25.026

« Pas de Suisse à 10 millions ! (initiative pour la durabilité) ». Initiative populaire

Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Le président (Page Pierre-André, président): Le bureau a décidé d'accorder un temps de quatre minutes pour les déclarations des groupes et qu'il n'est pas possible de poser des questions sur les déclarations des groupes.

Dettling Marcel · Mit-M · Conseil national · Schwyz · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Wir haben schon viele Stunden über das Problem der Überbevölkerung in der Schweiz und über die massive Zuwanderung debattiert. Trotzdem gibt das Parlament am Schluss das Signal an unser Land: Nein, wir wollen nichts machen; nein, wir haben keine Probleme.

Eigentlich wollte ich heute Morgen nichts mehr sagen. Doch gestern Morgen bin ich über den Bundesplatz gelaufen, und dann hat mich ein junger Mann angesprochen. Er hat gesagt: Ihr im Parlament habt es gut. Ihr habt ein Erstklassgeneralabonnement, finanziert von uns Steuerzahlern; ihr habt immer Platz im Zug, kein Problem. Wir bezahlen euren Lohn, und bei der Suche eines Miethauses, einer Mietwohnung oder eines Hauses habt ihr kein Problem, ihr könnt das bezahlen, ihr bekommt die Wohnungen. Ich sehe das ganze Jahr Bilder von euch, von Ferien in Fünfsternhotels, alles kein Problem, es kann finanziert werden.

Jetzt kommen Sie mit einem Achselzucken und sagen: Nein, nein, das ist kein Problem, die Zuwanderung in unserem Land ist kein Problem, das lehnen wir alles ab, da braucht es keine Lösungen, wir können einfach so weitermachen wie bisher.

Für uns von der SVP ist das keine Option. Mein ältester Sohn wurde 2011 geboren. 2011 hatte die Schweiz 7,9 Millionen Einwohner. Heute haben wir 9,1 Millionen Einwohner. In dieser Zeit wurde unser kleines, wunderschönes Land - schauen Sie sich das Bild hinter mir an - zubetoniert. 277 Millionen Quadratmeter Land, Kulturland, wurden allein in der Zeit, seit mein Sohn auf der Welt ist, und das sind vierzehn Jahre, zubetoniert - 277 Millionen Quadratmeter! Das ist die Grösse des Kantons Zug und des Kantons Basel-Stadt zusammen. Das ist die Grösse des Kantons Nidwalden. Das ist knapp die Grösse des Kantons Schaffhausen. Wir haben in der Schweiz mit der einheimischen Produktion nur noch für jeden Zweiten knapp genug zu essen. Warum? Weil wir unser Land zubetonieren. Wir importieren die Nahrungsmittel. 2011, als mein Sohn geboren wurde, hatten wir einen Selbstversorgungsgrad von 60 Prozent. Heute liegt er noch bei 42 Prozent, weil unser Land zubetoniert wird.

Stichwort Kriminalität: Meine zwei Mädchen sind elf bzw. dreizehn Jahre alt; sie wurden in den Jahren 2013 und 2014 geboren. Damals hatten wir 480 Fälle schwerer Körperverletzung, heute haben wir über 1000. Bei den Vergewaltigungen hatten wir 500 Fälle, heute über 1000; das ist eine Verdoppelung der Anzahl Fälle, seit meine beiden kleinen Mädchen auf der Welt sind. Gestern war im "Blick" zu lesen: In der Stadt Basel, der Herkunftsstadt von Asylminister Beat Jans, wurde ein fünfjähriges Mädchen sexuell schwer missbraucht; der Täter ist ein 25-jähriger Schwarzafrikaner. Gestern kam es zu einem neuen Fall. Die Zahl dieser Fälle hat massiv zugenommen. Die Kriminalitätszahlen in diesem Bereich haben sich in der Zeit verdoppelt.

Stichwort Bildungsniveau: Letzte Woche schrieb mir eine Mutter und fragte, wann in der Schule in der Schweiz endlich dieser Wahnsinn aufhöre. Ihr Kind sei das einzige Mädchen in der Schulklasse - da frage ich mich: Wer integriert hier wen? Sie hat Angst, ihre Tochter in die Schule zu schicken als einziges Mädchen. Heute haben in der Schweiz durchschnittlich über 50 Prozent der 15-Jährigen einen Migrationshintergrund. Das Bildungsniveau sinkt.

