Parliamentary business: Berufsbildung stärken (24.3702)

24.3702

Renforcer la formation professionnelle

Burgherr Thomas · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Heute gibt es ein grosses Missverhältnis finanzieller Natur zwischen höherer Berufsbildung und universitärer Bildung - mit weitreichenden Konsequenzen. Der Staat finanziert und unterstützt die universitäre Bildung auf verschiedenen Ebenen massiv. Umgekehrt wird die Berufsbildung richtigerweise eigenverantwortlich getragen. Unternehmen und Mitarbeitende finanzieren diese selbst, weil sie darin einen möglichst direkten Mehrwert sehen.

Die Gebühren für Studenten an öffentlichen Hochschulen betragen pro Semester zwischen 400 und rund 6500 Franken, im Durchschnitt knapp 800 Franken. Eine höhere Berufsbildung kostete im Jahr 2021 zwischen 13 600 und 19 700 Franken. Davon werden gut 50 Prozent von den Kandidaten oder ihren Familien berappt, etwa 25 bis 30 Prozent werden durch die Arbeitgeber finanziert.

Ich finde dieses System richtig. Es betont das ureigene Interesse an Weiterbildung und Bildung. Es fördert, dass die Bildungsgänge sehr nah am Markt und an den Bedürfnissen der Arbeitswelt sind. Mit der ungleichen öffentlichen Finanzierung werden aber falsche Anreize gesetzt. Dieses Missverhältnis wird als unfair angesehen. Ziel sollte es sein, dass auch bei der universitären Bildung die eigenverantwortliche Finanzierung betont wird, damit auch hier die Antizipation eines zukünftigen Lohnes sowie die Eigeninitiative und Eigenmotivation mehr Gewicht bekommen. Dadurch würden allenfalls Anreize gesetzt, eher ein Studium zu beginnen und durchzuziehen, welches auf dem Arbeitsmarkt und in der Privatwirtschaft gefragt ist. Es gibt zu viele Abbrüche und zu viele Leute, die einfach ohne Ziel etwas studieren. Das ist vor allem für die Betroffenen schade und ungesund, aber auch für die Allgemeinheit.

Die von mir angestrebte Angleichung hätte also mehrere Vorteile. Neben der Stärkung der Berufsbildung könnten auch dringende Einsparungen ermöglicht werden, ohne etwas an der Qualität zu verändern. Möglicherweise würde sich die Qualität dadurch sogar steigern, weil Eigenverantwortung auch zu mehr Motivation, Sinnhaftigkeit und Leistung führt. Wir reden hier von mehreren hundert Millionen Franken, die die Kantone und der Bund bei den ETH und den Universitäten sparen könnten.

Was ich sicher nicht möchte, ist, dass sich die höhere Berufsbildung immer mehr der Hochschulbildung angleicht. Deshalb müssen wir auf der universitären Seite ansetzen und dürfen die Subventionsschleusen nicht auch bei der Berufsbildung öffnen. Das möchte ich nicht. Das würde unserem System nicht gerecht werden und die Idee der dualen Bildung torpedieren.

Ich bin froh, dass der Bundesrat bereit ist, das Thema der Studiengebühren erneut in der Schweizerischen Hochschulkonferenz, die vom Vorsteher des Eidgenössischen Departementes für Wirtschaft, Bildung und Forschung präsidiert wird, aufzunehmen und die eidgenössischen Räte über die Ergebnisse zu informieren. Ich bin mir bewusst, dass der Bundesrat nicht in die Hoheit der Kantone eingreifen will und kann. Das ist richtig so. Deshalb habe ich meine Motion auch so formuliert, dass sich der Bundesrat mit einem klaren Ziel einsetzen soll. Ob er sich durchsetzen kann, werden die Debatten dann zeigen.

Meiner Ansicht nach bräuchte es daher auch keine Anpassung der Motion im Zweitrat, wie der Bundesrat es vorgeschlagen hat. Eine solche Anpassung wäre selbstverständlich im Zweitrat möglich, wenn Sie heute meinen Vorstoss zur Stärkung der Berufsbildung unterstützen.

Parmelin Guy · BPR-M · Conseil fédéral · Vaud

Au degré tertiaire, la formation professionnelle supérieure et le domaine des hautes écoles jouent tous deux un rôle majeur pour fournir à l'économie les cadres et les professionnels qualifiés dont celle-ci a besoin. En vertu de la Constitution fédérale, la Confédération et les cantons sont tenus de veiller ensemble à la qualité et à la perméabilité de l'espace suisse de formation et de garantir des profils professionnels clairs. Dans ce contexte, la charge financière pour les participants du degré tertiaire a été notablement équilibrée. Ces dernières années, la Confédération a renforcé la formation professionnelle supérieure de manière ciblée, notamment par le biais du financement axé sur la personne. Cette mesure permet d'aider financièrement les personnes qui suivent des cours préparatoires aux examens professionnels fédéraux et aux examens professionnels fédéraux supérieurs. En 2024, 16 517 candidats ont ainsi pu recevoir un soutien financier de la Confédération. La Confédération a alloué dans ce cadre 105,5 millions de francs au titre de contributions fédérales. L'objectif du Conseil fédéral visant à renforcer la formation professionnelle supérieure a ainsi été atteint. De leur côté, les cantons et leurs hautes écoles sont responsables de fixer le montant des taxes d'études dans les hautes écoles. En ce qui concerne le domaine des Écoles polytechniques fédérales (EPF), cette tâche incombe au Conseil des EPF.

Je souhaite aujourd'hui attirer votre attention sur l'évolution de la situation depuis la prise de position du Conseil fédéral et sur certaines mesures qui vont dans le sens souhaité par l'auteur de la motion, à savoir le renforcement du financement par les utilisateurs dans les hautes écoles. Le Conseil des EPF a fixé à 2190 francs le montant des taxes d'études semestrielles pour les étudiants étrangers, à compter du semestre d'automne 2025/26. Ce montant est 3 fois plus élevé que celui dont doivent s'acquitter les étudiants suisses. Les taxes d'études ont également été revues à la hausse dans certaines hautes écoles. C'est le cas, par exemple, de l'Université de Berne, de la Haute École spécialisée bernoise, de l'Université de Saint-Gall et de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale. Dans le cadre de son message concernant le programme d'allègement budgétaire 2027, le Conseil fédéral a annoncé une réduction des contributions de base allouées aux universités cantonales, aux hautes écoles spécialisées et aux domaines des EPF, et informé dans le même temps que les pertes financières pouvaient être compensées par une augmentation des taxes d'études. Il faut toutefois prendre en compte le paquet Suisse-Union européenne qui prévoit, dans le volet libre circulation des personnes, l'égalité de traitement entre les étudiants ressortissants de l'Union européenne et les étudiants ressortissants de la Suisse en matière de taxes d'études dans les hautes écoles universitaires et les hautes écoles spécialisées. La question du montant des taxes d'études reste ouverte et occupera encore un moment les cantons et les hautes écoles. La Confédération n'a toutefois pas la compétence d'imposer des directives aux collectivités responsables des hautes écoles concernant le montant des taxes d'études.

Par conséquent, le Conseil fédéral vous propose de rejeter la motion.

Vote

Le président (Page Pierre-André, président): Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 66 Stimmen

Dagegen ... 125 Stimmen

(2 Enthaltungen)