21.472
Réhabilitation des Suisses ayant combattu dans la Résistance française
Christ Katja · 1VP-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe vert'libéral
Antrag der Mehrheit
Eintreten
Antrag der Minderheit
(Golay Roger, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Glur, Nicolet, Sormanni, Steinemann, Tuena)
Nichteintreten
Proposition de la majorité
Entrer en matière
Proposition de la minorité
(Golay Roger, Buffat, Bühler, Fehr Düsel, Glur, Nicolet, Sormanni, Steinemann, Tuena)
Ne pas entrer en matière
Präsidentin (Christ Katja, erste Vizepräsidentin): Wir behandeln das Eintreten und die Detailberatung in einer einzigen Debatte.
Mahaim Raphaël · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S
Ce que nous faisons aujourd'hui n'est pas anodin. C'est un moment important pour le devoir de mémoire envers toutes les personnes qui ont participé à la résistance française et italienne lors de la Deuxième Guerre mondiale.
Petit retour en arrière d'abord sur ce que nous avons déjà accompli au sein de ce Parlement pour réhabiliter des personnes impliquées dans la lutte contre tous les fascismes. En 2003, une loi fédérale a été votée pour annuler les jugements pénaux prononcés contre les personnes qui s'étaient impliquées en faveur de personnes qui avaient fui le nazisme. En 2009, nous avons voté une loi fédérale pour réhabiliter les volontaires de la résistance espagnole contre le franquisme. Mais, dans cette seconde loi fédérale, nous n'avons pas intégré les résistants qui ont combattu dans la résistance française ou italienne. C'est l'objet de la loi fédérale dont nous parlons aujourd'hui.
Nous ne pouvions pas le faire à l'époque, car il n'y avait pas d'études historiques à ce sujet. Entre-temps, une étude particulièrement fouillée a été publiée. Il s'agit d'une étude de M. Peter Huber qui date de 2020 et qui a été réalisée dans le cadre d'un projet du Fonds national suisse. Cette étude intitulée "In der Résistance. Schweizer Freiwillige auf der Seite Frankreichs (1940-1945)" documente l'implication de citoyens suisses dans les actes de résistance français et en particulier dans deux corps militaires : les Forces françaises de l'intérieur (FFI), qui combattaient en France métropolitaine, et les Forces françaises libres (FFL), qui étaient plutôt actives dans la zone des anciennes colonies françaises, en particulier en Afrique du Nord. Cette étude documente l'implication de plus de 450 personnes, 466 pour être précis, 466 Suisses qui ont été identifiés et qui ont participé à cette résistance.
Je précise d'emblée que mon collègue rapporteur Simone Gianini abordera plus en détail la résistance italienne.
La méthodologie de cette étude a consisté à se concentrer sur les sources militaires, c'est-à-dire sur les archives de la justice militaire suisse et les archives françaises, ainsi que sur les dossiers du ministère des Armées en France, pour dresser le profil des personnes qui ont combattu, qui avaient des motivations et des profils variés. Il s'agissait bien sûr surtout de personnes romandes, âgées en moyenne d'un peu moins de 30 ans, soit de 28 ans et demi. Il ne s'agissait pas d'un groupe homogène, mais aux origines sociales et socio-économiques variées. Parmi les 466 personnes concernées, 281 ont été condamnées par la justice militaire. Les motivations de ces personnes étaient multiples. Parfois, il s'agissait de personnes désoeuvrées, sans travail, mais il s'agissait aussi parfois de personnes très bien insérées dans la société. Contrairement à ce qui s'est passé pour la résistance espagnole contre le franquisme, il y avait peu de personnes militantes à gauche de l'échiquier politique. C'était plutôt un sentiment anti-allemand, anti-Hitler, qui prédominait et qui a incité toute une série de personnes à s'engager. La durée de l'engagement moyenne, d'après cette étude, a été de 2 ans et demi.
