25.3742
Sozialhilfe. Fehlanreize im Asylwesen beseitigen
Christ Katja · 1VP-F · Nationalrat · Basel-Stadt · Grünliberale Fraktion
Antrag der Mehrheit
Ablehnung der Motion
Antrag der Minderheit
(Steinemann, Addor, Fischer Benjamin, Glarner, Knutti, Marchesi, Riner, Rutz Gregor, Schmid Pascal)
Annahme der Motion
Proposition de la majorité
Rejeter la motion
Proposition de la minorité
(Steinemann, Addor, Fischer Benjamin, Glarner, Knutti, Marchesi, Riner, Rutz Gregor, Schmid Pascal)
Adopter la motion
Präsidentin (Christ Katja, erste Vizepräsidentin): Sie haben einen schriftlichen Bericht der Kommission erhalten.
Klopfenstein Broggini Delphine · Mit-F · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion
Nous examinons la motion Chiesa 25.3742 qui charge le Conseil fédéral de présenter un projet de loi garantissant que l'aide sociale versée aux requérantes et requérants d'asile, aux personnes admises provisoirement et aux titulaires du statut de protection S soit toujours inférieure à celle accordée à la population résidente.
La majorité de la Commission des institutions politiques que je représente ici vous propose de rejeter cette motion, déjà, dans un premier temps, parce que le droit actuel répond largement à l'exigence formulée dans la motion. Mais il y a d'autres arguments qui ont aussi été avancés par les différents membres et par la majorité de la commission. L'accès à l'aide sociale pour les requérantes et requérants d'asile et pour les personnes admises provisoirement varie fortement d'un canton à l'autre puisqu'au fond, on le sait, l'aide sociale relève principalement de la compétence des cantons. Dans certains cantons - et c'est bien de le dire -, l'aide versée est déjà grandement réduite par rapport à l'aide sociale ordinaire. On sait qu'il y a des variations qui sont très importantes, on peut passer de 20 à 70 pour cent de l'aide sociale en fonction des cantons. Dans la pratique, ces écarts peuvent donc être très importants, puisqu'ils résultent de décisions cantonales. Mais cela montre bien que les cantons disposent déjà d'une marge d'action considérable, et nous rappelle aussi une chose importante - cela a été relevé en commission et je le rapporte ici -, à savoir que l'aide sociale doit rester un instrument qui garantit les conditions d'une existence digne - une existence digne - pour les personnes qui ne peuvent subvenir à leurs besoins. Lorsque les prestations sont fortement réduites, la couverture des besoins vitaux devient évidemment difficile et les conséquences sociales peuvent être importantes, notamment pour des personnes qui vivent en Suisse pendant une période prolongée.
La majorité de la commission estime donc qu'il convient de garder une certaine mesure dans ce domaine. L'objectif de l'aide sociale n'est pas seulement budgétaire, il est aussi d'aider à la cohésion sociale, à la protection des personnes et à la sécurité de notre pays. Il s'agit aussi d'assurer un minimum de stabilité sociale. Par ailleurs, plusieurs analyses montrent que des dispositifs trop restrictifs peuvent entraîner des effets contre-productifs et une charge administrative supplémentaire. Une étude faite à Zurich a notamment été citée en commission à propos de cet effet direct, notamment concernant la question de la crise sanitaire.
S'agissant du dernier point visé par la motion, à savoir les personnes titulaires d'un statut de protection S ayant obtenu une autorisation de séjour, la commission partage clairement la position du Conseil fédéral. Une fois qu'une autorisation de séjour est délivrée, ces personnes relèvent du droit des étrangers, comme les autres titulaires d'un permis B. Dans ce contexte, il est cohérent qu'elles soient traitées de la même manière que les autres étrangers disposant d'une autorisation de séjour. Il n'y a aucune raison objective qui justifie d'introduire une différence de traitement. Il revient à la majorité de la commission de ne pas créer une différence de traitement pour des personnes qui sont soumises à la loi sur les étrangers et l'intégration de manière très claire.
La commission rappelle aussi que le statut de protection S devra de toute manière être examiné ces prochaines années, et qu'il y aura une réflexion plus large sur son évolution. On s'attèlera à suivre cela de près. La commission l'a dit : des instruments pourraient lui succéder, et tout cela est déjà en cours de traitement. Les questions liées à l'intégration, à l'accès au travail et aux prestations sociales seront de toute façon discutées de manière générale. Cette motion ne répond pas du tout à une préoccupation directe. La majorité de la commission considère que la situation actuelle répond déjà largement aux objectifs visés par la motion, que les cantons disposent de compétences nécessaires dans ce domaine et qu'il n'est pas opportun d'introduire aujourd'hui une modification législative dans ce sens, pour des questions de sécurité, pour des questions sociales et pour des questions d'humanité.
Pour ces raisons, la commission vous propose, par 16 voix contre 9, de rejeter cette motion. La commission a toutefois également entendu d'autres arguments qui sont restés minoritaires, notamment liés à la maîtrise des dépenses publiques. Pour la majorité de la commission, cet argument n'est pas tenable, et cette motion n'a pas de raison d'être.
