26.3000
Anpassung der Strafprozessordnung betreffend Aus- und Weiterbildung der Strafbehörden
Engler Stefan · P-M · Ständerat · Graubünden · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Antrag der Mehrheit
Ablehnung der Motion
Antrag der Minderheit
(Crevoisier Crelier, Fivaz Fabien, Sommaruga Carlo)
Annahme der Motion
Proposition de la majorité
Rejeter la motion
Proposition de la minorité
(Crevoisier Crelier, Fivaz Fabien, Sommaruga Carlo)
Adopter la motion
Präsident (Engler Stefan, Präsident): Es liegt Ihnen ein schriftlicher Bericht der Kommission vor. Der Bundesrat beantragt die Ablehnung der Motion.
Jositsch Daniel · Mit-M · Ständerat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Mit dem Vorstoss soll erreicht werden, dass die Strafprozessordnung in dem Sinne angepasst wird, dass die Strafbehörden dazu verpflichtet sind, Aus- und Weiterbildung zu gewährleisten. Die Mehrheit Ihrer Kommission für Rechtsfragen beantragt diese Motion mit 8 zu 3 Stimmen zur Ablehnung, wobei eine Minderheit sie unterstützen möchte.
Die Ablehnung der Mehrheit der Kommission gründet auf folgenden Überlegungen:
Erstens sind für die Organisation der Strafbehörden nach Artikel 14 Absatz 2 StPO die Kantone und nicht der Bund zuständig. Das heisst, es fehlt uns schon grundsätzlich die Kompetenz, in diesem Bereich zu legiferieren.
Zweitens erscheint der Vorstoss der Mehrheit der Kommission als unnötig. Denn bereits heute gewährleisten die Kantone selbstständig die Aus- und Weiterbildung ihrer Strafbehörden.
Drittens geht die Motion zu weit, denn sie umfasst sämtliche Strafbehörden, das heisst neben der Polizei auch die Staatsanwaltschaft und die Richter. Es kann nicht gemeint sein, dass der Bund sich auch noch um die Ausbildung von Staatsanwälten und insbesondere Richtern kümmert. Das wäre auch aus Sicht der Gewaltenteilung etwas heikel, und das ist auch die falsche Ebene. Wenn wir auf Bundesebene eine Lösung finden und alles über den gleichen Leisten schlagen würden, dann würden wir ignorieren, dass es unterschiedliche Kantone gibt, die unterschiedliche Bedürfnisse haben. Es gibt sehr kleine Kantone, bei denen die Anforderungen an die Strafbehörden andere sind als bei den grossen Kantonen.
Schliesslich stellt sich auch die Frage, was die Konsequenzen wären, wenn ein Mitarbeiter im Rahmen der Aus- und Weiterbildung als nicht genügend eingestuft würde. Der Bund könnte keine Konsequenzen durchsetzen, eben weil ihm die Kompetenz fehlt.
Aus allen diesen Gründen ist die Mehrheit der Meinung, dass der Vorstoss von der Kompetenzordnung her nicht am richtigen Ort ist, unnötig ist und zu weit geht.
Die Mehrheit ersucht Sie daher, die Motion abzulehnen.
Crevoisier Crelier Mathilde · 2VP-F · Ständerat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion
Commençons par un constat sans appel : la violence sexiste et sexuelle est un fléau qui n'épargne pas notre pays, comme l'a encore rappelé hier le Conseil fédéral, en lançant la deuxième phase de sa campagne contre la violence domestique. En 2025, la police a enregistré 22 000 infractions dues à la violence domestique, un chiffre dont on sait qu'il ne constitue que la partie émergée de l'iceberg et cache une sombre réalité dans laquelle un nombre encore plus élevé de cas n'entrera jamais dans les statistiques de la criminalité. En effet, l'accès à la justice des victimes de violence sexiste, sexuelle et de violence domestique est encore semé d'embûches. Parmi celles-ci, la prise en charge des victimes par les autorités de procédure pénale, soit la police, les ministères publics et les tribunaux, est souvent pointée du doigt comme un facteur de renoncement pour les victimes à poursuivre la procédure. En cause, on peut mentionner notamment un manque de sensibilité dans l'accueil, la prise en charge et l'audition des victimes, avec un risque important de victimisation secondaire pour ces dernières.