Concrètement, on parle de Lucien B., un apprenti mécanicien genevois de 17 ans qui s'est engagé en France comme soldat non armé. Il a été condamné à 4 mois de prison. On parle de Benjamin M., monteur en chauffage vaudois, sans travail, qui a été engagé comme chef de matériel, comme armurier, qui a été condamné à 15 mois d'emprisonnement et à 2 ans de privation des droits civiques. On parle encore de Konrad H., banquier privé, qui a emmené ses deux fils avec lui combattre en France contre l'Allemagne nazie et qui a été condamné avec ses deux fils à 1 mois d'emprisonnement.
La loi dont nous parlons aujourd'hui et sur laquelle la commission vous invite à entrer en matière prévoit une réhabilitation de plein droit pour toutes ces personnes, c'est-à-dire concrètement une annulation des condamnations pénales par voie législative. Je le précise d'emblée, aucun droit à des dommages et intérêts ne naîtrait de cette réhabilitation. Cette réhabilitation est nécessaire, car ces condamnations ont été prononcées sur la base de l'article 94 du code pénal militaire, qui existait déjà à l'époque des faits - le code pénal militaire est entrée en vigueur en 1928 - et qui prévoit l'interdiction, pour les citoyens helvétiques, de prendre du service dans une armée étrangère.
Les votes de la commission sont les suivants. L'entrée en matière a été adoptée, par 14 voix contre 8 et aucune abstention. La commission a décidé d'intégrer les résistants italiens à ce projet de loi, et mon collègue rapporteur en dira bien davantage dans un instant, par 14 voix contre 8 et aucune abstention. Au vote sur l'ensemble, le projet de loi a été accepté, par 16 voix contre 9.
Gianini Simone · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe libéral-radical
Nel 2003 è stata adottata la legge federale sull'annullamento delle sentenze penali pronunciate contro persone che, al tempo del nazionalsocialismo, hanno aiutato profughi o ospitato persone perseguitate senza comunicarlo alle autorità. Da quella riabilitazione erano state escluse le persone che durante la Seconda guerra mondiale sostennero la resistenza francese e coloro che combatterono in difesa della repubblica nella guerra civile spagnola. Nei confronti di questi ultimi fu poi promulgata nel 2009 la legge federale sulla riabilitazione dei volontari della guerra civile spagnola con la motivazione che "hanno sacrificato le loro vite per la libertà e la democrazia" con comportamenti che oggi "appaiono lungimiranti e giusti".
Ciò è stato fatto a prescindere dall'articolo 94 del Codice penale militare (CPM) che punisce chi si arruola in un esercito straniero senza il permesso del Consiglio federale, ritenuto che, così si leggeva ancora nel rapporto commissionale di allora, "l'unico obiettivo è di accordare, alla luce della nostra concezione della democrazia e dell'odierna visione della Storia, un peso maggiore alla lotta per la democrazia che all'applicazione dell'articolo del CPM". Anche in quel caso il Parlamento decise di non includere i volontari della resistenza francese poiché si ritenne che le loro motivazioni non risultassero sufficientemente chiarite dagli storici. Della riabilitazione di chi sostenne i partigiani italiani, nemmeno si parlò.
A distanza di ulteriori 12 anni, le Camere del Parlamento adottarono in prima fase l'iniziativa parlamentare qui in oggetto e hanno ritenuto fosse giunto il momento di riabilitare anche chi sostenne la resistenza francese. Oltre ad aver raccolto le fonti disponibili, la maggioranza della Commissione degli affari giuridici è giunta alla convinzione che le ragioni individuali dei volontari abbiano nel complesso un ruolo secondario, anche perché a posteriori non è quasi mai possibile stabilire con certezza quanto vi fosse intenzione di fare. Per la commissione è più importante il fatto che, indipendentemente dai motivi dell'epoca e in una prospettiva storica, le azioni di quei volontari si siano rivelate legittime poiché guidate da una giusta causa. Come i volontari della guerra civile spagnola, anche quelli che hanno sostenuto la resistenza francese hanno corso grandi rischi in nome della libertà e della democrazia.
