Parliamentary business: Voranschlag 2025. Nachtrag II (25.042),

25.041, 25.042

Budget 2026 assorti du plan intégré des tâches et des finances 2027-2029 / Budget 2025. Supplément II

Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Le président (Page Pierre-André, président): Nous commençons le traitement du budget 2026 ainsi que du supplément II au budget 2025 avec le débat général.

Nicolet Jacques · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre

En préambule, j'aimerais remercier notre président et le canton de Fribourg pour la merveilleuse après-midi passée hier en terres fribourgeoises à l'occasion de la réception du premier citoyen de notre pays. C'était merveilleux et je tiens à le relever. Il n'est pas inutile de rappeler à la tribune que les produits du terroir peuvent rallier les personnes de tous partis, de tous cantons, de toutes régions. J'ai déjà croqué un petit bout de mon temps de parole, excusez-moi, Monsieur le Président.

Concernant le rapport de la Commission des finances pour le budget 2026, nous attaquons la discussion d'entrée en matière en ce moment avec Peter Schilliger, mon collègue rapporteur de langue allemande, et moi-même pour la langue française. Soyez attentifs lorsqu'on traitera les blocs, parce que chacun parlera d'une partie des blocs. On ne va pas tout répéter dans les deux langues, donc soyez attentifs.

Le projet de budget 2026 assorti du plan intégré des tâches et des finances 2027-2029 a été adopté par le Conseil fédéral en date du 20 août 2025. Il présentait des recettes totales pour 90 milliards de francs et des dépenses pour 90,8 milliards, laissant un solde de financement de 845 millions. Ce budget a été complété par trois annonces tardives : le 12 septembre, une première annonce tardive pour un montant de 28 millions en faveur du programme "Jeunesse et Sport" ; le 25 octobre, une deuxième annonce tardive relative à notre participation au Conseil de l'Europe pour un montant complémentaire de 1,2 million, portant la contribution de la Suisse à 11,3 millions de francs par année. La troisième annonce tardive remonte au 12 novembre 2025. Elle porte sur un montant de 290 millions de l'impôt fédéral direct de l'État de Genève.

Celui-ci n'a pas émis, pendant plusieurs années, de factures provisoires visant à prélever l'impôt fédéral direct. Il a été tenu de corriger ce défaut de procédure constaté par un certain nombre d'entreprises. Le canton de Genève a fait part de cette situation, ce qui a engendré une somme à verser à la Confédération de 370 millions, après déduction de 70 millions de francs dus au canton, c'est donc 290 millions que la Confédération doit percevoir en plus.

Ainsi complété, le budget prévoit un déficit de 345 millions dans le budget ordinaire. Tenant compte du frein à l'endettement, un déficit conjoncturel de 720 millions est possible. Il en a résulté un excédent structurel, soit la marge de manoeuvre restante en application du frein à l'endettement, de 372 millions. Le budget 2026 du Conseil fédéral est donc conforme au frein à l'endettement grâce à d'importantes mesures d'assainissement. Parmi celles-ci figurent notamment la poursuite du recours aux crédits extraordinaires pour les dépenses liées au statut de protection S, 600 millions, la mise en oeuvre des mesures anticipées du programme d'allègement budgétaire 2027 et des coupes dans le domaine propre de l'administration.

Les sous-commissions des finances ont procédé en septembre et octobre à l'examen préalable du budget 2026 et du plan financier 2027-2029. Elles ont adressé à la Commission des finances de nombreuses propositions d'amendement au budget. La Commission des finances a débattu du budget 2026 en date des 17, 18 et 19 novembre derniers. Plus d'une centaine de propositions ont été traitées en présence des membres du Conseil fédéral et de l'administration.

Je tiens à remercier l'administration dans son ensemble et le Conseil fédéral pour les informations et renseignements donnés à la Commission des finances. De chaleureux remerciements sont également adressés à l'ensemble du secrétariat de la Commission des finances pour son accompagnement et son immense travail tout au long de l'année, et plus spécifiquement ces derniers mois, auprès des membres de notre commission, et ces prochains jours également.

Après trois jours d'examen, la Commission des finances propose au Conseil national un budget prévoyant une augmentation des dépenses de 248,5 millions de francs et des recettes supplémentaires de 14,8 millions par rapport au projet du Conseil fédéral. Avec un léger excédent structurel de 138,7 millions de francs, le budget 2026 proposé par la commission de notre conseil satisfait aux exigences du frein à l'endettement.

Les plus grands écarts par rapport au projet du Conseil fédéral concernent les domaines de la politique du marché du travail, avec une contribution de 290 millions de francs en faveur de l'assurance-chômage. Les domaines de l'asile, de la défense, de la coopération internationale, de l'agriculture et des dépenses propres de la Confédération ont également été modifiés.

Une discussion relative aux pools des départements a été menée tout d'abord dans une partie des sous-commissions puis en séance plénière. Alors que les charges des pools de ressources progressent régulièrement, la commission s'est penchée avec raison sur cette situation, d'autant plus avec la situation financière délicate que nous traversons. Plusieurs propositions visant à la réduction de 50 pour cent des pools ont été déposées dans plusieurs sous-commissions, mais la taille des pools et la manière de piloter varient tellement qu'il n'est pas possible de viser une réduction proportionnelle. La commission de notre conseil a donc chargé le Conseil fédéral de veiller à ce que les pools de ressources des départements soient gérés de façon uniforme dès 2027. Un rapport à cet effet sera d'ailleurs remis aux Commissions des finances dès l'été prochain.

Les principales propositions relatives au budget 2026 et au plan financier 2027-2029 seront traitées dans le cadre de l'examen par le Conseil national au cours de ces prochains jours. Elles sont réparties, comme je l'évoquais, dans sept blocs et traitées en partie en allemand par Peter Schilliger et en français par moi-même.

Au vote sur l'ensemble, la Commission des finances a adopté cette version du budget, par 11 voix contre 8 et 6 abstentions.

À l'unanimité, la commission soutient l'arrêté fédéral III concernant les prélèvements sur le fonds d'infrastructure ferroviaire pour l'année 2026 et l'arrêté fédéral IV concernant les prélèvements sur le fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération pour l'année 2026. La commission de notre conseil a présenté ses décisions aux médias le 19 novembre 2025 dans le cadre d'un point presse. Depuis, la Commission des finances s'est réunie à nouveau hier, mercredi 3 décembre à 6 heures 30, pour traiter d'une annonce tardive concernant le supplément II au budget 2025 ainsi que pour prendre connaissance des délibérations du Conseil des États sur le budget 2026.

La commission de notre conseil a traité quelques propositions validées par le Conseil des États. Ces dernières sont intégrées dans les différents blocs que nous allons traiter. La commission de notre conseil s'est également prononcée une nouvelle fois sur cet arrêté fédéral et, au vote sur l'ensemble, c'est par 8 voix contre 7 et une abstention que ce projet de budget a été accepté une deuxième fois.

S'agissant du supplément II au budget 2025, la commission de notre conseil a traité cet objet dans lequel le Conseil fédéral sollicite dix crédits supplémentaires pour un montant total de 105,7 millions de francs. Il s'agit de deux crédits au DFAE, pour 250 000 francs de contribution à l'ONU et 21 millions aux organisations internationales ; de quatre crédits au DFI pour 1 million de francs à Météosuisse, 965 000 francs à l'Office fédéral des assurances sociales, ainsi que 950 000 francs et 5,7 millions de francs à l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires. Au DFJP, le Conseil fédéral sollicite un crédit de 3 millions de francs pour le Secrétariat d'État aux migrations et, au DDPS, un crédit de 20 millions à l'Office fédéral du sport pour les activités Jeunesse et Sport. Il y a enfin deux crédits au DETEC : 2,4 millions de francs à l'Office fédéral des transports et 50 millions à l'Office fédéral de l'énergie pour les réserves d'hiver.

La commission a par ailleurs soutenu un apport supplémentaire de 100 millions au fonds d'infrastructure ferroviaire qui n'était pas sollicité par le Conseil fédéral. Les discussions sur cet arrêté fédéral seront traitées dans les différents blocs.

C'est par 14 voix contre 10 et 1 abstention que la commission a soutenu l'arrêté fédéral concernant le supplément II au budget 2025. S'agissant de l'annonce tardive concernant le supplément II au budget 2025, la Commission des finances s'est réunie hier matin pour traiter cette annonce tardive qui portait sur un crédit supplémentaire urgent de 50 millions en faveur du Soudan.

Cette somme vise à financer les mesures humanitaires urgentes pour la population au Soudan et dans les pays voisins. La Délégation des finances a déjà validé un crédit supplémentaire urgent de 25 millions de francs. Cette somme, qui a déjà été engagée par le DFAE, est soumise, en vertu de l'article 34 alinéa 2 de la loi sur les finances de la Confédération, "à l'approbation ultérieure de l'Assemblée fédérale". Les 25 millions supplémentaires, pour arriver aux 50 millions, sont soumis à l'approbation ordinaire des Chambres fédérales. Notre commission a, par ailleurs, refusé une proposition visant à repousser ce montant de 25 millions au budget 2026 plutôt que de le mettre dans le supplément II au budget 2025.

Schilliger Peter · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe libéral-radical

Die Finanzkommission des Nationalrates (FK-N) hat nach vielen Sitzungstagen der verschiedenen Subkommissionen an ihrer ordentlichen Sitzung vom 17., 18. und 19. November sowie an der Sitzung von gestern Morgen früh, am 3. Dezember 2025, als Zweitrat die beiden Vorlagen zum Nachtrag II zum Voranschlag 2025 und zum Voranschlag 2026 mit integriertem Aufgaben- und Finanzplan 2027-2029 beraten.

Ich beginne mit dem Nachtrag II zum Voranschlag 2025. Diese Vorlage enthält zwei Bundesbeschlüsse. Der Bundesrat beantragt dem Parlament im Rahmen seiner Botschaft vom 19. September den zweiten Nachtrag. Er beantragt insgesamt zehn Nachtragskredite in der Höhe von total 105,7 Millionen Franken. 50 Millionen Franken, also fast die Hälfte dieser Nachträge, betreffen eine ergänzende Winterreserve im Strombereich. Der zweite grössere Verpflichtungskredit betrifft Aufgaben der Schweiz als Gastland von internationalen Organisationen. Insgesamt werden dafür 21,5 Millionen Franken beantragt. Der dritte grössere Bereich ist "Jugend und Sport". Dafür werden 20 Millionen Franken beantragt. Die Teilnahme an Angeboten von "Jugend und Sport" steigt kontinuierlich an, zum einen wegen der wachsenden Bevölkerung, zum andern wegen zusätzlicher Fördermassnahmen. Die weiteren Nachtragskredite summieren sich auf 14,2 Millionen Franken und betreffen verschiedene Bereiche.

Noch zum Bahninfrastrukturfonds: Mit dem separaten Bundesbeschluss II wird beim Bahninfrastrukturfonds eine Aufstockung von drei Voranschlagskrediten um insgesamt 46 Millionen Franken unterbreitet. Davon sind 25 Millionen Franken für den Betrieb bestimmt und werden beim Substanzerhalt kompensiert.

Mit einer dringlichen Nachmeldung vom 19. November beantragte der Bundesrat 50 Millionen Franken für humanitäre Hilfe für den Sudan und dessen Nachbarländer. Die Hälfte dieser Hilfsgelder hat die Finanzdelegation bereits freigegeben.

Diese Nachträge in der Gesamtsumme von rund 156 Millionen Franken sollten gemäss Hochrechnung über vorhandene Kreditreste im Rahmen der Vorgaben der Schuldenbremse finanzierbar sein. Mehrere Korrekturanträge werden dem Rat im Rahmen der Detailberatung zum Beschluss vorgelegt. Die Finanzkommission hat die Vorlage an ihrer Gesamtabstimmung mit 15 zu 7 Stimmen bei 2 Enthaltungen unterstützt.

Nun komme ich zum Geschäft 25.041 mit dem Voranschlag 2026 und dem Finanzplan 2027-2029. Vorab eine Bemerkung zum Verlauf unserer Beratung: Da der Finanzplan ab dem Jahr 2027 ein grosses Defizit prognostiziert, hat der Bundesrat im Oktober 2025 ein Entlastungspaket 2027 (EP 27) verabschiedet und in die parlamentarische Beratung versendet. Erstrat für das EP 27 ist der Ständerat. Damit sind für die Jahre ab 2027 zwei unterschiedliche Erlassentwürfe im Umlauf, welche jedoch eine gegenseitige Beeinflussung haben. Wir haben uns entschieden, dass der Finanzplan in zwei Bereiche aufgeteilt wird. Der Teil, welcher nicht vom EP 27 betroffen ist, wird in dieser Wintersession abgeschlossen. Der andere Teil mit Massnahmen aus dem EP 27 wird dann zusammen mit dem EP 27 vermutlich in der Frühjahrssession zur Beratung und zum Beschluss kommen. Dank dieser Aufteilung vermeiden wir eine zweimalige Debatte über gleiche Finanzplanbereiche.

Der Voranschlagsentwurf des Bundesrates, welcher am 12. September, 25. Oktober und 12. November 2025 um drei Nachmeldungen ergänzt wurde, sieht im ordentlichen Haushalt ein Defizit von 348 Millionen Franken vor. Die Schuldenbremse würde ein konjunkturelles Defizit von 720 Millionen Franken zulassen, sodass ein struktureller Überschuss, also Handlungsspielraum gemäss Berechnung der Schuldenbremse, von 372 Millionen Franken resultiert. Damit präsentiert der Bundesrat einen mit der Schuldenbremse konformen Voranschlag 2026, was aber abermals nur dank umfangreichen Bereinigungsmassnahmen möglich war.

Zu diesen gehört insbesondere die weitere Inanspruchnahme ausserordentlicher Kredite für die Ausgaben im Zusammenhang mit dem Schutzstatus S in Höhe von rund 600 Millionen Franken, die Umsetzung vorgezogener Massnahmen aus dem Entlastungspaket 27 sowie Kürzungen im Eigenbereich der Verwaltung. Hinzu kommen zusätzliche Einnahmen aus dem Kanton Genf, welche am 12. November 2025 mittels Nachmeldung in den Budgetentwurf des Bundesrates aufgenommen wurden und den Finanzierungssaldo um 290 Millionen Franken verbessern.

Das Budget 2026 basiert auf den Konjunkturprognosen der Expertengruppe vom Juni 2025 und damit auf der Annahme, dass die US-Zölle auf einem tieferen Niveau liegen. Aktuell scheint die Lage um diese US-Zölle bereinigt. Sollten die Zusatzzölle trotzdem zu einer konjunkturellen Abkühlung führen, dann dürften die Mehrwertsteuereinnahmen 2026 geringer ausfallen.

Die Subkommissionen der FK-N haben den Voranschlag 2026 und den Finanzplan 2027-2029 in den vergangenen Wochen vorberaten und der Kommission zahlreiche Änderungsanträge gegenüber dem Entwurf des Bundesrates gestellt. Nach einer dreitägigen Beratung und der gestrigen Sitzung zur Beratung der Beschlüsse des Ständerates beantragt die FK-N nun dem Nationalrat einen Voranschlag, welcher gegenüber dem Bundesratsentwurf Mehrausgaben von 238,6 Millionen und Mehreinnahmen von 14,8 Millionen Franken im ordentlichen Haushalt vorsieht. Damit beträgt der strukturelle Überschuss nach der Vorberatung durch die FK-N noch 138,7 Millionen Franken.

In der Gesamtabstimmung hat die FK-N diese Version des Voranschlags mit 8 zu 7 Stimmen bei 10 Enthaltungen angenommen. Einstimmig unterstützt die Kommission die Bundesbeschlüsse über die Entnahmen aus dem Bahninfrastrukturfonds und über die Entnahmen aus dem Nationalstrassen- und Agglomerationsverkehrsfonds für das Jahr 2026.

