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Wie steht es um den psychischen Gesundheitszustand der Schweizerinnen und Schweizer?
Hurni Baptiste · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion
La crise du coronavirus frappe notre pays, notre continent et notre planète depuis maintenant un an et demi. Devant l'urgence, le rôle des autorités aura été et demeure avant tout de protéger la population, de sauvegarder nos capacités hospitalières et de soutenir l'économie et les travailleurs.
Néanmoins, cette pandémie, avec son lot de quarantaines, confinements, mises à mal des activités sociales et culturelles, coupures de relations, a créé des dégâts importants sur la santé mentale de la population. On pense en particulier à celles et ceux déjà fragilisés avant la pandémie qui représentent une catégorie à risques selon l'Observatoire suisse de la santé.
Plusieurs médecins font ce constat sur la base de leur pratique et nous n'avons pas de raison de remettre leur parole en cause. Par ailleurs, les règles, notamment sur les consultations par vidéoconférence, ont parfois semblé très éloignées de la réalité vécue lors de la pandémie, quand il fallait limiter les contacts sociaux. Néanmoins, tout ceci confine au sentiment, ou à une impression, car nous ne disposons d'aucune étude consolidée et d'aucun chiffre concret sur l'état de la santé mentale de la population suisse.
Il nous paraît important - et manifestement le Conseil fédéral, qui propose d'adopter le postulat, partage ce constat - de pouvoir mener une telle étude, ainsi que de pouvoir esquisser les pistes pour améliorer la santé mentale. Si vous me passez l'expression, il s'agit un peu du service après-vente de la crise sanitaire. Cette étude doit permettre, si ses résultats l'imposent, de mettre en place une stratégie pour que la pandémie ne laisse pas de trop grands stigmates.
Et que cela soit dit ici, il ne faut pas déduire de ce postulat une exigence de développement de prestations ou une quelconque revendication d'ajouter des éléments au dispositif actuel. Il s'agit purement et simplement d'évaluer si la crise a eu un effet négatif sur la santé mentale des Suissesses et des Suisses et, si tel devait être le cas, de proposer quelques pistes en la matière pour améliorer la situation et pour que le dispositif soit plus efficace s'il devait y avoir une prochaine fois - ce qu'évidemment personne ne souhaite. Il s'agit d'un premier pas nécessaire pour disposer de données consolidées et fiables qui nous permettront de prendre, en cas de besoin, des mesures pertinentes.
Nous le devons à notre population et je vous remercie de votre soutien.
Aebi Andreas · P-M · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Präsident (Candinas Martin, zweiter Vizepräsident): Das Postulat wird von Frau Schläpfer bekämpft.
Schläpfer Therese · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
"Psychische Gesundheit ist ein Zustand des Wohlbefindens, in dem eine Person ihre Fähigkeiten ausschöpfen, die normalen Lebensbelastungen bewältigen, produktiv arbeiten und einen Beitrag zu ihrer Gemeinschaft leisten kann."
Wie misst man die psychische Gesundheit? "Psychische Belastungen kann man im Gegensatz zu Lärm oder Staub nicht technisch per Messgerät messen. Aber nach bestimmten Kriterien und Indikatoren lassen sich Belastungsfaktoren - und eventuelle Fehlbelastungen - mit Befragungen identifizieren und quantifizieren."
Die Pandemie hat wohl jede und jeden in unserem Land, wenn nicht auf der ganzen Welt, beeinträchtigt, das ist uns allen klar. Was gehört nun zum psychischen Wohlbefinden? Subjektives Wohlbefinden "besteht aus drei Komponenten: der Lebenszufriedenheit - kognitive Bewertung -, dem Vorhandensein positiver Emotionen/Stimmungen und der Abwesenheit negativer Emotionen/Stimmungen". Das sind die affektiven Bewertungen von Diener, 1984.
Was ist normal, was ist krank? "Krankheitsbegriff und Diagnostik in der Psychiatrie [...] Eine relevante psychische Erkrankung sollte dann diagnostiziert werden, wenn lebensrelevante Funktionsfähigkeiten beeinträchtigt sind und die betroffene Person darunter leidet oder in ihrer Bewältigung des Alltags beeinträchtigt ist."