Proprio dagli studi sul tema è infine emerso che, al pari di chi prestò aiuto nella resistenza francese, su cui si è espresso esaustivamente il collega Mahaim, volontari svizzeri, in particolare ticinesi, aiutarono anche quella italiana. In particolare, gli studi di Raphael Rues sulla regione dell'Ossola, situata tra il Canton Vallese e il Ticino, hanno fatto riemergere atti di resistenza e di aiuto ai partigiani italiani da parte di uomini e anche di numerose donne che avevano messo in conto di essere poi condannati in Svizzera. Anche se si tratta di persone oramai decedute, è qui importante onorarne l'impegno e, pur se postumo, sollevare chi fu colpito da sanzioni che la Confederazione riconosce ora essere contrarie al nostro attuale senso di giustizia. Non si tratta di criticare l'operato delle autorità di allora, bensì di annullare attraverso la riabilitazione le condanne e le sanzioni che, nell'ottica contemporanea, sono state pronunciate ingiustamente, oltre a rendere onore a posteriori a coloro che le subirono e, idealmente, a tutti coloro che si esposero a quel rischio in nome della libertà e della democrazia.
Come nelle leggi del 2003 e del 2009, quella qui in esame precisa che la riabilitazione non dà diritto ad alcun risarcimento per le sanzioni pronunciate e che esse devono riguardare il sostegno fornito alla resistenza francese o a quella italiana. L'annullamento non riguarda quindi condanne che non vi sono connesse, ma comprende per contro le pene accessorie pronunciate all'epoca, come le sanzioni amministrative inflitte a chi aveva prestato aiuto per passare clandestinamente le frontiere alle migliaia di persone che cercarono riparo in Svizzera. Per quanto riguarda il Ticino, successe in particolare nell'ottobre del 1944, con la caduta della zona libera dell'Ossola, quando 3500 partigiani e 6500 civili, tra cui 1500 bambini denutriti, trovarono rifugio nel nostro Paese.
Per questi motivi la maggioranza della vostra Commissione degli affari giuridici vi invita a sostenere il progetto di legge federale sulla riabilitazione dei volontari nella Resistenza francese e nella Resistenza italiana contro il nazifascismo.
Golay Roger · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe de l'Union démocratique du Centre
La commission a achevé ses travaux sur la réhabilitation des volontaires suisses qui ont participé aux combats de la Résistance française ou ont soutenu des groupes de partisans italiens pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle conclut que les actions de ces volontaires étaient justifiées d'un point de vue historique. Elle soumet donc à notre conseil un projet de loi visant à réhabiliter formellement ces personnes. Une minorité de la commission que je représente s'est opposée à ce qu'on soumette un projet de loi.
La manière de vous exposer la question est particulièrement importante. La minorité de la commission n'a pas émis d'avis sur la justesse de la cause poursuivie par nos compatriotes. La minorité de la commission n'a pas non plus émis d'avis sur les condamnations rendues par notre justice. La minorité a seulement souhaité que la Suisse assume pleinement son histoire et ses décisions, pour ce qu'elles ont de beau, comme de critiquable. Nous trouvons déstabilisant et inopportun de se livrer périodiquement à une révision formelle des jugements et des actes. Le Très-Haut juge, l'histoire juge ; nous, nous continuons la route en avant.
Dans la même logique, nous étions déjà opposés à de nombreuses propositions de réhabilitation, par exemple celles de personnes ayant combattu l'État islamique. Notre droit demeure le même aujourd'hui qu'hier : tout Suisse qui prend du service dans une armée étrangère commet une infraction sanctionnée par le code pénal militaire. C'est sur cette base qu'ont été condamnés les volontaires suisses qui s'étaient engagés dans la Résistance française ou dans la Résistance italienne pendant la Seconde Guerre mondiale. Le projet de loi visant à les réhabiliter prévoit l'annulation de ces jugements, alors même qu'ils ont été rendus en conformité avec la loi. Notre loi est ce qu'elle est ; elle a été correctement appliquée. Qu'on change la loi, si on estime qu'elle ne convient plus. En attendant, on l'applique et on assume l'avoir appliquée. C'est une question de fiabilité pour nos institutions.