In der Detailberatung, welche sieben Blöcke umfasst, wird eine Vielzahl von Anträgen zur Beratung kommen. Die Haltung der FK-N werden wir Ihnen jeweils im entsprechenden Block unterbreiten; mein Kollege Nicolet und ich werden uns dabei jeweils abwechseln.

Vorab noch einige Hinweise auf strittige Punkte:

1. Um für die Planung des Voranschlags 2027 etwas Luft zu erhalten, wird im Fonds der Arbeitslosenversicherung der Betrag von 290 Millionen Franken ins Budget 2026 aufgenommen.

2. Die Sozialhilfe für Asylsuchende und Flüchtlinge wird um 130 Millionen Franken gekürzt. Die aktuellen Zahlen zu den Personen, die zu dieser Sozialhilfe berechtigt sind, lassen dies zu. Im Gegenzug wird die ausserordentliche Verbuchung von Leistungen für Flüchtlinge mit Status S um die gleiche Summe reduziert. Mit dieser Umbuchung verbleibt noch ein Aufwand von 470 Millionen Franken als ausserordentliche Ausgabe. Ab 2027 sollen diese Ausgaben ordentlich verbucht werden. Einer Mehrheit der Finanzkommission ist dies ein grosses Anliegen. Eine weitere Kürzung im Jahre 2026 war nicht möglich, weil für eine ausserordentliche Verbuchung gemäss Gesetzgebung eine Mindestgrösse von 0,5 Prozent des Finanzhaushalts vorgegeben ist.

3. Bei der Verteidigung wird der Funktionsaufwand um 25 Millionen Franken gekürzt. Dies soll durch eine Weiterführung der Effizienzverbesserung kompensiert werden. Mit diesem Beitrag und den zusätzlich gesprochenen Mitteln von 25 Millionen Franken kann die Investitionsfähigkeit um insgesamt 50 Millionen Franken verbessert werden. Damit können wir zur Verteidigungsfähigkeit der Schweiz einen kleinen Beitrag leisten. Weiterhin auf das Jahr 2032 terminiert bleibt die anvisierte Zielsetzung, dass zur vollen Ausfinanzierung der Armee der 1-Prozent-BIP-Pfad erreicht werden soll.

Eine Resolution des Grossen Rates des Kantons Basel-Stadt fordert, dass der Nachtzug nach Malmö weiterhin subventioniert wird. Diese haben wir zur Kenntnis genommen.

Abschliessend halte ich fest, dass die Mehrheit der Finanzkommission die Budgetplanung für das Jahr 2027 als grosse Herausforderung betrachtet. Sollte mittels der anstehenden EP-27-Beratung nicht eine wesentliche Budgetentlastung erreicht werden können, wird die Planung in den schwach gebundenen Haushaltsbereichen sehr grosse Sparbeiträge erfordern. Das Risiko einer nicht kontrollierbaren Eigendynamik in den zu fassenden Beschlüssen ist dann gross. Finanzplanung braucht klare Ziel- und Prioritätensetzung, nur so kann längerfristig die Verlässlichkeit des Bundes gesichert werden.

Ich bedanke mich auch im Namen meiner Kollegen aus der Finanzkommission beim Bundesrat, insbesondere bei Frau Bundespräsidentin Karin Keller-Sutter als Vorsteherin des Eidgenössischen Finanzdepartements, bei der gesamten Bundesverwaltung und speziell beim Sekretariat der Finanzkommission für den grossen Einsatz, für die Unterstützung und die ausgezeichnete Zusammenarbeit. Besten Dank!

Ich danke Ihnen für die Unterstützung der Anträge.

Guggisberg Lars · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Ich erlaube mir, im Hinblick auf die nun folgende allgemeine Aussprache die Haltung der SVP-Fraktion aus übergeordneter Sicht bekannt zu geben.

Das aktuell vorliegende Budget für das nächste Jahr weist einige wenige Lichtblicke auf, vor allem aber auch viel Schatten. Dabei sind die Forderungen der SVP-Fraktion alles andere als unrealistisch. Das Gegenteil ist der Fall, sie sind moderat. Wir verlangen nicht viel, nämlich erstens das Bremsen des ständigen Ausgabenwachstums mit der richtigen Prioritätensetzung, zweitens die Einhaltung der Schuldenbremse und einen Schuldenabbau und drittens nicht immer mehr Bundesangestellte.

Konkret zu den einzelnen Punkten, zuerst zum Ausgabenwachstum mit der richtigen Prioritätensetzung: Die Ausgaben des Bundes wachsen, wachsen und wachsen. Das ständige Ausgabenwachstum in den letzten Jahren findet ungebremst seine Fortsetzung. Auf das nächste Jahr hin sollen die Ausgaben um rund 5 Prozent, also um 4,2 Milliarden Franken, ansteigen. Es soll also einfach weitergehen wie bisher. In den letzten dreissig Jahren haben sich die Bundesausgaben fast verdreifacht. In derselben Zeit hat sich die Wirtschaftsleistung der Schweiz jedoch lediglich verdoppelt. Der Staat wächst also schneller als die Wirtschaft. Das Ausgabenwachstum soll vor allem in jenen Bereichen gebremst werden, die in den letzten drei Jahrzehnten teils massiv gewachsen sind. Soziale Wohlfahrt: mal fünf; Entwicklungshilfe, Kultur und Freizeit: mal drei. Hören Sie also bitte auf, in diesen Bereichen von Sparen zu reden. Es kann höchstens von weniger Ausgabenwachstum die Rede sein.

Lediglich in zwei Bereichen wurde in den letzten dreissig Jahren effektiv gespart, nämlich bei der Landesverteidigung und bei der Ernährung, also just in den beiden Bereichen, in denen wir heute miserabel dastehen. Wir geben für Migration und Entwicklungshilfe mittlerweile mehr als doppelt so viel Geld aus wie für unsere Ernährung und Landwirtschaft. Gleichzeitig können wir nicht einmal die Hälfte unserer Bevölkerung mit Lebensmitteln versorgen. Das muss uns zu denken geben. Auch zu denken geben muss uns, dass unsere Armeeangehörigen, unsere Söhne und Töchter, mehr als mangelhaft ausgerüstet sind und teils immer noch mit uralten Fahrzeugen herumkurven müssen. Die Panzersappeure beispielsweise verwenden gegenwärtig noch Raupenfahrzeuge des Typs M-113, die seit 1963 im Dienst stehen - seit 62 Jahren. Die meisten hier in diesem Saal waren damals noch gar nicht geboren. Es ist an der Zeit, endlich unsere Verantwortung wahrzunehmen und die Prioritäten richtig zu setzen, mit Investitionen in eine Landesverteidigung, die diesen Namen verdient.

Ich komme zum zweiten Punkt, zur Schuldenbremse, zu unserer finanzpolitischen Seele. 2001 nahmen Volk und Stände die Schuldenbremse mit 85 Prozent und allen Standesstimmen an. Dank ihr ist es gelungen, die Verschuldung zu stabilisieren - bis Corona kam und zusätzliche 35 Milliarden Franken Schulden angehäuft wurden. Dank der Schuldenbremse stehen wir heute im internationalen Vergleich gut da. Und doch bezahlen wir aktuell 1,2 Milliarden Franken Schuldzinsen, trotz nach wie vor tiefem Zinsniveau. Das ist Steuergeld, das wir anderswo besser einsetzen könnten.

Wenn die Zinsen steigen, und davon müssen wir mittelfristig ausgehen, dann wird es richtig ungemütlich. Schauen Sie nur einmal in die EU-Länder, von welchen sich viele in diesem Saal abhängig machen möchten. In Frankreich ist die Schuldenlast derart hoch, dass bereits jetzt mehr für Schuldzinsen ausgegeben wird als für die Landesverteidigung. In Italien geben sie mehr für Schuldzinsen aus als für den Bildungsbereich. Die Schuldzinsen der Deutschen belaufen sich bereits heute auf 40 Milliarden Euro pro Jahr, und es wird mit zusätzlichen Schulden geplant. Ganz zu schweigen von Spanien und Griechenland, dort sieht es noch viel düsterer aus. Und trotz dieser schlechten Beispiele vor der Haustür wird unsere bewährte Schuldenbremse aus unserer Sicht, Stand jetzt, mit diesem Budget klar verletzt. Das fünfte Jahr in Folge werden Ausgaben für Schutzstatus-S-Flüchtlinge aus der Ukraine ausserordentlich verbucht. Ausgaben gelten nach dem Finanzhaushaltgesetz als ausserordentlich, wenn sie nicht vorhersehbar sind und sich der Einflussnahme und Kontrolle entziehen oder nicht zum operativen Bereich gehören. Dies umfasst typischerweise unvorhergesehene Ausgaben in Krisensituationen oder finanzielle Mehrausgaben, die nicht zu den regulären operativen Aufgaben zählen. Diese Voraussetzungen sind nicht erfüllt. Deshalb stellen wir auch den Antrag, endlich von der ausserordentlichen Budgetierung Abstand zu nehmen.

Es liegt auf der Hand, dass die Schweiz ihre Schuldenbremse in der heutigen Form auf jeden Fall beibehalten muss, wenn sie im Wettbewerb gegenüber anderen Ländern weiterhin an der Spitze stehen will. Der Wohlstand und die Stabilität unseres Landes sind direkt davon abhängig, denn die Schulden von heute sind die Steuern von morgen. Es geht darum, unseren Kindern, Grosskindern und deren Nachkommen eine stabile und sichere Schweiz zu hinterlassen und keine Schuldenberge. Deshalb wollen wir auch möglichst rasch den Corona-Schuldenberg abbauen, den wir angehäuft haben.

Nun komme ich noch zum dritten Punkt, zum Stellenetat der Bundesverwaltung. Die Personalkosten steigen wie in den letzten Jahren munter weiter, nämlich um rund 130 Millionen Franken. In den nächsten Jahren ist ein weiteres Wachstum vorgesehen, die Ausgaben steigen auf sage und schreibe bald 7 Milliarden Franken. Ich gebe Ihnen ein paar Müsterchen von Bundesstellen mit dem stärksten Stellenwachstum seit 2015. Spitzenreiter ist das Bundesamt für Kultur mit plus 173 Stellen, das ist ein Wachstum von über 200 Prozent; Büro für Gleichstellung, plus 10 Stellen, über 70 Prozent; Staatssekretariat für Migration, plus 480 Stellen, über 50 Prozent; Generalsekretariat des EDI, plus 38 Stellen, rund 50 Prozent; Bundeskanzlei, plus 96 Stellen, rund 45 Prozent. Im Voranschlag 2026 sind in der Bundesverwaltung 39 453 Vollzeitstellen geplant. Das sind fast 400 mehr als im Vorjahr. Damit arbeiten mehr Menschen in der Bundesverwaltung als bei der UBS, bei der Post und bei den SBB. Das muss zu denken geben.

Zur Tatsache, dass es viel zu viele sind, kommt hinzu, dass auch die Privatwirtschaft unfair konkurrenziert wird, unter anderem mit höheren Löhnen, vorzüglicher Pensionskasse und mehr Ferien, alles schön von den Steuerzahlerinnen und den Steuerzahlern bezahlt. Es braucht dringend einen Personalstopp, bevor die Zahlen weiter explodieren.

Ich fasse nochmals die Schwerpunkte zusammen, von denen sich die SVP-Fraktion in der folgenden Budgetdebatte leiten lässt:

1. das ständige Ausgabenwachstum mit richtiger Prioritätensetzung bremsen;

2. Einhaltung der Schuldenbremse und Schuldenabbau;

3. nicht immer mehr Bundesangestellte.

Besten Dank, wenn Sie uns dabei unterstützen.

Funiciello Tamara · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste

Herr Guggisberg, können Sie bestätigen, dass die Schuldenquote der Schweiz permanent sinkt, dass wir im Moment gerade noch bei 15,8 Prozent sind? Und dass das doch ein krasser Unterschied ist im Vergleich zum Beispiel zu Frankreich, das Sie erwähnt haben, wo die Quote bei rund 100 Prozent liegt? Können Sie auch bestätigen, dass die Staatsquote der Schweiz sinkt, dass wir pro Kopf also immer weniger Geld für die Menschen in diesem Land ausgeben?

Guggisberg Lars · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Besten Dank, Frau Kollegin Funiciello, für diese Frage. Es ist richtig, dass die Schweiz im internationalen Vergleich gut dasteht. Das habe ich vorhin gesagt. Es ist aber wichtig, dass wir uns bemühen, dass es auch so bleibt. Wenn wir mit diesem Ausgabenwachstum weitermachen, das ständig zunimmt - 5 Prozent in einem einzigen Jahr! -, werden wir irgendeinmal auf dem Niveau dieser anderen Länder sein. Vor allem wird das Risiko, dass wir in diese Sphären geraten und uns diesen Ländern bezüglich der Schuldenquote und der Staatsquote annähern, noch viel grösser sein, wenn wir uns näher an die EU anbinden.

Wyss Sarah · Mit-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe socialiste

Geschätzter Kollege, ich hätte eine Frage. Sie haben die ausserordentliche Verbuchung der Ausgaben für Flüchtlinge aus der Ukraine kritisiert. Jetzt haben Sie aber auf der Einnahmenseite eine ausserordentliche Verbuchung der SNB-Gelder. Wie rechtfertigen Sie diese ausserordentliche Verbuchung?

Guggisberg Lars · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Ich denke, die Ausserordentlichkeit wird seit Corona viel zu ausufernd verwendet, sowohl einnahmen- wie auch ausgabenseitig. Corona war ein Dammbruch, und seitdem wird viel zu schnell alles ausserordentlich verbucht. Ich halte das für eine schlechte Entwicklung.

Gysi Barbara · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe socialiste

Herr Kollege, Sie beklagen einmal mehr das Personalwachstum. Ist Ihnen bewusst, wie viele Aufträge das Parlament der Verwaltung gibt und wie viele auch sicherheitsrelevante Stellen geschaffen werden müssen, die Sie ebenfalls wollen? Sie sind genauso mitschuldig daran.

Guggisberg Lars · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Es ist richtig, dass sich die Politik, dass wir als Parlamentarier uns an der eigenen Nase nehmen müssen. Das ist richtig. Wenn wir zusätzlich regulieren, dann kann es sein, dass es zusätzliches Personal braucht. Umso weniger sollten wir regulieren, umso weniger sollten wir zusätzliche Bürokratie produzieren - da müssen wir uns sicher an der eigenen Nase nehmen. Aber mit der Digitalisierung sollte der Personalbestand eigentlich eher sinken.

Bürgin Yvonne · Mit-F · Conseil national · Zurich · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Wir beraten heute den Voranschlag 2026, und ich darf als Sprecherin der Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP in der allgemeinen Aussprache sprechen. Eines kann ich gleich zu Beginn festhalten: Der Bundeshaushalt steht unter Druck, und zwar nicht nur ein bisschen. Wir geben mehr aus, als wir einnehmen. Das ist keine nachhaltige Finanzpolitik. Schulden machen wie andere Staaten mag kurzfristig attraktiv erscheinen, aber es ist nicht zielführend und entspricht nicht der Verantwortungskultur unseres Landes.

Der Bundesrat präsentiert uns zwar ein schuldenbremsenkonformes Budget, und das ist gut, aber wir müssen ehrlich sein: Es gelingt nur dank einer ganzen Reihe von Kunstgriffen, nicht weil wir solide unterwegs sind, sondern weil wir erneut zu ausserordentlichen Mitteln beim Schutzstatus S greifen müssen und, ich sage es klar, dank einer finanziellen Glückssträhne aus Genf. Die zusätzlichen Einnahmen verbessern den Saldo um 290 Millionen Franken. Ohne den Beitrag aus Genf sähe das Budget heute anders aus.

