26.3003

Studie zu einem Paradigmenwechsel im Steuersystem angesichts der durch künstliche Intelligenz verursachten Veränderungen des Arbeitsmarktes

Page Pierre-André · P-M · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei

Antrag der Mehrheit

Annahme des Postulates

Antrag der Minderheit

(Dobler, Aeschi, Amaudruz, Buffat, Burgherr, Feller, Hübscher, Matter Thomas, Pamini, Schneeberger, Tuena, Walti Beat)

Ablehnung des Postulates

Proposition de la majorité

Adopter le postulat

Proposition de la minorité

(Dobler, Aeschi, Amaudruz, Buffat, Burgherr, Feller, Hübscher, Matter Thomas, Pamini, Schneeberger, Tuena, Walti Beat)

Rejeter le postulat

Müller Leo · Mit-M · Nationalrat · Luzern · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.

Mit diesem Postulat der Kommission für Wirtschaft und Abgaben unseres Rates soll der Bundesrat beauftragt werden, eine Studie über einen möglichen Paradigmenwechsel im schweizerischen Steuersystem durchzuführen. Es geht darum, herauszufinden, ob Einnahmen aus der Einkommenssteuer wegfallen könnten, weil Arbeitnehmende im grossen Umfang durch künstliche Intelligenz ersetzt werden. Diese Studie soll Folgendes aufzeigen: Szenario-Analysen zu den Auswirkungen von KI auf den Schweizer Arbeitsmarkt; potenzielle Ausfälle bei den Steuereinnahmen und mögliche Kompensationsmechanismen; Besteuerungsmodelle, die auf der durch KI geschaffenen Wertschöpfung basieren; wirtschaftliche Chancen und Risiken für den Standort Schweiz und schliesslich internationale Vergleiche und adaptive Umsetzungsstrategien. Dies alles soll vom Bundesrat erarbeitet und analysiert werden.

Begründet wird dieser Vorstoss damit, dass die Schweiz, wie alle Industrieländer, vor einem grossen Wandel des Arbeitsmarktes steht. Künstliche Intelligenz entwickelt sich rasant und beginnt, qualifizierte Berufe zu ersetzen. Es geht darum, rechtzeitig die Auswirkungen einer möglichen Veränderung im Arbeitsmarkt zu untersuchen und mögliche Folgen abzuschätzen. Es geht um vorausschauendes Nachdenken über mögliche Veränderungen auf dem Arbeitsmarkt. Die Kommission hat mit 12 zu 12 Stimmen mit Stichentscheid des Präsidenten beschlossen, dieses Kommissionspostulat einzureichen.

Die Gegner dieses Kommissionsvorstosses argumentierten in der Kommission, es sei das falsche Timing. In vielen Firmen gebe es diverse Pilotprojekte, aber ein Grossteil davon werde wieder abgebrochen. Es sei zu früh für dieses Postulat. Zudem äusserten sich diverse Personen mit dem Argument gegen dieses Postulat, dass sie gegen neue Steuern seien. Im Weiteren wurde argumentiert, dass das Postulat Walti Beat 23.3752, "Attraktiv bleiben, Finanzen sichern. Die Schweiz braucht eine langfristige Steuer- und Standortstrategie", angenommen worden sei und dass der Bundesrat zurzeit einen Bericht erarbeite. Darin geht es darum, eine langfristige Steuer- und Standortstrategie aufzustellen. Dabei wird auch beurteilt, wie das Steuersystem ausgestaltet sein müsste. In diesem Zusammenhang ist allerdings zu erwähnen, dass KI weder im Text noch in der Begründung des Postulates erwähnt wird, dass davon keine Rede ist. Dies in den Vorstoss hineininterpretieren zu wollen, ist unserer Meinung nach schon etwas mutig.