C'est pourquoi notre groupe vous invite à ne pas entrer en matière et à rejeter ce projet.
Dandrès Christian · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe socialiste
La réhabilitation des Suissesses et des Suisses qui ont combattu la dictature nazie-fasciste au sein des résistances italienne et française s'est fait attendre - les rapporteurs l'ont indiqué. Elle est aussi une étape importante dans un cycle de réflexions que les institutions suisses ont ouvert dans les années 1990. C'était évidemment une démarche qui a été souvent imposée de l'extérieur à la suite de l'affaire des fonds en déshérence et qui a amené notamment la mise en place de la Commission Bergier et également l'excuse qui a été présentée au nom de la Suisse par Kaspar Villiger en 1995, du fait que les autorités suisses avaient apposé un tampon d'infamie, le tampon "J", sur le passeport des personnes de confession juive qui fuyaient les persécutions nazies.
Ce travail mémoriel a été rendu possible, cela a également été dit, du fait d'un travail historique qui a été mené sur cette période de l'histoire et sur la participation des résistants à ces mobilisations qui ont été si fortes en Italie et en France. Le débat est donc aujourd'hui mûr pour cette réhabilitation.
Le premier point le plus important est de pouvoir réhabiliter les 466 personnes qui ont été victimes d'un traitement injuste de la part de la Confédération, en relevant aussi que ce sont des personnes qui se sont engagées avec une conscience très aiguë de ce qui se jouait alors, qui n'était rien moins que la dignité humaine. La dignité humaine étant la base de la société, elle méritait que ces personnes s'engagent au péril de leur vie. Ce que montrent aussi ces études, c'est qu'il y a eu une poignée d'élus qui n'ont pas abandonné leurs convictions internationalistes et humaines, notamment le conseiller d'État Guglielmo Canevascini, qui a fait un travail extraordinaire à l'époque.
Le groupe socialiste salue la mémoire de ces personnes qui n'ont pas failli et qui ont gardé à l'esprit qu'il existe des principes supérieurs d'humanité et de solidarité et que ces principes doivent parfois primer la loi lorsque l'application stricte et bête de la loi aboutit à des situations insupportables. Ce devoir de mémoire éclaire aussi le parti pris des autorités de l'époque. Tandis que les tribunaux imposaient de lourdes peines à ces résistants engagés contre les fascistes, ils se sont montrés particulièrement complaisants avec ceux qui soutenaient les régimes fascistes. D'autres études qui ont été publiées montrent, notamment dans le rapport Bergier, qu'une partie des élites politiques et économiques suisses avait en commun avec les régimes nazis-fascistes une détestation du communisme. C'est cela qui explique sans doute cette discrépance. Un exemple très marquant a fait l'objet d'une étude récente, à savoir la manière dont les tribunaux suisses ont traité le cas du major Corrodi, un officier supérieur suisse qui a déserté l'armée suisse alors qu'il était mobilisé, qui a rejoint la Waffen-SS avec un grade supérieur et qui a participé aux exactions sur le front de l'Est avant de revenir en Italie combattre, notamment, les résistants suisses en Italie.
Cette personne a été condamnée à 2 ans et demi de prison, malgré la gravité de ses actes.
Le devoir de mémoire, c'est aussi et surtout un temps d'arrêt pour questionner la manière dont agissent aujourd'hui l'État fédéral et les institutions de la Confédération. Et là, on doit faire un lien : le trait saillant de la dictature nazie-fasciste, c'est son opposition aux principes des Lumières, à la République, sa conception petite bourgeoise que certaines personnes sont faites pour dominer le monde et d'autres pour être exploitées. C'est une idéologie particulièrement répugnante qui considère que, pour des motifs de couleur de peau, d'origine sociale, de croyances politiques ou religieuses, des pans entiers de la population peuvent être traités comme de simples objets et mis à mort au bon vouloir des personnes qui seraient la race des seigneurs. Or, 80 ans après la Deuxième Guerre mondiale, on doit constater qu'il y a des camps qui sont réapparus en Europe. Ce ne sont évidemment pas les mêmes que les camps de concentration nazis, mais ces camps sont quand même une flétrissure pour nos démocraties, parce qu'ils servent à priver de liberté des personnes dont le seul comportement reproché consiste à vouloir sauver leur vie ou celle de leurs proches de la guerre ou de la misère. Ces camps sont un des aspects d'une forme de violence qui se réinscrit dans l'Union européenne et en Suisse et qui est institutionnalisée et placée au coeur de la politique migratoire.