Alors, merci beaucoup à Genève.

Auch die Arbeit der Finanzkommission zeigt: Wir bewegen uns auf dünnem Eis. Die FK-N hat intensiv beraten, Korrekturen vorgenommen und Mehrausgaben teilweise mit Mehreinnahmen kompensiert. Trotzdem bleibt ein Haushalt, der nicht stabil ist. Dieses Budget ist noch nicht in trockenen Tüchern, und wir wissen, dass auch die Differenzbereinigung mit dem Ständerat anspruchsvoll wird. Sie können froh sein, dass es die Mitte-Fraktion gibt, die sich zwischen links und rechts um Brücken bemüht. Wir werden unsere Verantwortung wahrnehmen, damit wir Ende Dezember nicht mit einem Notbudget ins neue Jahr starten müssen.

Unterschiedliches Kostenbewusstsein führt zu unterschiedlichen Einschätzungen der Finanzlage. Das zeigt sich auch in der Verwaltung, unter anderem beim Ressourcenpool. Er ist gut gemeint, weil er den Departementen Flexibilität gibt und unnötige Nachtragskredite zu vermeiden hilft. Aber der Ressourcenpool wird zunehmend zu einer Art Ausweichkasse. Kürzungen lassen sich damit umgehen, Mittel lassen sich verschieben, und die Unterschiede zwischen den Departementen sind gross. Wenn wir nichts tun, wächst dieser Pool in den nächsten Jahren auf bis zu 80 Millionen Franken. Für die Mitte-Fraktion ist klar: Die Nutzung des Ressourcenpools darf nicht zum Ersatz für echten Sparwillen werden. Hier braucht es Korrekturen. Es braucht einheitliche Kriterien für die Verwendung des Ressourcenpools. Ein entsprechender Antrag ist eingereicht.

Gleichzeitig müssen wir anerkennen, dass wir politisch vor grossen langfristigen Kostenblöcken stehen. Die sicherheitspolitische Lage zwingt uns zu höheren Armeeausgaben, und die 13. AHV-Rente, vom Volk deutlich angenommen, wird den Bundeshaushalt über Jahre hinweg stark belasten. Beide Entscheide sind legitim, aber sie binden Mittel und reduzieren unseren Handlungsspielraum deutlich. Gerade deshalb ist es für die Mitte entscheidend, dass wir jetzt die richtige Balance finden. Wir wollen eine Politik, die nachhaltig und generationengerecht ist und nicht nur auf kurzfristige Effizienz setzt. Die Mitte verbindet wirtschaftliche Vernunft mit sozialer Verantwortung. Wir stehen für gutes Haushalten, aber genauso für faire Chancen und soziale Sicherheit. Wer jetzt sparen will, muss dort ansetzen, wo Strukturen schwerfällig sind, wo Prozesse ineffizient sind, wo Budgets wachsen, ohne dass Leistungen besser werden. Die Mitte-Fraktion wird grossmehrheitlich die Mehrheitsanträge aus der Finanzkommission mittragen.

Aber Sparen kann auch kontraproduktiv sein. Vorbeugen ist manchmal besser als heilen, wie man so schön sagt. In der Prävention ist ein Franken manchmal besser eingesetzt und verhindert teure Folgekosten. Als Fraktion einer Familienpartei werden wir auch für einige Minderheitsanträge kämpfen, und zwar dort, wo Kinder, Familien oder Menschen in sehr schwierigen Situationen das Geld dringend benötigen. Mitte-Politik ist vorausschauende Finanzpolitik.

Wir stehen als Nationalrat in der Verantwortung, Prioritäten zu setzen. Nicht alles, was wünschbar ist, ist finanzierbar, aber vieles, was nötig ist, müssen wir sichern: Sicherheit, sozialer Zusammenhalt, Zukunftschancen und eine verlässliche Finanzpolitik, die die nächste Generation nicht mit unseren Versäumnissen belastet. Die Lage ist ernst, aber sie ist gestaltbar, wenn wir mutig Prioritäten setzen und die Balance finden zwischen Freiheit, Solidarität und Verantwortung.

Stettler Thomas · Mit-M · Conseil national · Jura · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Au nom du groupe UDC, je souhaite rappeler les principes qui guident notre appréciation du budget 2026, ainsi que les positions que nous représentons qui sont défendues dans la Commission des finances.

Le frein à l'endettement est une ligne rouge absolue. Pour le groupe UDC, le frein à l'endettement, ce n'est pas un détail technique ; il est la pierre angulaire de la stabilité de notre pays. Tant que nous le respectons, nous préservons la solidité de nos finances, la stabilité de notre monnaie, par conséquence la prospérité de la Suisse. Il suffit de regarder autour de nous. Des États voisins comme la France dépensent aujourd'hui davantage pour les intérêts de leur dette que pour la protection de leur population, davantage que pour financer leur armée. La plus grande force économique du monde, les États-Unis, peine désormais à financer son propre service de la dette ; son budget est littéralement pris en otage par les intérêts qu'ils doivent payer. Quand l'endettement devient trop lourd, la stabilité politique, économique et monétaire est directement menacée.

La Suisse, elle, reste solide parce qu'elle a été prudente. C'est pourquoi nous devons absolument maintenir le frein à l'endettement, sans concession. La comptabilisation extraordinaire des dépenses pour l'Ukraine doit ainsi cesser. Oui, la Suisse est peu endettée, mais 140 milliards de francs, ce n'est pas rien. On entend parfois dire que la Suisse n'a pas de dette, ou que cela ne coûte rien, et c'est faux. Aujourd'hui, la Confédération porte environ 140 milliards de dettes ; 140 milliards, ce n'est pas un détail, c'est un risque en cas de crise, c'est un coût annuel pour le service de la dette. Cela nous prive d'environ 1 milliard par an, qui pourrait être investi ailleurs si nous avions une dette nulle.

Nous ne sommes donc pas dans une situation dramatique, mais nous ne devons surtout pas nous raconter des histoires. La dette existe, elle pèse et elle doit être maîtrisée. Idéalement, elle doit être remboursée.

Notre budget est globalement équilibré ; c'est un point positif. Le groupe UDC reconnaît que le budget présenté par le Conseil fédéral respecte globalement le frein à l'endettement. C'est un point essentiel que nous saluons. Nous saluons également les mesures d'économie qui ont été proposées et qui ont obtenu un large soutien dans les Commissions des finances, notamment dans le domaine du personnel. Dans le domaine du personnel, des économies sont nécessaires ; c'est un vrai problème structurel. La croissance du personnel de la Confédération ne peut pas se poursuivre indéfiniment. Il existe des situations où l'on ne sait plus comment réaffecter certains collaborateurs ; ceux qui sont les plus performants quittent parfois l'administration, tandis que ceux qui sont les moins adaptés restent. À cet endroit, je permets de citer les mots d'un chef de service qui disait cela : "Le fait que l'administration dispose d'employés dont nous n'avons plus besoin est un phénomène très répandu."

Ich sage es noch auf Deutsch. Hören Sie gut zu, was uns die oberste Beamtenetage betreffend Personal gesagt hat: "Es ist ein weitverbreitetes Phänomen in der Verwaltung, dass durchaus fähige Mitarbeiter da sind, die wir nicht mehr brauchen." Gute Mitarbeiter gehen in die Privatwirtschaft, mittelmässige bleiben - so viel zum dynamischen Personalwechsel.

Le système de gestion du personnel manque clairement de flexibilité. Les conditions d'emploi à la Confédération sont attractives, personne ne le conteste, mais elles rendent parfois difficile une gestion moderne, dynamique et efficace des ressources humaines. Dans ce contexte, limiter le renchérissement à 0,1 pour cent est une mesure raisonnable et proportionnée. La gauche et certains syndicats réclament des rattrapages, mais ce n'est surtout simplement pas justifié aujourd'hui.

Les recettes fiscales sont en hausse. Nous remercions les contribuables. Nous constatons une progression réjouissante des recettes fiscales de plus de 5 pour cent. Cela démontre la vigueur de notre économie, la performance de nos entreprises et l'engagement de nos contribuables. Je tiens à les remercier sincèrement. Ce sont eux qui permettent à l'État de fonctionner. Un petit clin d'oeil à nos amis genevois, auxquels j'adresse le message suivant : pour des "Genferei" de ces derniers mois, on est toujours preneurs. Cependant, ces bonnes nouvelles ne se traduisent jamais par un excédent durable.

L'UDC refuse toute augmentation d'impôts. La position de l'UDC est claire : il n'y a aucune hausse d'impôts avec nous. Pourtant, chaque année, certains reviennent à charge. Nous combattons ces velléités et nous continuerons de les combattre.

Pour maîtriser les dépenses, les pools de ressources des départements doivent être réduits. Ces réserves budgétaires destinées à financer des projets à court terme avaient atteint une ampleur injustifiée. Une majorité de la Commission des finances a trouvé un accord pour réduire ces fonds de manière significative. C'est une orientation que nous soutenons dans le sens où la politique doit garder la surveillance des projets, même quand ces derniers sont difficilement prévisibles.

À relever aussi la dépense additionnelle de dernière minute de 290 millions de francs, qui a été décidée sur le fonds de l'assurance-chômage. Cette décision réduit la marge disponible pour respecter le frein à l'endettement.

Certaines de nos propositions d'économies ont été partiellement soutenues, d'autres pas. Le budget respecte le frein à l'endettement et c'est fondamental. Cependant, le rythme de croissance des dépenses est trop élevé. Les marges sont fragilisées et des charges importantes ont été ajoutées en fin de processus. Étant donné que de futures augmentations d'impôts sont programmées sans mesure forte pour endiguer l'augmentation des charges de personnel et de fonctionnement, une partie du groupe UDC s'opposera au budget proposé.

La Suisse est un pays fort parce qu'elle a toujours été un pays prudent. Le groupe UDC continuera à défendre une gestion rigoureuse, un frein à l'endettement strict et un financement responsable des tâches fédérales.

Gysi Barbara · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe socialiste

Herr Kollege Stettler, Sie sprechen einmal mehr von Beamten. Wissen Sie, wann der Beamtenstatus bei der Bundesverwaltung abgeschafft wurde?

Stettler Thomas · Mit-M · Conseil national · Jura · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Danke für die Frage. Das weiss ich nicht, aber ich würde sagen, alle haben genau verstanden, was ich damit meine.

Wyss Sarah · Mit-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe socialiste

Geschätzter Herr Kommissionskollege, sind Sie sich bewusst, dass Sie soeben das Kommissionsgeheimnis verletzt haben, indem Sie aus einem Protokoll zitiert haben? Dieses ist mir übrigens nicht bekannt.

Stettler Thomas · Mit-M · Conseil national · Jura · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Ich denke, Folgendes ist ganz wichtig: Ich habe nicht gesagt, wer genau dies gesagt hat. In diesem Sinne habe ich das Protokoll sicher nicht offengelegt. Es ist sehr wichtig, zu wissen, dass es in der obersten Beamtenetage - so habe ich es gesagt - die Meinung gibt, dass mehr Flexibilität in den verschiedenen Departementen erreicht werden muss.

Funiciello Tamara · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste

Herr Stettler, neben Zitaten aus Protokollen von Menschen, die Sie nicht nennen, gibt es ja eine Studie von Pricewaterhouse Coopers (PwC), die eigentlich relativ klar besagt, dass gerade die Angestellten in höheren Kaderpositionen beim Bund massiv weniger verdienen als in der Privatwirtschaft in vergleichbaren Unternehmen. Wollen Sie dazu noch Stellung nehmen? Sie müssen nicht lachen, das ist tatsächlich Wissenschaft.

Stettler Thomas · Mit-M · Conseil national · Jura · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Danke für die Frage, Frau Funiciello. Das stimmt ganz genau. Aber es ist doch so, dass die guten Personen auch gefordert werden müssen und ihnen die richtigen Aufgaben zugeteilt werden müssen. Das Problem ist vielleicht, dass wir ein Silodenken haben und jedes Departement zwar solche Leute hat, sie aber vielleicht irgendwo anders eingesetzt werden sollten. Es ist schade, dass die besten Leute unter Umständen den Bund verlassen, und Sie haben recht, diese Leute sind nicht überbezahlt.

Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe socialiste

Disons-le d'emblée, pour le groupe socialiste, le budget 2026 tel qu'issu de la Commission des finances n'est ni durable ni visionnaire.

Le projet du Conseil fédéral prévoyait déjà des coupes dans le domaine propre de l'administration. Par exemple, 19 postes ont déjà été supprimés à l'OFSP, ce qui va impacter négativement les programmes de prévention. Il a aussi anticipé la mise en oeuvre des mesures prévues dans le paquet d'allégement budgétaire 2027.

La majorité de la commission a été plus loin dans ses coupes. Les cibles sont à nouveau l'aide publique au développement et la coopération internationale, avec 59 millions de francs de moins. Les dépenses de personnel subissent déjà une réduction transversale de 1,4 pour cent, à laquelle s'ajoute une coupe de 27 millions de francs. Relevons aussi une réduction de 130 millions de francs concernant les indemnités versées aux cantons au titre de l'aide sociale pour les requérants d'asile, les personnes admises à titre provisoire et les réfugiés. Comme toujours, l'armée et l'agriculture ont été non seulement épargnées, mais renforcées. La commission a notamment généreusement doté l'armée de 50 millions de francs de plus.

Malgré un excédent structurel de 138 millions de francs, la commission a décidé des coupes idéologiques dans des domaines essentiels. Des postes doivent ainsi être supprimés dans la mise en oeuvre de la stratégie pour l'égalité, dans la santé et même dans la recherche en agriculture, à savoir dans les dépenses de fonctionnement d'Agroscope, dont l'action est cruciale au moment des crises climatiques.

Le groupe socialiste l'a déjà martelé maintes fois : la Confédération n'a pas un problème de dépenses, mais entrave sa propre capacité d'action avec une politique financière dogmatique. Le problème réside dans le manque de volonté de trouver de nouvelles recettes et dans une interprétation trop rigide du frein à l'endettement. Or, ce frein à l'endettement, c'est un frein aux investissements. Ce n'est pas une perspective d'avenir.

Notre Parlement n'est pas face à une crise budgétaire, mais face à des choix politiques. Or, ce budget ne reflète pas l'ouverture ou la confiance dans notre capacité d'innovation, mais le repli sur soi et la frilosité.

Alors que de nombreuses politiques publiques essentielles - l'aide au développement, l'égalité, la culture, l'éducation et la recherche - ont besoin de moyens supplémentaires, ce budget fait le choix d'une hausse des dépenses militaires. Cela revient à dire que, dans un pays où les besoins sociaux augmentent, où les familles voient leurs primes d'assurance-maladie exploser, où l'on manque cruellement de logements abordables, où les services publics sont sous pression, la priorité est l'armée, avant la cohésion sociale.

De même, à l'heure où l'on dénonce le nombre alarmant de féminicides dans notre pays, le fait de couper deux postes au Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes est aberrant, même s'il faut saluer le fait que la commission ait accepté de justesse d'allouer 1,5 million de francs pour la campagne de prévention de la violence faites aux femmes. Toutes ces mesures de prévention et de soutien auraient d'ailleurs déjà dû être prises depuis bien longtemps.

Nous ne sommes pas opposés à investir dans la sécurité, mais sous quelle forme ? La sécurité d'un pays ne se mesure pas seulement au nombre d'avions, de missiles ou de drones. Je ne m'étendrai pas sur les prix exorbitants et les projets mal ficelés qui nous sont présentés dans ce domaine. La sécurité, c'est aussi la cohésion nationale par l'éducation, par des médias indépendants, par la capacité des services publics, par des transports publics performants et par le soutien qu'un pays peut offrir aux plus vulnérables, ici et ailleurs.