Ich komme zum Schluss. Mittlerweile haben wir über 200 000 Personen im Asylbereich, das ist ein absoluter Rekord. Über 40 Prozent der Sozialhilfeempfänger in der Schweiz sind aus dem Asylbereich. Die Kultur des Islams macht sich in der Schweiz breit. Jetzt haben wir Weihnachten. An gewissen Schulen dürfen keine Weihnachtslieder mehr gesungen werden. (Zwischenruf der Präsidentin: Herr Dettling, die vier Minuten sind vorbei, einen letzten Satz, bitte!) Der Ständerat Daniel Fässler der Mitte-Fraktion hat es im Ständerat richtig gesagt: Wenige in der Schweiz profitieren von dieser masslosen Zuwanderung, der grosse Teil der Bevölkerung gehört angesichts dieser massiven Zuwanderung zu den Verlierern.

Deshalb bitte ich Sie: Machen Sie der Bevölkerung dieses Weihnachtsgeschenk, und empfehlen Sie die Initiative zur Annahme. (Teilweiser Beifall)

Bendahan Samuel · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste

Celles et ceux qui pensent que c'est avec la haine, le rejet de l'autre, la critique, le mal qu'on va combattre les véritables problèmes que la population a dans ce pays se trompent systématiquement. C'est le contraire qui a fait le succès de notre pays et maintenant, le moment est venu de dire que si nous voulons pouvoir continuer main dans la main, nous devons le faire avec, pour nous, les bonnes mesures.

Chers amis, la Suisse n'est pas connue pour son industrie des problèmes, pour ses entreprises capables de produire des difficultés, pour sa population qui aime nous torpiller l'avenir. Mais c'est ce que cette initiative ferait. Je vous assure que, dans la situation actuelle du monde, avec la prise de contrôle par les oligarques et les dictateurs, avec les guerres, avec les troubles économiques, avec la crise du pouvoir d'achat, la dernière chose que ce Parlement doit faire, c'est dire : "On a une bonne idée, on va rajouter un énorme problème pour les 10 prochaines années". Or, c'est ce que ce texte fait.

Chers amis, on ne parle pas seulement d'un avenir à 40 ans. Si nous acceptons ce texte maintenant, dans quelques années, le mécanisme des 9,5 millions d'habitants se déclenche. Dans quelques années, on ouvre la voie à la résiliation des accords bilatéraux. Dans quelques années, nous créons un nouveau gouffre de problèmes qui va accentuer tout ce qui est déjà difficile pour les gens de notre pays.

Et pourquoi ? Pourquoi ? Je ne comprends jamais pourquoi nous décidons d'être durs avec nos partenaires les plus fiables et de nous mettre à plat ventre devant les dictateurs et les personnes qui traitent la Suisse le plus mal.

L'Union européenne, c'est plus de la moitié de nos exportations. Notre économie est archidépendante de nos voisins. Bien sûr qu'ils ne sont pas parfaits, mais ce sont des partenaires de discussion raisonnables. Sacrifier cela et mettre en danger tout ce travail et toutes ces exportations, pourquoi ? Pour rester quand même en danger avec les États-Unis et les autres pays, cela n'a aucun sens.

Le coût de cette initiative est extrême. Deux études ont montré, par exemple, que le PIB serait inférieur de près de 5 pour cent si nous résilions ces accords bilatéraux - 5 pour cent ! C'est 44 milliards de francs par année de perdus. Aucune mesure dont nous discutons ici ne coûte 44 milliards à la population de ce pays. Aucune. Nous aurions des délocalisations, des entreprises qui iraient ailleurs pour pouvoir accéder au marché. Nous perdrions les accès au marché. D'ici 2045, on aurait une telle perte du pouvoir d'achat qu'elle représenterait une baisse de salaire de 2500 francs par personne, d'après ces études-là. La perte de PIB équivaudrait, pour une famille avec deux enfants, à 200 000 francs cumulés jusqu'en 2045. C'est cela, le prix que vous voulez faire payer aux Suisses et aux Suissesses, juste pour dire que vous n'aimez pas l'immigration ? Juste pour dire que vous avez peur de l'autre, alors qu'il nous aide à construire nos hôpitaux, à construire nos routes, à soigner nos gens ?