Aujourd'hui, on doit se rappeler quelle est la voie qui a été portée il y a 80 ans par les personnes qu'on réhabilite aujourd'hui : c'est que les principes d'égalité, de dignité humaine et de solidarité doivent rester le fondement de la vie en société et que les lois qui s'y opposent doivent être combattues. C'est ce message que ces personnes, aujourd'hui à 80 ans d'écart, doivent porter devant notre Parlement et qui doit dicter nos choix en matière de politique migratoire.
Bally Maya · Mit-F · Conseil national · Argovie · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.
Heute entscheiden wir über eine Massnahme von historischer Tragweite - ich denke, dies darf so gesagt werden -, über eine formelle Rehabilitation der Schweizer Freiwilligen, die im Kampf der französischen Résistance standen, und ebenso der Schweizer Freiwilligen, die im italienischen Widerstand tätig waren. Es geht um Gerechtigkeit, Erinnerungskultur und unsere Verantwortung gegenüber der gemeinsamen europäischen Geschichte.
Historischer Hintergrund und Begründung des Gesetzes liegen für die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP auf der Hand. Bereits 2009 beschloss das Parlament Schritte zur Rehabilitation der Schweizer Freiwilligen im Spanischen Bürgerkrieg. Ein die französische Résistance betreffender Teil war ursprünglich ebenfalls vorgesehen, wurde aber aufgrund fehlender Informationen ausgeklammert. Neue Forschungen, insbesondere von Peter Huber, liefern belastbare Profile von 466 Schweizer Freiwilligen, die in der französischen Résistance engagiert waren. Viele kehrten mit Strafen in die Schweiz zurück oder blieben im Ausland, andere wurden im Rahmen der damaligen Rechtslage sanktioniert.
Parallel dazu zeigt die Grenzregion Ossola/Tessin, wie eng Grenzgemeinschaften in Zeiten grösster Not zusammenstanden. Schweizer Freiwillige leisteten humanitäre Hilfe, boten Schutz und organisierten Logistik, oft unter hohen Risiken. Die Einbeziehung der Schweizer Freiwilligen im italienischen Widerstand in denselben Rahmen ist eine faire, logische Folge der historischen Realität in dieser Grenzregion und stärkt eine konsistente Erinnerungspolitik.
Die Befürwortung durch die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP gründet in mehreren Argumenten: Die formelle Rehabilitation stärkt Gerechtigkeit und Erinnerungskultur; Mut, Hilfsbereitschaft und Zivilcourage jenseits nationaler Grenzen verdienen Anerkennung. Ebenso fördert sie Gleichbehandlung und Rechtsklarheit, indem die französischen und italienischen Kontexte gleichermassen gewürdigt werden. Zudem beruht die Massnahme auf fundierter historischer Forschung, was die demokratische Legitimation stärkt. Des Weiteren bleibt das Verfahren schlank, transparent und verhältnismässig: keine Entschädigungen, kein Eingreifen in laufende Verfahren, kein Bezug zur Begnadigungskommission. Die Einbeziehung der Schweizer Freiwilligen im italienischen Widerstand reflektiert die tatsächliche Grenzgeschichte und erhöht so auch die Glaubwürdigkeit der Massnahme.