Je vous invite donc, au nom de la majorité de la commission, à la rejeter.
Paganini Nicolò · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Im Auftrag der Staatspolitischen Kommission berichte ich Ihnen über die Beratung vom 23. Januar 2026 zur vorliegenden Motion Chiesa. Nachdem der Bundesrat die Motion am 13. August 2025 zur Ablehnung beantragt hatte, nahm sie der Ständerat am 15. September 2025 mit 22 zu 17 Stimmen bei 3 Enthaltungen an.
An dieser Stelle könnte ich es mir eigentlich einfach machen. Der Ständerat lehnte nämlich gestern die praktisch identische Motion Schwander 25.4685 ab, und wir haben in diesem Rat vor gut einer Stunde die ebenfalls praktisch identische Motion Steinemann 25.3302 mit grossem Mehr abgelehnt. Trotzdem komme ich natürlich dem Auftrag der Kommission nach und berichte.
Worum geht es? Der Motionär will den Bundesrat beauftragen, den eidgenössischen Räten eine Gesetzesänderung vorzulegen, gemäss der die Sozialhilfe für Asylsuchende, vorläufig Aufgenommene und Personen mit Schutzstatus S immer tiefer angesetzt ist als diejenige für die ansässige Bevölkerung, unabhängig davon, ob sie eine Aufenthaltsbewilligung haben oder noch erhalten.
Die Motion zielt also auf vier Kategorien von Personen ab. Erstens betrifft sie Asylsuchende. Für diese Menschen ist die Motion gemäss Artikel 82 Absatz 3 AsylG bereits erfüllt. Zweitens betrifft sie vorläufig Aufgenommene. Für diese Personengruppe ist die Motion gemäss Artikel 86 Absatz 1 AIG bereits umgesetzt. Drittens betrifft sie Schutzbedürftige mit Schutzstatus S, die noch keine fünf Jahre in der Schweiz leben und deshalb keine Aufenthaltsbewilligung haben. Für diese Menschen ist die Motion mit Verweis auf Artikel 82 Absatz 3 AsylG erfüllt.
Zwischenfazit: Die Motion ist bei drei von vier anvisierten Personengruppen bereits erfüllt. Wie man ein solches Anliegen in die vorliegende Motion packen kann, ist für die Mehrheit der Kommission schleierhaft.
Damit komme ich zur letzten, zur vierten Personengruppe. Hier geht es um Schutzbedürftige mit Schutzstatus S, die gemäss Artikel 74 Absatz 2 AsylG nach fünf Jahren eine Aufenthaltsbewilligung bekommen. Für Flüchtlinge aus der Ukraine wird dies ab Frühjahr 2027 der Fall sein. Dieser Typ Aufenthaltsbewilligung fällt wieder weg, wenn der Schutzstatus S aufgehoben wird. Es stellt sich beim Entscheid über die Motion Chiesa also einzig die Frage, ob wir für diese an den Schutzstatus S geknüpften Aufenthaltsbewilligungen ein spezielles Regime einführen.
Die Mehrheit der SPK-N möchte keinen Unterschied zwischen verschiedenen Kategorien von Aufenthaltsbewilligungen machen. Die betroffenen Menschen sollen gleich wie Ausländerinnen und Ausländer oder auch wie anerkannte Flüchtlinge mit einem B-Ausweis behandelt werden; dies auch deshalb, weil die betroffenen Schutzstatus-Aufenthaltsbewilligungen zwar in gewissem Sinne ungesichert sind - sie hängen ja am Schutzstatus -, das Vorliegen der Voraussetzungen aber auch bei anderen Typen von Aufenthaltsbewilligungen regelmässig überprüft wird. Eine B- ist eben in keinem Fall eine C-Bewilligung.
Es gab in der Kommission eine weitgehende Übereinstimmung in der Auffassung, dass angesichts des nicht absehbaren Endes des Ukraine-Krieges für den Umgang mit dem Schutzstatus S nach fünf Jahren grundsätzliche Überlegungen angestellt werden müssen. Der Schutzstatus S ist in Bezug auf die Dauer der Schutznotwendigkeit und die Anzahl schutzbedürftiger Personen kaum auf den ersten grossen Anwendungsfall im Ukraine-Krieg ausgerichtet. Die vorliegende Motion ist aus Sicht der Kommissionsmehrheit aber das falsche Vehikel für diese Grundsatzarbeiten am Status S.
Eine Minderheit der Kommission möchte, dass sich der Nationalrat dem Ständerat anschliesst und die Motion aus gerechtigkeits- und finanzpolitischen Gründen annimmt; eine Absenkung der Sozialhilfe für Personen mit Schutzstatus S und mit Aufenthaltsbewilligung würde einen starken Anreiz für die Ausübung einer Erwerbstätigkeit darstellen.
