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«De l’électricité pour tous en tout temps (Stop au blackout)». Initiative populaire et contre-projet indirect

Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Le président (Page Pierre-André, président): Nous allons poursuivre le débat général sur l'initiative et traiterons également l'entrée en matière et la discussion par article sur le contre-projet indirect.

Wyssmann Rémy · Mit-M · Conseil national · Soleure · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Wie sieht die heutige Situation mit der Stromversorgung aus? Wir haben eine unsichere Stromversorgung, die von Importen abhängig ist, von sogenanntem Graustrom, in dem auch Kohle und Gas enthalten sind, von Importen, die übrigens auch durch weltweite Konflikte infrage gestellt werden. Dazu kommt, dass das "Märli" von den sauberen und erneuerbaren Energien eben ein Märchen ist und bleibt, denn die Sonne scheint halt auch in der Schweiz nicht immer so wie heute, und auch der Wind bläst selten.

Wer profitiert nun aber eigentlich von dieser Situation? Das sind zunächst einmal die Subventionsempfänger im Bereich der Windenergie. Um was geht es hier? Es geht um Windpärke. Schauen Sie sich einmal die Zahlen für den Zeitraum von 2011 bis 2024 dazu an: Von den Windpärken wurde in diesem Zeitraum Strom im Wert von 57 Millionen Franken produziert; bezahlt wurden dafür aber - jetzt kommt der Clou - Subventionen in der Höhe von 135 Millionen Franken. Das ergibt für die Betreiber einen Gewinn ohne Gegenleistung in der Höhe von 78 Millionen Franken, bezahlt vom Stromkonsumenten und vom Steuerzahler. So ist auch völlig klar, dass die Lobby der erneuerbaren Energien mit allen Kräften gegen die Kernenergie schiesst, denn Kernenergie ist zuverlässig und deshalb versorgungssicher. Und vor allem stellt sie die Pfründe der Lobby infrage.

Wer profitiert auch noch von einer unsicheren Stromversorgung? Wer profitiert von einem Strommangel? Das ist natürlich klar: Das sind die staatlichen Stromversorger und die Strombarone in den Chefetagen. Unsicherheit und Mangel führen zu hohen Strompreisen, hohe Strompreise bedeuten fette Gewinne, und fette Gewinne bedeuten viele Boni für die CEO von Axpo, BKW und Co. Deshalb will die BKW beispielsweise auch keine neuen Kernkraftwerke, denn diese würden den Strompreis nach unten drücken; Kernkraft schadet ihrem Businessmodell.

Wer bezahlt nun aber die Rechnung? Das ist die Bevölkerung, entweder durch Steuern oder durch hohe Strompreise - eine Bevölkerung, die auch sonst immer mehr bezahlen muss und kein Geld mehr hat. Was hier betrieben wird, ist eine Politik für wenige statt für alle, und das bereits stark gebeutelte Volk kann zahlen, und zwar einen unverschämt hohen Preis für eine unverschämt unzuverlässige Stromversorgung. Wer aber eine zuverlässige Stromversorgung zu einem bezahlbaren Preis will, der muss das Kernkraftverbot aufheben.

Unterstützen Sie deshalb die Initiative und den Gegenvorschlag.

Kamerzin Sidney · Mit-M · Conseil national · Valais · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Le constat, aujourd'hui, est le suivant : les besoins en électricité en Suisse vont augmenter ces prochaines années, selon l'Office fédéral de l'énergie, d'environ 20 térawattheures par année, pour passer d'environ 60 térawattheures aujourd'hui à 70 à 80 térawattheures à l'horizon 2050, cela en raison de l'électrification de la société, des véhicules, des bâtiments, data centers, technologies, etc. D'un autre côté, pour faire face à cette augmentation des besoins, il y a une réduction de la production indigène d'électricité avec la fermeture, à l'horizon 2033, de la centrale des deux réacteurs de Beznau et, à l'horizon 2060, des centrales de Gösgen et de Leibstadt. Aujourd'hui, cette production d'énergie et d'électricité avoisine les 20 à 25 térawattheures par année. Elle serait donc abandonnée. Dès lors, il y aurait une augmentation des besoins et une diminution de la production locale d'énergie et d'électricité ; tout cela en visant la neutralité carbone à l'horizon 2050, la souveraineté énergétique dans un contexte géopolitique instable, avec la situation en Ukraine, la situation que nous avons connue durant l'hiver 2022-2023, moment où la Suisse a frôlé une pénurie d'électricité.

Face à cela, il y a différentes possibilités. Le choix de la dépendance énergétique, de la dépendance envers nos voisins, envers l'Union européenne constitue une première possibilité. Malheureusement, tant qu'on n'a pas d'accord sur l'énergie, tant qu'on n'a pas d'accord sur l'électricité, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, la Suisse reste en deuxième ligne sur le marché européen. Les membres de l'Union européenne seront privilégiés par rapport à la Suisse en cas de situation tendue. Par exemple, la moitié des réacteurs nucléaires français étaient à l'arrêt en 2022. Nous serions dépendants de ces problèmes de maintenance et de ces problèmes techniques, comme cela a été le cas durant l'année 2022, ce qui nous a conduits à ce grand risque de pénurie durant l'hiver 2022-2023. Il y a aussi un risque financier, avec, en fin de compte, une absence totale de contrôle des coûts pour les consommateurs. Il y a aussi un autre risque financier, puisque - nous ne l'oublions pas - Paris avait déclaré qu'elle pourrait appeler ceux qui utilisent le parc nucléaire français à contribuer à la construction des centrales nucléaires françaises, ce qui n'est pas souhaitable.

La deuxième possibilité, c'est celle que nous examinons aujourd'hui de la continuité du mix énergétique avec le renouvelable. Bien sûr, mais qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire, pour l'éolien, de passer de 50 à 500 éoliennes, soit de multiplier par 10 le parc éolien en Suisse, alors que l'on connaît les oppositions, les votations populaires qui débouchent, on l'a vu avec le parc de la Montagne des Buttes et avec le parc de Sainte-Croix, sur vingt ans de procédure pour aboutir à un projet qui se réalise, mais qui a duré une vingtaine d'années. Sur le plan hydraulique, bien sûr qu'il est nécessaire de poursuivre sur cette voie, mais pour combler ces dizaines de térawattheures qui manqueront en 2050, les 16 projets de la table ronde suffiront-ils ? Non, il faudrait multiplier par 10 ou par 15 les projets de la table ronde pour arriver, au moyen de l'hydraulique, à combler ce manque. Enfin, bien sûr qu'il faut encourager le solaire également, mais cela voudrait dire - il faut bien se rendre compte -, comme le souligne le message du Conseil fédéral et les études citées par ce dernier, notamment celle de l'Institut Paul Scherrer, qu'il faudrait environ 780 projets comme Gondosolar pour remplacer un seul réacteur de type EPR récent, qui produit environ 12 térawattheures par année. On connaît aussi les difficultés, notamment liées aux problèmes de stockage, pour faire face à la pénurie hivernale, les problèmes durant les pics journaliers, la question de la dépendance au silicium, et les problèmes d'opposition aussi, puisque la population a manifesté à plusieurs reprises qu'elle ne voulait pas des grands parcs solaires alpins.

Alors aujourd'hui, bien sûr qu'il faut favoriser le renouvelable, mais l'idée est de garder une porte ouverte pour garantir la sécurité de l'approvisionnement. Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, il s'agit de laisser cette porte ouverte au cas où nous ne surmonterions pas ces obstacles environnementaux, ces obstacles techniques et ces obstacles juridiques. À ce moment-là, il faudrait utiliser et envisager le nucléaire en analysant tous les aspects financiers, de sécurité et de traitement des déchets.

À cet égard, je vous recommande donc de proposer le rejet de cette initiative, mais d'accepter le contre-projet.

Clivaz Christophe · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe des VERT-E-S

Merci Monsieur Kamerzin. Vous avez certainement vu passer cette étude de la HES-SO qui montre que la création de nouvelles centrales nucléaires entraînerait des pertes de bénéfices pour l'hydroélectricité. Vous venez comme moi d'un canton où l'hydroélectricité est extrêmement importante. Pourquoi voulez-vous rouvrir la porte du nucléaire et affaiblir l'industrie hydroélectrique dans notre canton et, plus généralement, en Suisse ?

Kamerzin Sidney · Mit-M · Conseil national · Valais · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

J'ai vu cette étude. L'idée, bien sûr, n'est pas d'affaiblir le secteur hydroélectrique, mais de continuer avec les grands projets que nous avons aujourd'hui. Mais on sait qu'on se heurte à des obstacles techniques, financiers - avec les concessions - et environnementaux, selon l'endroit où les projets vont se réaliser. Mais bien sûr que la priorité et l'objectif - et c'était le cadre aussi du "Mantelerlass" -, c'est de réaliser ces projets. C'est uniquement au cas où ils ne suffiraient pas qu'il faut garder la possibilité d'un recours au nucléaire, plutôt que d'importer de l'énergie étrangère, nucléaire ou fossile.

Michaud Gigon Sophie · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S

Le constat de notre dépendance aux énergies fossiles ne date pas d'aujourd'hui, mais il devient plus patent dans le contexte actuel. D'une part, les effets du dérèglement climatique sont de plus en plus tangibles, chez nous aussi, en Suisse ; d'autre part, la situation géopolitique au Moyen-Orient rend l'approvisionnement en énergies fossiles incertain et tributaire de situations qui ne sont pas sous contrôle. Il est donc tout naturel que nous nous posions la question de l'après-énergies fossiles et que nous débattions ensemble des manières de mettre fin à une dépendance néfaste qui entame notre souveraineté autant qu'elle endommage notre environnement. Malheureusement, le chemin choisi par les initiants et par le Conseil fédéral, par le biais de son contre-projet, n'est pas le bon. On ne résout pas les défis du XXIe siècle avec les déchets du XXe. Quant à notre souveraineté, elle n'en serait pas spécifiquement renforcée, les combustibles provenant d'une poignée de pays se trouvant pour la plupart dans des situations politiques plus qu'instables, comme l'uranium, qui est extrait en Russie et au Kazakhstan.