Ein Blick auf die Gegenargumente zeigt zwar, dass die Sorge bezüglich einer Amnestie nachvollziehbar ist, sie ist hier aber nicht gerechtfertigt. Es geht ausschliesslich um eine historische Würdigung, nicht um einen politischen Straferlass oder materielle Entschädigungen. Die Neuauslegung einzelner Urteile ist ausgeschlossen, da es sich um eine formale Rehabilitation, basierend auf historischer Forschung, handelt. Die Erweiterung auf die Schweizer Freiwilligen im italienischen Widerstand erfolgt in einem klar begrenzten, historisch begründeten Rahmen. Wir kommen damit unserer Verantwortung nach, die Erinnerung an gemeinsame Geschichte zu bewahren.
Zusammenfassend erfüllt die Vorlage nach Meinung der Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP den Auftrag einer gerechten historischen Nachbearbeitung, stärkt unsere Erinnerungskultur, die Rechtsstaatlichkeit und berücksichtigt solidarisch die Schweizer Freiwilligen im italienischen Widerstand. Die Rehabilitation bleibt symbolisch und legt keine Entschädigungen fest. Sie hebt lediglich historische Verurteilungen oder administrative Sanktionen auf, soweit sie eng mit einem Engagement in der französischen Résistance oder im italienischen Widerstand zusammenhingen. Das Verfahren bleibt schlank, transparent und zeitnah, analog den bisherigen Modellen der Rehabilitation.
Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP stimmt dem Entwurf der Kommission zur Rehabilitation der betroffenen Personen zu und bittet Sie, dies auch zu tun.
Gobet Nadine · Mit-F · Conseil national · Fribourg · Groupe libéral-radical
Je m'exprime au nom du groupe libéral-radical qui vous invite à entrer en matière sur ce projet.
Il convient de rappeler notamment que nos prédécesseurs avaient décidé, en 2009 déjà, de réhabiliter les combattants suisses ayant lutté aux côtés des forces républicaines durant la guerre civile espagnole. Alors que l'initiative parlementaire à l'origine de cette décision prévoyait d'inclure les combattants suisses ayant participé à la Résistance française, nos prédécesseurs avaient toutefois jugé bon de les écarter temporairement, et ce, par manque d'informations et de recherches historiques spécifiques sur le sujet. Or, ces recherches ont depuis été réalisées et des informations sont maintenant disponibles. Grâce aux travaux de M. Peter Huber, ce ne sont pas moins de 466 Suisses qui ont été identifiés comme ayant participé à la Résistance française. Parmi ceux-ci, environ 200 ont été condamnés, parfois lourdement, par la justice militaire de notre pays à leur retour en Suisse. Aujourd'hui, il ne fait plus aucun doute que, en s'engageant aux côtés des forces alliées dans la Résistance française, nos concitoyens ont contribué à la défaite du nazisme et plus particulièrement à la libération de notre continent des régimes tyranniques et génocidaires d'alors. Le groupe libéral-radical estime donc qu'il est désormais temps de réhabiliter formellement la mémoire de ces combattants.
En suivant la même logique, le groupe libéral-radical recommande également d'inclure dans le champ d'application de la loi les combattants suisses ayant participé à la Résistance italienne. En effet, comme l'ont notamment démontré les études menées par M. Raphael Rues, certains de nos concitoyens ont participé aux efforts pour lutter contre la dictature fasciste en Italie et ont également fait l'objet de condamnations de la part de nos autorités pour ces faits. Or, ces condamnations heurtent aujourd'hui profondément notre sens de la justice et il est donc nécessaire de les annuler.
Tout comme ce fut déjà le cas pour les combattants suisses en 2009 et, avant cela, pour les personnes ayant sauvé des réfugiés et lutté contre le nazisme en 2003, le groupe libéral-radical insiste toutefois pour que la réhabilitation soit uniquement formelle et que la loi ne prévoie pas d'indemnisation. En effet, il ne s'agit pas de dédommager les volontaires de la Résistance française et italienne des sanctions découlant de décisions judiciaires prises de manière conforme au droit en vigueur à l'époque, mais bien d'annuler ex nunc ces mêmes décisions. En ce sens, le projet va au-delà de la simple déclaration politique du Conseil fédéral, ce qui nous paraît approprié vu le sujet traité.