J'aimerais vous dire que cette initiative ne va pas permettre d'engager une seule infirmière, de trouver une seule solution aux problèmes que nous avons, de créer une route, un logement, rien ! Aujourd'hui, il manque 15 000 personnes dans le domaine de la santé. Qui va soigner nos personnes âgées ? Qui va s'occuper d'elles dans les EMS ? Qui s'occupera de vous dans les hôpitaux ? Alors, si vous êtes milliardaire, vous n'avez aucun souci à vous faire, mais, la politique, se fait pour toutes les autres personnes.

Aujourd'hui, l'immigration que nous avons respire à l'aune des intérêts de la population, de nos besoins. Aujourd'hui, vous voulez couper cela à la population et lui dire : "Tant pis, tant pis pour le commun des mortels ; s'il doit se soigner, il n'y aura plus personne ; si des hôpitaux doivent fermer, ce n'est pas grave parce que certaines personnes pourront toujours se permettre de payer".

Eh bien non, nous arrivons avant les fêtes, et je vous dirai une chose : si nous continuons à faire de la politique juste avec la haine et la peur, jamais nous ne parviendrons à créer de la confiance pour nos institutions. Et comme M. Dettling, j'en viens à ma fin - en tout cas celle de mon discours : aujourd'hui, avec un peu d'espoir et avant les fêtes de Noël, on peut se dire que ce qui fait la Suisse, c'est son optimisme, sa capacité à créer et notre capacité à travailler ensemble et avec les autres. En l'honneur de cela et des magnifiques fêtes que nous voyons arriver, votons "non" à ce texte et réjouissons-nous de cette campagne, parce que j'en suis aussi convaincu, le peuple défendra ses intérêts, et nous gagnerons.

Bregy Philipp Matthias · Mit-M · Conseil national · Valais · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Wir haben eine Chance verpasst. Wenn etwas gefährlich ist, und die SVP-Initiative ist gefährlich, dann sollte man es ernst nehmen und ihm einen Gegenvorschlag gegenüberstellen und nichts dem Zufall überlassen. Wir hätten hier die Möglichkeit gehabt, eine adäquate Antwort auf die Frage zu geben. Wir haben es nicht gemacht.

Warum sage ich Ihnen, diese Initiative ist gefährlich? Die Initiative "Keine 10-Millionen-Schweiz!" ist eine Kündigungs-Initiative. Die Kündigung der Personenfreizügigkeit wäre das Ende der Bilateralen II, und damit würde sie auch die Erosion der Handelsbeziehungen zu unserer wichtigsten Handelspartnerin, der Europäischen Union, bewirken. Die Folgen wären deutlich stärker als bei den 39 Prozent Zoll von Trump in diesem Sommer.

Sie verstehen, die Mitte ist enttäuscht. Die Mitte hatte Lösungen präsentiert, die nicht gutgeheissen worden sind. Denn die Nebenfolgen der Zuwanderung, die Wachstumsschmerzen sind keine Phantomschmerzen, sie bestehen. Der direkte Gegenvorschlag hätte die Ängste und Sorgen der Bevölkerung ernst genommen. Es wäre eine ehrliche, eine aufrichtige Antwort gewesen. Aber nein, weder die SVP, die auch ein Interesse haben müsste, dass man dieses Problem löst, aber sich nicht von der Extremposition wegbewegt hat, noch die anderen Parteien, die eigentlich die Massnahmen gutheissen müssten, haben sich bewegt. Nichtsdestotrotz ist die Kündigungs-Initiative, so, wie sie eins zu eins vorliegt, falsch und bleibt falsch.

Die Mitte-Fraktion ist nicht bereit, die Beziehungen zur wichtigsten Handelspartnerin aufs Spiel zu setzen, und zwar deshalb nicht, weil die Wirtschaft diese Beziehungen braucht. Ich habe heute gehört, dass es um Wirtschaftswachstum geht; Herr Guggisberg hat das gesagt. Wenn dem so ist, können wir gleich hier und jetzt das Wirtschaftswachstum mit dieser Initiative kaputt machen. Das wird die Schweiz schwächen und unseren Wohlstand angreifen.