Die Befürworter argumentieren, dass man sich rechtzeitig mit den durch KI ausgelösten möglichen Veränderungen mit Blick auf das Steuersystem und den Arbeitsmarkt auseinandersetzen müsse. Es sei unsere Pflicht, darüber nachzudenken. Es sei nie zu früh, über solche Veränderungen nachzudenken, solche Fragen müsse man rechtzeitig klären. Wenn diese Entwicklungen dann eingetreten seien, sei es zu spät für eine grundlegende Beurteilung. Zudem könne die Abklärung gemäss dem vorliegenden Postulat auch im Zusammenhang mit anderen, ähnlichen Abklärungen verbunden werden. Der Bundesrat habe die Möglichkeit, diese verschiedenen Fragen miteinander zu kombinieren und in einem Bericht zusammenzufassen.

Es geht also darum, vorausschauend eine Analyse vorzunehmen, ob KI auf unseren Arbeitsmarkt und insbesondere auch auf unser Steuersystem Auswirkungen hat oder nicht. Es ist unsere Aufgabe, über solche Fragen nachzudenken.

Ich bitte Sie deshalb, dieses Postulat anzunehmen und dem Bundesrat zur Bearbeitung zu überweisen.

Amoos Emmanuel · Mit-M · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion

Réunie en séance de commission les 12 et 13 janvier dernier, votre Commission de l'économie et des redevances a déposé un postulat qui charge le Conseil fédéral de mener une étude sur un changement de paradigme dans le système fiscal suisse face aux évolutions causées sur le marché du travail par l'intelligence artificielle. Je souhaite d'emblée rappeler un élément essentiel : ce postulat ne vise aucune réforme fiscale concrète. Il charge simplement le Conseil fédéral d'étudier une question qui devient centrale pour toutes les économies avancées. Cette question est la suivante : comment les transformations du travail liées à l'intelligence artificielle pourraient-elles affecter les bases de notre système fiscal ?

L'intelligence artificielle progresse à une vitesse remarquable. Elle modifie déjà l'organisation du travail dans de nombreux secteurs : l'administration, la finance, l'industrie, la logistique, la santé ou encore les services. Personne ne peut dire aujourd'hui avec certitude quelle sera l'ampleur de ces transformations, mais une chose est largement reconnue par les économistes : le marché du travail évoluera. Ces évolutions pourraient par exemple se traduire par des gains de productivité importants, une transformation de nombreux métiers, une modification de la structure de l'emploi et potentiellement un déplacement d'une partie de la valeur ajoutée du travail humain vers des systèmes automatisés.

Or, notre système fiscal repose encore largement sur la taxation du travail et des revenus qui en découlent, ainsi que sur les cotisations sociales liées à l'emploi. La question posée par ce postulat est donc une question de préparation et d'anticipation. Si la structure du travail évolue profondément, notre système fiscal restera-t-il adapté ? Il ne s'agit pas d'annoncer des bouleversements ni de céder à un quelconque déterminisme technologique. L'histoire nous montre que les révolutions technologiques créent également de nombreux emplois et de nouvelles activités.

Mais l'histoire nous montre également autre chose : les pays qui s'en sortent le mieux sont ceux qui anticipent les transformations plutôt que de les subir. C'est exactement l'esprit de ce postulat. Le Conseil fédéral serait chargé d'analyser plusieurs éléments : les effets possibles de l'intelligence artificielle sur l'emploi et le revenu du travail, les conséquences potentielles sur les recettes fiscales et les systèmes de financement public, et les différentes pistes discutées au niveau international pour adapter les cadres fiscaux à ces évolutions. Je souligne une nouvelle fois qu'il s'agit d'une étude et non d'une proposition de réforme ; le Parlement restera bien entendu souverain pour décider, le moment venu, s'il souhaite agir ou non.

