · Schwyz · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Präsident (Kuprecht Alex, Präsident): Die Kommission beantragt, das Postulat anzunehmen. Der Bundesrat beantragt die Ablehnung des Postulates.
Carobbio Guscetti Marina · Mit-F · Ständerat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion
Dans le cadre d'une audition, qui a eu lieu le 29 janvier dernier, avec le conseiller fédéral Berset, le président de la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé et des représentants de l'administration, la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique de notre conseil s'est penchée sur la situation sur le front de la lutte contre l'épidémie de Covid-19. Pendant cette audition, nous avons aussi discuté des conséquences à long terme de l'infection par le Covid-19 sur la santé des personnes touchées, et nous avons décidé, par 5 voix contre 2 et 3 abstentions, de déposer le postulat dont nous discutons aujourd'hui.
Le postulat vise à garantir aux personnes atteintes de "Covid long" un traitement et une réadaptation appropriés. Il s'agit concrètement de charger le Conseil fédéral de présenter un rapport au sujet de la prise en charge des patients subissant des séquelles à long terme à la suite d'une infection au coronavirus. Le Conseil fédéral devra en particulier indiquer comment seront financés les programmes de traitement du "Covid long".
Ce n'est en aucun cas un débat mineur que nous abordons aujourd'hui avec le postulat proposé par la commission. Le Conseil fédéral le reconnaît dans sa réponse et il partage la préoccupation de la commission selon laquelle le "Covid long" est une question importante.
Dans le même avis, le Conseil fédéral conclut qu'il ne faut pas adopter le postulat.
Ce qui différencie la position de la commission de celle du gouvernement est la question de savoir si et comment la politique doit s'attaquer à cette nouvelle maladie qui peut avoir des conséquences à long terme sur la santé des personnes et, pour certaines, des répercussions sur leur vie quotidienne ou leur capacité à travailler. Il y a de plus en plus d'indications claires selon lesquelles il y a des patients qui ont de graves limitations ou problèmes de santé même trois ou six mois après avoir été infectés par le Covid-19.
Le Covid-19, qui selon les dernières découvertes pourrait toucher plusieurs centaines de milliers de personnes en Suisse et avoir des conséquences à long terme pour certaines d'entre elles, est un problème de santé publique d'importance nationale ayant donc des implications pour le système de santé de notre pays. A cet égard, je voudrais mentionner l'étude de cohorte zurichoise qui est en train d'être réalisée dans le cadre du programme "Corona Immunitas" et qui est aussi mentionnée dans l'avis du Conseil fédéral.
Die ersten Resultate dieser Studie zeigen, dass rund ein Viertel der an Covid-19 Erkrankten über Langzeitfolgen klagt. Insgesamt 26 Prozent der an Covid-19 Erkrankten gaben an, sich sechs Monate nach der Infektion noch nicht ganz erholt zu haben. Als häufigste Beschwerden nannten die Betroffenen starke Müdigkeit, Kurzatmigkeit, Husten und Symptome einer mindestens leichten Depression oder Angststörung. Mindestens jeder zehnte dieser Long-Covid-Betroffenen befindet sich noch in einem schlechten Gesundheitszustand und ist im Alltag sehr eingeschränkt. Gemäss Professor Puhan, dem Verantwortlichen für diese Kohortenstudie, gibt es das Risiko von Langzeitbeschwerden sowohl nach einem schweren als auch nach einem leichten Verlauf.
Die Weltgesundheitsorganisation spricht bei Long Covid von einer Public-Health-Problematik. Das Virus und seine Folgen werden das Gesundheitswesen noch länger beschäftigen. Deshalb ist es für die Versorgungsplanung wichtig, die Entwicklung der Long-Covid-Betroffenen zu kennen. Genau dies wollen wir mit diesem Postulat erreichen: sowohl das Monitoring der Langzeitfolgen, zusammen mit Akteuren aus dem Gesundheitswesen, aus der Forschung, von Versicherungen und von Fachgesellschaften, als auch die Sicherstellung der Behandlungs- und Therapieprogramme.
Die Spitalbehandlung und die Behandlungen in Akutsituationen zuhause und ambulant werden zwar schon heute finanziert. Problematisch ist aber die Langfristperspektive, also die Rehabilitation und die Behandlung von Langzeitfolgen bei Personen, die an Covid-19 erkrankt sind.
Die Kommission anerkennt die wichtige Arbeit und die Arbeitsbelastung des BAG. Letztere hat durch die Pandemie erheblich zugenommen. Allerdings trägt die Forderung nach einem Bericht sowohl der aktuellen Überlastung Rechnung - der Bericht ist erst innerhalb von zwei Jahren nach seiner Verabschiedung vorzulegen - als auch der Notwendigkeit, die Entwicklung dieser Krankheit zu beobachten, die bestmöglichen Therapie- und Rehabilitationsprogramme zu entwickeln und so Folgekosten für die Sozialversicherungen, insbesondere die Invalidenversicherung, zu vermeiden.
Es gibt in der Tat eine grosse Verunsicherung mit Blick auf die Fragen der Übernahme der Kosten für Langzeiterkrankungen, nicht nur bei den Kranken, sondern auch bei den Arbeitgebern. Deshalb sind ein Monitoring oder eine Überwachung der Langzeitfolgen von Covid-19-Patienten und damit ein Bericht durch die Bundesbehörden wichtig.