Was kann die psychischen Symptome auslösen? "Chronische Anspannung, Überforderung, dauernde Angst, Gefühle von Hilflosigkeit und Einsamkeit führen zu unterschiedlichen körperlichen Reaktionen: Sie belasten zum Beispiel den Stoffwechsel, das Immunsystem und die Organe, sie stören den Schlaf und führen zu einer Verkrampfung der Muskulatur."
Wie finde ich nun heraus, ob ich psychisch krank bin? "Eine psychische Krankheit kann vorliegen, wenn Sie beispielsweise dauerhaft ängstlich oder niedergeschlagen sind oder an körperlichen Beschwerden leiden, für die sich keine organischen Ursachen finden lassen."
Das ist schon interessant. Jetzt soll der Bundesrat mit einer Studie uns Schweizern den psychischen Gesundheitszustand vermessen, natürlich unverbindlich und teuer. Die psychische Gesundheit soll vom Bund gestärkt werden. Mir als liberalem Geist sträuben sich alle Haare, wenn ich in Ziffer 3 des Postulates lese: "Welche Massnahmen können ergriffen werden, um die Schutzfaktoren (hohe Kontrollüberzeugung, hohe allgemeine Selbstwirksamkeit, hohes resilientes Coping, starke soziale Unterstützung) durch die öffentliche Politik des Bundes zu stärken?" Ist es tatsächlich die Aufgabe des Bundes, uns Schweizern psychologische Tipps zu geben, zumal in dieser Branche sehr viel mit Kann-Formulierungen gearbeitet wird?
Auf der BAG-Seite finden Sie jetzt schon Tipps, um Ihrer mentalen Gesundheit etwas Gutes zu tun: Kommen Sie in Bewegung; suchen Sie einen Ort der Ruhe auf; finden Sie ein Gute-Nacht-Ritual; tun Sie etwas, das Ihnen Spass macht; schicken Sie eine Postkarte an einen geliebten Menschen.
Ganz wichtig ist zudem Folgendes: Allfällige psychische Folgen der Pandemie wurden nicht durch die Pandemie selbst, sondern durch die Massnahmen des Bundesrates ausgelöst. Falls durch den Lockdown und andere Massnahmen tatsächlich psychische Folgen entstanden sind, dann wird es nach Beendigung der bundesrätlichen Massnahmen schnell wieder zu einer Normalisierung kommen. Das wäre ein Wink an den Bundesrat, die Covid-19-Massnahmen zu überdenken und nachvollziehbar zu gestalten. So spart man die Millionen Franken für die geforderte Studie. Man kann ausserdem davon ausgehen, dass die Studie zu einem Zeitpunkt abgeschlossen sein wird, in dem Covid aus unser aller Kurzzeitgedächtnis verflogen ist.
Ich bitte Sie, dieses Postulat abzulehnen und den Bundesrat aufzufordern, die besondere Lage aufzuheben.
Berset Alain · BR-M · Bundesrat · Freiburg
Si le Conseil fédéral propose d'accepter le postulat, c'est parce qu'il lui semble judicieux de faire le point, alors que, depuis des mois, a lieu une discussion dans le pays sur la question de savoir quelles sont les conséquences de la situation actuelle, évidemment difficile pour tout le monde, notamment sur la santé mentale.
Nous aimerions souligner qu'il nous paraît difficile de dénoncer cette situation pendant des mois, de dire qu'il manque des informations à ce sujet et que cela ne va pas du tout, puis de s'opposer à ce que l'on fasse une analyse fondée en collaboration avec les cantons et l'ensemble des acteurs pour rassembler le matériel nécessaire. Nous avons besoins de faits, nous avons besoin d'informations fiables pour mener la discussion et prendre la bonne décision.
Aujourd'hui, ces informations font défaut, et il nous semble que ce serait une bonne chose, aussi pour répondre à l'ensemble des questions à ce sujet, qui sont d'ailleurs venues de tous les camps et de tous les côtés, de récolter les informations et de faire ce travail. Nous sommes d'ailleurs prêts à le faire sur la base des observations du groupe de travail qui existe déjà et de l'étude qui a déjà été commandée par l'OFSP. Nous sommes prêts à le faire et à présenter le rapport au Parlement, afin d'avoir une base fondée sur laquelle on puisse mener la discussion.
Je vous invite, au nom du Conseil fédéral, à accepter le postulat.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme des Postulates ... 101 Stimmen
Dagegen ... 78 Stimmen
(4 Enthaltungen)