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Tempo-30-Zonen ohne Fussgängerstreifen. Eine pädagogische Hürde?

Hurni Baptiste · Mit-M · Nationalrat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion

En 2021, notre collègue Damien Cottier et moi-même recevions la même lettre d'un retraité neuchâtelois, qui évoquait à quel point il était désemparé devant la législation des zones 30 kilomètres/heure, pour tenter d'apprendre à ses petits-enfants les règles de prudence nécessaires dans ces zones. Il nous écrivait notamment: "A aucun moment, depuis la mise en place de ces nouvelles dispositions en matière de zones 30, ne sont évoqués et pris en compte la complexité et le flou que ces zones 30 génèrent en termes éducatifs et pédagogiques. A titre d'exemple, quand, au Landeron, en zone 30, je traverse avec mes petits-enfants la rue Saint-Maurice à hauteur de l'église catholique, nous empruntons le passage jaune. Au même carrefour, dans la même zone, nous devons ensuite traverser la rue du Lac sans passage jaune. Moi qui m'évertue à expliquer à mes petites-filles de trois et cinq ans qu'on ne traverse jamais en dehors d'un passage jaune, c'est difficile. A cinq ans, on ne sait pas lire ni reconnaître une zone 30, mais on sait aller seul à la boulangerie. Comment enseigner le respect des règles si lesdits passages n'existent qu'en partie?"

Il nous semble que cette question est légitime tant il est vrai que la législation est complexe à comprendre, surtout dans une visée pédagogique. Sur le papier - le Conseil fédéral le rappelle à juste titre -, cela semble relativement clair: les piétons peuvent traverser partout en zone 30, donc il n'y a pas besoin de passages piétons, bien qu'on puisse quand même en mettre dans des endroits sensibles. Mais en pratique, je défie quiconque de se promener avec un enfant en bas âge et de lui faire comprendre que, dans le même quartier, on a en théorie le droit de traverser partout, mais qu'il y a quand même parfois des passages piétons, et que, dans ce cas-là, il faut les emprunter.

D'ailleurs, le Conseil fédéral pourra peut-être répondre à une question que l'on m'a posée à de réitérées reprises et à laquelle la législation ne donne, à mon sens, pas de réponse: Monsieur Rösti, si l'on est dans une zone 30 et qu'il existe un passage piéton à 20 mètres d'où l'on est, a-t-on le droit de traverser en dehors de ce passage piéton?

Le Conseil fédéral a raison de rappeler dans son avis que les zones 30 ont fait l'objet de beaucoup d'études et de compromis. Nous comprenons qu'il n'ait pas envie d'ouvrir cette petite boîte de Pandore. Cela dit, les zones 30 sont pensées pour protéger les piétons, en priorité les plus fragiles, sur l'espace public, à savoir notamment les enfants. Or, on ne peut pas prévoir de patrouilleurs 24 heures sur 24 dans les zones 30, et ce n'est pas dans les situations décrites dans l'avis du Conseil fédéral, c'est-à-dire quand on va à l'école et qu'il y a beaucoup d'autres enfants, qu'il y a le plus de dangers; c'est bel et bien lorsque l'on est seul, que l'on a cinq ou six ans et que l'on ne sait pas s'il y a des passages piétons ou pas en zone 30, et si l'on a le droit de les emprunter ou pas.

La situation actuelle est terriblement complexe à comprendre pour les plus jeunes et nous pensons que des améliorations sont possibles. Notre demande n'est d'ailleurs pas une revendication de changer fondamentalement le système. Il s'agit purement et simplement de demander quels sont les potentiels d'amélioration, si d'un point de vue pédagogique la situation est délicate et comment améliorer la sécurité de notre jeunesse et permettre aux parents et aux grands-parents de facilement transmettre cet acquis important pour la sécurité de tout un chacun.

C'est dans ce sens que M. Cottier et moi-même avons rédigé cette intervention de façon commune. Nous vous demandons de la soutenir. L'étude que nous demandons pourrait améliorer la situation et me permettre, Monsieur le conseiller fédéral, quand ma fille aura une année ou deux de plus, de pouvoir lui expliquer les règles sans risquer de me tromper.

Rösti Albert · BR-M · Bundesrat · Bern

Das Postulat verlangt die Erstellung eines Berichtes zur Wirksamkeit von Tempo-30-Zonen im Allgemeinen sowie von Tempo-30-Zonen ohne Fussgängerstreifen im Besonderen. In den letzten Jahren sind bereits zahlreiche nationale und internationale Studien zu Tempo 30 verfasst worden. Die Möglichkeiten und Grenzen von Tempo 30 sind heute eigentlich gut erforscht und den zuständigen Planungs- und Signalisationsbehörden bekannt.

Zur Frage von Fussgängerstreifen in Tempo-30-Zonen kann Folgendes festgehalten werden, damit kann ich Ihnen auch eine klare Antwort geben: Auf Fussgängerstreifen wird in Tempo-30-Zonen grundsätzlich verzichtet. Ein Queren der Fahrbahn soll hier nämlich überall möglich sein, wobei das Vortrittsrecht des Fahrverkehrs bestehen bleibt. Das heisst, wenn Sie einen Fussgängerstreifen erstellen, schränken Sie eigentlich die Querungsmöglichkeiten von Fussgängerinnen und Fussgängern ein, denn dann besteht die Regelung der 50 Meter. Sie könnten in einer Tempo-30-Zone dann also nicht sagen, wir könnten überall queren, denn sobald Sie einen Fussgängerstreifen haben, besteht diese Einschränkung. Sonst ist es für den rollenden Verkehr fast unmöglich.

Deshalb möchten wir Ihnen eigentlich beliebt machen, dieses Postulat abzulehnen, da wir meinen, die Situation und der Sachverhalt seien klar und auch klar begründbar. Wir meinen, es bringe keinen neuen Mehrwert, wenn wir hier etwas untersuchen. Wenn Sie 30er-Zonen machen, dann ist der Mehrwert der 30er-Zone eben gerade das flächige Überqueren in den Quartieren. Dort macht es Sinn. Wenn Sie ein flächiges Queren nicht wollen, dann gilt in der Regel die Höchstgeschwindigkeit 50. Aber dann ist klar: Dann braucht es Fussgängerstreifen, bei denen der Vortritt klar bei den Fussgängern liegt.

Abstimmung

Präsident (Candinas Martin, Präsident): Der Bundesrat beantragt die Ablehnung des Postulates.

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 119 Stimmen

Dagegen ... 60 Stimmen

(4 Enthaltungen)