Personne ne conteste la tradition humanitaire de la Suisse, dépositaire des Conventions de Genève et engagée activement dans la promotion du multilatéralisme, qui doit plus que jamais être défendue. Cette tradition humanitaire se concrétise par le soutien aux populations les plus fragiles dans les pays du Sud global, par la lutte contre la pauvreté et le renforcement de la santé. Or, couper encore dans la coopération internationale, au moment même où les crises climatiques, humanitaires et géopolitiques s'intensifient, va dans le sens inverse des efforts déjà investis.

C'est affaiblir notre rôle international, renier notre tradition humanitaire et compromettre la stabilité mondiale dont dépend aussi notre propre prospérité.

En 2025 déjà, la Direction du développement et de la coopération (DDC) a dû réduire considérablement ses contributions à Onusida, à ONU Femmes, à l'Unicef et au PNUD. En raison des coupes budgétaires mondiales dans la coopération au développement, notamment celles concernant Onusida, des milliers d'emplois ont déjà été supprimés à Genève cette année. Onusida ne compte actuellement plus que 19 postes à Genève, contre 127 à l'origine. L'Unicef a récemment annoncé le transfert de 300 postes de Genève à Rome. C'est donc tout l'écosystème de la Genève internationale qui est déstabilisé.

De nouvelles coupes dans la coopération multilatérale affecteront non seulement les organisations basées à Genève, mais contribueront également à prétériter davantage l'aide humanitaire internationale et la santé mondiale. Seul un quart environ des besoins humanitaires mondiaux peuvent actuellement être couverts. Des organisations importantes pour la santé mondiale telles que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme n'ont pu couvrir qu'environ 62 pour cent de leur budget pour la période de financement 2026-2028.

Soutenir des programmes dans les pays du Sud, ce n'est pas de la charité. Ce n'est pas seulement une marque de solidarité pour notre humanité, c'est aussi soutenir les populations dans leurs propres pays, dans leurs propres environnements qu'elles ne veulent pas quitter. Celles et ceux qui n'aspirent qu'à fermer nos frontières feraient bien d'y penser. C'est aussi cela la sécurité globale.

Nous appelons donc à un budget qui se fonde sur la solidarité, l'égalité et la responsabilité. Un budget qui investit dans les forces vives de la Suisse, son savoir-faire, sa capacité d'innovation et sa tradition humanitaire.

Les membres du groupe socialiste ont refusé le budget au vote sur l'ensemble en commission, non sans avoir fait un certain nombre de propositions constructives. Néanmoins, si nous voyons un geste qui va dans notre sens, en particulier pour revenir sur certaines coupes dans la coopération internationale, nous pourrions modifier notre position, soit par une adhésion soit par une abstention, selon l'évolution des débats.

Cottier Damien · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical

Chère collègue, vous avez utilisé cette formule sibylline : "Il y a un manque de volonté de trouver de nouvelles recettes dans la majorité." Je vous confirme que le groupe PLR ne souhaite pas augmenter la fiscalité ; d'après ce que j'ai lu le week-end passé, c'est aussi le cas de la population suisse, dans sa grande majorité. Vous avez dit que, comme toujours, les dépenses dans les domaines de l'agriculture et de la défense ont été préservées, alors qu'il y a une volonté d'abattre l'État social. Ma question est la suivante : est-ce que vous pouvez confirmer que la réalité, c'est l'inverse ? À savoir que, depuis une trentaine d'années, les budgets de la défense ont diminué au niveau proportionnel et en chiffres absolus, et que les budgets de l'agriculture sont restés stables. Pendant le même temps, les budgets, par exemple, dans le domaine social ou de la santé ont augmenté de manière extrêmement forte ; 200 pour cent pour le domaine social.

Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe socialiste

Nous ne sommes pas opposés à ce que l'on rétablisse peut-être certains budgets de l'armée, mais pour autant qu'il y ait des programmes qui tiennent la route. Pour l'instant, il n'y a pas de problèmes de liquidités. Il y a plutôt des programmes qui sont très mal ficelés, et ce n'est donc pas le moment d'augmenter le budget de l'armée sous prétexte que nous serions en danger.

Quant à la santé, vous savez comme moi que les besoins sont énormes, que les primes d'assurance-maladie font que des gens ne vont pas se faire soigner parce qu'ils ne peuvent pas payer leurs primes. Donc, les besoins sont de toute façon importants.

Enfin, l'agriculture en général a plutôt été préservée.

Wettstein Felix · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe des VERT-E-S

Als grösste Oppositionspartei der Schweiz halten die Grünen in den entscheidenden Punkten zum Bundesrat - ganz anders die bürgerliche Mehrheit in unserer Finanzkommission. 5 von 7 Bundesratsmitgliedern sind bürgerlich, aber offensichtlich sind sie nicht in der Lage, ihre eigenen Parteien hinter das Budget zu scharen. Es ist an der Zeit, dass wir Grünen im Bundesrat mitverantworten dürfen, was ein verantwortungsvolles Budget ist.

Unverantwortlich an den Mehrheitspositionen in unserer Kommission und leider auch an jenen Positionen im Ständerat von vorgestern sind vor allem drei Dinge: erstens die Geringschätzung gegenüber dem Bundespersonal, ich werde gleich darauf zurückkommen; zweitens die noch weiter gehende Schwächung der Entwicklungszusammenarbeit und der humanitären Hilfe, nachdem der Bundesrat und die DEZA bereits die drastischen Kürzungen vom letzten Jahr notgedrungen vollzogen haben; und drittens die Entscheide zur Armee. Man will das Wettrüsten nochmals beschleunigen, obwohl die steilen Vorgaben, welche die Parlamentsmehrheit vor einem Jahr - zusätzlich zum Entwurf des Bundesrates - beschlossen hatte, bereits berücksichtigt worden sind.

Der Bundesrat hat uns ein Budget mit einem positiven strukturellen Saldo vorgelegt, das gegenüber der Schuldenbremse einen Handlungsspielraum zulässt. Es wäre also finanzpolitisch absolut nicht nötig, bei den Ausgaben weiter zu streichen und damit die Erfüllung von Aufgaben, die wir hier drin selbst beschlossen haben und die sogar vom Stimmvolk bestätigt wurden, zu gefährden. Gleichwohl gefällt sich die Mehrheit darin, laufend weitere Kürzungsanträge zu stellen. Das zeigt, dass es um etwas anderes geht als um finanzpolitische Sorgfalt. Es geht um Machtdemonstration, um nichts anderes.

Ich habe es erwähnt: Uns erschreckt die Geringschätzung dem Bundespersonal gegenüber. Nachdem in den beiden Vorjahren bereits die Querschnittkürzungen von zuerst 2 Prozent, dann von weiteren 1,4 Prozent erfolgten und nachdem vor einem Jahr das Parlament unter dem Titel "Massnahmen im Eigenbereich" weitere Verschlechterungen für das Personal im Umfang von 60 Millionen Franken beschlossen hat, kommen nun zahlreiche weitere Anträge auf Kürzungen in den Globalbudgets. Das geht meistens auf Kosten des Personals, denn die Aufgaben werden nicht weniger. Obendrauf ist die Kommissionsmehrheit nicht bereit, die sehr moderate Teuerungsanpassung von 0,5 Prozent, die der Bundesrat vorschlägt, zu gewähren. In der Privatwirtschaft wird durchschnittlich 1 Prozent gewährt, schliesslich wird fast alles teurer. Es handelt sich ja beim Bundespersonal nicht um lauter hochbezahlte und privilegierte Beamte, wie sie Herr Stettler benennen würde. Fast ein Drittel arbeitet in der Gruppe Verteidigung. Personalintensiv ist auch das Bundesamt für Zoll und Grenzsicherheit. Und das Fedpol hat eingestandenermassen zu wenige Leute. An all diese Menschen sollten wir denken, wenn wir immer und immer wieder an derselben Zitrone pressen.

Nicht akzeptabel ist, dass bei der Entwicklungszusammenarbeit und bei den Beiträgen an multilaterale Organisationen weiter gekürzt werden soll. Eigentlich wäre ein stärkeres Engagement der Schweiz notwendig. Die Tatsache, dass Staaten mit autokratischen Herrschern an der Spitze die humanitäre Hilfe verhöhnen und stoppen, darf uns nicht einladen, sie nachzuahmen. Im Gegenteil: Unser Tatbeweis für die humanitäre Tradition ist umso mehr gefragt. Wenn wir uns zurückziehen, gerade auch aus den Krisenherden dieser Welt, dann kommen diese Krisen zu uns.

Ich lade Sie ein, in der Debatte, die nun folgen wird, darauf zu achten, bei welchen Anträgen auf zusätzliche Finanzmittel das Argument "Das lässt die aktuelle Finanzsituation des Bundes nicht zu" kommen wird und bei welchen Erhöhungsanträgen dieses Argument ausbleiben wird. Ich wage eine Prognose: Wenn es um die Gesundheit und den Schutz von Schafen geht, dann lassen sich problemlos mehrere Millionen finden. Wenn es jedoch um die Gesundheit und den Schutz von Menschen geht, dann hat es plötzlich keinen Platz mehr im Budget. Wir sprechen Gelder für die Impfungen gegen die Blauzungenkrankheit, aber wir riskieren, dass Tox Info Suisse die Tore schliessen muss. Wir haben offenbar kein Geld für Strahlenschutz, für Palliative Care, für die Sanierung von belasteten Trinkwasservorkommen oder für die Bekämpfung nichtübertragbarer Krankheiten.

Die Grüne Fraktion wird diesem Budget nicht zustimmen können, wenn es in den drei Bereichen Personal, Entwicklungszusammenarbeit und "Weniger Aufrüstung" keine entscheidenden Korrekturen geben wird.

Pahud Yvan · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Cher collègue Wettstein, vous avez parlé du personnel de la sécurité. Pouvez-vous nous confirmer que notre collègue Götte a proposé 20 millions de francs supplémentaires pour davantage de personnel à la frontière ? Quelle est votre position sur cette proposition ?

Wettstein Felix · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe des VERT-E-S

Es wird beantragt, dass insbesondere im Bereich Fedpol zusätzliche Stellen geschaffen werden; diese werden von uns mitgetragen.

Farinelli Alex · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe libéral-radical

La politica è prima di tutto una questione di misura, di equilibrio e di responsabilità. Il preventivo 2026 che discutiamo oggi va letto esattamente in quest'ottica. Non è un esercizio puramente contabile, ma è un test di credibilità per il nostro Parlamento. Il fatto che parecchi gruppi che si sono già espressi abbiano detto di volerlo bocciare non dimostra una grande responsabilità.

Il Consiglio federale ci ha presentato un preventivo con un margine di manovra strutturale positivo di 108 milioni di franchi. Il lavoro fatto in commissione ha permesso di arrivare a un margine di 148 milioni, un margine che, va detto, non significa un risultato positivo, ma è riferito al massimo deficit autorizzato. Detto in altre parole, ci indebitiamo un po' meno. È la conferma che il freno all'indebitamento funziona e che il Parlamento può rafforzarlo quando lavora con responsabilità e con convinzione.

La sfida per il 2026 non è quella del preventivo, ma del percorso. Le entrate non mancano: 83 miliardi di franchi nel 2024, 94 miliardi previsti nel 2029; più 13,3 per cento. Però le spese crescono ancora più rapidamente. Crescono per decisioni popolari, per compiti essenziali come la difesa, che oggi più che mai non sono più un'opzione, ma che devono essere al centro dell'attività politica.

Wenn wir über den Voranschlag 2026 diskutieren, sprechen wir nicht nur über Zahlen. Wir sprechen über die grundlegende Frage, welche Aufgabe der Staat wirklich übernehmen soll. Ein liberaler Staat konzentriert sich auf seine Kernaufgaben. Er lässt Raum für private Initiativen, er sagt nicht zu allem Ja, sondern er setzt Prioritäten. Die höheren Ausgaben für die Sicherheit und Verteidigung sind keine ideologische Frage, sondern eine notwendige Antwort auf eine instabile geopolitische Lage. Wir holen nach, was jahrelang vernachlässigt wurde. Gleichzeitig wissen wir bereits heute, dass das Entlastungspaket 27 ein Test für unsere Glaubwürdigkeit wird. Die Massnahmen wurden reduziert, in der Vernehmlassung verwässert und könnten im Ständerat nochmals um 20 Prozent abgeschwächt werden.

Wenn wir diesen Weg weitergehen, bleibt nur noch die Wahl zwischen höheren Steuern und höheren Schulden. Die FDP-Liberale Fraktion lehnt beides klar ab. Andere Länder zeigen uns, was passiert, wenn man Verantwortung vertagt: Deutschland mit steigenden Defiziten, Frankreich mit Zinskosten, die höher sind als die Verteidigungsausgaben, Italien mit einem Schuldenberg, der im Dauerkoma liegt. Einen solchen Weg darf die Schweiz nicht gehen.

Per evitarlo, serve una politica che dica la verità anche quando non è comoda. Lo Stato non può fare tutto. Dobbiamo focalizzarci sui compiti essenziali, migliorare l'efficienza della macchina pubblica e rinunciare a ciò che non è prioritario. Il preventivo 2026 è un passo nella giusta direzione. Non risolve tutto ma rafforza una linea che il gruppo liberale-radicale sostiene da sempre.

Ein Budget ist kein Wunschzettel. Es ist ein Bekenntnis zur Verantwortung, für heute und für die kommenden Generationen. Prioritäten zu setzen, ist kein Zeichen von Schwäche, sondern von politischer Reife. Ein starker Staat ist nicht ein grosser Staat. Ein starker Staat ist ein Staat, der seine Aufgaben erfüllt und nicht mehr. Die FDP-Liberale Fraktion unterstützt diesen Voranschlag und den Nachtrag II im Wissen darum, dass die eigentlichen Herausforderungen erst noch folgen, nämlich mit dem EP 27.

Concludo ringraziando la presidente della Confederazione Karin Keller-Sutter così come l'Amministrazione federale delle finanze per l'ottima collaborazione durante la preparazione del preventivo, i colleghi dei vari gruppi per le interessanti discussioni improntate al rispetto, così come la presidente della commissione Sarah Wyss per la conduzione, e naturalmente, la Segreteria delle Commissioni delle finanze per la qualità e la professionalità del lavoro svolto.

Funiciello Tamara · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste

Vor einem Jahr habe ich Sie im Namen der SP-Fraktion dazu aufgefordert, eine Finanzpolitik zu gestalten, die diesem Land gerecht wird, eine Politik, die Weitsicht beweist, die Verantwortung übernimmt und die endlich die realen Herausforderungen unserer Zeit priorisiert: die wachsende soziale Ungleichheit, die fehlenden Investitionen in Infrastruktur und Gleichstellung, den Klimawandel, der uns längst einholt. Heute stehen wir erneut hier, und erneut legen Sie uns ein Budget vor, das nicht Antworten liefert, sondern Abbau, nicht Zukunft, sondern Rückschritt. Wenn man Ihnen zuhört, könnte man meinen, wir stünden vor einem Staatsbankrott. Die Zahlen erzählen aber eine andere, eine sehr klare Geschichte.

Die Rechnung 2024 schloss nicht, wie budgetiert, mit minus 2,6 Milliarden Franken ab, sondern praktisch ausgeglichen mit minus 80 Millionen Franken, d. h. 2,4 Milliarden Franken besser als erwartet. Die Hochrechnungen für 2025 zeigen bereits jetzt, dass das Resultat wieder massiv besser sein wird. Allein aus Genf kommen rund 400 Millionen Franken dazu. Seit 2006 schreibt der Bund, mit Ausnahme der Corona-Jahre, konstant Überschüsse. Das öffentliche Eigenkapital von Bund, Kantonen und Gemeinden beträgt über 180 Milliarden Franken. Die Schweiz ist nicht verschuldet, die Schweiz ist vermögend, und das auch 2026.