Les énergies renouvelables - hydraulique, solaire, éolienne restent le meilleur espoir pour une production d'énergie indigène et décarbonée. Ce ne sont pas des problèmes, ce sont des opportunités, ce sont des potentiels à développer, cher collègue Kamerzin. Ces sources d'énergie sont disponibles toute l'année, sans dépendance à des puissances étrangères et avec des technologies éprouvées. Le potentiel de l'énergie solaire n'est d'ailleurs pas exploité. Sur les toits suisses, il dépasserait largement la consommation annuelle d'électricité de notre pays. Le stockage d'électricité nécessaire pour pallier l'intermittence de certaines sources d'énergie renouvelable est lui aussi en plein essor. Le pompage-turbinage peut encore se développer, y compris sur des installations à petite échelle. Idem pour l'accumulation par batterie, que les progrès technologiques rendent toujours plus efficiente et bon marché. Ce mode de stockage a même l'avantage de pouvoir se faire de manière décentralisée en s'intégrant à l'infrastructure existante, ce qui offre une alternative de développement pouvant être stimulée par des incitatifs financiers. Nous ne sommes ici qu'au milieu du chemin et, vu leurs avantages, nous ne pouvons pas freiner leur expansion. C'est un réel enjeu dans ce débat. Les ressources financières exigées par un éventuel nouveau développement du nucléaire seraient telles qu'elles concurrenceraient les nécessaires investissements pour la production renouvelable et les capacités de stockage. Chaque franc investi dans un nouveau mirage nucléaire serait un franc qui manquerait au renouvelable, aux techniques de stockage et à notre indépendance énergétique. Les solutions renouvelables existantes ne traînent pas, avec elles, des problèmes sécuritaires et sanitaires insolubles. Les compétences et l'acceptation majoritaires dans la population suisse sont présentes, elles permettent une production décarbonée, décentralisée et à l'épreuve des conflits géopolitiques.

Accompagnons mieux ce développement plutôt que de revenir à des solutions que même les acteurs de la branche tiennent pour irréalistes. Ne rouvrons pas la porte à une technologie que personne ne veut financer, mais investissons massivement dans les solutions renouvelables que nous avons déjà entre nos mains. Dans ce sens, suivons ce qui est aussi la position des cantons. La Conférence des directeurs cantonaux de l'énergie ne recommande pas seulement le rejet de l'initiative, elle rejette aussi le contre-projet et veut continuer le travail pour un avenir durable et renouvelable.

Bühler Manfred · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Chère collègue, j'entends dans ce débat un narratif étrange - vous l'avez repris -, qui affirme que, si on fait du nucléaire, cela nuira aux énergies renouvelables intermittentes et cela nous piégera dans les énergies fossiles, et que le lobby des énergies fossiles serait derrière cette reprise du nucléaire. Je l'ai entendu hier aussi. L'Allemagne, qui est le pays le plus avancé dans le domaine des énergies renouvelables intermittentes, éolienne et solaire, vient de demander et s'est vu autoriser par l'Union européenne de construire des centrales à gaz pour compenser l'intermittence et comme solution de "back-up". Des centrales à gaz pour un total de 12 gigawatts ont été autorisées pour l'Allemagne tout récemment. Il s'agit d'énergies fossiles. Alors que l'Allemagne a abandonné le nucléaire - c'est son problème - et que l'on utilise des énergies fossiles avec, de manière intermittente de l'éolien et du solaire, n'est-ce pas complètement contradictoire avec votre argumentaire selon lequel on resterait dans l'énergie fossile avec cette décision ? L'Allemagne démontre qu'on a besoin d'énergies fossiles, de gaz en particulier, comme "back-up" et comme solution de secours pour pallier l'intermittence. C'est donc en totale contradiction avec votre narratif disant que relancer l'énergie nucléaire serait une façon de rester dans les énergies fossiles.

Michaud Gigon Sophie · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S

Je ne me souviens pas du tout avoir développé ce narratif, comme vous le dites. Par contre, ce que j'ai effectivement dit, c'est que le fossile nous handicape et nous maintient dans une dépendance, qu'il est aussi dommageable pour l'environnement, et que, par ailleurs, le nucléaire nous mettrait dans une situation similaire de dépendance avec l'extraction de l'uranium, et n'est de toute façon pas une solution envisageable. De plus, il entre en concurrence, au niveau des investissements, avec l'énergie renouvelable ; or, on doit absolument exploiter ce potentiel immense, notamment celui du solaire.

Vietze Kris · Mit-F · Conseil national · Thurgovie · Groupe libéral-radical

Es gehört zu den Eigenheiten wohlhabender Gesellschaften, dass sie irgendwann beginnen, die Grundlagen ihres Wohlstandes für ein Naturgesetz zu halten. Strom kommt aus der Steckdose, Wärme aus der Heizung, Lebensmittel hat es im Regal, Sicherheit ist einfach da. Und die Wirtschaft? Ja, die braucht es vielleicht auch ein bisschen. Das geht, bis die Realität freundlich, aber bestimmt daran erinnert, dass hinter all diesen Selbstverständlichkeiten Menschen, Infrastruktur, Technologie und manchmal auch unbequeme Entscheidungen stehen.

In den letzten Jahren ist uns das mehrfach passiert; wir haben gelernt, dass eine Fähigkeit oft erst dann wirklich wertvoll wird, wenn man sie braucht und nicht mehr hat. Vielleicht ist das die eigentliche Frage dieser Debatte: Welche Fähigkeit oder Kompetenz wollen wir als Land bewahren? Seit Fukushima hat sich vieles verändert, nicht nur das Klima, sondern vor allem auch das Politische. Damals herrschte in weiten Teilen des Westens die Vorstellung, die grossen geopolitischen Fragen würden allmählich verschwinden, Energie sei vor allem eine Frage der Nachhaltigkeit, wirtschaftliche Verflechtung würde Frieden schaffen. Abhängigkeiten schienen beherrschbar, die Welt schien berechenbar.

Heute sehen wir dieselbe Welt etwas nüchterner, und wir beginnen, langsam zu verstehen, dass sich in dieser Welt auch die etwas altmodische Frage stellt, ob ein Land in der Lage ist, die Dinge herzustellen, die es zum Funktionieren braucht. Das gilt ganz besonders für die langfristige Stromversorgung; wir brauchen mehr Strom, nicht weniger. Wer das bestreitet, verwechselt Hoffnung mit Planung. Aber die entscheidende Frage lautet nicht, ob das Problem existiert, die entscheidende Frage lautet, wie man darauf reagiert.

Natürlich müssen wir die erneuerbaren Energien ausbauen, natürlich müssen wir Wasserkraft, Solarenergie und Innovation fördern, aber verantwortungsvolle Politik zeichnet sich nicht dadurch aus, dass sie auf das beste Szenario setzt, zumal die Zukunft die unangenehme Eigenschaft hat, unsere Gewissheiten regelmässig zu widerlegen. Verantwortungsvolle Politik zeichnet sich dadurch aus, dass sie auch einen Plan hat, falls das beste Szenario nicht eintritt, und genau deshalb dürfen wir die Kernenergie in der Schweiz nicht weiter ausschliessen - nicht weil sie risikolos wäre, sondern weil sich dadurch eine einfache Realität nicht verändert.

Wenn wir künftig mehr Strom benötigen, dann gibt es letztlich nur zwei Möglichkeiten: Entweder wir produzieren ihn selbst, oder andere produzieren ihn für uns. Manchmal führen wir diese Debatte, als gäbe es noch eine dritte Möglichkeit, aber diese gibt es nicht. Wer Kernenergie in der Schweiz ausschliesst, schliesst Kernenergie deshalb nicht ganz aus, er verlagert sie nur. Das Kraftwerk steht dann einfach nur nicht in der Schweiz, es steht irgendwo anders, der Strom fliesst trotzdem zu uns, und falls eines Tages etwas schiefgehen sollte, würde auch die Radioaktivität nicht an der Landesgrenze haltmachen. Wir verzichten also nicht auf die Risiken, wir verzichten lediglich auf einen Teil der Kontrolle, und genau deshalb sollten wir technologische Denkverbote aufheben, nicht weil jede Technologie gut wäre, sondern weil man Möglichkeiten, die man aufgegeben hat, meist erst vermisst, wenn man sie braucht.

Deshalb unterstütze ich den indirekten Gegenvorschlag, denn er gibt uns etwas zurück, das in unsicheren Zeiten besonders wertvoll ist: Handlungsfähigkeit. Denn am Ende zählt nicht, wie überzeugend unsere Energiepolitik klingt, am Ende zählt, ob das Licht brennt.

Deswegen bitte ich Sie, den indirekten Gegenvorschlag gemäss Ständerat zu unterstützen.

Glur Christian · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Heute haben wir viele gute Gründe, das Verbot für neue Kernkraftwerke aufzuheben.

Erstens geht der Ausbau der erneuerbaren Energien zwar voran, aber er erfolgt deutlich langsamer als geplant. Gleichzeitig steigt unser Strombedarf durch Elektrifizierung, Digitalisierung und Bevölkerungswachstum kontinuierlich an. Allein mit Sonne und Wind werden wir die Versorgungssicherheit in den kommenden Jahrzehnten nicht garantieren können.

Zweitens ist die Kernenergie mit ihrer neuesten Technologie ein zentraler Baustein für die Versorgungssicherheit unseres Landes. Sie liefert zuverlässig und rund um die Uhr Strom, unabhängig von Wetter und Jahreszeit. Gerade im Winter brauchen wir eine stabile Stromproduktion im Inland.

Drittens: Nichtstun wird teuer. Wenn wir heute alle Optionen ausschliessen, riskieren wir künftig höhere Strompreise, stärkere Abhängigkeit vom Ausland und kostspielige Notmassnahmen. Vorausschauende Energiepolitik bedeutet, alle Technologien zu prüfen und keine vorschnell auszuschliessen.

Viertens: Unsere bestehenden Kernkraftwerke müssen so lange in Betrieb bleiben, wie sie sicher betrieben werden können. Sie produzieren heute einen bedeutenden Teil unseres CO2-armen Stroms und leisten einen unverzichtbaren Beitrag zur Stabilität des Netzes.

Oft wird das Thema Entsorgung als Gegenargument genannt. Hier hat die Nagra hervorragende Arbeit geleistet. Die Schweiz verfügt über ein realistisches und wissenschaftlich fundiertes Konzept für die sichere Tiefenlagerung radioaktiver Abfälle. Mit sorgfältiger Planung wird auch genügend Kapazität für mögliche zusätzliche Abfälle aus neuen Anlagen vorhanden sein.

Eines muss klar gesagt werden: Gas ist keine nachhaltige Alternative. Die Schweiz verfügt über keine eigenen Gaslager und würde ihre Abhängigkeit vom Ausland weiter erhöhen. Wer Versorgungssicherheit fordert, kann nicht gleichzeitig auf importiertes Gas setzen.

Die Blackout-Initiative bedeutet nicht ein Ja zu einem bestimmten Kraftwerk. Sie bedeutet ein Ja zu Technologieoffenheit, Versorgungssicherheit und langfristiger Verantwortung.

Darum bitte ich Sie, die Initiative sowie den Gegenvorschlag zu unterstützen.

Amoos Emmanuel · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe socialiste

Nous débattons aujourd'hui d'une initiative intitulée "De l'électricité pour tous en tout temps (Stop au blackout)". Derrière ce slogan alarmiste se cache en réalité une tentative claire : rouvrir la porte au nucléaire dans notre pays. Avec le groupe socialiste, nous recommandons le rejet de cette initiative, tout comme du contre-projet indirect du Conseil fédéral. Pourquoi ?