Wir müssen diese Debatte aber auch ehrlich führen: Das eine sind das Wirtschaftswachstum sowie die Arbeitszuwanderung, die hoch ist; das andere sind die Beispiele, die Herr Dettling genannt hat. Mit dieser Initiative treffen Sie eben nicht die Asylantinnen und Asylanten, sondern diejenigen, die in unser Arbeitssystem einwandern wollen. Bitte trennen Sie das, seien Sie ehrlich. Auch die Mitte-Fraktion findet es einen Skandal, wenn man kriminelle Ausländer nicht konsequent verfolgt; das wissen Sie, wir haben hier entsprechende Zeichen gesetzt.

Aus diesem Grund wird die Mitte-Fraktion die Initiative bekämpfen, nicht, weil das Problem nicht besteht, sondern weil die Initiative schlicht und einfach der falsche Weg ist und unsere Wirtschaft zerstört.

Trede Aline · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe des VERT-E-S

Die sogenannte Nachhaltigkeits-Initiative ist in Wahrheit das Gegenteil von nachhaltig. Sie bringt Chaos. Sie verspricht Ordnung und schafft Instabilität, sie verspricht Lösungen und liefert Sündenböcke, sie verspricht Verantwortung und endet in Abschottung. Diese Initiative ist keine Lösung. Der Inhalt der Initiative zeichnet ein Bild unseres Landes, das nicht das Bild ist, das wir von unserem Land wollen.

Die Initiative will die Personenfreizügigkeit kündigen und damit die Bilateralen zerstören. Sie tut so, als könne sich die Schweiz aus Europa, ja sogar aus der Welt herauslösen - wirtschaftlich, gesellschaftlich, menschlich. Das ist wirklich realitätsfremd. Hunderttausende Menschen arbeiten, forschen, studieren und leben grenzüberschreitend in unserem Land. 500 000 Schweizerinnen und Schweizer arbeiten heute unkompliziert in der EU. Unsere KMU, unsere Hochschulen, unsere Sicherheit, unser Energiesystem - alle, alle sind auf die Zusammenarbeit angewiesen.

Die Bevölkerung wächst - logisch, weil unsere Wirtschaft wächst, weil Unternehmen expandieren, neue Arbeitsplätze schaffen und Fachkräfte brauchen. Fast 90 Prozent der Menschen, die in die Schweiz kommen, kommen aus der EU, mit einem Arbeitsvertrag in der Tasche. Das sind keine unkontrollierten Ströme, das nennt man funktionierende Volkswirtschaft.

Statt ehrlich über Raumplanung, Verkehr, Energie und Ressourcen zu sprechen, wird davon abgelenkt. Wir haben es heute Morgen gerade wieder erlebt.

Oui, la population augmente. Mais ce n'est pas un hasard. Elle augmente parce que notre économie croît, parce que les entreprises se développent, créent de nouveaux emplois et ont besoin de personnel qualifié. Près de 90 pour cent des immigrants viennent de l'Union européenne et ont un contrat de travail en poche. Il ne s'agit pas d'un flux incontrôlé, il est dû à une économie qui fonctionne. Au lieu de parler honnêtement d'aménagement du territoire, de transports, d'énergie et de ressources, cette initiative prétend qu'un arrêt de l'immigration résoudrait tous ces problèmes.

Das ist politisch bequem, aber sachlich falsch. Die Antworten sind Verdichtung, Effizienz, Kreisläufe, faire Verteilung und Chancengleichheit. Die Initiative beantwortet keine dieser Fragen. Sie bekämpft eben nicht die Ursachen, sondern schafft Sündenböcke, und das zudem mit dem Thema, dass geflüchtete Menschen zum Problem erklärt werden, obwohl sie einen marginalen Teil der Menschen ausmachen, die in unser Land kommen. Menschen, die vor Krieg, Terror und Verfolgung fliehen, werden als Projektionsfläche für Ängste und politische Stimmungsmache instrumentalisiert. Gleichzeitig sollen internationale Verpflichtungen aufgegeben und alte Modelle der Prekarisierung wieder salonfähig gemacht werden. Haben Sie eigentlich irgendein historisches Gewissen?