Der Budgetentwurf Ihrer Kommission weist einen strukturellen Überschuss von 148 Millionen Franken aus. Diese Zahlen lassen nur einen Schluss zu: Der Abbau, den Sie hier beschliessen wollen, ist keine finanzielle Notwendigkeit, sondern eine politische Entscheidung - eine Entscheidung für Abbau statt Zukunft, und das ohne jeden finanziellen Grund.

Der andere Aspekt, der dieses Budget nicht zu unserem Budget macht, ist die Frage der Prioritätensetzung. Sie sagen, Finanzen seien eine Frage der Prioritäten. Einverstanden, dann lassen Sie uns über diese Prioritäten sprechen. In welcher Welt kann es sein, dass der Schutz von Schafen vor dem Schutz von Frauen kommt? Wie kann es sein, dass der Schutz von Schafen für 10 Millionen Franken fast einstimmig angenommen wird, während 1,5 Millionen Franken für die Präventionskampagne gegen Gewalt gerade mal mit einem Stimmenverhältnis von 13 zu 12 durch die Kommission kommt? Wie kann es sein, dass die Aufstockung der Gelder für die Umsetzung der Istanbul-Konvention von 3 auf 4 Millionen Franken per Stichentscheid fallen muss und dass wir in diesem Jahr bereits beim 27. Femizid sind, während für die Blauzungenkrankheit problemlos weitere 5 Millionen Franken zur Verfügung gestellt werden? Wieder Schafe vor Frauen!

Das Absurdeste am Ganzen ist, dass wir Geld für beides hätten. Doch Sie sagen, man müsse priorisieren, und dann priorisieren Sie so: 1,4 Millionen Franken für Kartoffeln - Kartoffeln! -, aber kein Geld für die Prävention von nichtübertragbaren Krankheiten. Wir finanzieren Gemüse, aber nicht die Gesundheit der Bevölkerung. Es hat Geld für die Armee, aber nicht für Bildung. Was die Armee braucht, und das zeigen die Pannen der letzten Jahre, ist nicht mehr Geld, sondern mehr Kompetenzen. Wenn Sie also behaupten, dieses Budget zeige Ihre Prioritäten, dann mag das durchaus stimmen. Nur sind es Prioritäten, die dieses Land nicht weiterbringen. Oder anders ausgedrückt: Was ist Ihre Vision für dieses Land? Eine Staatsschuldenquote von null? Die Schuldenquote sinkt seit Jahren, sie ist rekordtief. International zählen wir zu den am wenigsten verschuldeten Staaten überhaupt. Trotzdem tun Sie so, als wäre jeder Franken Staatsverschuldung eine Bedrohung. Zudem verzichten Sie absichtlich auf Investitionen in Gleichstellung, Klima und Kaufkraft. Also nochmals: Was ist Ihre Vision für dieses Land?

Finanzpolitik ist nicht einfach eine schöne Zahl auf einem Excel-Blatt. Finanzpolitik ist die Gestaltung der Zukunft. Dieses Budget ist nicht unser Budget. Wir werden ihm so nicht zustimmen. Wir stehen zu Verantwortung und Stabilität, nicht hinter einem Budget, das Stabilität auf Kosten der Schwächsten schafft. Wenn es überhaupt um Zustimmung gehen soll, braucht es mindestens eines: keine Kürzung der internationalen Zusammenarbeit - nicht bei einem strukturellen Überschuss von 148 Millionen Franken; nicht in einer Welt der multiplen Krisen; nicht, wenn wir wissen, dass diese Kürzungen reale, unmittelbare Auswirkungen haben, wie weniger medizinische Versorgung für Mütter, weniger Zugang zu sauberem Wasser für Kinder. Wer dieses Budget so trägt, trägt diese Folgen mit.

Nause Reto · Mit-M · Conseil national · Berne · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Liebe Kollegin, wie können Sie von "sparen" sprechen, wenn wir in der Rechnung 2024 mit Ausgaben von 79 Milliarden Franken abgeschlossen haben und wir im Budget 2026 jetzt Ausgaben von 84,2 Milliarden Franken vorsehen? Wir geben also im nächsten Jahr über 5 Milliarden Franken mehr aus als im vergangenen Jahr. Wie kommen Sie da auf das Wort "sparen"?

Funiciello Tamara · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste

Das ist eine sehr gute Frage, Herr Nause. Ich bin Ihnen sehr dankbar dafür. Es ist ja keine Frage der absoluten Zahlen, sondern der relativen Zahlen. Die Frage ist z. B., wie viel wir pro Person ausgeben. Wenn Sie jetzt die Rechnung zur Hand nehmen und in den hübschen ersten Band schauen, dann sehen Sie, dass die Staatsquote - also das Geld, das wir in der Schweiz pro Person ausgeben - sinkt. Wir geben heute für unsere Bürgerinnen und Bürger pro Person weniger aus als noch in den Zweitausenderjahren. Das ist ein Abbau, denn es bedeutet, wir leisten weniger, wir geben ihnen weniger für das Geld, das sie als Steuern zahlen. Und was machen wir mit dem Geld, das sie als Steuern zahlen? Wir stecken es in den Schuldenabbau.

Sie vergleichen uns permanent mit Frankreich oder ähnlichen Ländern. Dabei wissen Sie ganz genau: Frankreich und ähnliche Länder haben eine Schuldenquote von 100 Prozent oder noch mehr. Wir sind bei 15,8 Prozent, und die Schuldenquote sinkt. In den Zweitausenderjahren waren wir noch etwa bei 20 Prozent Schulden, jetzt sind wir bei 15,8 Prozent. Das heisst konkret: Wir stecken das Geld, das man uns gibt, um Staatsaufgaben zu erfüllen, in den Schuldenabbau und nicht in Investitionen.

Knutti Thomas · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Kollegin Funiciello, wenn ich Ihnen richtig zugehört habe, haben Sie vorhin gesagt, die Schweiz habe keine Schulden. Auf der Website des Eidgenössischen Finanzdepartements steht aber, dass die Nettoverschuldung der Schweiz 2024 bei 141 Milliarden Franken lag. Ist das nicht ein Widerspruch zu Ihren Aussagen?

Funiciello Tamara · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste

Das ist tatsächlich kein Widerspruch, aber es ist eine interessante Frage, Herr Knutti. Schauen Sie sich an, wo wir investiert haben: Wir haben zum Beispiel Häuser, wir haben irgendwelche Bauten, wir haben tatsächlich auch Geld, das in einer anderen Rechnung ist. Das ist das Eigenkapital des Bundes, der Kantone und der Gemeinden. Es beträgt im Moment über 180 Milliarden Franken. Das heisst, wenn Sie die Schulden und das Eigenkapital miteinander verrechnen, haben Sie ein Plus von 40 Milliarden Franken. Das ist doch interessant.

Andrey Gerhard · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe des VERT-E-S

Kollegin Funiciello, es ist eine spannende Diskussion. Ich hätte gerne von Ihnen gewusst:Die Nettoschuldenquote sinkt, das haben Sie gesagt. Können Sie bestätigen, dass sie in den kommenden Jahren weiter sinken wird, konkret um 1,5 Prozentpunkte gemessen am BIP in etwa vier bis fünf Jahren?

Funiciello Tamara · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste

Das ist absolut so. Das Absurde ist, dass wir jetzt ein Abbaupaket produzieren, damit wir noch mehr Schulden abbauen können, und zwar in Zeiten, in denen der Staat eigentlich investieren sollte, insbesondere in den Klimaschutz.

Bühler Manfred · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Chère collègue, vous vous plaignez du fait de réduire les dettes, qui serait presque un scandale, mais êtes-vous consciente que chaque franc des plus de 1 milliard de francs d'intérêts de la dette que paie la Suisse pour le seul endettement de la Confédération est de l'argent qui ne va pas à la finance internationale, aux oligarques ou aux fonds d'investissement rapaces que vous dénoncez et qui détiennent notre dette ?

Funiciello Tamara · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe socialiste

Das Spannende ist ja, dass wir uns im Moment in einem Negativzinsumfeld bewegen. Das heisst, dass wir keine Zinsen zahlen, wenn wir Schulden aufnehmen.

Kaufmann Pius · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Die Ausgangslage für die Beratung des Voranschlages und des Aufgaben- und Finanzplanes war speziell. Auf der einen Seite liegt der Voranschlag mit dem Aufgaben- und Finanzplan des Bundesrates vor, auf der anderen Seite das Entlastungspaket 2027. Das Entlastungspaket werden wir im Nationalrat aber erst in der Frühjahrssession beraten. Diese Ausgangslage bewog die Mitte-Fraktion dazu, sich in erster Linie auf den Voranschlag zu konzentrieren. Die Weichen für die kommenden Finanzplanjahre werden mit dem Entlastungspaket im Frühling gestellt. Das Parlament hat die Budgethoheit. Im Gegenzug haben wir die Aufgabe und - aus Sicht der Mitte-Fraktion - sogar die Pflicht, ein schuldenbremsenkonformes Budget zu erarbeiten. Die Nachmeldungen des Bundesrates erhöhen den Handlungsspielraum auf rund 372 Millionen Franken. Dieser Handlungsspielraum entstand insbesondere durch die Zahlungen aus Genf. Es ist nun unsere Aufgabe, mit diesem Geld auch verantwortungsvoll umzugehen. Aufgrund dieser Ausgangslage haben wir folgendes Vorgehen gewählt: Die Mitte-Fraktion will ein schuldenbremsenkonformes Budget 2026 verabschieden. Wir konzentrieren uns auf das Budget. Der Finanzplan wird mit der Beratung des Entlastungspaketes 2027 umgeschrieben.

Die Mitte-Fraktion will das Wachstum beim Bundespersonal bremsen. Das ist eine wichtige Aufgabe, die wir als Parlament wahrnehmen müssen. In vielen Verwaltungsbereichen herrscht die Haltung: neue Aufgabe gleich mehr Personal. Diese Haltung muss geändert werden. Auch investieren wir viel in die Digitalisierung. Hier müssen wir Effizienzsteigerungen erzielen, um den Personalbestand zu halten oder zu reduzieren. Die Mitte-Fraktion will auch den Ausbau der Ressourcenpools bremsen, dies in erster Linie, damit wir als Parlament die Budgethoheit auch in diesen Bereichen behalten. Mit diesem Vorgehen übernehmen wir einerseits finanzpolitische Verantwortung, andererseits machen wir verlässliche Politik. Dazu liegen entsprechende Anträge Ihrer Finanzkommission vor. Ihr Entwurf weist einen strukturellen Überschuss von rund 148 Millionen Franken auf. Die Mitte-Fraktion wird den Anträgen grösstenteils zustimmen.

Erlauben Sie mir einen Ausblick. Wir müssen das Ausgabenwachstum im Bundeshaushalt begrenzen und den Einnahmen wieder Sorge tragen. Wir müssen wieder strukturelle Überschüsse erzielen, damit das Parlament wieder über einen finanzpolitischen Handlungsspielraum verfügt. Dazu braucht es die notwendige Disziplin. Neue Ausgaben müssen konsequent gegenfinanziert werden. Bei neuen Aufgaben für die Bundesverwaltung ist immer zu überprüfen, welche bisherigen Aufgaben reduziert werden können oder schon weggefallen sind, bevor neues Personal angestellt wird.

Die Budgethoheit liegt nicht etwa beim Bundesrat, sie liegt beim Parlament. Das heisst aber auch, dass wir in der Verantwortung sind und diese auch wahrnehmen müssen. Wir sind aufgefordert, unseren Finanzhaushalt im Gleichgewicht zu halten. Gesunde Finanzen und eine tiefe Verschuldung sind Grundpfeiler unserer Schweiz, zu denen wir Sorge tragen müssen.

Die Mitte-Fraktion wird sich gerne aktiv und konstruktiv in diese Diskussion einbringen. Jetzt geht es darum, ein schuldenbremsenkonformes Budget für das Jahr 2026 zu erarbeiten und zu beschliessen.

Roth David · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe socialiste

Geschätzter Nationalrat Kaufmann, ich habe eine Frage unter Luzernern: Wir haben im Kanton Luzern die Schuldenbremse so reformiert, dass sie am Ertrag der Steuern indexiert ist. Beim Bund ist das ja viel rigider. Sollte der Bund nicht vom Kanton Luzern und der Reform, der wir beide zugestimmt haben, lernen?

Kaufmann Pius · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Sehr geschätzter Kollege, danke für diese Frage. Es ist eine schwierige Übungsanlage, Kantone und Bund miteinander zu vergleichen, das haben wir beide hier ja bereits gelernt. Man kann verschiedene Ansichten dazu haben, wie eine Schuldenbremse ausgestaltet werden soll. Diese Diskussionen haben bereits stattgefunden, bevor wir hier in Bern waren. Aber Tatsache ist: Wir haben eine Schuldenbremse. Und Tatsache ist: Zum Glück haben wir diese Schuldenbremse. Ich frage Sie, Herr Roth: Wo wären wir, wenn wir sie nicht hätten?

Andrey Gerhard · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe des VERT-E-S

Geschätzter Herr Kollege Kaufmann, wenn wir schon bei der Schuldenbremse sind: Können Sie mir bestätigen, dass wir den Verfassungsauftrag, dem das Volk natürlich mit klarer Mehrheit zugestimmt hat, auf Gesetzesebene viel rigider umgesetzt haben? Damals ging der Bundesrat eigentlich von einer etwas entspannteren Umsetzung aus. Das Parlament hat das dann massiv verschärft. Können Sie das bestätigen?

Kaufmann Pius · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Wissen Sie, die Schuldenbremse wird zum Teil auch umfahren, z. B. mit den ausserordentlichen Verbuchungen, die wir auch dieses Jahr noch im Budget haben. Herr Kollege, Sie wissen auch - wir haben das schon ein paarmal diskutiert -, wie stark wir das schon strapaziert haben. Wir sind schon im grauen Bereich mit dem, was wir hier machen; ein Blick auf das Gesetz zeigt das.

Sollberger Sandra · Mit-F · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

"Gruusig, so gruusig, ich musste sofort unter die Dusche und konnte kein Znacht essen." Das war die Aussage eines Handwerkers, der die verdreckte Wohnung eines Asylsuchenden renovieren durfte oder musste. Nicht einmal selber ausgeräumt hat der Asylsuchende, sondern den Dreck einfach uns hinterlassen, und er ist dann untergetaucht, weil er keine Lust auf seine Pflichten hatte. Dieser Handwerker war nicht nur angeekelt, sondern auch richtiggehend sauer, als er bemerkte, dass er diese Missstände auch noch mit seinen Steuergeldern teuer bezahlen muss.

Das ist ein Beispiel aus dem Alltag. Kommen Sie aus der Bundeshausblase heraus und sehen Sie den Tatsachen ins Auge: Unser Asylsystem ist definitiv gescheitert. Blindlings geben wir Jahr für Jahr immer mehr Geld aus. Jahr für Jahr steigt die Belastung, auch bei den Kantonen und den Gemeinden. Und wir? Wir schauen einfach zu und winken inzwischen Hunderte Millionen von Franken einfach durch, ohne mit der Wimper zu zucken. Das sind Steuergelder, die draussen erarbeitet werden müssen, hart erarbeitet werden müssen. Dass ein Handwerker plötzlich solche Wohnungen sieht und dabei weiss, dass er quasi einen Monat nur für seine Steuern arbeitet, die dann solche Umstände finanzieren, kann und darf einfach nicht sein. Dieses Geld fällt nicht einfach vom Himmel. Im Asylwesen lassen wir dieses viele Geld sogar in einem Fass ohne Boden verschwinden. Es verschlingt immer mehr, es hört nie auf, es wird immer mehr. Und wir? Wir tun nichts.