Une minorité de la commission propose de rejeter le postulat. Compte tenu de la rapidité des changements et des grandes incertitudes liées à l'intelligence artificielle, elle estime qu'il est prématuré de commander déjà une étude à ce sujet. La majorité de la commission ne partage pas cette appréciation. Premièrement, l'intelligence artificielle fait déjà l'objet d'analyses économiques approfondies dans de nombreux pays et au sein d'organisations internationales. Ignorer ces débats ne les fera pas disparaître. Deuxièmement, demander un rapport au Conseil fédéral n'engage en rien le Parlement à modifier le système fiscal. Cela permet simplement de disposer d'une base d'analyse solide pour des débats futurs. Troisièmement, la Suisse a toujours eu intérêt à anticiper les grandes transformations économiques. Notre prospérité repose précisément sur notre capacité à adapter nos institutions aux mutations technologiques et structurelles. Refuser d'étudier la question reviendrait en quelque sorte à dire : "Nous préférons ne pas savoir." La commission, par 12 voix contre 12 et avec la voix prépondérante de son président, estime au contraire que le Parlement doit disposer d'informations sérieuses et prospectives sur un phénomène qui pourrait transformer durablement l'économie mondiale.

L'intelligence artificielle présente à la fois une immense opportunité économique et un défi également pour nos institutions. Elle peut renforcer la productivité, créer de nouveaux secteurs et soutenir la compétitivité de la Suisse. Mais elle pourrait aussi modifier les équilibres sur lesquels reposent aujourd'hui certaines de nos politiques publiques. Dans ce contexte, demander au Conseil fédéral une analyse approfondie n'est ni alarmiste ni idéologique ; c'est simplement faire preuve de responsabilité politique.

Pour toutes ces raisons, la majorité de la commission vous invite à accepter ce postulat.

Dobler Marcel · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · FDP-Liberale Fraktion

Dieses Postulat verlangt eine Studie über einen möglichen Paradigmenwechsel im Steuersystem für den Fall, dass die künstliche Intelligenz im grossen Umfang zu einer Reduktion von Arbeitsplätzen führt. Es sollen Szenarien untersucht und Kompensationsmassnahmen entwickelt werden, was nichts anderes bedeutet, als dass neue, zusätzliche Steuern eingeführt werden, und dies aufgrund von Personalentwicklungen durch einen einzigen technologischen Trend, wobei alle anderen vernachlässigt werden. Es gibt wirklich viele Gründe, dieses Postulat, wie es Ihnen auch der Bundesrat empfiehlt, abzulehnen.

1. Es ist unklar, was genau mit der Reduktion von Arbeitsplätzen im grossen Umfang gemeint ist. Ist die Arbeitslosigkeit gemeint oder die Entwicklung der Gesamtbundeseinnahmen? Ist eine Erhöhung der Arbeitslosigkeit um 1 Prozent ein grosser Umfang und erfordert einen Paradigmenwechsel im Steuersystem? Oder ist gemeint, dass die Gesamtsteuereinnahmen nicht mehr gleich stark wie heute wachsen? Aufgrund des unklaren Auftrags in Koppelung mit der Tatsache, dass Vorhersagen über die Auswirkungen von KI auf das Steuersubstrat schwierig oder unseriös sind, ist dieses Postulat abzulehnen.

2. Der Bundesrat wird im Rahmen des Postulates 23.3752 bereits auf die steuerpolitischen Herausforderungen und insbesondere den Einsatz von KI eingehen. Zudem wird er im nächsten Jahr einen Monitoringbericht zu den Auswirkungen der Digitalisierung auf den Arbeitsmarkt publizieren; darin wird er auf die Chancen und Risiken eingehen.

3. Natürlich ist KI ein aktueller Hype. Mir erschliesst sich aber nicht, warum dieses Postulat einzig die KI adressiert und nicht grundsätzlich die technologische Entwicklung und die Auswirkungen auf das Steuersubstrat von Themen wie z. B. Robotik, E-Commerce, autonomes Fahren oder 3D-Druck anspricht. Das ist inkonsistent.

4. Gerade in Branchen mit Fachkräftemangel wie im Gesundheitswesen, im Bau, in der Informatik oder auch in der Verwaltung sind Effizienzsteigerungen durch KI erwünscht. Sie würden die Zuwanderung und die Bürokratie reduzieren und gleichzeitig die Qualität erhöhen. Sollen diese Effizienzsteigerungen mit neuen Steuern belegt werden, die uns im internationalen Vergleich schlechterstellen und einen Standortnachteil schaffen?