Parce que cette proposition nous détourne de la voie que la population suisse a choisie à plusieurs reprises de manière démocratique et parfaitement claire. Après la catastrophe de Fukushima, notre pays a décidé de sortir progressivement du nucléaire. Cette décision a été confirmée par le peuple en 2017, lors de l'adoption de la stratégie énergétique 2050. Elle a ensuite été renforcée en 2023, avec l'acceptation de la loi sur le climat et l'innovation, puis en 2024, avec la loi sur l'approvisionnement en électricité. Chaque fois, les Suissesses et les Suisses ont choisi la même direction : davantage d'énergies renouvelables, davantage d'efficacité énergétique et davantage d'indépendance énergétique.

Aujourd'hui, certains veulent pourtant revenir en arrière. On nous présente cette initiative comme une réponse au risque de pénurie d'électricité. Mais une question simple mérite ici d'être posée : à quel problème concret répond-elle ? La Suisse doit renforcer sa sécurité d'approvisionnement rapidement. Or, aucune nouvelle centrale nucléaire ne sera en service avant 2050, et encore. Nous débattons aujourd'hui d'un projet qui ne produira pas un seul kilowattheure lorsque nous en aurons réellement besoin. La vérité est simple : si l'objectif est la sécurité d'approvisionnement, alors les solutions existent déjà. Elles s'appellent : solaire, hydraulique, éolien, stockage, efficacité énergétique et modernisation du réseau. C'est là que se joue notre sécurité énergétique.

Dans une période où chaque franc public compte, notre priorité doit être d'investir là où chaque franc produit rapidement de l'électricité, réduit les émissions et renforce surtout notre indépendance. À entendre les pronucléaires, construire de nouvelles centrales nucléaires permettrait à la Suisse de gagner en autonomie, mais cette affirmation ne résiste absolument pas à l'examen des faits. Une centrale nucléaire ne fonctionne pas avec une ressource suisse, mais avec de l'uranium importé. Et d'où vient cet uranium ? Une part importante de la production mondiale est extraite au Kazakhstan, au Niger ou encore aux États-Unis. Surtout, les étapes essentielles de transformation et d'enrichissement de l'uranium restent fortement concentrées dans quelques pays, notamment la Russie. Autrement dit, le nucléaire ne nous libère pas d'une dépendance étrangère, il nous rend dépendants d'une chaîne d'approvisionnement mondiale sur laquelle nous n'avons pratiquement aucun contrôle.

Avons-nous déjà oublié ce qui s'est passé au début de la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine ? Toute l'Europe a découvert à quel point il était dangereux de dépendre de régimes autoritaires pour son approvisionnement énergétique. Pendant des années, certains ont affirmé que le gaz russe était une garantie de sécurité et de stabilité. Nous avons vu le résultat : explosion des prix, tensions géopolitiques et vulnérabilité stratégique.

Allons-nous reproduire les mêmes erreurs ? Allons-nous volontairement investir des dizaines de milliards de francs dans une technologie dont le fonctionnement dépend d'une matière première importée des États-Unis, par exemple, et dont une partie de la chaîne de valeur demeure liée à la Russie ? La véritable souveraineté énergétique ne consiste pas à remplacer une dépendance par une autre. La véritable souveraineté énergétique consiste à produire de l'énergie là où elle est consommée. Chaque panneau solaire installé sur un toit suisse, chaque centrale hydraulique modernisée, chaque projet éolien réalisé sur notre territoire réduit notre dépendance aux importations et renforce notre liberté d'action.

Le soleil qui brille sur nos toits n'appartient à aucun autocrate. L'eau qui alimente nos barrages n'est soumise à aucun chantage géopolitique. Voilà ce que signifie une véritable indépendance énergétique. Le nucléaire nous rend dépendants de l'uranium des autres. Les énergies renouvelables nous permettent de compter sur nos propres ressources. Au lieu de regarder vers les technologies du passé, concentrons nos efforts sur les solutions d'avenir.

Pour toutes ces raisons, je vous invite à recommander clairement le rejet de l'initiative populaire ainsi que du contre-projet indirect.

Gredig Corina · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral

Wer die Türen für den Bau neuer AKW öffnet, muss auch die Fragen beantworten, wer diese AKW finanzieren soll, wer die Risiken trägt und welche Folgen das für unsere heutige Energiepolitik hat. Genau diese Fragen blieben bis heute noch unbeantwortet.

Die internationale Erfahrung zeigt: Kein einziges AKW wird ohne staatliche Unterstützung gebaut. Im Ausland gibt es staatliche Preisgarantien, Bürgschaften oder direkte Beteiligungen. Wer heute das Neubauverbot aufhebt, schafft morgen den politischen Druck, Milliardenrisiken auf die öffentliche Hand und den Steuerzahlenden abzuwälzen.

Der Gegenvorschlag hat einen weiteren Nachteil. Er schwächt genau die Investitionen, die wir jetzt brauchen. Die energiepolitische Herausforderung liegt nicht im Jahr 2050, sie liegt in den nächsten zehn bis zwanzig Jahren. Wir brauchen mehr Winterstrom, mehr Versorgungssicherheit und einen raschen Ausbau der erneuerbaren Energien. Wenn die Politik jetzt aber Milliardeninvestitionen in neue AKW in Aussicht stellt, verunsichert das Investoren in den Bereichen Solarenergie, Wasserkraft, Windkraft und Speichertechnologien. Genau darauf weisen verschiedene Analysen hin.

Die Aussicht auf neue Kernkraftwerke verschlechtert auch die Wirtschaftlichkeit erneuerbarer Projekte und bremst deren Ausbau. Dabei brauchen wir diese doch genau jetzt. Ja, die Energiewende schreitet erfolgreich voran. Die Schweiz baut Solarstrom so schnell und so viel aus wie noch nie zuvor. Die Versorgungssicherheit ist gewährleistet, wenn wir den eingeschlagenen Weg konsequent weitergehen. Die 4-E-Strategie der GLP verbindet Energieeffizienz, erneuerbare Energien, Energiespeicherung und Europa, also die Zusammenarbeit mit unseren europäischen Partnern. Sie zeigt den Weg zu einer klimafreundlicheren, sicheren und bezahlbaren Energieversorgung.

Die Blackout-Initiative verkauft hingegen eine teure Illusion als Zukunftsprojekt. Neue Atomkraftwerke lösen kein einziges unserer aktuellen Energieprobleme. Neue AKW kommen zu spät, sie kosten zu viel, und sie binden Milliarden Franken. Selbst die grossen Schweizer Stromunternehmen weisen darauf hin, dass neue AKW unter Marktbedingungen nicht wirtschaftlich sind und ohne staatliche Garantien kaum gebaut würden. Wir sollten darum nicht auf Technologien von gestern setzen, sondern auf die Lösungen von morgen: auf Solarenergie, Wind- und Wasserkraft, Speicher, Effizienz und intelligente Netze. Wer Versorgungssicherheit und Klimaschutz ernst nimmt, investiert in den Ausbau der erneuerbaren Energien statt in milliardenteure Projekte mit ungewissem Ausgang.

Ich lade Sie deshalb ein, den eingeschlagenen Weg der Energiewende konsequent weiterzugehen und sowohl die Initiative als auch den indirekten Gegenvorschlag zur Ablehnung zu empfehlen.

Töngi Michael · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe des VERT-E-S

Vor 40 Jahren explodierte im Atomkraftwerk Tschernobyl der Reaktor des Blocks 4. Viele Menschen verloren ihr Leben, grosse Gebiete wurden verstrahlt, und noch heute ist eine Fläche von mehr als 4000 Quadratkilometern ein Sperrgebiet. Dieses Gebiet ist grösser als der Kanton Waadt.

Wollen wir wirklich eine Energieproduktion weiterführen, die derart unglaubliche Schäden verursachen kann? Dass ein Unglück in einem Atomkraftwerk zu einer regionalen und weltweiten Katastrophe führen kann, ist eine Gefahr, die mit dieser Technologie verknüpft ist. Diese potenzielle Gefahr ist viel grösser als jeder Unfall, der in einer anderen Energieanlage passieren kann. Man sagte damals: Ja gut, das ist in einem maroden kommunistischen Staat passiert. So redeten sich die Atombefürworter damals heraus, obwohl es schon damals auch im Westen Unfälle gab. Ich kann mich selbst noch an den Reaktorunfall bei Harrisburg im Jahr 1979 erinnern.

Es brauchte dann noch Fukushima, bis sich die Schweiz aufmachte, sich von dieser gefährlichen Energieproduktion zu verabschieden. Fukushima fand nicht in einem maroden kommunistischen Staat statt, sondern in einem modernen, hochtechnologisierten Staat. Mit Fukushima gab es eine klare Mehrheit, um den Neubau von Atomkraftwerken zu verbieten und endlich viel stärker auf erneuerbare Energien zu setzen. Die Schweiz hatte bis dahin viele gute Jahre verloren, in denen andere Länder viel mehr in Sonnen- und Windenergie investierten und vorwärtsgingen. Seit Ende der 1990er-Jahre hatte die Schweiz kaum Fortschritte gemacht und musste dies mit einer starken Abhängigkeit von Nuklear- und fossilen Energien büssen. Jetzt sind wir daran, die erneuerbaren Energien richtig zu fördern und vorwärtszumachen, und es sind auch immer mehr Personen in diesem Land bereit, mitzumachen und selbst zu investieren.

Wenn es keine Alternativen gäbe, würde ich ja noch verstehen, dass man diese Debatte um die Atomenergie führt - aber es gibt sie längst, und sie werden in genügender Menge vorhanden sein, bevor ein neues Atomkraftwerk in Betrieb gehen würde. Ich finde es eine der merkwürdigsten Geschichten der Politik der letzten Jahre, dass man die Zulassung neuer Atomkraftwerke diskutiert und eine weitere Schlaufe und ein weiteres Kapitel an eine Geschichte anhängen will, deren Ende doch vor zehn Jahren beschlossen wurde. Ich hoffe sehr, dass das Parlament diese Geschichte nicht nochmals weiterführen will. Kommt es anders, dann wird es die Bevölkerung sein, die diese Schlaufe beenden wird.

Farinelli Alex · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe libéral-radical

La Svizzera avrà bisogno di più elettricità. Non un po' di più, ma molta di più. Vogliamo auto elettriche, pompe di calore, industria innovativa, digitale, intelligenza artificiale, treni, crescita e decarbonizzazione. Tutto questo ha un denominatore comune che si chiama elettricità. E allora diciamolo chiaramente, non possiamo chiedere al Paese di scalare la montagna della transizione energetica e allo stesso momento togliergli dallo zaino uno degli strumenti utili. Sarebbe come partire per una traversata alpina e decidere per principio che non portiamo corde e non vogliamo avere una piccozza con noi. Magari non ci serviranno, magari useremo un altro passaggio, ma vietarsi in anticipo di averle, privarsi di questa possibilità non è prudenza, ma è ideologia.