Diese Abschottungs-Initiative ist kein nachhaltiger Weg. Sie ist ein rechtlicher, sozialer und moralischer Rückschritt. Denn Nachhaltigkeit heisst, langfristig zu denken. Wer heute nach Abschottung schreit, wird morgen Arbeitskräfte, Solidarität und Stabilität verlieren. Ohne Menschlichkeit gibt es keine Nachhaltigkeit.

Wer Verantwortung für dieses Land übernimmt, wer Stabilität will statt Chaos, wer Zukunft will statt Rückschritt, der lehnt diese Initiative ganz klar ab.

Grossen Jürg · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe vert'libéral

Die SVP-Initiative "Keine 10-Millionen-Schweiz!" bringt in wirtschaftlich instabilen Zeiten eine falsche Antwort auf das Thema Bevölkerungswachstum. Sie stürzt unsere Wirtschaft und unsere Gesellschaft in noch mehr Verunsicherung, bringt keinerlei Lösungen und ist eine regelrechte Chaos-Initiative.

Ohne Zuwanderung schrumpft die Bevölkerung in der Schweiz ab 2029. Zudem haben wir immer weniger Erwerbstätige und immer mehr Rentnerinnen und Rentner. Uns fehlen immer mehr Pflegefachpersonen und Ärztinnen, Planerinnen und Handwerker auf dem Bau, Fachkräfte in der Industrie, im Gewerbe, in der Hotellerie, in der Gastronomie und auch Talente in der Forschung und Innovation. Wer dies ignoriert, gefährdet Wohlstand und Versorgungssicherheit.

Für die Grünliberalen ist klar: Wir wollen keine ungebremste Zuwanderung, aber wir wollen keinen Blindflug ins Chaos. Gerade jetzt, in instabilen Zeiten, wäre das verantwortungslos. Die Schweiz braucht intelligente Massnahmen, nicht Abschottung und neue Risiken wie die Kündigung der Personenfreizügigkeit.

Folgende drei Punkte sind für uns zentral:

1. Die Bilateralen sichern unseren Wohlstand. Wir sagen deshalb auch klar Ja zu den Bilateralen III. Europa ist unser wichtigster Absatzmarkt und unser verlässlichster Partner. Wer die Personenfreizügigkeit aber kündigen will, riskiert den ganzen bilateralen Weg. Das wäre kein Steuerungsinstrument, nein, das wäre ein Blindflug mit Ansage.

2. Wir müssen das inländische Arbeitskräftepotenzial besser nutzen. Genau hier setzt die GLP an, nämlich mit Arbeitsanreizen für hohe Pensen, Stichwort Individualbesteuerung, mit Motivation zur Arbeit über das Rentenalter hinaus, Stichwort Steueranreize, und mit Reformen, welche Erwerbsarbeit für Familien überhaupt erst ermöglichen, Stichworte Familienzeit und Kita-Finanzierung.

3. Wir lösen die Engpässe dort, wo sie entstehen: mit mehr Wohnungsbau statt Blockaden und ausuferndem Vorschriftendschungel; mit intelligenten Steuerungsinstrumenten wie Mobility-Pricing statt endlosem Ausbau von Verkehrsinfrastruktur; mit marktwirtschaftlichen und verursachergerechten Lösungen bei Energie, Verkehr und Infrastruktur. Nur damit begrenzen wir die Zuwanderung wirksam, indem diejenigen, die hier sind, sich engagieren und Verantwortung übernehmen können. Im Gegensatz zur Chaos-Initiative schädigen wir damit die Wirtschaft nicht, sondern stärken sie ganz gezielt.

Die Grünliberale Fraktion stellt sich den Herausforderungen, auch mit einer klaren Linie gegenüber straffälligen Migranten. Wir sind nicht bereit, unser Erfolgsmodell Schweiz aufs Spiel zu setzen. Diese Initiative ist das Gegenteil eines gutschweizerischen Weges und einer nachhaltigen Lösung. Sie schafft Unsicherheit, sie gefährdet Arbeitsplätze und unseren Wohlstand.

Deshalb empfiehlt die Grünliberale Fraktion diese Initiative zur Ablehnung.

