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Donner suffisamment de moyens à la cybersécurité civile

Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Le président (Page Pierre-André, président): Vous avez reçu un rapport écrit de la commission.

Walliser Bruno · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Ihre Sicherheitspolitische Kommission hat an ihrer Sitzung vom 20. Oktober 2025 die am 20. März 2025 eingereichte und vom Ständerat am 18. Juni 2025 angenommene Motion Salzmann vorberaten. Mit der Motion wird der Bundesrat beauftragt, für das Bundesamt für Cybersicherheit (BACS) im Jahre 2026 statt 16,3 Millionen Franken 26,3 Millionen Franken und für die Finanzplanjahre statt 16,4 Millionen Franken 31,4 Millionen Franken einzustellen. Damit soll das Amt mit den notwendigen Mitteln ausgestattet werden, um den stark zunehmenden Cyberbedrohungen zu begegnen und um die neuen Aufgaben gemäss revidiertem Informationssicherheitsgesetz wie die Meldepflicht für Cybervorfälle zu bewältigen. Die zusätzlichen Mittel für das BACS sind innerhalb der IT-Budgets der Armee zu kompensieren.

Die Kommission teilt die Ansicht des Motionärs, dass bezüglich der stark zunehmenden Cybervorfälle in der Schweiz Handlungsbedarf besteht. Die Erhöhung der finanziellen Mittel des Bundesamtes für Cybersicherheit ist daher zwingend notwendig, umso mehr, als dem BACS mit dem revidierten Informationssicherheitsgesetz zusätzliche Aufgaben übertragen wurden, wie zum Beispiel die Meldepflicht für Cybervorfälle. Die mit der Motion geforderten zusätzlichen 10 Millionen Franken für das Jahr 2026 sowie die zusätzlichen 15 Millionen Franken für die Finanzplanjahre erachtet die Kommission als angemessen.

Vertieft diskutiert wurden Fragen bezüglich Kompensation dieser zusätzlichen Ressourcen. Die Kommission verzichtete dabei auf Varianten, bei denen komplett auf eine Kompensation verzichtet wird bzw. bei denen eine Kompensation auf höheren Organisationsebenen, wie innerhalb der Gruppe Verteidigung oder in anderen Bereichen des Bundeshaushaltes, erfolgen soll. Schliesslich sprach sich die SiK-N dafür aus, dass die zusätzlichen Mittel, wie von der Motion vorgeschlagen, innerhalb des IT-Budgets der Armee zu kompensieren sind.

Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.

Gestern hat die SiK-N nochmals getagt, um den Entscheid zu diesem Thema in der Budgetdebatte vom letzten Montag nochmals zu erörtern, und kam zum Entschluss, dass am Entscheid der SiK-N vom 20. Oktober 2025 nichts geändert werden soll.

Daher folgt Ihre Kommission dem Ständerat, der die Motion am 18. Juni 2025 mit 27 zu 6 Stimmen bei 1 Enthaltung angenommen hat, und empfiehlt Ihnen mit 17 zu 6 Stimmen bei 2 Enthaltungen, die Motion ohne Änderung anzunehmen.

Andrey Gerhard · Mit-M · Conseil national · Fribourg · Groupe des VERT-E-S

La Commission de la politique de sécurité s'est penchée de manière approfondie lors de sa séance extramuros à l'aéroport de Zurich sur la motion Salzmann que le Conseil des États nous a transmise cet été. L'objectif de cette motion est rapidement résumé : dès 2026, le budget de l'Office fédéral de la cybersécurité devrait passer de 16,3 à 26,3 millions de francs et, pour les années suivantes, de 16,4 à 31,4 millions de francs. Il s'agit de répondre à l'augmentation des menaces dans le cyberespace et de permettre à l'office d'assumer de nouvelles tâches, notamment la mise en oeuvre de l'obligation de signaler des incidents cyber prévue dans la loi révisée sur la sécurité de l'information. Les moyens supplémentaires doivent être compensés à l'intérieur des budgets informatiques de l'armée. J'ai déposé une motion identique, la motion 25.3227, dans notre conseil. Sur proposition de la commission, le Bureau du Conseil national a toutefois refusé de traiter cette motion en même temps que la motion Salzmann.

Passons au débat de fond. Dans la discussion, il a été souligné que les moyens de l'office n'ont pratiquement pas évolué depuis des années, alors que la situation en lien avec les menaces s'aggrave et que de nouvelles responsabilités lui ont été confiées. Il a été relevé que l'augmentation demandée reste marginale au regard des budgets de plusieurs milliards de la défense et que la compensation au sein de l'armée n'entraînerait donc pas de restrictions majeures. L'augmentation du budget de l'Office fédéral de la cybersécurité n'a dans l'ensemble pas été contestée, mais la question de la compensation a donné lieu à d'intenses échanges. Plusieurs propositions ont été déposées pour modifier le mécanisme de compensation. L'une proposait de l'étendre à l'ensemble du domaine de la défense et non seulement au budget informatique. Une autre demandait de supprimer toute compensation et de laisser les montants ouverts afin d'offrir davantage de flexibilité dans le processus budgétaire. Les partisans de cette solution ouverte ont estimé que fixer des chiffres précis briderait inutilement la discussion stratégique au sein du Conseil fédéral. À l'inverse, il a été argumenté que sans montants clairs et règles de compensation définies, la motion perdrait une partie essentielle de sa substance.