Ich bitte Sie, das Postulat anzunehmen.
Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg
Vous l'avez rappelé, Madame la conseillère aux Etats Carobbio, nous avons affaire ici à une question très sérieuse, parce que l'on ne savait pas, il y a une année encore, ce que seraient les possibles évolutions de la maladie générée par le coronavirus. Nous constatons aujourd'hui qu'il y a, pour une partie des personnes touchées - une personne sur quatre nous dit-on - des conséquences pouvant être importantes et allant au-delà de quelques jours, avec des symptômes présents encore longtemps après une infection. C'est dans ces cas-là qu'il est question de "Covid long". L'affaire est très sérieuse, et nous prenons cette question très au sérieux, mais nous sommes aujourd'hui encore en plein dans le combat contre la pandémie. Nous ne maîtrisons pas le calendrier, car nous avons affaire à une situation qui évolue. Nous ne pouvons pas décider quand cela commence et quand cela s'arrête. Et nous avons encore énormément d'incertitudes quant aux effets à long terme d'une infection.
Tout cela pour dire que nous sommes sur la même ligne que la commission. Nous avons la même opinion qu'elle quant à l'importance de cette question et au fait qu'il faut la traiter. La question est de savoir quand et comment le faire.
De nombreuses recherches et études sont en cours. Des projets de recherche sur les effets à long terme du Covid-19 sont par exemple menés dans le cadre du Programme national de recherche du même nom. Des universités et HES suisses mènent des travaux de recherche dans le cadre notamment du programme "Corona Immunitas". Plusieurs hôpitaux suisses sont également actifs. Les résultats de ces recherches sont publiés dès qu'ils sont connus; ils sont donc communiqués. Vous avez évoqué l'étude du professeur Puhan, qui a déjà été présentée, et cela continuera ainsi.
En rédigeant un rapport supplémentaire, nous craignons que l'on ne fasse qu'additionner des éléments déjà connus. Contribue-t-on vraiment à la résolution de ce problème avec la rédaction d'un rapport aujourd'hui? Nous ne le pensons pas. Il s'agirait d'un rapport dans lequel seraient compilées des informations déjà existantes. A ce stade, un tel rapport nous paraît prématuré. Ce qui compte aujourd'hui, c'est que les personnes concernées aient accès à des traitements de qualité, que les problèmes soient reconnus et que l'on puisse intégrer ces parcours dans notre système d'assurance-maladie et dans notre système de santé.
Aujourd'hui, c'est le cas. Les traitements sont pris en compte. Les patients peuvent être suivis longtemps. Il y a d'autres maladies qui peuvent avoir des conséquences durant des mois ou des années. Notre système de santé permet d'y faire face. Le plus urgent, c'est de garantir une bonne intégration des patientes et des patients touchés dans le système de santé.
De plus, nous devrions voir si cela a des conséquences sur l'organisation de notre système de santé. Je sais que cette situation a manifestement des conséquences sur l'organisation des hôpitaux et peut-être aussi sur la manière d'organiser le système de santé et de prendre en compte les besoins de ces patientes et de ces patients.
C'est la raison pour laquelle nous vous proposons de rejeter ce postulat parce qu'en fait cela reviendrait à concentrer des forces au sein de l'Office fédéral de la santé publique pour rédiger un rapport qui compilerait toutes les informations qui existent déjà. Cela reviendrait un peu à cela. C'est un peu la question de l'efficience des forces à attribuer ou de la priorité à accorder pour faire face à la situation. Il nous semble qu'aujourd'hui c'est un peu tôt. Si vous le souhaitez, nous ferons cette compilation, il n'y a pas de problème. Mais, enfin, ce ne serait pas la meilleure réponse à apporter aux personnes confrontées à ce problème.
Il y a encore un dernier point que je voudrais mentionner. Le Conseil fédéral estime que la Confédération n'est pas l'acteur le mieux placé pour formuler des recommandations sur les traitements appropriés, alors que c'est aussi quelque chose qui figure dans le postulat. C'est un peu difficile pour nous. On va devoir donner des mandats externes, se fonder sur des rapports d'experts et présenter ce que ces experts disent à ce sujet. On est naturellement prêt à le faire, mais on part néanmoins de l'idée que ce sera déjà réalisé dans le cadre du Programme national de recherche Covid-19, et que beaucoup d'informations vont arriver ces prochains temps.
Il ne s'agit pas de nier le problème, au contraire, je viens de vous expliquer à quel point on est attaché à y répondre, mais la rédaction d'un rapport aujourd'hui ne devrait pas beaucoup nous aider. Si vous deviez accepter le postulat, on tenterait certainement d'y répondre le mieux possible afin de faire le point de la situation et des connaissances sur ce sujet. S'il devait être rejeté, ce ne serait en aucun cas le signe qu'il ne faut pas s'occuper de cette problématique. Au contraire, on est déjà très avancé avec tous les éléments que je citais tout à l'heure.
C'est avec cette argumentation que le Conseil fédéral vous invite à rejeter le postulat.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme des Postulates ... 27 Stimmen
Dagegen ... 10 Stimmen
(2 Enthaltungen)