Unsere eigene Bevölkerung sollte doch an erster Stelle stehen, und hier wechsle ich zum VBS. Die Sicherheit von Land und Leuten muss wieder im Vordergrund stehen. Die Prioritäten der SVP sind klar. Die SVP steht für die Sicherheit und Verteidigung der Schweiz, für den Schutz von Land und Leuten ein. Armee und Polizei brauchen endlich wieder mehr Ressourcen, um die wichtigste aller Staatsaufgaben wahrnehmen zu können.

Auch die Grenzsicherung gehört dazu. Die Grenzen müssen wieder sicher werden. Wir erkennen und sehen aktuell ganz deutlich, wie wichtig Grenzen sind. Viele Länder, auch um uns herum, investieren wieder in den Schutz der Grenzen, und sie investieren erfolgreich, mit messbarem Erfolg.

Kürzungsanträge bei unserer Armee und unseren Sicherheitsinstitutionen müssen wir abwehren, denn Sicherheit geht nun einmal vor. Deshalb werden wir von der SVP-Fraktion auch in diesem Sinne abstimmen. Wenn es diesem Ziel dient, sind wir ganz klar dabei. Wo es ihm schadet und Probleme nur mit Geld überdeckt werden, werden wir Nein sagen. Dies ist unsere verlässliche, bürgerliche und liberale Politik.

Cottier Damien · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical

La politique implique une attitude cohérente, raisonnable et responsable. Si cela est possible, elle implique également d'écouter l'autre lorsqu'il s'exprime. C'est exactement l'attitude que nous devons avoir face à ce budget. Face aux finances publiques, nous devons avoir une attitude raisonnable et responsable, parce que c'est ce que nous devons faire à l'égard de notre population.

Dans ce cadre, la Suisse a la chance d'avoir un instrument que beaucoup nous envient ou devraient nous envier : ce fameux frein à l'endettement qui nous a permis, dans les dernières décennies, de maîtriser nos finances publiques, de préserver notre capacité d'investir et de préserver notre capacité de réagir en cas de situation de crise. Ces dernières années, on a vu qu'il y en a eu beaucoup et des très fortes. La Suisse, grâce à des finances publiques saines et maîtrisées, a pu réagir comme il le fallait quand il le fallait, sans se surendetter. Le contraste est extrêmement frappant avec d'autres pays qui se trouvent dans une situation bien différente. Ils ont également réagi, mais se sont surendettés et se trouvent aujourd'hui dans une situation extrêmement problématique par rapport à leur financement public, par rapport au poids de la dette et par rapport à leurs politiques publiques, notamment en matière de fiscalité.

Il est vrai qu'il n'y a pas une volonté de notre part - je l'ai déjà dit précédemment dans une question - de rechercher de nouvelles recettes. Parce que c'est une manière un peu diplomatique de dire, comme on l'a entendu dire à gauche, précédemment, par une représentante du groupe socialiste, que la majorité de ce Parlement, en tout cas le groupe libéral-radical, ne souhaite pas créer de nouveaux impôts. Non, nous ne le souhaitons pas. Nous ne souhaitons non plus pas augmenter ceux qui existent.

Pourquoi cela ? Parce que nous voulons préserver à la fois la capacité d'agir et d'achat de notre population, qui est déjà fortement sous pression, et parce que nous souhaitons préserver la capacité de concurrence et la capacité économique de notre pays, qui est aussi fortement sous pression sur le plan international. Notre pays doit rester un pays attractif sur le plan économique, tout simplement pour préserver le pouvoir d'achat et la qualité de vie des Suissesses et des Suisses et donc, également, la possibilité pour des entreprises de s'y implanter, de s'y créer, de s'y développer et d'y développer des emplois, tout simplement. C'est de cela qu'il s'agit à la fin.

Le coeur du débat n'est pas ce budget 2026, qui est une conséquence de décisions que nous avons notamment déjà prises l'année passée et qui est équilibré dans l'ensemble. Le coeur du débat porte principalement sur ce qui nous occupera en mars et qui occupe déjà le Conseil des États pendant cette session, à savoir le programme d'allègement budgétaire 2027 qui doit nous inciter à faire des choix, des choix raisonnables et des choix responsables, et de faire se rapprocher la croissance des dépenses et celle des recettes.

Contrairement à ce que nous avons déjà entendu maintes fois à cette tribune ce matin et entendu du côté des représentants de la gauche dans les débats au Conseil des États, il n'y a pas une diminution des dépenses. Il y aura, si on le décide - et j'espère qu'on le décidera, le frein à l'endettement nous y oblige -, un ralentissement de l'accroissement des dépenses, qui aujourd'hui est prévu de manière plus rapide que l'accroissement des recettes ; accroissement des recettes qui est par ailleurs massif, puisqu'entre 2024 et 2029 nous passerons de 83 milliards à - ce qui est prévu - 95 milliards de francs. Il y aura donc plus de recettes. Il n'y a donc pas besoin d'aller en chercher des nouvelles ou de créer de nouveaux impôts : il y aura plus de recettes. Cependant, la croissance prévue des dépenses est plus élevée que cela. Il faut donc que les deux courbes se rapprochent pour que notre pays ne tombe pas dans la situation d'endettement que connaissent de nombreux autres pays européens et qui est un poids sur les épaules de leurs propres populations.

On avait l'air d'entendre précédemment une représentante du groupe socialiste se plaindre du fait que ce budget est équilibré. C'est une chance pour notre pays et pour sa population. Il ne faut surtout pas entrer dans la spirale de l'endettement. En tout cas, notre groupe ne le souhaite pas. Ce que doit nous inviter à faire le débat budgétaire et le débat sur les mesures d'allègement, c'est de fixer correctement les priorités, de redéfinir les priorités. Car, oui, malheureusement, nous ne vivons plus dans un monde de paix. Il y a des dangers très importants pour la sécurité de ce continent, qui se sont accrus de manière massive depuis 2022 avec l'agression complète de l'Ukraine par la Fédération de Russie.

Les risques doivent être analysés correctement par nos autorités politiques, c'est-à-dire par notre Parlement. Il faut réinvestir dans la défense nationale. Pourquoi cela ? Parce que c'est la seule branche - précédemment, on a eu cet échange, Madame Fehlmann Rielle, et vous allez peut-être me poser une question tout à l'heure sur ce sujet -, c'est le seul domaine de la Confédération qui, ces 30 dernières années, a effectivement baissé en termes nets et de pourcentage.

C'est un risque que nous ne pouvons pas prendre, parce que c'est une des tâches majeures de notre Parlement que d'assurer la sécurité de la population. Vous me permettrez de dire, à titre personnel, que j'étais à Kiev il y a à peu près un mois, dans le cadre de mes fonctions parlementaires. J'y ai passé une nuit dans un abri, et une nuit seulement, mais la population de ce pays vit cela toutes les nuits, parce qu'il y a une agression militaire toutes les nuits qui frappe la population civile de manière complètement illégale sur le plan du droit international. Voilà le type de choix auquel nous sommes confrontés et nous serons confrontés. Il faudra être raisonnable et responsable ; il faut l'être aussi dans ce budget.

Ce budget est équilibré. Il est raisonnable et il est responsable. J'invite tous les groupes à repenser leur position, parce que nous avons entendu plusieurs groupes dire qu'ils s'opposeront pour des raisons de détail à ce budget. Ce budget, nous le devons à la population suisse, et cela est raisonnable et responsable. Nous soutiendrons par ailleurs le supplément II au budget qui est également basé sur de bonnes décisions.

Fehlmann Rielle Laurence · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe socialiste

Cher collègue Cottier, j'ai bien entendu que vous ne souhaitiez pas du tout faire des recherches de nouvelles recettes. C'est dommage et c'est un petit peu un manque d'imagination, parce qu'en fait on peut très bien trouver des recettes qui ne pèsent pas sur les personnes physiques. On peut trouver d'autres idées, par exemple, sur les GAFAM. Ma question concerne plutôt le frein à l'endettement : vous le louez et c'est formidable, mais ne pensez-vous pas qu'un assouplissement du frein à l'endettement permettrait quand même des investissements, surtout dans une période, comme vous le dites très justement, très difficile actuellement ?

Cottier Damien · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical

Concernant l'imagination pour créer de nouvelles recettes et de nouveaux impôts, on n'a pas besoin que le groupe libéral-radical soit créatif en cette matière, parce que la créativité du groupe socialiste est infinie dans ce domaine. Dès lors, non, nous ne voulons pas être créatifs pour trouver de nouveaux impôts ou alourdir la charge fiscale.

Concernant le frein à l'endettement, puisqu'en fait vous aviez deux questions : non, parce qu'il a permis en réalité à la Suisse de maintenir un bon niveau d'investissements en comparaison internationale ces dernières décennies en assurant que les finances publiques, au niveau des exercices budgétaires, soient équilibrées. En réalité, ce système est beaucoup plus souple que ce que vous avez l'air de suggérer en matière d'investissements. Il n'y a pas besoin de l'assouplir, et ce serait même dangereux de le faire.

Pahud Yvan · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Cher collègue Cottier, Mme Funiciello a dit que notre dette est extrêmement basse et qu'elle n'a quasiment pas d'incidence. Pouvez-vous confirmer que nous payons quasiment 1 milliard de francs d'intérêts par année et que nous ne pouvons pas utiliser cet argent pour des investissements, par exemple ?

Cottier Damien · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical

C'est juste et il ne faut pas que cela augmente. Il ne faut pas que le taux d'endettement et donc la confiance des marchés péjorent nos taux d'emprunt. Il ne faut pas que l'ensemble de ce volume augmente, parce que nous paierions plus d'intérêts. C'est vrai ce qui a été dit précédemment par notre collègue Stettler : la France paie aujourd'hui plus pour l'intérêt de sa dette que pour sa défense nationale, dans une période dans laquelle on a besoin d'investir dans la défense nationale. Il ne faut donc absolument pas aller dans cette direction. C'est ce que nous permet de faire le frein à l'endettement.

Wermuth Cédric · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe socialiste

Einige von Ihnen haben sich vorhin dagegen gewehrt, dass man dieses Budget und die in der Finanzpolitik eingeschlagene Richtung als Austerität bezeichnet, denn die absoluten Werte, die absoluten Ausgaben würden ja nicht gesenkt. Aber das ist natürlich nicht die Definition von Austerität, sondern von Austerität spricht man dann, wenn die öffentliche Hand die Aufgaben, die sie hat, um die Zukunftsinfrastrukturen zur Verfügung zu stellen, nicht ausreichend finanziert, und an diesem Punkt sind wir definitiv. Schauen Sie den Druck auf die Kaufkraft an, schauen Sie die Wohnfrage an, schauen Sie die Gleichstellungsfrage an, schauen Sie die Klimapolitik an, schauen Sie die globale Verantwortung der Schweiz an. Dies alles sind Verfassungsaufträge, die mit dem heutigen Budget und mit dem, was in den nächsten Jahren noch kommt, nicht erfüllt werden.

Warum sind Sie daran, diese Löcher, diese finanzpolitische Luft zu schaffen? Das muss hier auch einmal klar gesagt werden: Kurzfristig ist der einzige Grund dafür das bedingungslose Grundeinkommen, das Sie der Armee zugestanden haben. Das ist der Grund, weshalb wir hier eine Finanzpolitik betreiben, die in anderen Bereichen die Ausgaben zurückhält, dies in einer Situation, in der wir in diesem Departement nicht ein Finanzierungsproblem haben, sondern ein krasses Effizienz- und ein Managementproblem.

Wir wehren uns nicht dagegen, die Sicherheitspolitik neu zu denken, sondern dagegen, die Probleme bei der Rüstung in der Armee einfach mit neuen Milliarden zuzudecken, damit man nicht hinschauen muss. Das ist nicht verantwortungsvolle Finanzpolitik, das ist nicht die Aufgabe der Oberaufsicht des Parlamentes; diese ist nicht erfüllt. Ich garantiere Ihnen: In wenigen Jahren werden die Geschäftsprüfungs- oder parlamentarische Untersuchungskommissionen zum Schluss kommen, dass das Parlament im Moment seinen Aufsichtsjob in der Finanzpolitik gegenüber dem VBS nicht macht.

Jetzt wird dieser Abbaukurs als alternativlos dargestellt. Das ist er nicht. Es gibt mindestens drei Alternativen, die man andenken könnte. Die Frau Finanzministerin sagt immer, wir hätten ein Ausgaben- und nicht ein Einnahmenproblem. Einem gewissen Teil dieser Argumentation würde ich gerne folgen. Aber dann muss man ehrlicherweise alle Ausgaben anschauen. Artikel 7 des Subventionsgesetzes sagt ganz klar: Steuervergünstigungen sind Ausgaben; sie sind nur im Ausnahmefall zu gewähren. Das ist schon recht witzig, wenn wir gleichzeitig sehen, dass die Eidgenössische Steuerverwaltung zum Schluss kommt, dass der Bund jedes Jahr auf bis zu 20 Milliarden Franken Einnahmen verzichtet, nur aufgrund von Steuervergünstigungen - dies bei Mehreinnahmen, die in den nächsten Jahren etwa 90 Milliarden Franken betragen sollten. Dort müssen wir doch einmal hinschauen!

In der Diskussion über das EP 27 in der Finanzpolitik hat sich dies eine Gruppe von Vernehmlassungsteilnehmenden einmal im Detail angeschaut und ist zum Schluss gekommen, dass nur schon durch die Streichung von umweltpolitisch schädlichen Steuervergünstigungen ein Betrag von 3,5 Milliarden Franken eingespart werden könnte. Es wäre keine einzige Kürzung in der IZA, in der Bildung, in der Kultur nötig, wenn wir nur die Mitnahmeeffekte bei den Steuervergünstigungen für klima- und umweltschädliche Projekte streichen würden. Oder nehmen Sie den Stempel: Der Staat nimmt im Moment bei der Stempelsteuer etwa 2 Milliarden Franken pro Jahr ein, die Steuervergünstigungen beim Stempel machen aber 4 Milliarden Franken aus! Das Doppelte der Einnahmen verschenken wir an Steuervergünstigungen. Wie wollen Sie angesichts solcher Lücken, die wir in der Finanzpolitik selbst geschaffen haben, den Menschen erklären, dass Sie bei der IZA nicht investieren, dass Sie bei der Bildung zu wenig investieren, dass Sie bei der Gleichstellung zu wenig investieren?

Die zweite Option ist sicher die Lockerung der Schuldenbremse. Ich garantiere Ihnen, die meisten in diesem Saal werden die Lockerung der Schuldenbremse hier noch erleben, denn sie ist schlicht nicht mehr haltbar. Wir wissen es alle, aber wir dürfen es nur aus ideologischen Gründen nicht aussprechen. Die Vergleiche sind zudem nicht statthaft, Herr Kollege Farinelli. Natürlich ist Frankreich nach acht Jahren liberaler Präsidentschaft finanziell am Ende, das ergibt sich aus dem politischen Programm. Deutschland hatte einen liberalen Finanzminister, Italien ist bürgerlich regiert. Sie müssten dort einmal die Grundprobleme der Realitäten anschauen. Wenn man die Finanzpolitik nicht im Griff hat, so wie es die umliegenden, bürgerlich regierten Länder gehabt haben, dann hat man das Problem.

Gemäss der Ihnen bekannten Studie von Professor Tille wäre in der Schweiz allein bis 2030 ein zusätzliches Investitionsvolumen von 15 Milliarden Franken möglich, wenn wir nur schon sagen würden: Wir reformieren die Schuldenbremse so, dass sich die Verschuldungsquote der Schweiz nicht weiter in die Höhe entwickelt. So kämen wir auf 15 Milliarden Franken. Es wäre keine einzige Einschränkung notwendig, niemand würde es merken. Es wäre sogar generationengerecht. Das Problem bei der Schuldenbremse ist, dass Sie zwar so tun, als würden Sie in die Zukunft blicken. Aber real belasten Sie die jetzige Bevölkerung mit den gesamten Kosten von Investitionen, die auch den zukünftigen Generationen zugutekommen, die sich aber nicht an der Finanzierung beteiligen. Das ist ungerecht, das ist falsch, und es ist finanzpolitisch auch noch dumm, weil damit die Zinslast in der jetzigen Situation höher ist, als wenn man die Finanzierung strecken würde.