Chiariamo subito un punto: questa non è una battaglia contro le energie rinnovabili, non lo è e non deve diventarlo. Le rinnovabili giocano già oggi un ruolo importante e continueranno a giocarlo anche domani. Solare, idroelettrico, eolico dove è possibile, reti, accumulo, efficienza, tutto questo è indispensabile. La transizione energetica non si farà senza le rinnovabili. Ma proprio perché le rinnovabili sono fondamentali non dobbiamo trasformarle in un dogma. La politica energetica non è una religione, e un sistema elettrico non è una curva da stadio. Non è solare contro nucleare, non è idroelettrico contro innovazione, non è una tecnologia che deve vincere sull'altra che deve invece perdere. È un Paese che deve reggere e deve poter andare avanti.

Un sistema che deve reggere si costruisce su più pilastri e non su uno solo. Si costruisce con ridondanza, margini di sicurezza, capacità di adattamento. Perché quando manca la corrente, non manca una teoria, manca la luce, si fermano le imprese, si bloccano i servizi.

Dobbiamo però essere onesti anche dall'altra parte: il nucleare non è una soluzione per i prossimi venti o trent' anni. Chi sostiene questa proposta deve dirlo con chiarezza. Non si costruisce una centrale nucleare da oggi al domani, non si cambia il sistema energetico con uno schiocco di dita. Siamo in Svizzera e sappiamo bene come funzionano le cose. Se per mettere cinque pale eoliche in cima al San Gottardo ci sono voluti vent'anni, è illusorio pensare che per una nuova centrale nucleare ce ne bastino di meno. Le procedure, le autorizzazioni, i ricorsi, la pianificazione, il finanziamento, l'accettazione politica e sociale, tutto questo richiede tempo. Per questo il nucleare non può essere venduto come la bacchetta magica. Non risolverà il problema del prossimo inverno né di quelli dei prossimi anni. E sarebbe sbagliato raccontare il contrario. Ma sarebbe altrettanto sbagliato dire che siccome una soluzione non è immediata, siccome sulle attuali tecnologie ci sono delle riserve, allora deve restare del tutto vietato per sempre.

Questo è il punto politico. Oggi non decidiamo di costruire una centrale. Decidiamo se la Svizzera deve continuare a precludersi una possibilità. Decidiamo se vogliamo mantenere un lucchetto nella legge oppure se vogliamo riaprire la porta. E quando si parla di approvvigionamento elettrico le porte non si murano, si tengono aperte. Nessuno di noi sa esattamente dove sarà il mondo tra venti o trent' anni. Non sappiamo quale sarà la domanda elettrica effettiva, non sappiamo quali tecnologie saranno mature, non sappiamo quali crisi geopolitiche dovremo affrontare, non sappiamo quanta energia potremo importare e a quale prezzo. Chi pretende di sapere oggi con certezza assoluta quale sarà il mix energetico nel 2050 o nel 2060 non fa politica energetica, ma fa astrologia.

Noi invece dobbiamo fare politica seria. La politica seria non si fonda sui dogmi, ma sulle opzioni, non sui divieti, ma sulla responsabilità, non sulla nostalgia delle battaglie ecologiche del passato, ma sulla lucidità davanti alle sfide del futuro. Il pragmatismo svizzero è questo, sviluppare con decisione le rinnovabili, rafforzare le reti, accelerare le procedure, investire nell'efficienza e nello stoccaggio, ma allo stesso tempo non escludere per legge una tecnologia a bassa emissione di CO2 che un domani potrebbe contribuire alla sicurezza dell'approvvigionamento del Paese.

Questa proposta non è un ritorno al passato, è una finestra sul futuro. Non è una scorciatoia per i prossimi vent'anni, ma una scelta di responsabilità per i decenni successivi. La sicurezza dell'approvvigionamento non si improvvisa quando il problema è già arrivato, si prepara prima. Chi aspetta il blackout per occuparsi di energia è come chi compra l'estintore quando la casa è già in fiamme. Per questo sostengo questa proposta, per una Svizzera che non abbia paura della tecnologia, che investa nelle rinnovabili senza trasformarle in un dogma, che scelga la sicurezza invece dei tabù e che tenga accesa non solo la luce, ma anche la libertà di decidere.

Schläpfer Therese · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Es ist Zeit, einen historischen Fehler zu korrigieren. Das Verbot neuer Kernkraftwerke muss aus dem Kernenergiegesetz gestrichen und die entsprechenden verfassungsrechtlichen Hürden müssen beseitigt werden. Die Schweiz braucht Technologieoffenheit statt ideologischer Blockaden. Ich habe bereits in meiner Motion 22.4092, "Abgebrannte Brennstäbe sind Wertstoffe", gefordert, dass Brennstäbe wiederverwendet oder exportiert werden dürfen.

Kernkraft liefert günstigen, zuverlässigen Bandstrom. Im Gegensatz zu Wind- und Solarenergie produziert sie Strom rund um die Uhr, unabhängig von Wetter und Jahreszeit. Sie ist neben der Wasserkraft die stabilste und preiswerteste CO2-arme Grosskraftquelle, die wir haben. Eine einseitige Abhängigkeit von Flatterstrom führt zwangsläufig zu Versorgungslücken, insbesondere im Winter.

Die rotierenden Massen der Turbinen in Kernkraftwerken stabilisieren unser Netz bei exakt 50 Hertz. Sie liefern Trägheit und Momentanreserve, die Fotovoltaik und Wind nicht bieten. Unter 49,5 Hertz treten Probleme auf, unter 47,5 Hertz kollabiert das System. Das Beispiel des grossen Blackouts auf der Iberischen Halbinsel vom 28. April 2025 zeigt dies: Nicht Strommangel war die Ursache, sondern Spannungsprobleme; ungenügende Blindleistungsregelung und fehlende Systemträgheit führten zum flächendeckenden Zusammenbruch. Solche Risiken dürfen wir der Schweiz nicht zumuten.

Die Versorgungssicherheit beim Brennstoff ist hoch. Stabile westliche Partner wie Kanada und Australien liefern das Uran. Im Gegensatz zu Gas oder seltenen Erden besteht keine Abhängigkeit von autoritären Regimen. Die benötigten Mengen sind gering: Wenige Tonnen pro Jahr und Reaktor genügen für grosse Strommengen. Wir könnten problemlos Uran für 25 Jahre in wenigen Containern lagern.

Zum radioaktiven Abfall wird oft Panik verbreitet. Die gesamte Menge an verpacktem radioaktivem Abfall, die in der Schweiz aus über fünfzig Jahren Kernenergie sowie aus Medizin, Industrie und Forschung entstanden ist und noch entsteht, beträgt rund 80 000 bis 93 000 Kubikmeter. Das entspricht etwa dem Volumen von ein bis zwei Turnhallen. Es handelt sich um ein überschaubares, kontrollierbares und geologisch sicher lagerbares Volumen - kein Vergleich zu den Millionen Tonnen Abfall aus anderen Energieformen wie Solar- oder Windkraftanlagen.

Ausserdem besteht die Aussicht, gebrauchte Brennstäbe wiederzuverwerten. An den bestehenden Standorten Beznau, Gösgen, Leibstadt und Mühleberg ist die Akzeptanz von Kernkraftwerken hoch. Die ansässige Bevölkerung kennt die Technologie, profitiert wirtschaftlich und befürwortet Neubauten mehrheitlich. Netze und Hochspannungsleitungen sind bereits vorhanden. Aufwendige neue Trassen entfallen, was Zeit und Milliarden Franken spart.

Neue Kernkraftwerke ersparen zudem teure Batteriespeicher im grossen Massstab. Lithium-Ionen-Speicher zur Überbrückung der Winterlücke wären volkswirtschaftlich sehr teuer. Auch der Netzausbau fällt deutlich günstiger aus, da Bandstrom weniger volatile Einspeisung und damit weniger Verstärkungsmassnahmen erfordert. Studien zeigen ein Einsparpotenzial im Netzausbau von rund 20 Milliarden Franken, wenn weniger erneuerbare Energien eingespeist werden, also etwa die Kosten eines neuen Kernkraftwerkes.

Die Schweiz sollte nicht bloss autark sein, sondern idealerweise eine Stromautarkie von 120 Prozent im Inland anstreben. Das erhöht die Versorgungssicherheit, ermöglicht Exporte in trockenen Wintern und stärkt unsere Unabhängigkeit. Kernkraft ist dafür unverzichtbar.

Ich danke Ihnen, wenn Sie dieser Initiative zustimmen.

Suter Gabriela · Mit-F · Conseil national · Argovie · Groupe socialiste

Die Reaktorkatastrophe von Tschernobyl im April 1986 hat mich politisiert. Vier Tage nach der Explosion erreichte der radioaktive Fall-out die Schweiz. Plötzlich war die unsichtbare Gefahr der Atomenergie Teil des Alltags, am Familientisch, im Radio, beim Einkaufen. Die Empfehlungen des Bundes waren konkret und machten uns Kindern Angst: das Gemüse wirklich ausgiebig waschen; ja keine Pilze essen; Warnungen an Schwangere, die keine Milch trinken sollten. Die Strahlung war zwar unsichtbar, aber sie war bei uns allen hier in der Schweiz am Esstisch angekommen.

Wer heute behauptet, Atomkraft sei sicher, sauber und vollständig kontrollierbar, blendet diese Realität aus. Die Initianten der Blackout-Initiative tun so, als könne sich eine solche Katastrophe nicht wiederholen, schon gar nicht in der Schweiz. Doch die sehr kurze Geschichte der zivilen Atomenergie kennt schwere Unfälle. Drei davon sind Three Mile Island 1979, Tschernobyl 1986, Fukushima 2011. Sie alle zeigen: Die theoretische Eintrittswahrscheinlichkeit mag zwar tief sein, aber die konkreten Folgen sind im Schadenfall verheerend, langfristig und irreversibel.

Neben diesen Risiken sehe ich vier zentrale Gründe, weshalb sowohl die Initiative als auch der Gegenvorschlag abzulehnen sind:

1. Die Schweiz hat die energiepolitische Richtung mit der Energiestrategie 2017, dem Klima- und Innovationsgesetz 2023 und dem Stromversorgungsgesetz 2024 demokratisch festgelegt. Dreimal haben die Schweizer Stimmberechtigten entschieden. Wer heute neue Atomkraftwerke ermöglichen will, stellt diese Entscheide faktisch infrage. Der eingeschlagene Weg ist klar: Ausbau der erneuerbaren Energien und der Energieeffizienz. Ein modernes Energiesystem basiert auf dezentraler Produktion, Flexibilität, intelligenten Netzen und Speichern und nicht auf grossen zentralen Kraftwerken mit langen Planungszeiten. Allein die Stromproduktion aus Fotovoltaik ist in den letzten Jahren im Schnitt um rund 1,5 Terawattstunden pro Jahr gewachsen. Bei diesem Tempo kann innert fünf Jahren die Jahresproduktion eines AKW Gösgen zugebaut werden.

2. Weder Initiative noch Gegenvorschlag leisten einen Beitrag zur Versorgungssicherheit in den nächsten Jahren. Neue AKW wären, wenn überhaupt, erst nach Jahrzehnten realisierbar. Die eigentliche Herausforderung liegt aber nicht erst in den Jahren nach 2050, sondern in den nächsten zehn bis zwanzig Jahren. Diese Initiative löst kein einziges aktuelles Problem, sie verschiebt einfach die Debatte in die ferne Zukunft.