Ainsi, la motion de la Commission des affaires juridiques du Conseil national, "Modification du code de procédure pénale concernant la formation initiale et continue des autorités pénales", vise donc à améliorer cette formation de manière à améliorer l'accès à la justice pour les victimes. Elle se base sur le rapport du Conseil fédéral de 2025, donnant suite au postulat Fehlmann Rielle 21.4215.
Vous l'avez entendu, la majorité de la commission rejette la motion au motif de la répartition des compétences. Effectivement, les cantons sont responsables de la formation initiale et continue des autorités de poursuite pénale, mais le prétexte du fédéralisme ne saurait nous prémunir d'examiner si nous remplissons nos propres obligations. Que les cantons soient tenus d'assurer la formation continue et initiale, y compris en vertu de l'article 15 de la Convention d'Istanbul, ne signifie pas encore, toutefois, que celle-ci soit assurée. Or, aujourd'hui, on constate que la mise en oeuvre est, sinon lacunaire, encore inégale. Le rapport de 2022 d'évaluation du Groupe d'experts sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (Grevio) déplore que la Suisse n'ait toujours pas de programme de formation standardisé dans le domaine de la violence sexuelle pour la police, et que celle-ci soit facultative pour les services judiciaires. Le Grevio encourage vivement les autorités suisses à prendre des mesures afin de veiller à dispenser une formation initiale et continue systématique et obligatoire aux professionnels en lien avec les victimes et les auteurs de toutes les formes de violence visées par la Convention d'Istanbul. Ainsi, si l'argument de la compétence cantonale doit évidemment être pris en compte, il doit aussi être soigneusement sous-pesé en regard de nos responsabilités à l'échelon fédéral.
Dans le cadre de la réponse au postulat précité, la Confédération a commandé un avis de droit qui conclut qu'elle dispose d'une marge de manoeuvre en vertu de l'article 123 de la Constitution qui règle la compétence fédérale en matière de droit pénal et de droit de procédure pénale, lorsqu'il s'agit de garantir l'exécution uniforme du droit fédéral, ainsi que la mise en oeuvre du droit international. Or, ces deux conditions sont remplies. D'une part, aujourd'hui, malgré les efforts d'uniformisation consentis par les cantons, force est de constater que la formation des autorités de poursuite pénale est encore trop fragmentée pour assurer l'égalité de traitement des victimes dans l'ensemble du pays, et que si la formation initiale de la police est désormais généralisée, celle des ministères publics reste encore lacunaire. D'ailleurs, bien que le Conseil fédéral propose lui aussi de rejeter la motion, il admet qu'il reste des efforts à accomplir, par exemple concernant l'audition des victimes ou encore au niveau de la coopération interdisciplinaire et de la formation initiale et continue des acteurs. D'autre part, une intervention de la Confédération au titre de l'article 123 de la Constitution se justifie également par l'obligation qui nous est faite, en vertu de l'article 15 de la Convention d'Istanbul, de garantir la formation des professionnels. Dès lors, rejeter la présente motion, comme le propose la majorité de la commission, ne relève pas du simple respect des compétences cantonales, mais bien d'une appréciation politique. Or, il faut admettre que la situation actuelle en matière de prise en charge des victimes ne permet ni de garantir l'exécution uniforme du droit ni de remplir nos obligations internationales. C'est également la conclusion à laquelle est parvenu le Conseil national, par 127 voix contre 63 et 1 abstention, soit l'intégralité des groupes parlementaires, à une exception près.
Il a été dit en commission que nous nous rendrions risibles en adoptant cette motion. Le ridicule ne tue pas, contrairement à la violence sexiste et sexuelle qui fait encore et toujours une victime toutes les deux semaines dans notre pays.
Dans l'intérêt des victimes, mais aussi des autorités chargées de les accompagner dans la procédure pénale, je vous invite à suivre la minorité de la commission et à adopter la motion.
Jans Beat · BR-M · Bundesrat · Basel-Stadt
Unabhängig davon, ob man die Motion unterstützt oder ablehnt, in einem Punkt herrscht Einigkeit: Eine gute Aus- und Weiterbildung aller Personen, die in Strafbehörden tätig sind, ist von grösster Wichtigkeit.
