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Eine Strategie zur Bekämpfung von Desinformation

de Quattro Jacqueline · Mit-F · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion

La désinformation est le poison du XXIe siècle. Les "fake news", les théories du complot foisonnent sur les réseaux sociaux. Ces méthodes aussi nauséabondes que redoutables n'ont plus aucune limite. Elles cherchent aussi bien à fragiliser des États qu'à saper la confiance des citoyens à l'égard des institutions et de nos démocraties. Elles remettent en question les valeurs que nous avons héritées du siècle des Lumières.

Bien sûr, la désinformation en tant qu'instrument d'influence a toujours existé. Toutefois, le développement des technologies numériques liées à l'intelligence artificielle a largement amplifié le phénomène. Il permet de conduire efficacement des campagnes de désinformation et de subversion, et ces dernières ont atteint un niveau inégalé dans l'histoire. Résultat : il est de plus en plus difficile de distinguer le vrai du faux. La désinformation peut aussi engendrer la violence. C'est ce qui s'est passé récemment en Angleterre, à la suite de l'attaque au couteau qui a coûté la vie à trois petites filles. Des émeutes ont éclaté sur fond de rumeurs en ligne selon lesquelles l'auteur était un requérant d'asile. Ce n'était pas le cas.

Nos enfants sont aussi victimes de ces campagnes d'influence, parce que les extrémistes de tous bords cherchent les jeunes là où ils sont : sur les réseaux sociaux ou encore les plateformes de jeux. Bien sûr, ils se focalisent sur les plus influençables, sur les plus vulnérables. C'est un fait, la désinformation contribue à la montée de la radicalisation. C'est un phénomène bien connu par les services de renseignement, qui doit nous inquiéter.

Partout dans le monde, le combat contre la désinformation est donc en train de s'organiser. Que fait la Suisse ? Elle est un peu à la traîne. Actuellement, il n'y a pas d'évaluation de l'ampleur de la menace ni de vraie stratégie pour sa gestion. Nous n'avons pas, à l'heure actuelle, les outils nécessaires pour lutter contre ces campagnes de déstabilisation. La coordination des divers organes de surveillance est insuffisante et les mesures d'anticipation pour nous en prémunir manquent dans une large mesure.

Avec ma motion, je demande donc au Conseil fédéral de mettre en place une stratégie visant à combattre la désinformation. La Suisse se doit d'anticiper, afin de se prémunir contre les dégâts causés par la désinformation. Il est indispensable de se protéger contre ces zones de non-droit et de tous les dangers qui en découlent. L'avis du Conseil fédéral à ma motion ne m'a pas convaincue sur sa volonté d'agir. Même si le gouvernement prend au sérieux la menace et admet qu'il faut accorder davantage d'attention à cette problématique, il souhaite attendre un nouveau rapport et analyser encore la situation. Moi, je suis d'avis que nous n'avons plus le temps d'attendre, de tergiverser, d'attendre un énième rapport. Au vu de l'urgence de la situation, il m'apparaît que nous avons besoin de mesures efficaces que nous pouvons mettre en oeuvre rapidement. Pas demain, mais aujourd'hui.

Chers collègues, l'utilisation de fausses informations est devenue une arme de la guerre hybride déjà en cours. Elle exige une réaction rapide et efficace. La réponse à ce nouveau risque est la mise en oeuvre d'une véritable stratégie qui non seulement garantit la libre formation de l'opinion publique, indispensable dans une démocratie comme la nôtre, mais protège aussi nos processus démocratiques et nos institutions. Merci de soutenir ma motion.

Pfister Martin · BR-M · Bundesrat · Zug

Auch bei diesem Vorstoss von Frau Nationalrätin de Quattro ist unsere Analyse der Problematik die gleiche. Der einzige Unterschied ist die Schlussfolgerung, die wir aus der Analyse der Problematik ziehen.

Der Bundesrat nimmt die Bedrohung durch die Beeinflussungsaktivitäten im Informationsraum und durch Desinformation ernst. Solche Aktivitäten können das Vertrauen in Institutionen, die freie Meinungsbildung und demokratische Prozesse untergraben. Technologische Entwicklungen, insbesondere im Bereich der künstlichen Intelligenz, verstärken diese Risiken zusätzlich. Der Bundesrat hat bereits gehandelt. Mit dem Bericht "Beeinflussungsaktivitäten und Desinformation" vom 19. Juni 2024 hat er die Bedrohungslage umfassend dargelegt und konkrete Massnahmen beschlossen. Die Lageverfolgung und Analyse werden seither verstärkt. Die Koordination innerhalb der Bundesverwaltung sowie mit externen und ausländischen Partnern wird laufend intensiviert. Dadurch ist das Bewusstsein über diese Bedrohung bereits um einiges gestiegen. Im November 2025 hat der Bundesrat zudem eine interdepartementale Arbeitsgruppe eingesetzt, welche die Arbeiten zu Beeinflussungsaktivitäten und Desinformation koordiniert, die Lageverfolgung verstärkt und die Entwicklung von Gegenmassnahmen zur Aufgabe hat.

Der Bundesrat bettet diese Arbeiten und Massnahmen im Sinne der Motion in einen strategischen Rahmen ein, in die Sicherheitspolitische Strategie der Schweiz 2026. Diese sieht vor, als erste Stossrichtung die Resilienz insbesondere gegen hybride Bedrohungen zu stärken. Damit liegen bereits strategische Grundlagen vor. Die Arbeiten sind nun im Gang. Die nochmalige Erarbeitung einer Strategie würde Doppelspurigkeiten schaffen, Ressourcen binden und die Umsetzung der beschlossenen Massnahmen verzögern, ohne dass wir in der Bekämpfung von Beeinflussungen mehr erreichen würden.

Der Bundesrat beantragt Ihnen daher, die Motion abzulehnen.

Abstimmung

Le président (Page Pierre-André, président): Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.

Abstimmung - Vote

Für Annahme der Motion ... 100 Stimmen

Dagegen ... 83 Stimmen

(6 Enthaltungen)