3. Schon die Möglichkeit, neue AKW zu bauen, schafft Unsicherheit. Investitionen in Fotovoltaik, Wind- und Wasserkraft brauchen stabile politische Rahmenbedingungen. Wird die Tür zur Atomkraft wieder geöffnet, schwächt dies die Planungssicherheit. Es entsteht ein Investitionskonflikt. Warum heute in etwas investieren, wenn morgen ein völlig anderes System möglich sein soll, welches die geplante Investition dann konkurrenzieren wird? Diese Unsicherheit bremst den Ausbau der erneuerbaren Energien, und das wollen wir alle nicht.

4. Die Finanzierung ist völlig ungeklärt. AKW gehören zu den kapitalintensivsten Infrastrukturen überhaupt. Weder Initiative noch Gegenvorschlag beantworten die Frage, wer die Kosten trägt und wer für Verzögerungen und Mehrkosten aufkommen würde. Die internationale Erfahrung zeigt, dass neue AKW nur mit massiver staatlicher Unterstützung realisiert werden können.

Also: Die Bevölkerung hat sich bewusst für die Energiewende entschieden, für den Ausbau erneuerbarer Energien, für mehr Effizienz und für Versorgungssicherheit ohne neue atomare Risiken. Das Energiesystem der Zukunft produziert dezentral, ist flexibel, verfügt über intelligente Netze und nutzt Kurz- und Langfristspeicher. Grosse AKW, die unflexibel Strom produzieren, passen dazu nicht. Der Wiedereinstieg in die Atomkraft würde diese Strategie torpedieren und neue Abhängigkeiten sowie Risiken schaffen.

Empfehlen Sie die Initiative zur Ablehnung, und lehnen Sie den Gegenvorschlag ab.

Marchesi Piero · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe de l'Union démocratique du Centre

I nodi vengono al pettine. Nel 2017, con la strategia energetica 2050, la Svizzera ha deciso l'uscita graduale dal nucleare. È stato introdotto il divieto di costruire nuove centrali. Ci fu detto che era una scelta moderna, prudente, inevitabile. Evidentemente non lo era. Fu una scelta presa sotto la pressione dell'emozione generata da Fukushima, una decisione comprensibile forse sul piano emotivo ma evidentemente sbagliata sul piano strategico. Perché la politica energetica di un Paese non si costruisce sulla paura, si costruisce sulla sicurezza, sulla razionalità, sull'interesse nazionale.

Si dirà, il popolo ha votato. Certo! Ma quella decisione fu sostenuta da una maggioranza granitica, tutta la sinistra, tutto il centro, incluso il PLR. Una maggioranza che promise al Paese una transizione facile: meno nucleare, più rinnovabili, stessa sicurezza, prezzi stabili. Oggi ne vediamo i risultati. Abbiamo iniziato a parlare di penuria, di blackout, di razionamenti, di riserve d'emergenza, di instabilità della rete. Termini che nella Svizzera dell'affidabilità energetica fino a pochi anni fa erano praticamente sconosciuti. E nel frattempo il conto arriva. Arriva alle famiglie, arriva alle PMI, arriva all'industria. L'adeguamento della rete alle nuove fonti di produzione costa miliardi di franchi, l'energia elettrica costa di più e la sicurezza diminuisce.

Qualcuno dirà, anche senza l'uscita dal nucleare avremmo avuto delle difficoltà. Forse! Ma andiamo a guardare i nostri vicini. La Germania ha scelto l'uscita dal nucleare e ha puntato tutto sulla transizione verde. La Francia ha mantenuto una forte produzione nucleare. Secondo i dati più recenti disponibili, nel secondo semestre del 2025 il prezzo domestico dell'elettricità era di 43,83 centesimi per chilowattora in Germania e di 30,44 centesimi in Francia, tasse incluse, il 30 per cento in meno. Non è un dettaglio tecnico, è la bolletta delle famiglie, è il costo della vita, è la competitività delle imprese. La verità è che abbiamo perso più di dieci anni, anni nei quali la Svizzera avrebbe potuto mantenere e sviluppare competenze nel settore nucleare, competenze che avevamo, competenze che erano un atout. Invece abbiamo chiuso porte, spento ambizioni, impedito perfino di pianificare impianti di nuova generazione, più sicuri, più efficienti e più rispettosi del clima.

Oggi possiamo almeno correggere la rotta. Infatti, l'iniziativa popolare "Stop al Blackout" ha il merito di riportare al centro la questione essenziale. La Svizzera deve avere elettricità in ogni momento a prezzi accessibili. Non solo quando splende il sole, non solo quando soffia il vento, non solo quando il mercato estero è favorevole - sempre!

Il controprogetto indiretto va proprio nella direzione giusta. Non costruisce una nuova centrale domattina, non la costruisce nemmeno tra due anni. Non impone nulla a nessuno. Fa però una cosa semplice, ma decisiva: elimina un divieto tecnologico assurdo. Una politica seria non vieta una tecnologia per ideologia. La valuta, la confronta, guarda ai costi, alla sicurezza, alla stabilità della rete, all'indipendenza del Paese. Se il nucleare di nuova generazione sarà competitivo, sicuro e utile alla Svizzera, potrà allora imporsi. Se non lo sarà, non verrà preso in considerazione - è semplice.

Oggi non possiamo permetterci di vietare persino la possibilità di scegliere. Perché questo divieto ha già prodotto abbastanza danni, ha indebolito la nostra libertà tecnologica, ha aumentato la dipendenza dall'estero, ha contribuito all'instabilità della rete e ha persino reso più care le bollette ai cittadini e alle imprese. E nessuno si è sinora preso la responsabilità politica di questo disastro. Se non produciamo abbastanza energia in Svizzera, ne importeremo dall'estero. Importeremo proprio ciò che qui facciamo finta di non volere nucleare francese, gas tedesco, energia prodotta altrove, con regole che non controlliamo, a prezzi che definiscono gli altri. Questa non è virtù, è dipendenza.

Per questo sostengo sia l'iniziativa che il controprogetto.

Crottaz Brigitte · Mit-F · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste

Cette initiative prétend vouloir éviter le blackout, mais derrière ce slogan anxiogène, elle poursuit en réalité un objectif très clair qui est de relancer le nucléaire en Suisse, et cela, quinze ans après Fukushima. En 2011, après cette catastrophe, le Conseil fédéral avait pris la décision de sortir progressivement du nucléaire, orientation qui avait été confirmée par le Parlement, tout simplement parce qu'une technologie qui produit de l'électricité, mais génère des risques, des dépendances et des coûts, devient inacceptable pour une société moderne. En 2017, 2023 et 2024, le peuple suisse a clairement choisi une autre voie, celle des énergies renouvelables. Or, aujourd'hui, les initiants nous expliquent qu'il faudrait revenir en arrière et abandonner cette stratégie avant même d'avoir pleinement mis en oeuvre les décisions prises par le peuple.

Le plus frappant, c'est que leur solution ne répond même pas aux problèmes énergétiques de la Suisse, car notre problème n'est pas un manque global d'électricité. En été, nous produisons énormément d'électricité, notamment grâce au solaire, et cette production augmente rapidement. Nous exportons régulièrement notre surplus. Le vrai défi, ce sont les mois d'hiver. Oui, notre problème est saisonnier, et cela change tout. Construire une centrale nucléaire pour couvrir quelques mois de tensions hivernales reviendrait à investir des dizaines de milliards dans une installation qui devrait s'arrêter durant l'été, le réseau étant déjà saturé par la production solaire et hydraulique. C'est un non-sens industriel et économique. On nous présente le nucléaire comme une énergie du futur, mais en réalité, c'est une technologie rigide, pensée pour produire en permanence dans un système électrique centralisé du XXe siècle. Or, le système énergétique de demain sera flexible, décentralisé et interconnecté. Le nucléaire répond mal à cette nouvelle réalité.

Il y a également toutes les questions que les partisans de l'initiative préfèrent éviter. Les déchets, d'abord. On parle de déchets radioactifs dangereux pendant des milliers d'années, alors qu'aucun stockage définitif n'est opérationnel en Suisse, et que ce sont les générations futures qui devront en gérer les conséquences. Est-ce réellement responsable ? Il y a aussi la question de l'eau. Une centrale nucléaire a besoin de très grandes quantités d'eau pour son refroidissement, mais avec le réchauffement climatique, les sécheresses et les canicules deviennent plus fréquentes. En France, certaines centrales ont déjà dû réduire leur activité faute d'eau en suffisance ou parce que les cours d'eau étaient trop chauds. C'est quand même paradoxal. On nous vend le nucléaire comme une solution au changement climatique, alors que le changement climatique fragilise précisément son fonctionnement. Et parlons des coûts. Les partisans du nucléaire nous expliquent qu'il faut lever l'interdiction. Très bien, mais qui payera ? Les contribuables, les consommateurs, les entreprises électriques, les investisseurs privés ? Nulle part dans cette initiative, cette question fondamentale ne reçoit de réponse, alors que partout en Europe, les nouveaux projets nucléaires accumulent retards et explosions budgétaires. Pendant qu'on immobilise des milliards pendant quinze ou vingt ans dans un chantier nucléaire, ces mêmes milliards ne sont pas investis dans l'isolation des bâtiments, le stockage, les réseaux intelligents, la géothermie ou l'hydraulique hivernale, des solutions plus rapides, plus souples et moins coûteuses.

Enfin, cette initiative prétend répondre à un problème urgent. Cependant, même si nous décidions aujourd'hui de construire une centrale nucléaire, elle n'apporterait aucune solution aux défis de l'approvisionnement des dix ou quinze prochaines années. Une politique énergétique sérieuse doit répondre aux besoins réels du pays et pas à ceux de 2050. Surtout, cette initiative repose sur une illusion : celle d'une Suisse qui pourrait résoudre seule ces défis énergétiques. La réalité, c'est que notre avenir énergétique sera européen. Nous sommes déjà interconnectés avec nos voisins, nous échangeons de l'électricité chaque jour, et cette coopération est indispensable. Le véritable enjeu stratégique n'est donc pas de reconstruire des centrales nucléaires en Suisse ; c'est de renforcer nos capacités de stockage, d'adapter notre consommation, de moderniser notre réseau et surtout de sécuriser notre coopération avec l'Union européenne. Le XXIe siècle ne sera pas celui de l'isolement énergétique, mais celui de l'intelligence collective et des réseaux. Cette initiative regarde vers le passé alors que nous devons préparer l'avenir. Elle propose une technologie lente, coûteuse et rigide, alors que les défis énergétiques actuels exigent de la rapidité, de la flexibilité et de la coopération.

Pour toutes ces raisons, je vous invite à recommander le rejet de cette initiative.