Die Aufklärung und die Beurteilung von Straftaten berühren oftmals höchst sensible Bereiche der betroffenen Personen, seien das Beschuldigte, Opfer oder Zeuginnen und Zeugen. Bei der Aufklärung von Straftaten setzt der Staat seine schärfsten Waffen gegen Individuen ein: Er kann Wohnungen durchsuchen, Personen vorführen lassen, ihnen sogar die Freiheit entziehen. Das alles setzt voraus, dass jene Personen, welche diese staatlichen Mittel anordnen oder anwenden, für ihre jeweilige Aufgabe bestmöglich geschult sind. Oder kurz gesagt: Aus- und Weiterbildung sind essenziell. Trotzdem beantragt Ihnen der Bundesrat und mit ihm die Mehrheit der Kommission für Rechtsfragen die Ablehnung der Motion. Weshalb? Ich möchte Ihnen rechtliche und praktische Gründe nennen.
In rechtlicher Hinsicht ist höchst zweifelhaft, ob der Bund überhaupt die verfassungsmässige Kompetenz hätte, umfassende Vorschriften zur Aus- und Weiterbildung zu erlassen. Denn im Bereich des Strafprozessrechts kommt den Kantonen mit Bezug auf ihre Behörden Organisationsautonomie zu. Sie können in einem bestimmten, aber weiten Rahmen die Organisation ihrer Strafverfolgung und ihre Gerichtsorganisation festlegen. Vor allem aber ermächtigt die Strafprozessordnung die Kantone, festzulegen, welche Voraussetzungen jemand erfüllen muss, um in einer bestimmten Behörde tätig sein zu können. Würde nun der Bund die Ausbildung festlegen, käme das in Konflikt mit den Befugnissen der Kantone.
Weiter sind die Aus- und vor allem die Weiterbildung eng verzahnt mit dem öffentlichen Dienstrecht. Dessen Regelung gehört zu den Kernkompetenzen der Kantone. Es obliegt ihnen, zu bestimmen, welche fachlichen Anforderungen jemand für eine bestimmte Tätigkeit im Dienst eines Kantons aufweisen muss. Deshalb könnte der Bund auch kaum festlegen, dass beispielsweise alle Mitglieder von Strafgerichten über ein Anwaltspatent verfügen müssen.
Neben diesen rechtlichen Überlegungen sprechen praktische Überlegungen gegen eine Bundesregelung. Wer die Aus- und Weiterbildung von Behörden regeln will, muss zum einen die Bedürfnisse und zum andern das Aus- und Weiterbildungsangebot kennen. Dazu sind die Kantone ungleich besser in der Lage als der Bund.
Von Bedeutung ist für den Bundesrat zudem - das scheint mir in diesem Rat besonders wichtig -, dass die Kantone und die Fachgremien eine Bundesregelung klar ablehnen. Die Konferenz der kantonalen Justiz- und Polizeidirektorinnen und -direktoren, die Konferenz der Polizeikommandantinnen und -kommandanten der Schweiz, die Schweizerische Staatsanwaltschaftskonferenz, das Schweizerische Polizeiinstitut und die Schweizerische Vereinigung der Richterinnen und Richter erachten die verfassungsrechtliche Grundlage für eine Bundesregelung der Aus- und Weiterbildung als nicht gegeben. Sie sehen auch keine Notwendigkeit für eine Bundesregelung.
Die Kantone und Fachgremien belassen es aber nicht bei der Ablehnung einer Bundesregelung. Vielmehr fördern die Kantone die Aus- und Weiterbildung der Mitglieder von Strafbehörden derzeit mit dem Fachrat Aus- und Weiterbildung gesamtschweizerisch. Der Bundesrat kann sich also gut vorstellen, sein Engagement noch zu verstärken und die Kantone namentlich bei der Koordination ihrer Aktivitäten zu unterstützen. Wichtig ist aber, dass der Lead bei den Kantonen bleibt, die, wie ich dargelegt habe, erstens in der Sache zuständig sind und zweitens über das bessere Wissen verfügen als der Bund. Nicht zuletzt ist Zurückhaltung des Bundes geboten, auch aus Respekt vor dem Föderalismus.
Aus diesen Gründen bitte ich Sie, dem Bundesrat und der Mehrheit Ihrer Kommission für Rechtsfragen zu folgen und diese Motion abzulehnen.
Abstimmung
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Motion ... 10 Stimmen
Dagegen ... 33 Stimmen
(1 Enthaltung)