Die dritte Alternative sind in diesem Sinne echte Mehreinnahmen. Aber ich muss Ihnen sagen: Die Einzigen, die offenbar im Moment zusätzliche Mehreinnahmen diskutieren, scheinen die Mitglieder der bürgerlichen Mehrheit des Bundesrates zu sein. Zu meinem und zum Glück des Bundesrates bin ich nicht Mitglied des Bundesrates. Der Vorschlag zur Erhöhung der Mehrwertsteuer für die Deckung der Lücken bei der Armee kommt aus einem bürgerlichen Departement. Das, was Sie jetzt machen, wird auf Folgendes hinauslaufen: Am Ende werden wir die Mittelklasse in diesem Land zusätzlich belasten, weil das Parlament seinen Job nicht gemacht hat.

Herr Farinelli, wenn schon, dann nehmen Sie lieber die wirklich liberalen Alternativen. Herr Gantner hat es richtigerweise Anfang letzter Woche vorgeschlagen: Wenn schon, dann sollten wir die Vermögenden etwas mehr besteuern, die in den letzten Jahren pfleglich behandelt wurden. Er hat die Einführung einer Bundesvermögenssteuer vorgeschlagen. Das wäre ein liberaler und gangbarer Weg, dem wir uns gerne anschliessen würden.

Lange Rede, kurzer Sinn: Der Pfad des Abbaus, den Sie eingeschlagen haben, vorbei an den Bedürfnissen der Bevölkerung, ist ein politischer Entscheid. Er ist finanzpolitisch nicht notwendig, es gäbe genügend Alternativen. Bitte denken Sie dann spätestens beim Entlastungspaket 27 daran.

Portmann Hans-Peter · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe libéral-radical

Herr Kollege, Sie haben gesagt, Deutschland habe einen liberalen Finanzminister gehabt, und Sie haben Frankreich erwähnt. Ist es richtig, dass sowohl in Deutschland wie in Frankreich diese Finanzminister in einer links-grünen, in einer rot-grünen Links-Regierung gesessen sind und sich nicht entfalten konnten? Und dass es eben die Links-Grünen sind, die die deutsche Wirtschaft heruntergefahren haben, und dass es in Frankreich die Mitte-links-Regierung ist, die die französische Wirtschaft heruntergefahren hat?

Wermuth Cédric · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe socialiste

Nein, es ist, glaube ich, objektiv falsch, was Sie hier behaupten. Das scheint mir auch mit einer kurzen Wikipedia-Recherche relativ simpel zu klären, Herr Kollege Portmann. Ich kann es Ihnen gerne zeigen: Herr Macron hat, seit er regiert, seine Regierung jeweils ohne die Linke zusammengestellt. In dieser Zeit war kein Finanzminister meiner Schwesterpartei aktiv. Die Linke hat in Frankreich die Wahlen gewonnen, da haben Sie recht. Der liberale Präsident hat aber dafür gesorgt, dass die Wahlgewinner eben nicht das Recht bekommen, die Regierung zusammenzustellen. Und Herr Lindner in der deutschen Regierung war immer stolz darauf und hat die Fahne hochgehalten und gesagt, er lasse sich nicht von der SPD und der CDU die Finanzpolitik vorschreiben. Jetzt müssen die Konservativen und die Sozialdemokraten das Schlamassel korrigieren, das die Liberalen angerichtet haben. Deshalb haben sie die Schuldenbremse jetzt reformiert und investieren in Deutschland in die Infrastrukturen.

Andrey Gerhard · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe des VERT-E-S

Le groupe des Verts ne pourra pas accepter ce budget dans l'état proposé. Cette année à nouveau, le Parlement impose des coûts douloureux au personnel de la Confédération et à la coopération internationale. Bien sûr, les dépenses de l'armée sont à nouveau augmentées. Il est un peu étrange pour nous, les Verts, le plus grand parti d'opposition sans siège au Conseil fédéral, de soutenir dans de nombreux domaines la position du gouvernement. Ce que le Conseil fédéral propose n'est certes pas idéal, mais c'est souvent encore mieux que ce que la commission du Conseil national nous présente aujourd'hui.

La majorité de la commission suit malheureusement l'idée qu'il faudrait continuer à serrer la vis à l'administration. Nous sommes particulièrement inquiets du peu de reconnaissance témoignée au personnel fédéral. On oublie tout ce qui a déjà été décidé ces deux dernières années : d'abord une réduction transversale de 2 pour cent, puis encore de 1,4 pour cent. Il faut également rappeler que le Parlement a encore imposé, il y a un an, 110 millions de francs de coupes supplémentaires dans le domaine propre, dont 60 millions directement sur le personnel. Ces décisions ont déjà des conséquences visibles : des conditions d'engagement détériorées, des unités supprimées, moins de possibilités de formation continue, etc. Tout cela montre que les collaboratrices et collaborateurs de la Confédération paient déjà un prix élevé.

Le groupe des Verts dira également clairement non aux nouvelles coupes prévues dans la coopération internationale ou le développement et dans les contributions aux organisations multilatérales. Ces coupes vont même au-delà des propositions du Conseil fédéral. Pourtant, la Suisse aurait besoin aujourd'hui d'un engagement plus fort. Le fait que des régimes autoritaires se moquent de l'aide humanitaire ne doit pas nous pousser à faire de même. Au contraire, notre tradition humanitaire exige que nous restions présents, en particulier dans des régions en crise. Si nous nous retirons, ces crises finiront par nous atteindre. Nous pourrons alors demander davantage de contrôle aux frontières, mais cela n'empêchera pas les personnes qui fuient la guerre, la violence ou leur exploitation de chercher refuge ici.

Durant nos débats en commission, nous avons aussi constaté qu'un argument est utilisé de manière très sélective, c'est celui qui affirme que la situation financière ne permet aucun développement. Cet argument disparaît soudain quand il s'agit de protéger les troupeaux ou de subventionner davantage le vin. Cependant, il revient lorsqu'il s'agit de la santé humaine, de la prévention des addictions, de lutte contre les maladies non transmissibles, de dépollution de l'eau potable ou de poursuivre des études essentielles sur l'impact de l'environnement sur notre santé. En résumé, nous trouvons des millions pour la santé des moutons, mais pas pour celle des personnes.

Il y a toutefois quelques lueurs d'espoir ; je tiens à les souligner. L'Office fédéral de la cybersécurité obtient enfin davantage de moyens et, si le conseil suit sa commission, les trains de nuit bénéficieront d'un soutien et l'application dogmatique du frein à l'endettement sera quelque peu assouplie. Avec le transfert vers le fonds de compensation de l'assurance-chômage, la majorité de la droite semble avoir compris qu'il est plus judicieux d'investir dans l'avenir que de continuer à réduire une dette déjà très basse. Cela peut servir de base pour les négociations futures, notamment dans le cadre du programme d'austérité.

Schaffner Barbara · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral

Nach zwei Stunden mit Voten aller Fraktionen bleiben mir gerade noch fünf Minuten, um Ihnen die Grundzüge der Position der Grünliberalen Fraktion zum vorliegenden Budget darzulegen. Das ist bei Weitem nicht ausreichend, und trotzdem möchte ich noch einige Zeit darauf verwenden, meine Eindrücke zu schildern, die ich als einmaliges, stellvertretendes Kommissionsmitglied von dieser Budgetdebatte sammeln konnte.

Im Rückblick auf meine allererste Budgetdebatte in diesem Ratssaal im Jahr 2019 ist mir die relative Kürze im Vergleich zum Zürcher Kantonsrat aufgefallen, der epische Budgetdebatten pflegte. Natürlich gab es auch damals schon Anträge für einzelne Anliegen in den Bereichen Entwicklungshilfe, Gleichstellung oder Landwirtschaft - ähnlich, wie wir es heute haben. Aber im Vergleich zu heute, so habe ich bei meinem diesjährigen Gastspiel den Eindruck erhalten, schien sich die Kommission weniger in einer überbordenden Anzahl von Anträgen zu verlieren. Ausdruck dieser Anträge ist der Anstieg von vier auf sieben Beratungsblöcke innerhalb von sechs Jahren. Wenn Sie die gleichen Kriterien, die auf die Länge der Budgetdebatte angewendet werden, bei vielen Ihrer Budgetanträge anwenden würden, dann sollten Sie einfach eine fixe Grenze für die Anzahl zugelassener Anträge setzen. Natürlich werden Sie mir entgegnen, dass dies nicht sinnvoll ist, aber genauso wenig ist es sinnvoll, wenn einige Anträge ungeachtet von Argumenten einfach auf das Vorjahresbudget zurückgehen oder gemäss dem letzten Jahresabschluss aufstocken wollen. Besonders stossend finde ich es dann, wenn Erklärungen, beispielsweise die Erfüllung eines Auftrages des Parlamentes oder eine Verschiebung der Verbuchung, einfach ignoriert werden. So machen wir keine konsistente Finanzpolitik, sondern partikuläre Klientelpolitik.

Nach diesen persönlichen Vorbemerkungen nun zur Gesamtbeurteilung des Budgets aus Sicht der Grünliberalen Fraktion: Uns sind primär zwei Aspekte wichtig. Der erste ist ein verantwortungsvoller Umgang mit den öffentlichen Finanzen, also die finanzielle Nachhaltigkeit. Die Minimalbedingung dafür ist die Einhaltung der Schuldenbremse - ein Kriterium, das das vorliegende Budget erfüllt, selbst ohne die einmaligen Zusatzeinnahmen aus dem Kanton Genf. Das ist erfreulich und zeigt, dass der Bundesrat grundsätzlich sorgfältig budgetiert hat. Die Grünliberale Fraktion hält sich deshalb mehrheitlich an den Entwurf des Bundesrates und unterstützt nur gut begründete Abweichungen - nach oben wie nach unten.

Unser zweites Ziel ist die soziale und ökologische Nachhaltigkeit. Um dieses Ziel steht es schlecht. Bereits im Budget 2025 wurden in zahlreichen Bereichen, insbesondere in der internationalen Zusammenarbeit, der Entwicklungszusammenarbeit und der Umweltpolitik, einschneidende Kürzungen vorgenommen. Auch in der aktuellen Debatte geraten diese Bereiche erneut unter die Räder.

Noch im letzten Jahr war bei den Querschnittkürzungen von Opfersymmetrie die Rede. Unter diesem Aspekt haben wir auch einige Kürzungsanträge in für uns wichtigen Bereichen mitgetragen. Davon ist heute aber wenig übrig. Die Kürzungen konzentrieren sich vielmehr auf soziale und ökologische Anliegen, während andere Bereiche wie die Armee und die Landwirtschaft weitgehend geschont oder sogar aufgestockt werden. Das ist eine Opfer-Asymmetrie.

Die Schweiz beruft sich gerne auf ihre humanitäre Tradition, auf ihre Neutralität und auf die internationale Verantwortung, die sie im Rahmen der Genfer Tradition trägt. Auch die rechte Seite wird nicht müde, zu betonen, wie wichtig diese Werte sind, dass wir sie erhalten müssen und dass unser Schweizer Beitrag zur Verbesserung der Konflikte dieser Welt nicht darin besteht, sich für eine Partei einzusetzen, sondern gute Dienste als Vermittlerin anzubieten. Doch gerade diese Glaubwürdigkeit wird untergraben, wenn wir ausgerechnet dort sparen, wo es um humanitäre und soziale Verantwortung geht und wir unseren internationalen Verpflichtungen nicht mehr nachkommen wollen. So ist es nur noch peinlich, dass wir angesichts der humanitären Katastrophe im Sudan noch diskutieren müssen, ob die Schweiz bereit ist, einen fairen Anteil an die Kosten der Soforthilfe zu leisten, oder ob wir Kürzungen bei der Hilfe an die Ukraine vornehmen sollten.

Mein Fazit: Wir haben ein finanziell solides Budget. Das ist der positive Punkt. Die soziale und ökologische Nachhaltigkeit hingegen wurde geschwächt, und das ist langfristig gefährlich. Denn die Schweiz kann ihre humanitäre Tradition, ihre internationale Verantwortung und ihre Glaubwürdigkeit nur dann wahren, wenn sie bereit ist, genau diese Bereiche zu stärken, statt weiter zu kürzen.

Götte Michael · Mit-M · Conseil national · St-Gall · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Ich spreche nochmals für die SVP-Fraktion zum Voranschlag und zum Aufgaben- und Finanzplan, insbesondere zu den Entwicklungen im Finanzdepartement und im Departement für Wirtschaft, Bildung und Forschung.

Die Diskussionen in den letzten Wochen haben deutlich gezeigt, dass wir als Parlament vor einem zentralen Dilemma stehen: Die Begehrlichkeiten wachsen, während die finanziellen Spielräume am Schrumpfen sind. Umso wichtiger ist es, dass wir uns wieder bewusst werden, weshalb wir die Schuldenbremse eingeführt haben - wir haben das auch schon von unserem Sprecher Guggisberg gehört -: Sie ist keine unverbindliche Empfehlung, sondern ein hart erkämpftes Erfolgsmodell, das unseren Staatshaushalt über Jahrzehnte stabil gehalten hat. Wir dürfen diese Schuldenbremse nicht durch kreative Buchhaltung, Zusatzfonds oder immer neue Sonderfinanzierungen aushöhlen. Die Stabilität der Bundesfinanzen ist gerade in unsicheren Zeiten ein entscheidender Anker. Wir müssen wieder lernen zu sparen. Und solche Schlagzeilen wie diese von heute Morgen, "Die Politik hat verlernt zu sparen", (Der Redner zeigt eine Zeitung) waren in letzter Zeit vermehrt zu sehen. Das darf nicht zur Tagesordnung werden. Wir müssen das wieder lernen.

Wenn wir auf das Eidgenössische Finanzdepartement blicken, wird schnell klar, dass es um grundlegende staatliche Aufgaben geht: um eine funktionierende Verwaltung, um tragfähige Staatsfinanzen und um eine Sicherung unserer Einnahmen. Die SVP stellt mit grosser Sorge fest, dass in den letzten Jahren immer häufiger versucht wird, Mehrausgaben irgendwie möglich zu machen, über Zusatzkredite, über departementale Fonds, über operative Verschiebungen, und dies auch im Entlastungspaket 27. All dies führt dazu, dass die Schuldenbremse faktisch ausgehöhlt wird. Dieser Entwicklung stellen wir uns entschieden entgegen. Wir brauchen keine neuen Finanzinstrumente, sondern vielmehr klare politische Prioritätensetzungen.

Ein besonders wichtiger Bereich im Finanzdepartement ist die digitale Verwaltung. Wir unterstützen die digitale Transformation ausdrücklich, aber nur dort, wo sie tatsächlich zu Effizienzgewinnen führt. Wir haben in den letzten Jahren immer wieder erlebt, dass grosse digitale Projekte nicht nur viel teurer wurden als geplant, sondern in der Folge massive Mehrkosten auslösten, die kaum im Voraus zu beziffern waren, insbesondere im Personalbereich. Es kann doch nicht sein, dass die Privatwirtschaft Digitalisierungen durchführt, um effizienter und kostengünstiger zu werden, auch beim Personal, dass aber bei der Bundesverwaltung genau das Gegenteil passiert.