Quadri Lorenzo · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Oggi discutiamo l'iniziativa popolare "Energia elettrica in ogni tempo per tutti (Stop al blackout)" e il controprogetto del Consiglio federale. Ritengo che il nostro Parlamento debba cogliere questa occasione per correggere un errore strategico che risale a quindici anni fa. Nel 2011, sull'onda emotiva del disastro di Fukushima, il Consiglio federale decise l'uscita dal nucleare, una decisione dettata più dalla reazione del momento che da una valutazione razionale degli interessi a lungo termine del nostro Paese. Quella scelta venne poi confermata nel 2017 nella votazione popolare sulla strategia energetica 2050, una votazione però inficiata da indicazioni palesemente sbagliate da parte del Consiglio federale nelle istruzioni ufficiali.

Da allora, tuttavia, il mondo è profondamente cambiato. Le guerre in Ucraina e Medio Oriente hanno dimostrato quanto la sicurezza dell'approvvigionamento energetico sia un elemento essenziale della sovranità nazionale. La dipendenza dall'estero, Unione europea ovviamente inclusa, comporta rischi politici, economici e strategici che non possiamo ignorare. La soluzione non può essere rendersi dipendenti e quindi sempre più ricattabili da parte dell'Unione europea.

Oggi tutti riconoscono che la Svizzera deve rafforzare il proprio autoapprovvigionamento elettrico e, in quest'ottica, appare difficile giudicare il mantenimento di un divieto tecnologico che riguarda una fonte energetica che fornisce ancora circa un terzo della produzione nazionale di corrente. Va sottolineato un punto importante: approvare il controprogetto non significa costruire domani una nuova centrale nucleare. Non esistono oggi progetti concreti in questo senso. La questione in discussione è molto più semplice. Si tratta di eliminare un divieto e lasciare aperte tutte le opzioni per il futuro. In altre parole, non stiamo decidendo di costruire una centrale nucleare, stiamo decidendo se sia ragionevole evitarne per legge la costruzione nei secoli dei secoli, indipendentemente dalle necessità future del Paese.

Il fabbisogno di elettricità è destinato ad aumentare: mobilità elettrica, pompe di calore, digitalizzazione, intelligenza artificiale e soprattutto l'immigrazione incontrollata richiederanno quantità sempre maggiori di energia. Pretendere di rinunciare contemporaneamente ai combustibili fossili e al nucleare senza compromettere la sicurezza d'approvvigionamento è a dir poco irrealistico. Nasce il sospetto che qualcuno a sinistra voglia porre le condizioni per una penuria di corrente per portare avanti la propria agenda politica fatta di obblighi, divieti, imposizioni, tasse e limitazioni.

Le energie rinnovabili devono continuare a svilupparsi, certo, ma da sole non sono e non saranno in grado di garantire una produzione sufficiente e costante durante tutto l'anno. Una cosa non esclude l'altra. Sostenere il nucleare non significa essere contrari alle rinnovabili, significa adottare un approccio pragmatico e diversificato. Secondo l'Analisi nazionale dei rischi Casus-2025 una grave penuria di elettricità figura tra le principali minacce per la Svizzera. Un deficit di approvvigionamento del 30 per cento durante il periodo invernale potrebbe provocare danni economici nell'ordine di un miliardo di franchi al giorno. Di fronte a simili prospettive, mantenere un divieto puramente ideologico non è responsabile. Perfino la presidente della Commissione europea, la signora Ursula von der Leyen, ha definito l'abbandono del nucleare da parte del Vecchio Continente un errore strategico.

Vi è poi la dimensione economica e industriale. Lo sviluppo delle nuove tecnologie nucleari offre opportunità interessanti alle piccole e medie imprese svizzere attive in settori ad alto contenuto tecnologico. Quanto alle obiezioni tradizionali, va ricordato che le centrali di nuova generazione producono quantitativi di scorie inferiori rispetto al passato. E a chi parla di dipendenza dall'estero per l'uranio dovrebbe poi riconoscere che il solare dipende ancora più fortemente da componenti provenienti dall'estero, in particolare dalla Cina.

La questione odierna non è se la Svizzera debba costruire una centrale nucleare domani mattina, la questione è se abbia senso continuare a vietare una tecnologia di cui avremo ancora bisogno in futuro. Ritengo pertanto che sia giunto il momento di superare i tabù ideologici e di sostenere sia l'iniziativa che il controprogetto.

Roduit Benjamin · Mit-M · Conseil national · Valais · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Comment éviter un psychodrame national ? Il ne faut pas se leurrer, il y aura une votation populaire, où il s'agira sans nuance de dire si l'on est pour ou contre le nucléaire. C'est un raccourci, probablement souhaité par les initiants, mais aussi par les opposants accrochés à leur idéologie, par les médias, par tous ceux qui ressentent le besoin de trancher dans le vif d'un sujet pourtant complexe et émotionnel. Pour ma part, je préfère faire preuve de bon sens, sans émotions ni intérêts particuliers, même si je préside l'association suisse pour la petite hydraulique en Suisse, sans me réfugier non plus dans des mesures dilatoires, avec l'espoir naïf que cela se réglera à l'échelle mondiale dans des temps meilleurs ou par une politique de décroissance.

Tout d'abord, l'enjeu est énorme, vous le savez. Il s'agit de remplacer ou pas à terme plus de 30 pour cent de notre production indigène assurée aujourd'hui par le nucléaire. De plus, depuis la votation récente de la loi sur le climat, nous visons un objectif zéro carbone pour 2050 en renonçant aux énergies fossiles. Mission impossible selon les pronucléaires ; pas de panique, on y arrivera, disent les anti. Soyons réalistes, depuis la votation populaire de 2017, non seulement le contexte géopolitique a considérablement changé et propulsé dans la population la thématique majeure de l'approvisionnement, mais de sérieux doutes quant à l'efficacité de la transition énergétique se sont emparés des esprits.

Je me contenterai de citer deux facteurs qui ont retardé le développement des énergies renouvelables. Tout d'abord, les obstacles à l'exploitation de l'énergie solaire, de l'hydraulique - grosse ou petite - et du vent se multiplient à tous les niveaux national, cantonal ou communal. Pour mémoire, citons le rejet du photovoltaïque alpin, les oppositions aux seize projets de barrage de la table ronde, le soi-disant Dialogue du Grimsel, qui sacrifie des installations de petite hydraulique, ou encore, sur le plan local, le refus d'éoliennes dont on accepte certes la construction à condition qu'on ne les voie pas. Bref, si l'on continue à freiner les projets d'énergie renouvelable, de nouvelles centrales nucléaires verront le jour - c'est une évidence dont les associations environnementales devraient tenir compte.

Quant au second facteur, il est d'ordre technologique. On peut bien rêver de panneaux solaires sur tous les toits ; ce système décentralisé met à mal les réseaux qui ont besoin d'une gestion fine du flux d'énergie, en fonction des fluctuations horaires, des besoins et du prix du marché. C'est un changement de paradigme, et il faut en prendre acte.

Alors oui, un contre-projet indirect sur le nucléaire avec des conditions-cadres claires est nécessaire, et je soutiendrai son entrée en matière. Il s'agit en fait de rouvrir la porte - je dis bien rouvrir - sur une énergie dont les développements technologiques actuels et futurs laissent présager une énergie propre et sûre - je pense évidemment aux centrales de quatrième génération et aux modèles de fusion nucléaire.

L'argument selon lequel ces nouvelles centrales ne verront pas le jour avant trente ans renforce encore la nécessité de former dès aujourd'hui les ingénieurs et le personnel qualifié dont on aura besoin en 2050 pour leur mise en service, et cela sans dépendre de l'étranger. De ce point de vue, je ne comprends pas le blocage quasi idéologique de la part de certains scientifiques.

Attention, il ne s'agit pas non plus de signer un chèque en blanc, dont le prix serait un frein au développement des énergies renouvelables. Sans aucun doute, l'impact sera considérable sur les prix de l'électricité et sur les investisseurs. Un soutien étatique financier étant inéluctable, il s'agit dès lors, comme le demande la Commission des finances, de présenter une stratégie claire de financement, y compris pour le prolongement de nos centrales à quatre-vingts ans. Le contre-projet n'ayant pas abordé cet aspect, si ce n'est de manière indirecte, en faisant référence au rapport publié en réponse au postulat Burkart 23.4152, je ne m'opposerai pas à son renvoi au Conseil fédéral. Ainsi, sans repousser ce projet aux calendes grecques, nous aurons en main les grandes options financières et stratégiques de ce qui, à mon sens, sera probablement le plus grand dossier du siècle.

Comme vous le voyez, en conclusion, il ne s'agit pas aujourd'hui de dire simplement oui ou non au nucléaire, mais de rouvrir la porte et de sortir de la pièce sans éteindre la lumière sur les énergies renouvelables.

Schnyder Markus · Mit-M · Conseil national · Glaris · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Ich beantrage Ihnen, die Initiative zur Annahme zu empfehlen und dem indirekten Gegenentwurf zuzustimmen. Ich begründe das wie folgt und erlaube mir eine Vorbemerkung.

In einer perfekten Welt, zumindest in meiner perfekten Welt, gäbe es wohl keine Kernkraftwerke. In dieser Welt gäbe es aber auch keine Windräder und keine grossflächigen Solaranlagen, da käme der Strom einfach aus der Steckdose. Bekanntermassen leben wir aber nicht in einer perfekten Welt, das müssen wir täglich feststellen. Gerade deshalb ist es so wichtig, dass wir bei einem solch wichtigen Thema, unserer Stromversorgung, nicht nach ideologischen, sondern nach rationalen Überlegungen handeln.

Die Wichtigkeit einer funktionierenden Stromversorgung zeigt sich nämlich, wenn man sich überlegt, was uns von Drittwelt- oder Schwellenländern unterscheidet. Nicht der einzige, aber ein wesentlicher Faktor ist die Versorgungssicherheit eines Landes. Für eine funktionierende Wirtschaft ist nämlich insbesondere die dauerhafte und sichere Stromversorgung extrem wichtig. Ist diese nicht sichergestellt, werden sich dort auch keine Industrien ansiedeln, die Arbeitsplätze und Wohlstand bringen. Wenn wir nun unseren Wirtschaftsstandort anschauen, dann stellen wir fest, dass unsere Stromversorgung ein wichtiger Pfeiler der Standortattraktivität ist. Dabei geniesst die Versorgungssicherheit oberste Priorität. Um wettbewerbsfähig zu sein, sollten auch die Energiepreise angemessen sein.

Bei den Diskussionen rund um unsere Energieversorgung wird heute vielfach der Energiemix diskutiert. Dabei steht primär die CO2-Neutralität im Fokus. Viel zu wenig gibt man aber meiner Meinung nach den Faktoren "Kontinuität" und "Zeitpunkt der Stromproduktion" ein Gewicht. Vielfach wird nämlich fälschlicherweise die Jahresproduktion einer Anlage als Massstab für deren Wert angesehen; das ist aber falsch. Wichtig ist, wie viel Leistung eine Anlage zu welchem Zeitpunkt liefert. Der grünste Strom bringt uns nichts, wenn er zu einem Zeitpunkt produziert wird, zu dem ihn niemand braucht. Genau das macht unser System heute träge und vor allem unglaublich teuer.