Wasserfallen Christian · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe libéral-radical

Eine Bemerkung vorneweg in Bezug auf die Gegenvorschläge: Ja, wir haben viel über die Gegenvorschläge diskutiert, aber am Schluss war kein überzeugendes Konzept vorliegend. Man kann auch mit einem zahnlosen "Büsi" den Tiger der Initiative nicht besiegen. Deshalb waren wir klar der Meinung, dass es eben keinen Gegenvorschlag braucht und keiner genügend wäre, um ihn der Initiative entgegenzusetzen.

Die FDP-Fraktion wird diese Volksinitiative ganz klar zur Ablehnung empfehlen, weil sie nichts anderes macht, als Chaos zu stiften. Deshalb nennen wir sie auch Chaos-Initiative. Werden die starren Grenzwerte erreicht, die die Initiative vorsieht, dann muss das bilaterale Paket mit der Personenfreizügigkeit automatisch und unumkehrbar gekündigt werden. Damit fällt auch das Bilaterale-II-Paket weg. Das ist wirklich unsinnig. Was ist die Konsequenz? Wenn man die Personenfreizügigkeit, die ja Arbeitsmigration ist, bei der es um Arbeitsplätze geht, kündigt und gleichzeitig aus Schengen/Dublin aussteigt, ist die Konsequenz die, dass Sie dann genau die Zuwanderung haben, die Sie nicht wollen. Auf der einen Seite würden wir zum Mekka von Asylmigration, weil alle - weil wir ja nicht mehr bei Dublin dabei wären - in der Schweiz ein Zweitgesuch stellen könnten. Das heisst also, wenn die Schweiz aus Schengen/Dublin aussteigt, werden wir mitten in Europa zur Schengen-Aussengrenze. Und das, liebe SVP-Fraktion, ist eine sehr, sehr schlechte Idee. Das heisst in der Konsequenz effektiv, dass alle Migranten, die in der restlichen EU keinen positiven Asylentscheid erhalten haben, in der Schweiz ein Zweitgesuch stellen können. Wollen Sie das wirklich? Das ist die Konsequenz Ihrer Initiative. Und auf der anderen Seite kündigen Sie das Personenfreizügigkeitsabkommen, das nicht nur Vorteile hat, wohlgemerkt, aber bei dem es wenigstens um Arbeitsmigration geht, weil die Leute mit einem Arbeitsvertrag in die Schweiz kommen. Das ist wirklich nicht im Sinne der Schweiz.

Wir wären eine Schengen-Aussengrenze mitten in Europa, hätten blinde Grenzwächter, weil sie beim Schengen-Informationssystem keinerlei Möglichkeit haben, Anfragen zu machen. Ich möchte in Erinnerung rufen, dass pro Tag 350 000 Anfragen im Schengen-Informationssystem getätigt werden. Das könnte man nicht mehr machen, wenn die Initiative angenommen und bei Erreichen der 10 Millionen entsprechend auf scharf gestellt würde.

Wir brauchen Ordnung im Asylbereich, ja, wir brauchen auch Ordnung bei der Drittstaatenmigration und bei der Personenfreizügigkeit. Dort gibt es Herausforderungen, und wir müssen uns gemeinsam diesen Herausforderungen stellen. Es geht namentlich um die Herausforderungen im Asylbereich, jenem Bereich, bei dem den Menschen oftmals am ärgsten der Schuh drückt. Es kann aber nicht sein, dass wir einfach das Kind mit dem Bade ausschütten und am Ende in der Schweiz genau die Migration haben, die wir nicht wollen. Ihre Initiative führt in der Konsequenz dazu, dass die Arbeitsmigration behindert und die Asylmigration gefördert wird.

Das ist nicht im Sinne der Schweiz, und aus diesem Grund empfehlen wir die Initiative ganz klar zur Ablehnung.

Vote

1. Bundesbeschluss zur Volksinitiative "Keine 10-Millionen-Schweiz! (Nachhaltigkeits-Initiative)"

1. Arrêté fédéral relatif à l'initiative populaire "Pas de Suisse à 10 millions ! (initiative pour la durabilité)"

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Entwurfes ... 123 Stimmen

Dagegen ... 67 Stimmen

(6 Enthaltungen)