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Le prêt-à-porter voué au prêt-à-jeter ? Pour une reconnaissance de la gravité de la pollution plastique d'origine textile

Klopfenstein Broggini Delphine · Mit-F · Conseil national · Genève · Groupe des VERT-E-S

Le prêt-à-porter voué au prêt-à-jeter : dans ce débat, restons concrets. Nous parlons de pollution plastique. Ce n'est pas un débat abstrait, mais c'est bien un enjeu mesurable, documenté et qui génère des coûts bien réels pour notre société et même pour l'économie. Aujourd'hui, deux tiers des fibres textiles sont synthétiques. Cela signifie qu'à chaque lavage, à chaque usure, des microparticules plastiques sont libérées. Elles se retrouvent naturellement dans les eaux, dans les sols et, à terme, dans notre chaîne alimentaire. Ce n'est pas une hypothèse, mais bien un constat scientifique. Dans le même temps, la consommation explose. Le modèle de la "fast fashion" repose sur des volumes élevés, des prix bas et une durée de vie très courte des produits. Résultat : davantage de déchets, davantage de pollution, et une pression accrue sur les systèmes de collecte existants.

La question est finalement assez simple : anticipons-nous ce problème ou le subirons-nous plus tard avec des coûts de plus en plus élevés ? Selon l'avis du Conseil fédéral, la collecte fonctionne. C'est un argument qui ne tient pas face à l'évolution du marché, parce que le marché évolue particulièrement vite. Les volumes explosent, portés par la "fast fashion", alors que le système n'a pas été dimensionné pour cela. Se satisfaire aujourd'hui de l'existant, c'est ignorer une pression croissante et parfaitement prévisible. Dans n'importe quel autre domaine, on n'attend pas que les infrastructures soient débordées et saturées pour agir. Refuser d'anticiper, c'est accepter une dégradation du système et, à terme, des coûts plus élevés pour la collectivité.

Ce que je propose est très ciblé. D'abord, reconnaître la gravité de cette pollution, ce qui paraît un b.a.-ba. Sans reconnaissance, pas d'indicateur clair, pas de suivi et pas de pilotage efficace, non plus. Dans n'importe quel autre secteur économique, ce serait une évidence. Ensuite, deuxième élément, il s'agit d'améliorer l'information. Un marché efficace repose sur des choix clairs. Aujourd'hui, les consommatrices et consommateurs ne savent pas forcément distinguer facilement l'impact d'un textile synthétique par rapport à un autre produit. Donner cette information, ce n'est pas contraindre, mais permettre au marché de mieux fonctionner, d'avoir plus de transparence et plus d'informations. Enfin, troisième élément, il s'agit de se coordonner à l'échelle nationale, pas pour alourdir, mais plutôt pour harmoniser les pratiques d'un canton à l'autre. Les volumes augmentent toujours plus, les flux deviennent plus complexes et une meilleure coordination permettrait des gains d'efficacité - logistique, tri et valorisation -, puis d'utiliser également l'expertise, les bonnes expériences ici et de les apporter ailleurs.

Au final, ma motion ne vise ni une interdiction ni une contrainte excessive. Elle vise simplement à réduire des coûts futurs, à renforcer des filières qui existent déjà, mais qui ont besoin aujourd'hui d'être renforcées, à répondre à une évolution croissante sur le marché et à améliorer la transparence pour les consommatrices et les consommateurs. C'est une approche pragmatique, dans l'intérêt de l'environnement, de l'agriculture nourricière, comme de l'économie.

Je vous remercie d'avance de soutenir ma motion.

Pfister Martin · BR-M · Conseil fédéral · Zoug

Die Motion Klopfenstein Broggini 24.3460 fordert den Bundesrat auf, eine Kommunikationskampagne zur Aufwertung der Schweizer Bekleidungs- und Textilindustrie zu lancieren. Zudem soll eine nationale Strategie zur Wiederverwertung von Kleidern umgesetzt werden.

Wir haben in der Schweiz seit Jahrzehnten ein gut funktionierendes System für Alttextilien. Dieses wird durch private Organisationen getragen und finanzierte sich bisher aus den Erlösen des Verkaufs solcher Textilien. Seit der Beantwortung dieses Vorstosses durch den Bundesrat im August 2024 ist allerdings viel passiert. Die Menge von qualitativ minderwertigen Textilien steigt rasant an. Die Europäische Union hat eine Pflicht für die Sammlung von Alttextilien eingeführt. Das führt zu einer Übersättigung des internationalen Marktes für Altkleider und zu tieferen Preisen.

Der Bundesrat beobachtet die genannten Entwicklungen im Alttextilmarkt aufmerksam. Eine von der Motionärin geforderte nationale Kommunikationskampagne zur Aufwertung der Schweizer Bekleidungs- und Textilindustrie ist trotz veränderter Ausgangslage weiterhin nicht zielführend. Die qualitativ minderwertigen Textilien stammen in aller Regel aus dem Ausland. Eine Kommunikationskampagne zur Aufwertung der Schweizer Textilindustrie würde den Sparbemühungen des Bundes im Bereich der Kommunikation entgegenstehen und hätte kaum einen Effekt. Zudem unterstützt der Bund bereits mehrere Initiativen der Wirtschaft, welche sich für eine nachhaltige Textilbranche in der Schweiz einsetzen. Dazu gehört beispielsweise die Initiative Sustainable Textiles Switzerland.

Eine nationale Strategie zur Wiederverwendung von Kleidern ergibt für qualitativ minderwertige Ware keinen Sinn. Der Bundesrat ist sich bewusst, dass das derzeitige Sammelsystem für Alttextilien aufgrund der sinkenden Preise auf dem internationalen Markt unter Druck steht. Das UVEK steht in Kontakt mit der Branche, insbesondere mit dem Verband Fabric Loop.

Der Bundesrat beantragt Ihnen die Ablehnung der Motion.

Vote

Le président (Page Pierre-André, président): Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 64 Stimmen

Dagegen ... 123 Stimmen

(3 Enthaltungen)