So müssen wir uns fragen, ob wir eine gut gemeinte, aber nicht funktionale und teure Stromversorgung wollen oder eine, die zwar nicht in das perfekte Weltbild passt, dafür aber sicher und verlässlich ist. Ich bin für Letzteres. Aufgrund einer ideologischen Wertvorstellung ein bewährtes System auf den Kopf zu stellen, ist nicht zielführend. Gerade in einer Zeit, in welcher immer mehr Systeme elektrifiziert werden, ist eine verlässliche und bezahlbare Produktion zentral. In einer solchen Zeit an einem Technologieverbot festzuhalten, welches offensichtlich unter falschen Voraussetzungen beschlossen wurde, ist, sagen wir es mal so, nicht gerade lösungsorientiert.

Zu guter Letzt erlaube ich mir noch eine Bemerkung. Wenn die Kernenergie wirklich so schlecht und unwirtschaftlich ist, wie das uns im Saal hier immer wieder weisgemacht wird, dann können Sie der Aufhebung des Neubauverbots für Kernkraftwerke getrost zustimmen, dann wird ganz sicher nie jemand eines bauen. Falls Sie - und da schaue ich jetzt eher in die linke und grüne Ratshälfte - das selbst nicht mehr glauben, dann würde ich die Initiative an Ihrer Stelle auch bekämpfen, sonst werden Sie nämlich noch von der Realität eingeholt.

Die Stromversorgung ist zu wichtig für unser Land, als dass wir uns auf ideologische Experimente einlassen dürfen.

Empfehlen Sie die Initiative zur Annahme, und stimmen Sie dem Gegenentwurf und somit einer zuverlässigen Stromversorgung zu.

Mahaim Raphaël · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe des VERT-E-S

À ce stade du débat, beaucoup d'arguments ont déjà été soulevés dans cette salle. Nous en sommes au cinquantième orateur et je propose de ne pas répéter ce qui a déjà été dit, mais de vous demander de faire un petit effort d'imagination. Imaginons deux secondes : nous sommes en 2030 en Suisse et, grâce à des décisions ambitieuses et visionnaires, nous avons réussi à faire en sorte que l'approvisionnement en électricité en Suisse soit garanti par des sources renouvelables. Parfois, durant certaines périodes de l'année, nous devons recourir aux importations de l'électricité à partir d'autres pays européens - par exemple des pays du nord qui ont d'autres types de sources d'approvisionnement en électricité -, des parcs éoliens offshore ou même de l'éolien tout court. Toutefois, nous sommes dans un pays où tout est assuré grâce aux énergies renouvelables, moyennant bien sûr quelques systèmes de stockage de l'électricité - pompage, turbinage et autres installations nécessaires pour ce stockage. C'est une image qui ferait envie, êtes-vous d'accord ? En tout cas, c'est mon souhait pour la Suisse.

Dans un tel contexte, dans lequel la technologie nucléaire n'est absolument pas connue - cela fait partie aussi de l'exercice de fiction que je vous demande de faire -, un expert viendrait nous trouver et dirait à la Suisse : "Vous savez quoi, j'ai une idée, je vous propose de faire de la recherche et d'imaginer passer à une autre source de production d'énergie électrique, qui s'appelle l'énergie nucléaire. C'est un système un peu compliqué. Il s'agirait de bousculer des atomes avec des neutrons pour provoquer une réaction qui dégage beaucoup d'énergie. Cela se fait dans des centrales et permet de produire de l'électricité en grande quantité." En Suisse, on se dirait : "On va y réfléchir, mais pourquoi pas ?" Néanmoins, évidemment, on voudrait en savoir un peu plus avant de se lancer dans une nouvelle technologie, alors on poserait des questions à cet expert. On lui dirait : "Cher Monsieur l'expert ou chère Madame l'experte, on est assez satisfaits de notre système, entièrement renouvelable, mais on est prêts à se laisser surprendre s'il y a mieux." Alors, on lui poserait quelques questions. D'abord, on demanderait : "Ce système permettrait-il de produire de l'électricité moins chère ?" Alors là, l'expert se contorsionnerait un peu sur sa chaise et répondrait : "Je n'en suis vraiment pas sûr, parce que de telles centrales nécessitent des investissements colossaux. Je ne suis pas franchement sûr que la rentabilité soit un avantage. Du côté des coûts, il faudrait être très prudent avec les pronostics que l'on peut faire."

Ensuite, on lui demanderait : "Si la question du coût n'est pas un avantage, alors, au moins, on aurait une source d'énergie qui ne pose aucun problème du point de vue de l'environnement ou, en d'autres termes, une source d'énergie totalement propre, n'est-ce pas ?" Là encore, l'expert se trémousserait sur sa chaise et dirait :"Très franchement, là aussi, j'ai quand même un certain nombre de doutes. Je dois vous le dire avec honnêteté, car, d'abord, on doit extraire de l'uranium, c'est-à-dire le combustible nécessaire à la réaction chimique. En plus, on doit le transporter, et il y a évidemment le problème des déchets, c'est-à-dire qu'on sait que cette réaction produit des déchets et on ne sait pas très bien comment on pourra les stocker, parce que ces déchets demeurent radioactifs longtemps." Les représentants de la Suisse regarderaient l'expert en lui disant : "Quand même, sur ce plan-là, on a des doutes que ce soit un véritable avantage." Alors, ils viendraient avec une nouvelle question : "Peut-être que l'avantage de cette nouvelle technologie, ce serait de nous garantir une forme d'indépendance et de nous permettre d'être totalement indépendants, par exemple, des importations de courants renouvelables de l'étranger dans certaines périodes de l'année, n'est-ce pas ?" Là, l'expert, encore plus mal à l'aise, tournerait sa langue plusieurs fois dans sa bouche avant de répondre : "Non, très franchement, car la question de l'indépendance est très délicate avec le nucléaire, parce que nous sommes forcés d'importer ce fameux combustible nucléaire de certains États de l'autre bout de la planète, parfois gouvernés par des régimes qui ne sont pas très démocratiques, du moins de ce que j'en sais. L'uranium ne pourrait pas être extrait en Suisse, donc nous allons - je dois vous le dire en toute honnêteté - nous rendre dépendants de certains autres pays pour la production d'énergie nucléaire."

Les représentants de la Suisse commenceraient à se dire qu'ils sont pris un peu pour des idiots avec cette proposition. Ils poseraient une dernière question : "Cela nous permettrait-il de développer une production d'électricité plus démocratique, en quelque sorte, plus décentralisée, car chacun pourrait avoir sa petite centrale nucléaire dans son jardin ?" Alors là, la discussion prendrait fin, car l'expert répondrait : "Forcément non, car ce sont des centrales grosses, coûteuses, des investissements massifs qui sont faits à un endroit, donc il n'y a pas de possibilité de rendre les choses plus démocratiques."

Chers et chers collègues, vous avez compris à travers cette métaphore que, très franchement, si on fait l'exercice jusqu'au bout, on se rend compte que ce qu'on nous promet en réalité, c'est un miroir aux alouettes ; c'est un mirage. Le dogmatisme est du côté de ceux qui veulent rouvrir la porte à cette technologie, qui n'apportera strictement rien et qui entravera la voie vers le tout renouvelable, que nous souhaitons atteindre le plus vite possible.

Gysi Barbara · Mit-F · Conseil national · St-Gall · Groupe socialiste

Keine zehn Jahre nach dem Volksentscheid zum Ausstieg aus der Atomenergie wollen der Bundesrat und die Kommissionsmehrheit jetzt einen indirekten Gegenvorschlag durch das Parlament peitschen und der teuren, gefährlichen und risikoreichen AKW-Technologie zum Revival verhelfen. Das muss ganz klar verhindert werden.

Atomkraftwerke sind keine zeitgerechte Lösung für die Herausforderungen der Energieversorgung. Ihre langen Planungs- und Bauzeiten machen sie ungeeignet, um rechtzeitig zur Erreichung der Klimaziele beizutragen. Die neue AKW-Euphorie geschieht auf Kosten der nachhaltigen, erneuerbaren Energien, obwohl diese schneller, günstiger und nachhaltiger ausgebaut werden können. Die AKW-Befürwortenden sind gar so dreist, sich bei den Fördermitteln für den Ausbau der erneuerbaren Energien bedienen zu wollen.

Auf Atomkraft zu setzen, ist gefährlich, denn Atomkraftwerke bergen enorme Risiken. Das Risiko von Unfällen in der dicht besiedelten Schweiz und die damit nicht versicherbaren Risiken von Atomunfällen bedeuten, dass die öffentliche Hand diese Risiken in Höhe von 80 bis 8000 Milliarden Franken wird tragen müssen. Keine Versicherung, wir haben es schon gehört, ist bereit, diese Risiken zu versichern und zu tragen. Wir haben eine grosse Störanfälligkeit der Anlagen und generell die Risiken der neuen Nukleartechnologien. Wir wissen ja gar nicht, wohin uns diese Zukunft führt. Das Risiko der Endlagerung hochradioaktiver Abfälle? Bis heute haben wir keine Lösung dafür, und auch die Standortfragen sind immer sehr brisant. Dazu kommen massive finanzpolitische Risiken, denn, auch das wurde bereits mehrfach gesagt, neue Atomkraftwerke sind finanziell ein Fass ohne Boden. Niemand will hinstehen und diese Kosten tragen.

Es kommt also nicht von ungefähr, dass der CEO der Axpo, Christoph Brand, in diesem Zusammenhang betonte: "Ökonomisch bleibt es für Unternehmen ein Ding der Unmöglichkeit, das finanzielle Risiko für ein neues Atomkraftwerk auf sich zu nehmen." Diese Aussage unterstreicht die wirtschaftlichen Herausforderungen und Risiken, denen Unternehmen bei der Planung neuer AKW gegenüberstehen. Was bedeutet das im Klartext? Es bedeutet nichts anderes, als dass die öffentliche Hand, sprich wir Steuerzahler und Steuerzahlerinnen, diese unermesslichen Kosten und Risiken tragen müssten.

Der öffentlich zugängliche Mitbericht der Finanzkommission zeigt diese grossen finanzpolitischen Risiken klar auf. Ich war an der Plenarsitzung der Finanzkommission dabei. Es ist ein sehr wichtiger Mitbericht, der brisante Punkte auflistet. Es werden darin die lange Bauzeit, die finanziellen Risiken und die Unvorhersehbarkeit der Investitionsausgaben aufgeführt und auch, dass die Betriebskosten mit Risiken behaftet sind. Zur langen Bauzeit und Unvorhersehbarkeit der Investitionsausgaben muss erwähnt werden, dass die jüngsten Bauten in Europa massive Verzögerungen und Kostenüberschreitungen hatten: zwischen 11 und 50 Milliarden Mehrkosten und Bauzeitüberschreitungen von bis zu 18 Jahren.

Auf solche Technologien zu setzen, ist gefährlich und auch sehr unseriös. Atomkraftwerke sind unvereinbar mit einem zukunftsfähigen Energiesystem, darum ein klares Nein zur Blackout-Initiative und ein Nein zu einem indirekten Gegenvorschlag.