Après un débat nourri, plusieurs votes ont eu lieu. Au vote final, la motion initiale a été acceptée, par 17 voix contre 6 et 2 abstentions.

Vous vous souvenez qu'au cours de l'examen du budget de cette semaine, au sein de notre conseil, nous avons déjà adopté plusieurs décisions financières en lien avec cette motion. S'agissant du crédit supplémentaire de 10 millions de francs en faveur de l'Office fédéral de la cybersécurité, il n'existe plus de divergence avec le Conseil des États dans le budget 2026. En revanche, aucune compensation n'a été introduite. Notre conseil a préféré, comme compromis, adopter une condition-cadre pour l'utilisation du crédit, reprenant directement l'offre rendue publique par l'armée il y a quelques semaines. L'armée propose en effet de soutenir les autorités civiles dans le développement d'alternatives open source à Office 365 de Microsoft. Un tel projet est sur le point d'être lancé à la Chancellerie fédérale. Cette condition-cadre peut être considérée comme une forme de compensation. Le Conseil des États comme notre conseil ont donc approuvé une hausse budgétaire, mais ont renoncé à une compensation directe. Comme l'ordre de traitement du budget et de la motion Salzmann permettait une demande de réexamen, celle-ci a été déposée hier au sein de la Commission de la politique de sécurité afin d'adapter la motion et de la rendre compatible avec les décisions budgétaires. Cette demande n'a pas été approuvée. La commission a estimé, d'une part, que le délai était trop court pour prendre une décision de manière suffisamment approfondie et, d'autre part, que la compensation devait continuer à s'appliquer pour les années suivantes.

Donc, en résumé, la Commission de la politique de sécurité vous recommande d'adopter la motion inchangée, par 17 voix contre 6 et 2 abstentions.

Pfister Martin · BR-M · Conseil fédéral · Zoug

Mit der Motion Salzmann wird der Bundesrat beauftragt, für das Bundesamt für Cybersicherheit (BACS) im Jahr 2026 statt 16,3 Millionen Franken deren 26,3 einzustellen und für die Finanzplanjahre statt 16,4 Millionen Franken deren 31,4 vorzusehen. Diese zusätzlichen Mittel für das BACS von 10 respektive 15 Millionen Franken pro Jahr sollen innerhalb des IT-Budgets der Armee kompensiert werden.

Die Cyberbedrohungen und -vorfälle nehmen stetig zu. Das BACS hat neue Aufgaben erhalten, wie zum Beispiel die Meldepflicht für Cyberangriffe auf Betreiber kritischer Infrastrukturen. Darauf wurde von den beiden Rednern hingewiesen. Die finanziellen und personellen Mittel des BACS sind jedoch beschränkt. Das wissen Sie, und das weiss auch der Bundesrat. Deshalb teilt der Bundesrat die Auffassung des Motionärs, dass für das BACS eine Aufstockung des Budgets geprüft werden soll. Dies wird er in den dafür vorgesehenen Prozessen vertieft prüfen, insbesondere mit dem Entwicklungsrahmen im Eigenbereich, über den der Bundesrat im Januar 2026 befinden wird.

Der Bundesrat lehnt eine Kompensation bei der IT der Armee jedoch ab. Die Gründe sind folgende: Einerseits muss die Armee die vom Parlament beschlossenen Erhöhungen der Rüstungsausgaben teilweise durch Kürzungen bei den Betriebsausgaben, zu denen auch die Informatik gehört, kompensieren. Andererseits steigen die Informatikausgaben aufgrund der zunehmenden Digitalisierung und der Tatsache, dass die Rüstungssysteme immer stärker auf Informationstechnologien basieren. Darüber hinaus wird der Grossteil der IT-Ausgaben der Armee für Leistungen des Cyberkommandos verwendet. In diesem für die Sicherheit wesentlichen Bereich darf es keine zusätzlichen Budgetkürzungen geben.

Wenn Sie dieser Kompensation im IT-Budget zustimmen, dann schwächen Sie die Armee substanziell. Dies ist auch vor dem Hintergrund der aktuellen sicherheitspolitischen Lage widersprüchlich.

Ich bitte Sie im Namen des Bundesrates, diese Motion abzulehnen. Es besteht keine Differenz beim Handlungsbedarf im Bereich der Cybersicherheit. Bei einer Annahme würden Sie aber die Digitalisierung der Armee substanziell schwächen. Das können wir uns in der heutigen sicherheitspolitischen Lage nicht erlauben.

Ich bitte Sie daher eindringlich, diese Motion abzulehnen.

Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Le président (Page Pierre-André, président): La commission propose d'adopter la motion. Le Conseil fédéral propose de la rejeter.

Vote

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 149 Stimmen

Dagegen ... 20 Stimmen

(17 Enthaltungen)