En ce qui concerne la discussion par article, le groupe libéral-radical vous recommande de suivre systématiquement la majorité de la Commission des affaires juridiques.
Bläsi Thomas · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe de l'Union démocratique du Centre
Le fait que ces héros suisses, qui ont été se battre dans la Résistance française, ont bravé la justice militaire et leur propre pays contribue à cet héroïsme. Cette réhabilitation qui est souhaitée l'est-elle vraiment pour eux - pour moi, cela revient à diminuer la portée de leur héroïsme - ou est-ce pour notre propre bien-être, 80 ans plus tard ? Je signale mes liens d'intérêts : mon grand-père étant un héros de la Résistance français, je ne participerai pas à ce vote.
Gobet Nadine · Mit-F · Conseil national · Fribourg · Groupe libéral-radical
La volonté est claire : il s'agit de réhabiliter les combattants.
Schneider Meret · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S
Im Jahr 2009 entschied das Parlament, die Schweizerinnen und Schweizer, die auf republikanischer Seite im Spanischen Bürgerkrieg gekämpft hatten, zu rehabilitieren. Die entsprechende parlamentarische Initiative, die zu diesem Entscheid geführt hatte, sah auch die Rehabilitierung von Schweizerinnen und Schweizern vor, die in der französischen Résistance gekämpft hatten. Zum damaligen Zeitpunkt war aber noch wenig über die Gruppe der Menschen bekannt, die der französischen Résistance, also dem Widerstand, zu Hilfe geeilt waren. Und die Begründung, deren Motivation sei weitgehend ungeklärt, war durchaus stichhaltig. Dies führte zum Entschluss, mit einer Rehabilitierung zu warten, bis die Wissenslücken geschlossen seien. Die Geschichtswissenschaft hat das inzwischen nachgeholt und die Résistance-Freiwilligen umfassend analysiert, insbesondere dank der Arbeit des Historikers Peter Huber, der seine Erkenntnisse auch Ihrer Kommission für Rechtsfragen präsentiert hat.
Anfänglich bestand eine sehr enge Definition von Résistance. Als deren Mitglieder wurden nur jene angesehen, die mit der Waffe in der Hand gekämpft hatten. Im Laufe der Recherchen stiess man jedoch auf mannigfaltige Formen des Widerstands, die ebenfalls integriert wurden. So gab es beispielsweise die sogenannten "gens du lac", bei welchen es sich um Fischer auf dem Lac Léman handelte, die der Résistance vor allem Medikamente zur Verfügung stellten, aber auch Waffen transportierten. Im Jura gab es zwei Schweizerinnen, die auf der anderen Seite der Grenze lebten und erlaubten, dass die Résistance bei ihnen Waffen oder Container deponierte, die von der englischen Armee abgeworfen wurden. In der Jurakette gab es ausserdem mehrere Jurassier, die auf beiden Seiten der Grenze lebten. Ein gewisser Philippe Allemann arbeitete offiziell für den Schweizer Nachrichtendienst und stellte gleichzeitig der Résistance seine Informationen zur Verfügung.
Sie sehen, man könnte sich weiter in den historischen Dokumenten verlieren und bewegende Schicksale zutage fördern, die den Rahmen meines Votums hier sprengen würden. All diese Leute, die nicht nur oder gar nicht mit der Waffe in der Hand kämpften, sondern der Résistance Hilfe leisteten, sollen in der vorgeschlagenen Rehabilitierung der Schweizer in der Résistance auch integriert werden.
