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La Poste délocalise au Portugal ses services informatiques. Le Conseil fédéral compte-t-il réagir ?
Engler Stefan · P-M · Conseil des Etats · Grisons · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Präsident (Engler Stefan, Präsident): Der Interpellant hat sich von der schriftlichen Antwort des Bundesrates nicht befriedigt erklärt. Er verlangt Diskussion. - Dem wird nicht opponiert.
Poggia Mauro · Mit-M · Conseil des Etats · Genève · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Vous l'avez vu dans les médias : la Poste élargit son site informatique à Lisbonne et engage désormais davantage d'informaticiens au Portugal.
On nous explique du côté du Conseil fédéral, mais je devrais dire plutôt du côté de la Poste, que le souci de cette dernière est de rester compétitive et qu'il n'y aurait pas de transfert d'emplois ; tout simplement, lorsque des emplois arriveraient à terme en Suisse, on ne les renouvellerait pas et ces postes seraient ouverts au Portugal. On nous explique qu'il n'y a pas de dommage pour la Suisse, puisque finalement, ces postes sont supprimés par le cours naturel du temps - j'imagine, parce que des personnes arrivent à la retraite -, et que le fait que l'on n'engage pas des informaticiens en Suisse, mais au Portugal ne serait pas préjudiciable à notre pays et serait bon pour la compétitivité de la Poste. Ce seraient des objectifs stratégiques pour renforcer précisément la compétitivité et l'innovation - et l'innovation. J'estime que des personnes actives dans ce domaine pourraient se sentir insultées par cette explication.
Vous savez que l'on a mis des moyens pour que nos écoles forment davantage d'informaticiens ; ces jeunes qui sortent de nos écoles avec un diplôme se retrouvent malheureusement de plus en plus souvent au chômage, et on vient leur dire qu'ils n'auraient pas le niveau, puisque l'innovation dont a besoin la Poste, elle devrait aller la chercher auprès du Swisspost IT Lisbon Campus. C'est faux, chères et chers collègues : il suffit d'aller sur le site de ce campus pour se rendre compte que le niveau de formation qui est recherché par la Poste n'a rien à voir avec celui des génies de l'informatique. C'est un niveau basique dont a besoin la Poste ; un niveau qui est largement fourni ici, en Suisse.
Mais il y a plus grave : dans le rapport du SECO de juillet 2025 - donc de cette année -, on constate que 6038 personnes actives dans le domaine de l'informatique sont au chômage. Ce nombre de personnes a augmenté de 190 en un mois et de 923 en une année. C'est donc dire si nous sommes dans une tendance d'augmentation du chômage dans le secteur de l'informatique en Suisse. Malgré cela, la Poste décide d'engager des informaticiens au Portugal au point que, comme l'a dit un jeune d'origine portugaise double-national que j'ai rencontré : "moi je vais retourner au Portugal, comme ça je serai engagé par la Poste". Vous admettrez qu'il y a quelque chose d'absurde dans ce raisonnement.
En réalité, ce n'est pas la compétitivité et l'innovation que cherche la Poste. Son seul but est de diminuer les salaires. On peut payer largement un tiers voire moitié moins un informaticien au Portugal qu'on ne le paye ici en Suisse. Cette délocalisation, qui est travestie en un besoin de compétences, n'a donc qu'une finalité de rentabilité. Si la Confédération n'est pas capable elle-même de montrer l'exemple dans ce domaine pour soutenir nos demandeurs d'emploi en Suisse, qui va le faire ? Est-ce que l'économie suisse va le faire ? Certainement pas.
C'est la raison pour laquelle la réponse qui a été donnée par le Conseil fédéral, qui considère que c'est de la politique d'entreprise et que la Poste gère ses besoins de rentabilité comme elle le souhaite, ne me satisfait pas. Notre collègue Marco Chiesa a déposé une motion qui, la semaine dernière, a été transmise en commission. J'espère qu'on lui fera bon accueil, car de toute évidence, il y a ici des vis à serrer, si j'ose dire, parce qu'on laisse la bride sur le cou de la Poste, et - j'y reviendrai tout à l'heure - aussi de Swisscom.