Die Kommission beantragt Ihnen mit 16 zu 9 Stimmen, die Motion abzulehnen.
Steinemann Barbara · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Nach fünf Jahren Aufenthalt erhalten alle Ukrainer eine Bewilligung B. So steht es für Schutzbedürftige, eher zufällig, in Artikel 74 Absatz 2 des Asylgesetzes. Das Anliegen der Motion Chiesa wird ab dem Jahr 2027 grosse Bedeutung bekommen, wenn alle Personen mit Status S automatisch eine Aufenthaltsbewilligung erhalten sollen, nicht weil sie integriert wären, sondern einfach, weil die fünf Jahre Aufenthalt nach Gesetz erreicht sind. Das ist weder vom Gesetzgeber durchdacht noch sachlich gerechtfertigt.
2025 bezogen die Betroffenen zu 83 Prozent Sozialhilfe. Die Erwerbsquote liegt bei etwas mehr als 30 Prozent. Trotz grossen Anstrengungen gelingt es also weniger als 20 Prozent von ihnen, wirtschaftlich auf eigenen Beinen zu stehen. Mit dem Statuswechsel werden sie nach fünf Jahren Aufenthalt einfach mit höheren Sozialleistungen bedacht. Davon würden selbst Ukrainer und Ukrainerinnen profitieren, die hier keinen einzigen Tag gearbeitet haben. Damit erschweren wir die Anstrengungen der Sozialverwaltungsangestellten um Arbeitsmarkteingliederung, dies mit dem Ergebnis, dass die Statistiken noch schlechter ausfallen.
Ebenso ungerechtfertigt sind Sozialhilfeleistungen nach dem höheren Tarif für einst abgewiesene Asylbewerber, die man nicht wegweisen konnte oder wollte und denen ein Härtefall gewährt wurde. Diese Härtefallgewährungen sind alles andere als Einzelfälle: In den letzten vier Jahren haben die Behörden in 19 000 Fällen einer Umwandlung des Aufenthaltsstatus zugestimmt, und dies bei insgesamt 43 000 vorläufig Aufgenommenen.
Status S und Status F sind Rechte, die einen provisorischen Aufenthalt in der Schweiz erlauben und nach wie vor auf Rückkehr ausgerichtet sind. Aus diesem Grund wäre eine sozialhilferechtliche Gleichstellung mit unserer einheimischen Bevölkerung vermessen. Über die Motion Chiesa wurde in der Kommission lange und wortklauberisch diskutiert. Das zeugt vom Handlungsbedarf, der erkannt wurde. Der Ständerat hat der Motion ja auch zugestimmt.
Es wird immer schwieriger, das alles unserer Bevölkerung zu erklären, und das Wohlwollen gegenüber dem heutigen Asylwesen dürfte so ganz bestimmt nicht steigen. Wenn Sie die Motion ablehnen, dann müssen Sie danach der Bevölkerung erklären, wieso Sie pauschal einfach allen Ukrainerinnen und Ukrainern sowie den ehemals abgewiesenen Asylbewerbern, die eine B-Bewilligung erhalten haben, Sozialhilfe auf Schweizer Niveau verteilen wollen, obwohl diese Personengruppen im Arbeitsmarkt derart schlecht vertreten sind.
Bitte unterstützen Sie meine Minderheit.
Jans Beat · BR-M · Bundesrat · Basel-Stadt
Sie haben es gehört: Die Debatte wurde gestern im Ständerat geführt, und der Ständerat hat die entsprechende Motion abgelehnt. Wir haben die exakt gleichlautende Motion hier vor einer Stunde behandelt, und Sie haben sie abgelehnt. Sie haben meine Argumente gestern im Ständerat gehört, Sie haben sie heute im Nationalrat gehört, und ich werde es Ihnen ersparen, noch einmal exakt dasselbe zu sagen und zu erklären, warum der Bundesrat ganz entschieden die Ablehnung dieser Motion beantragt.
Ich möchte aber trotzdem noch darauf hinweisen: Es zeigt ein bisschen, wie absurd es ist, wenn im Rahmen solcher ausserordentlichen Sessionen gleichlautende Vorstösse in beiden Räten behandelt werden. Für den Bundesrat bringt das einfach einen erheblichen zusätzlichen Aufwand, Leerlauf ohne Mehrwert, und für Ihre Kommissionen auch. Es schwächt diese auch, weil sie am Schluss Vorstösse, die Sie schon überwiesen haben, nochmals beraten müssen. Das ergibt wenig Sinn. Ich und, so glaube ich, auch der ganze Bundesrat würden sich freuen, wenn Sie von diesem Mittel künftig ein bisschen weniger Gebrauch machen würden.
Abstimmung
Präsidentin (Christ Katja, erste Vizepräsidentin): Die Mehrheit der Kommission und der Bundesrat beantragen die Ablehnung der Motion. Eine Minderheit Steinemann beantragt die Annahme der Motion.
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 64 Stimmen
Dagegen ... 126 Stimmen
(1 Enthaltung)