5. Zum jetzigen Zeitpunkt gibt es keine Anzeichen dafür, dass sich die Entwicklung der KI in diesen Punkten fundamental von früheren technologischen Entwicklungen unterscheidet und gravierende Auswirkungen auf das Gesamtsteuersubstrat hätte. Es ist zu früh, auf Vorrat und ohne konkreten Bedarf teure Studien für neue Steuerbelastungen in Auftrag zu geben.

6. Die Firmen sammeln derzeit Erfahrungen mit KI. Besonders innovative Unternehmen testen das Potenzial, und nur ein Bruchteil der Projekte wird operativ eingesetzt. Grosse Firmen berichten, dass vier Fünftel der Projekte wegen zu geringen Nutzens abgeschrieben werden. Welche Auswirkungen dieser Trend in zehn Jahren auf den Gesamtarbeitsmarkt haben wird, ist nicht absehbar.

7. Als letzten Grund für die Ablehnung möchte ich den Zeitpunkt nennen. Der Bundesrat hat dieses Thema bereits an mehreren Orten aufgenommen. Es gibt kein belastbares Zahlenmaterial, und die Annahmen und Szenarien sind nicht präzise genug, um daraus etwas ableiten zu können. Es ist schlicht zu früh für eine solche Studie, selbst wenn man das Anliegen teilen würde.

Aus all diesen Gründen bitte ich Sie, dieses Postulat abzulehnen.

Keller-Sutter Karin · BR-F · Bundesrat · St. Gallen

Der Bundesrat nimmt die im Postulat angesprochenen Entwicklungen sehr ernst. Die rasanten Fortschritte im Bereich der künstlichen Intelligenz werfen wichtige Fragen auf, für den Arbeitsmarkt, für die Wertschöpfung, aber auch für die öffentlichen Finanzen. Der Bundesrat verfolgt diese Entwicklungen aufmerksam. Hinsichtlich der Auswirkungen auf das Steuersystem ist wichtig, zu verstehen, dass unser Steuersystem im Grundsatz sowohl Arbeitseinkommen als auch Kapitaleinkommen erfasst. Auch wenn es also durch KI zu Verschiebungen der Einkommen von der Arbeit zum Kapital kommt, folgt daraus nicht automatisch eine Erosion der Steuereinnahmen.

Beim Bund laufen bereits Arbeiten zu den Auswirkungen der künstlichen Intelligenz. Im ersten Halbjahr 2026 plant der Bundesrat, den Bericht zum Postulat Walti Beat 23.3752 zu verabschieden. Es trifft zu, dass Herr Walti in seinem Postulat nicht expressis verbis die KI erwähnt. Das stimmt, Herr Nationalrat Müller. Aber dieser Bericht wird eine Auslegeordnung zu verschiedenen Steuerthemen beinhalten und sich unter anderem auch mit technologischen Entwicklungen im Bereich der künstlichen Intelligenz befassen.

Im Weiteren wird im Jahr 2027 erneut ein Monitoringbericht zu den Auswirkungen der Digitalisierung auf den Arbeitsmarkt erscheinen. Dieser Bericht analysiert die Chancen und Risiken der digitalen Transformation.

Es ist also etwas ein Streit um des Kaisers Bart bei diesem Postulat. Ich glaube, in der Grundstossrichtung sind wir uns einig. Den Postulanten der WAK-N und auch dem Bundesrat ist dieses Thema wichtig. Wir wollen das Thema im Bericht zum Postulat Walti Beat adressieren und erachten es als entbehrlich, hier einen zusätzlichen Bericht zu erarbeiten.

Deshalb beantragen wir Ihnen die Ablehnung des Postulates.

Abstimmung

Le président (Page Pierre-André, président): La majorité de la commission propose d'adopter le postulat. Une minorité Dobler et le Conseil fédéral proposent de rejeter le postulat.

Abstimmung - Vote

Für Annahme des Postulates ... 100 Stimmen

Dagegen ... 88 Stimmen

(0 Enthaltungen)