Ein zweiter wichtiger Pfeiler im EFD und einer, der für die SVP von besonderer Bedeutung ist, ist der Bereich Zoll und Grenzsicherheit. Das Bundesamt für Zoll und Grenzsicherheit übernimmt eine zentrale Aufgabe der Verwaltungsbehörden. Hier brauchen wir auch die entsprechenden Leute; diese Leute schützen nämlich unsere Grenze. Der Grenzschutz ist eine unantastbare Kernaufgabe des Bundes und kein Bereich, mit dem man leichtfertig umgehen darf.

Somit komme ich noch zum zweiten Departement, dem WBF. Dieses Departement trägt eine besondere Verantwortung für die Rahmenbedingungen unserer Unternehmen, unserer Landwirtschaft, der Berufsbildung und der Aussenwirtschaft. Dieser Verantwortung wird man nur mit einer qualitativen Fokussierung und nicht mit einer quantitativen Mengenausweitung gerecht. Im Vorfeld wurde viel darüber gesprochen, wie wir das Ressourcenpotenzial richtig einsetzen können. Manche setzen Ressourcenpools als Flexibilitätsinstrumente ein. Es besteht aber ein reales Risiko, dass damit die Budgethoheit des Parlamentes untergraben wird. Die SVP besteht deshalb auf voller Transparenz: Wenn solche Pools überhaupt bestehen sollen, dann müssen sie klar zweckgebunden, zeitlich befristet und jederzeit nachvollziehbar sein. Es darf nicht passieren, dass Mehrausgaben einfach in den Departementen versickern.

Die SVP-Fraktion setzt sich klar dafür ein, dass der Bundeshaushalt nicht unkontrolliert aus dem Ruder läuft. Wir brauchen einen Staat, der sich auf die Kernaufgaben konzentriert. Wir brauchen einen Staat, der Prioritäten setzt und auf Zusatzfinanzierungen verzichtet. Wir müssen wieder sparen lernen. Es kann nicht sein, und ich wiederhole mich, dass wir wie in den letzten Tagen und Wochen in unterschiedlichsten Medien immer wieder lesen, die Politik habe verlernt zu sparen. Wir können jetzt bewirken, dass mit diesen Schlagzeilen Schluss ist und dass wir nächste Woche lesen können: "Die Politik kann doch noch sparen."

Die SVP-Fraktion wird das tun, und wir bitten Sie deshalb, uns bei unseren Minderheitsanträgen zu unterstützen.

Keller-Sutter Karin · BPR-F · Conseil fédéral · St-Gall

Bevor Sie in die Detailberatung einsteigen, möchte ich einleitend im Namen des Bundesrates auf die Änderungen eingehen, die sich seit der Verabschiedung der Botschaft durch den Bundesrat am 20. August 2025 und den Beratungen in den Finanzkommissionen ergeben haben. Dank den Bereinigungsmassnahmen der letzten Jahre konnten wir Ihnen mit der Botschaft zum Voranschlag 2026 ein knapp ausgeglichenes Budget vorlegen. Der strukturelle Finanzierungssaldo beträgt 108 Millionen Franken. Wir ernten dabei noch die Früchte der linearen Kürzungen der letzten Jahre bei den schwach gebundenen Ausgaben, die den Haushalt immer noch um gut 900 Millionen Franken entlasten. Zudem profitieren wir von der temporären Streichung des Beitrages an die ALV und der Kürzung diverser Fondseinlagen.

Seit der Verabschiedung der Botschaft hat der Bundesrat drei Nachmeldungen zum Budget 2026 beschlossen. Bei der letzten Nachmeldung handelt es sich um weitere temporäre Einnahmen aus der direkten Bundessteuer aus dem Kanton Genf. Wie bereits seit Längerem bekannt ist, haben insbesondere die dortigen Energie- und Rohstoffunternehmen in den Jahren 2022 und 2023 aufgrund der gestiegenen Rohstoffpreise aussergewöhnlich hohe Gewinne verzeichnet. Da die provisorischen Steuerrechnungen zu tief angesetzt waren, rechnen wir für die Jahre 2025 bis 2028 mit temporären Mehreinnahmen aus dem Kanton Genf, die sich dann ergeben werden, wenn die definitiven Steuerrechnungen vorliegen werden.

Der Kanton Genf hat uns nun Anfang November informiert, dass für die Jahre 2019 bis 2024 mehr Unternehmen als bisher angenommen gar keine provisorischen Steuerrechnungen erhalten haben, dies entgegen der gesetzlichen Vorgabe, wonach zumindest eine provisorische Steuerrechnung ausgestellt werden muss. Der Kanton Genf wird diese Steuerrechnungen jetzt rasch ausstellen und damit den rechtmässigen Zustand wiederherstellen. Der Bund erwartet nun über mehrere Jahre hinweg Mehreinnahmen von insgesamt über 3 Milliarden Franken statt der bisher angenommenen 2,5 Milliarden Franken. Weil die Einnahmen aufgrund der nötigen Korrektur zudem früher als bisher erwartet anfallen, verbessert sich zwar die Rechnung 2025 und erhöht sich auch der Handlungsspielraum im Voranschlagsjahr 2026 - um 290 Millionen Franken -; hingegen, und das ist wichtig, reduziert sich der bisher erwartete kleine Handlungsspielraum im Jahr 2027 um 90 Millionen Franken auf 0 Franken, dies unter der Annahme, dass das Entlastungspaket 2027 komplett umgesetzt wird. Auch im Jahr 2028 dürfte sich das Resultat nochmals verschlechtern, nämlich um 160 Millionen Franken.

Im Normalfall macht der Bundesrat für Schätzkorrekturen der Einnahmen und Ausgaben im Verlauf des Herbstes keine Nachmeldungen, weil der gesamte Voranschlag und Finanzplan auf den Schätzungen und volkswirtschaftlichen Eckwerten vom Juni basiert und weil es daher zwangsläufig zu solchen Schätzkorrekturen kommen kann. Im vorliegenden Fall ist der Bundesrat aber von diesem Grundsatz abgewichen, weil es hier um die Korrektur eines Fehlers geht und weil es sich um einen namhaften Betrag handelt, der dem Parlament als Handlungsspielraum zur Verfügung stehen soll.

Die Eidgenössische Steuerverwaltung ist daran, die Zusammenarbeit mit den kantonalen Finanzkontrollen zu intensivieren, und prüft übergeordnet, gemeinsam mit der Eidgenössischen Finanzverwaltung, auch Massnahmen im Bereich der Rechnungsstellung, damit ein solcher Fall nicht mehr auftreten kann.

Unter Einschluss aller drei Nachmeldungen hat sich damit der Handlungsspielraum im Voranschlag 2026 um netto 264 Millionen Franken verbessert und beträgt nun gemäss den Anträgen des Bundesrates 372 Millionen Franken. Wie erwähnt, handelt es sich um temporäre Mehreinnahmen. Sie sorgen dafür, dass im Voranschlag 2026 nun etwas mehr Luft besteht. Langfristig saniert dies den Haushalt aber leider nicht. Das Finanzplanjahr 2027 verschlechtert sich ja, wie ich bereits ausgeführt habe.

Die Schuldenbremse kann aber auch im Voranschlag 2026 nur eingehalten werden, weil wir erneut 600 Millionen Franken für Schutzsuchende aus der Ukraine ausserordentlich finanzieren wollen. Über den ganzen Haushalt gerechnet, also inklusive der ausserordentlichen Ausgaben und der zusätzlichen Mehreinnahmen aus Genf, rechnen wir mit einem Finanzierungsdefizit von 584 Millionen Franken. Das heisst also auch, dass wir uns weiter verschulden.

Wenn Sie allen Mehrheitsanträgen Ihrer Finanzkommission zustimmen, ergibt dies einen strukturellen Finanzierungsüberschuss von 149 Millionen Franken. Die Schuldenbremse bleibt also eingehalten. Als Nebenbemerkung: Ihr Schwesterrat steht nach der ersten Runde der Beratung bei einem strukturellen Überschuss von 204 Millionen Franken. Wir gehen hier also in die richtige Richtung und sind gut unterwegs.

Zugleich möchte ich auf den Antrag hinweisen, 130 Millionen Franken aus dem Sozialhilfekredit für Asylausgaben zu kürzen: Bei einer Kürzung in diesem Umfang werden wir mit grosser Wahrscheinlichkeit einfach eine Kreditüberschreitung im Budgetvollzug ausweisen müssen. Wenn Sie trotzdem an der Kürzung des Voranschlages 2026 um 130 Millionen Franken festhalten wollen, bitte ich Sie, die Kürzung gemäss dem Antrag der Mehrheit nur auf dem ausserordentlichen Kredit vorzunehmen. Bei einem grösseren strukturellen Finanzierungsüberschuss wäre es übrigens durchaus denkbar, die ausserordentlichen Ausgaben für die Schutzsuchenden aus der Ukraine zu reduzieren, indem ein grösserer Anteil ordentlich verbucht wird, ohne den gesamten Betrag zu kürzen.

Es liegen Ihnen auch Anträge zur Kürzung zentraler Kredite vor, namentlich der Ressourcenpools der grossen Departemente EFD, WBF und UVEK sowie des Funktionsaufwandes des EDA. Ich bitte Sie, von diesen Kürzungen abzusehen. Diese Kürzungen gefährden die Bemühungen für mehr Standardisierung und Zentralisierung in der Verwaltung, die Sie ja selbst auch zu Recht fordern. Der Bundesrat hat den Wunsch des Parlamentes gehört, im Eigenbereich mehr zu sparen. Darum hat er bereits mit dem EP 27 namhafte Korrekturen im Eigenbereich vorgenommen. Konkret sollen die Eigenausgaben bis 2028 gegenüber früheren Planungen um 300 Millionen Franken pro Jahr reduziert werden, 180 Millionen Franken davon im Personalbereich. Ich bitte Sie, diese Kürzung nicht zu übersteuern, auch nicht mit der vom Ständerat beantragten linearen Kürzung bei der Öffentlichkeitsarbeit, die Ihre vorberatende Kommission bekanntlich ablehnt.

Erlauben Sie mir, da ich schon über den Eigenbereich spreche, noch zwei, drei Bemerkungen zum Personal. Das ist ja ein etwas emotionales Thema geworden, auch in den Medien, und nicht immer, das muss man auch mal sagen, wird alles korrekt dargestellt. Die Zunahme der Personalausgaben im Voranschlag 2026 beträgt 2 Prozent. Das ist zur Hauptsache den vorsorglich eingestellten Mitteln für Lohnmassnahmen und den geplanten stellenseitigen Aufstockungen geschuldet. Gegenüber dem Finanzplan 2026 reduzieren sich die Personalausgaben jedoch deutlich. Die Querschnittkürzung 2026, die Weiterführung der vom Parlament beschlossenen Reduktion der Lohnmassnahmen um 30 Millionen Franken sowie weitere Massnahmen des Entlastungspaketes 2027 zeigen hier Wirkung. Das bedeutet, dass der Anteil der Personalausgaben an den Gesamtausgaben des Bundes von 7,6 Prozent im Voranschlag 2025 auf 7,4 Prozent im Voranschlag 2026 sinkt. Die Richtung stimmt also offensichtlich.

Nun muss man auch sehen, dass der Personalkostenanteil in den Haushalten der Kantone in der Regel etwa 20 Prozent ausmacht. Die Kantone haben auch Spitäler, aber wir haben das VBS und die Armee. Im VBS haben wir 12 000 Stellen, das ist nicht unerheblich. Ich sage dies, damit man hier die Fakten zur Kenntnis nimmt und den Trend sieht. Wie der Voranschlag 2026 zeigt, gehen zwei Drittel der beantragten Stellen in die Verteidigung. Das ist auch eine Folge der aufgestockten Mittel im Armeebereich.

Ich komme auf den eigentlichen Voranschlag zurück. Die temporären Mehreinnahmen aus dem Kanton Genf verbessern, wie gesagt, das Rechnungsergebnis 2025 um netto 440 Millionen Franken. Das erhöht den Handlungsspielraum für Nachträge nicht, denn diese sollten, zusammen mit den erwarteten Kreditüberschreitungen, die erwarteten Kreditreste nicht überschreiten. Gemäss Hochrechnung liegen wir damit aktuell noch rund 200 bis 300 Millionen Franken unter den budgetierten Gesamtausgaben. Ich kann daher mit dem Antrag gut leben, die Einlage in den Bahninfrastrukturfonds um 100 Millionen Franken zu erhöhen. Wir hatten diese Einlage als Bereinigungsmassnahme im Budget 2025 um 300 Millionen gekürzt. Der Bundesrat hat zudem am 19. November 2025 einen dringlichen Nachtragskredit über 50 Millionen Franken für die Krise im Sudan beantragt. Die Finanzdelegation hat an ihrer Sitzung vom 24. und 25. November 2025 erst die Hälfte dieser Mittel freigegeben, die restlichen 25 Millionen Franken sollen im ordentlichen Verfahren beraten werden. Ich bitte Sie, diesem Kreditbegehren zuzustimmen.

Zur Erinnerung: In der jüngsten Hochrechnung für das Jahr 2025 von Ende September resultierte ein struktureller Finanzierungsüberschuss von 0,9 Milliarden Franken. Dieser dürfte dank den früher anfallenden zusätzlichen Mehreinnahmen aus Genf nun auf über 1 Milliarde Franken ansteigen. Hingegen wird der gesamte Bundeshaushalt auch im laufenden Jahr voraussichtlich mit einem Finanzierungsdefizit abschliessen: Gemäss Hochrechnung beläuft sich das totale Defizit auf 586 Millionen Franken. Kalkuliert man die Zusatzeinnahmen aus Genf für 2025 von rund 440 Millionen sowie den Nachtragskredit für den Sudan noch ein, reduziert sich dieser Betrag auf rund 200 Millionen.

So oder so ändert das, Stand heute, nichts daran, dass wir ab 2027 einen hohen strukturellen Bereinigungsbedarf haben werden. Deshalb bleibt das EP 27 nötig. Verschiedene Rednerinnen und Redner haben ja darauf hingewiesen, dass wir die 13. AHV-Rente, die das Volk beschlossen hat, finanzieren müssen; das ist 1 Milliarde Franken pro Jahr zulasten des Bundeshaushaltes. Das Armeewachstum ist ebenfalls zu finanzieren.

Ich komme noch zu einem kurzen Ausblick. Der Ständerat wird in der dritten Sessionswoche das Entlastungspaket 27 beraten. Sie kennen die finanziellen Aussichten des Bundeshaushaltes ab 2027, und ich bin Ihnen natürlich dankbar, wenn Sie keine Anträge stellen, die den Haushalt in den kommenden Jahren über Gebühr belasten würden. Nationalrat Kaufmann hat darauf hingewiesen: Die Finanzhoheit liegt beim Parlament, und damit hat das Parlament hier auch eine grosse Verantwortung.

Eine zentrale Stärke der Schweiz ist ihre Finanzstabilität. Diese hat gerade in Zeiten von geoökonomischer und geopolitischer Unsicherheit einen unermesslichen Wert. Wir sollten sie nicht aufs Spiel setzen. In diesem Sinne danke ich Ihrer vorberatenden Kommission für die gute und konstruktive Zusammenarbeit. Ausdruck davon ist beispielsweise auch der Antrag, die Mehreinnahmen aus dem Kanton Genf für den Bundesbeitrag an die ALV zu verwenden. Dies würde helfen, die Finanzplanjahre zu entlasten. Im Rahmen der finanziellen Entlastungsmassnahmen ab 2025 wurde nämlich eine Reduktion des Bundesbeitrages an die ALV von 1,25 Milliarden Franken beschlossen. Wird nun im Jahr 2026 die Einlage des Bundes weniger gekürzt, kann in den Folgejahren stärker gekürzt werden. Das wird uns etwas Luft in den schwierigen Jahren geben, die uns noch bevorstehen.

Ich danke Ihnen, wenn Sie am Schluss der Detailberatung dem Budget 2026 zustimmen.

Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen

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