Rösti Albert · BR-M · Conseil fédéral · Berne
Ich und auch der Bundesrat nehmen die Hinweise des Interpellanten, von Herrn Ständerat Poggia, natürlich sehr ernst. Es ist klar, dass wir nur dann keinen Handlungsbedarf sehen, wenn sich, wie das hier der Fall und wie es beschrieben ist, die Zahl der externen angestellten Fachkräfte in anderen Ländern in engen Grenzen hält; ich glaube, das ist eine Voraussetzung für diese Antwort. Der Bundesrat ist der Auffassung, dass das der Fall ist. Es wird davon ausgegangen, dass aufgrund der Fluktuation in den kommenden fünf Jahren im IT-Bereich rund 130 Stellen im Ausland besetzt werden. Seit 2020 wurden in der Schweiz 350 IT-Stellen aufgebaut. Solange sich die Zahlen in diesem überblickbaren Rahmen bewegen - wir sehen auch die Tausende von Arbeitskräften, die in der Schweiz für die Tätigkeit der Post da sind und die wir in der Schweiz lassen wollen -, ist es tatsächlich so, dass wir es als vertretbar und als operative Führungsaufgabe der Post erachten, hier zu optimieren.
Ich gebe Ihnen recht: Es ist schwierig zu sagen, wie viel damit bei der Akquirierung von IT-Fachkräften und wie viel im Kostenbereich eingespart wird. Ich würde sagen, beide Faktoren spielen durchaus eine Rolle. Aber es ist klar, es besteht nicht die Absicht - das hat uns die Post auch klar bestätigt -, über ein gewisses Mass hinauszugehen. Wir sprechen von zusätzlichen 130 Stellen; in Anbetracht der Gesamtzahl an Stellen scheint uns das angemessen. Aber man könnte natürlich über die strategischen Ziele strengere Anforderungen stellen. Ich würde einfach etwas davor warnen. Die Post hat im Moment vier Stellschrauben, und wir schrauben selber daran.
Die erste Stellschraube ist das mögliche Privatgeschäft im Bereich der Digitalisierung mittels Akquisitionen. Dazu läuft in der WAK ein Geschäft, das für die Post im Privatbereich eigentlich sehr starke Einschränkungen erwarten lässt. Wir haben eine zweite Stellschraube in der Grundversorgung. Ich musste selbst feststellen, dass die Verordnungsänderung, mit der wir eine nur ganz leichte, kleine Verschiebung beim Siedlungsbegriff wollten, vom Parlament mit einer Motion sofort gestoppt wurde, und sie ist auch in der Vernehmlassung durchgefallen. Die dritte Stellschraube sind die Dividenden. Dem Bundesrat ist es wichtig, dass die Post weiterhin eigenwirtschaftlich ist und eine Dividende abliefert. Die vierte Stellschraube sind die Kosten, bei denen sich die Post einigermassen unbeeinflusst bewegen kann. Es ist schon die Frage, ob man hier auch noch intervenieren will. Wenn die Post keine privaten Geschäfte mehr tätigen und in der Grundversorgung mehr oder weniger die heutige Leistung erbringen soll und wenn sie bei den Kosten keine Massnahmen treffen darf, ist das einfach nicht umsetzbar, solange noch Dividenden ausbezahlt werden sollen. Da müssen wir uns entscheiden.
Ich würde Ihnen vorschlagen, die Diskussion im Rahmen der Postgesetzgebung, die wir im Frühjahr 2026 in die Vernehmlassung schicken wollen, sehr intensiv zu führen. Ich würde Ihnen vorschlagen, die Diskussion der Frage, die Sie ansprechen und deren Wichtigkeit ich absolut nicht unterschätze, ebenfalls dann zu führen. Wenn es notwendig wäre, könnte man hier regulieren. Im Moment würde ich die Diskussion laufen lassen. Ich danke Ihnen für das Verständnis.
Engler Stefan · P-M · Conseil des Etats · Grisons · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Präsident (Engler Stefan, Präsident): Damit ist das Geschäft erledigt.