Doch was bedeutet die Rehabilitierung überhaupt? Sie bezweckt, denjenigen Personen Gerechtigkeit widerfahren zu lassen, die wegen ihres Einsatzes für Freiheit und Demokratie in der französischen Résistance während des Zweiten Weltkriegs rechtlich zur Verantwortung gezogen wurden. Gerechtigkeit zugunsten dieser Personen bedeutet in erster Linie die Anerkennung der Eidgenossenschaft, dass die Kriminalisierung ethisch motivierter Aktivitäten - es ging damals um den Kampf für Freiheit und Demokratie - unser heutiges Gerechtigkeitsempfinden verletzt. Die Eidgenossenschaft trägt auf diese Weise den heutigen, gegenüber der Periode der Verhängung der Sanktionen veränderten Umständen und Auffassungen Rechnung. Das Bemühen um Gerechtigkeit für diese Personen bedeutet auch, ihnen Ehre zu erweisen. Klar, die meisten dieser Personen leben nicht mehr, doch bedeutet diese Anerkennung für Angehörige und Nachfahrinnen und Nachfahren viel und hat einen grossen symbolischen Wert.
Ich bitte Sie daher, der parlamentarischen Initiative zuzustimmen und den betreffenden Personen, die mit ihrem mutigen Einsatz für unsere Werte gekämpft haben, Gerechtigkeit widerfahren zu lassen.
Christ Katja · 1VP-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe vert'libéral
Präsidentin (Christ Katja, erste Vizepräsidentin): Die Grünliberale Fraktion verzichtet auf ein Votum und unterstützt die Anträge der Mehrheit.
Jans Beat · BR-M · Conseil fédéral · Bâle-Ville
Der heute diskutierte Gesetzentwurf der Kommission für Rechtsfragen setzt ein wichtiges Zeichen der Anerkennung. Die Freiwilligen im französischen und im italienischen Widerstand während des Zweiten Weltkrieges haben einen wichtigen Beitrag für Freiheit und Demokratie geleistet. Sie sollen deshalb im Nachhinein rehabilitiert werden.
Die historische Forschung zeigt zwar, dass weder bei den Schweizer Freiwilligen in den französischen Résistance-Kämpfen noch bei den Schweizer Freiwilligen im italienischen Widerstand zwingend politische Motive im Vordergrund standen. Doch waren diese Menschen bereit, ihr Leben im Kampf gegen Faschismus aufs Spiel zu setzen. Der Bundesrat teilt die Ansicht der Kommission für Rechtsfragen des Nationalrates, dass die Rehabilitierung unabhängig von den Beweggründen erfolgen soll, denn diese lassen sich im Nachhinein kaum eindeutig feststellen. Es geht hier um eine rückblickende Bewertung durch die Brille unserer heutigen demokratischen und historischen Einsichten. Deshalb möchte ich im Namen des Bundesrates auch betonen, dass die Rehabilitierung keine Kritik an den damaligen Behörden ist. Die damaligen Urteile sind rechtmässig erfolgt. Mit der Aufhebung aller Strafurteile soll auch das Verbot des fremden Militärdienstes in Artikel 94 des Militärstrafgesetzes nicht infrage gestellt werden.
Der Bundesrat unterstützt den Entwurf Ihrer Kommission und beantragt, die Vorlage anzunehmen.
Christ Katja · 1VP-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe vert'libéral
Präsidentin (Christ Katja, erste Vizepräsidentin): Wir stimmen über den Antrag der Minderheit Golay Roger auf Nichteintreten ab.
Vote
Abstimmung - Vote
Für Eintreten ... 121 Stimmen
Dagegen ... 55 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Christ Katja · 1VP-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe vert'libéral
Bundesgesetz über die Rehabilitierung der Freiwilligen in der französischen Résistance und im italienischen Widerstand
Loi fédérale sur la réhabilitation des volontaires engagés dans la Résistance française ou dans la Résistance italienne
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress, Ziff. I, II
Antrag der Kommission: BBl 2025 3466
Titre et préambule, ch. I, II
Proposition de la commission : FF 2025 3466
Angenommen - Adopté
Vote
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 129 Stimmen
Dagegen ... 60 Stimmen
(0 Enthaltungen)
Christ Katja · 1VP-F · Conseil national · Bâle-Ville · Groupe vert'libéral
Präsidentin (Christ Katja, erste Vizepräsidentin): Das Geschäft geht an den Ständerat.