Bürgi Roman · Mit-M · Conseil national · Schwyz · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Wir diskutieren heute über eine Vorlage, die für die Zukunft unseres Landes zentral ist, über die Blackout-Initiative. Ich spreche klar für die Initiative, weil sie ausspricht, was wir seit Jahren verdrängen. Die Schweiz steuert energiepolitisch auf eine gefährliche Abhängigkeit und auf eine strukturelle Unterversorgung zu. Der Bundesrat selbst sagt in seinem Bericht, dass wir spätestens dann, wenn Gösgen und Leibstadt vom Netz gehen, eine grosse Lücke haben würden. Diese Lücke ist nicht theoretisch, sie ist absehbar, sie ist konkret, und sie wird uns mitten im Winter treffen. Gleichzeitig wachse die Bevölkerung schneller als prognostiziert, auch das steht im Bericht. Dazu kommt ein Faktor, den vor zehn Jahren niemand auf dem Radar hatte: Rechenzentren, Digitalisierung, künstliche Intelligenz - alles stromintensiv, alles wachsend. Wir brauchen mehr Strom, nicht weniger, und wir brauchen ihn sicher und vor allem auch bezahlbar.

Die Blackout-Initiative ist der richtige Weg. Sie setzt zwei klare Prioritäten: Verantwortung und Kompetenzen bündeln. Heute ist die Stromversorgung zersplittert. Der Bund setzt Rahmenbedingungen, Kantone und Gemeinden sind für die Versorgungssicherheit zuständig. Das führt zu Verzögerungen, Blockaden und Verantwortungsdiffusion. Die Initiative schafft Klarheit: Der Bund übernimmt die Gesamtverantwortung für die Versorgungssicherheit in einer Zeit, in der wir rasch handeln müssen, und das ist zwingend. Nur CO2-freie Stromproduktion zuzulassen, ist kein Risiko, das ist eine Chance. Denn CO2-frei heisst Wasserkraft, Solar-, Wind- und ja, auch Kernenergie. Damit öffnet die Initiative die Türe für eine ehrliche, technologieoffene Energiepolitik.

Der Gegenvorschlag des Bundesrates geht in die richtige Richtung, bleibt aber in seiner Wirkung eher begrenzt. Zwar soll das Verbot für Rahmenbewilligungen aufgehoben werden, gleichzeitig hält der Bundesrat fest, dass derzeit weder konkrete Projekte noch eine klare gesetzliche Grundlage bestünden. Damit entsteht mehr Offenheit in der Diskussion, aber noch keine verlässliche Perspektive für die künftige Stromversorgung. Für eine stabile Energiezukunft braucht es mehr Verbindlichkeiten und einen klaren politischen Fahrplan. Heute stammen rund 27 Prozent unseres Stroms aus Kernenergie. Beznau fällt 2032 respektive 2033 weg, Leibstadt und Gösgen werden auch älter. Ohne Ersatz droht uns ein massiver Importbedarf aus Ländern, die selbst nicht wissen, ob sie im Winter genug Strom oder Gas haben. Wir können uns nicht auf Importe verlassen, wir müssen selbst Verantwortung wahrnehmen und selbst produzieren.

Die Blackout-Initiative ist kein Entweder-oder, sie ist ein Sowohl-als-auch. Wir brauchen erneuerbare Energien, aber wir brauchen auch Grundlast. Wir brauchen Winterstrom, nicht nur Sommerstrom, und wir brauchen Planbarkeit, nicht Wunschdenken. Die Initiative schafft genau das: klare Zuständigkeiten, klare Prioritäten und klare Technologieoffenheit.

Die Schweiz steht energiepolitisch an einem Wendepunkt. Wir können weitermachen wie bisher, oder wir können Verantwortung übernehmen. Die Blackout-Initiative tut genau das: Sie stärkt die Versorgungssicherheit, sie stärkt unsere Unabhängigkeit, sie stärkt unsere Technologieoffenheit, und sie stärkt unsere Schweiz.

Danke für die Unterstützung der Blackout-Initiative und danke für die Unterstützung des indirekten Gegenvorschlags.

Grossen Jürg · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe vert'libéral

Ich lehne die Aufhebung des Neubauverbots für Atomkraftwerke ab. Deshalb empfehle ich sowohl die Initiative wie auch den Gegenvorschlag des Bundesrates entschieden zur Ablehnung. Wer das Neubauverbot aufheben will, will doch ein AKW bauen. Zu welchem anderen Zweck würden wir diese Debatte sonst führen?

Ich lehne die Aufhebung des Neubauverbots aber nicht aus ideologischen Gründen ab, sondern weil ich Verantwortung für eine sichere, eine bezahlbare und eine unabhängige Energieversorgung der Schweiz tragen will. Genau darum geht es hier letztlich.

Zunächst einmal ist die Behauptung, das heutige Recht verhindere Technologieoffenheit, schlicht falsch. Forschung an neuen Reaktortypen und Technologien ist erlaubt. Auch Entwicklung und internationale Kooperation sind erlaubt. Wenn es eines Tages tatsächlich eine verfügbare AKW-Generation gäbe, welche die heutigen Probleme bezüglich Sicherheit, Kosten, Abfällen, Flexibilität usw. lösen könnte, könnte das Parlament das Neubauverbot jederzeit neu beurteilen. Ich wäre offen dafür.

Genau darum geht es hier eben nicht. Die Mehrheit will ausdrücklich darauf verzichten, den Bau neuer AKW der zukünftigen Generation zu ermöglichen und die Gesetzgebung darauf zu beschränken. Sie will die Türe auch für die heutigen Reaktoren der Generationen III und III plus offen halten, also genau für jene Technologie, die weltweit mit Kostenexplosionen, Verzögerungen und enormen staatlichen Risiken verbunden ist. Genau jetzt soll die Türe geöffnet werden, genau jetzt, wo die erneuerbaren Energien endlich in grossem Stil Fahrt aufnehmen. Ich verweise auf den massiven Zubau im Bereich der Fotovoltaik in den letzten Jahren.

Das Schweizervolk hat den Weg mehrfach entschieden und bestätigt, und zwar mit der Energiestrategie 2050, mit dem Klima- und Innovationsgesetz, mit dem Stromversorgungsgesetz. Die Richtung ist völlig klar: mehr erneuerbare Energien, mehr Effizienz, mehr Speicher und mehr Unabhängigkeit. Die 4-E-Strategie der GLP verbindet genau diese Elemente: Energieeffizienz, erneuerbare Energien, Energiespeicherung und Europa. Sie zeigt den Weg zu einer klimafreundlichen, sicheren und bezahlbaren Energieversorgung auf. Eine Aufhebung des Neubauverbots würde jedoch genau jetzt das falsche Signal senden. Sie schafft nämlich Unsicherheit, sie bremst Investitionen. Sie vermittelt den träumerischen Eindruck, man könne später vielleicht doch wieder auf Atomkraftwerke setzen.

Diese gefährlichen Bremsmanöver mitten in der Energiewende lehne ich ab. Denn die Zukunft unseres Stromsystems ist nicht starrer Bandstrom aus Grosskraftwerken, nein, die Zukunft ist dezentral und flexibel. Das Dreamteam der Schweiz besteht aus Wasserkraft und Solarenergie und wird natürlich durch Windkraft, Biomasse, Speicher, Smart Grids und intelligente Steuerung ergänzt. Genau dort liegen auch unsere Schweizer Stärken. Solarstrom wird nämlich heute immer mehr zu hochwertigem Bedarfsstrom, der rund um die Uhr verfügbar ist. Dies ist durch ZEV, vZEV, LEG, Batterien, Flexibilitätsmärkte und bidirektionales Laden möglich. So kann Solarenergie gezielt dann genutzt werden, wenn sie benötigt wird, auch nachts und bei schlechtem Wetter.

Die Kombination aus Solarenergie, Wasserkraft und Speichern macht die Schweiz resilienter und unabhängiger. Atomkraft hingegen bleibt unflexibel. Sie produziert dann, wenn sie technisch produzieren muss, nicht dann, wenn der Strom gebraucht wird. Das passt immer weniger zu unserem modernen Stromsystem mit hoher Solarstromproduktion, wachsender Speicherfähigkeit und intelligent gesteuertem Verbrauch.

Hinzu kommen die Risiken, die man nicht wegdiskutieren kann. Die Ukraine zeigt es auf brutale Weise: AKW sind im Krisen- und im Kriegsfall strategische Angriffsziele. Auch geopolitisch macht Atomkraft abhängig. Uran muss importiert werden, es ist endlich und, wie wir gehört haben, teilweise auch mit Russland verbunden. Wer von Unabhängigkeit spricht und gleichzeitig neue Uranabhängigkeit schaffen will, argumentiert widersprüchlich.

Hinzu kommt das Problem der Endlagerung. Wir haben noch nicht einmal ein Endlager realisiert, und nun sollen schon wieder neue Abfälle produziert werden, und das über Jahrzehnte hinweg. Auch dieses Problem würden wir kommenden Generationen überlassen.

Schliesslich sind neue AKW weltweit kaum ohne sehr hohe finanzielle staatliche Absicherung wirtschaftlich realisierbar. Genau deshalb wäre es problematisch, das Neubauverbot aufzuheben, ohne die Finanzierungsfrage zu beantworten. Am Ende bedeutet das, Gewinne zu privatisieren und Risiken zu sozialisieren. Das Haftpflichtrisiko eines schweren Unfalls ist bis heute gar nicht vollständig versicherbar. Im Ernstfall trägt die Bevölkerung das Restrisiko.

Die Schweiz hat einen sicheren Weg eingeschlagen. Er heisst: erneuerbar, flexibel, effizient und unabhängig. Wir müssen diesen Weg jetzt konsequent weitergehen, statt mitten im Ausbau der erneuerbaren Energien neue Unsicherheiten zu schaffen.

Deshalb bitte ich Sie, die Aufhebung des Neubauverbots abzulehnen.

Bäumle Martin · Mit-M · Conseil national · Zurich · Groupe vert'libéral

Herr Grossen, wir wissen alle, dass wir ein Winterstromproblem haben. Jetzt sagen die Befürworter des Wiedereinstiegs in die Kernenergie, diese würde das Winterstromproblem lösen. Wie lösen Sie das Problem dieser Winterlücke, die 2050 auf uns zuzukommen droht?

Grossen Jürg · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe vert'libéral

Ich glaube, es ist sicherlich ein sehr berechtigtes Anliegen, dass man vor allem über die Winterstromproduktion spricht.

Man kann sagen, dass ein Drittel der Produktion von Solarenergie im Winter anfällt. Wir konnten beispielsweise unser Gebäude in Frutigen mit immerhin fünfzig Arbeitsplätzen, vier Wohnungen und einer Spenglerei im Januar zu 94 Prozent mit Solarstrom betreiben - im Januar! Man kann also nicht einfach sagen, Solarenergie bringe im Winter nichts. Wenn man die Solarenergie gut und optimal mit der Wasserkraft kombiniert und die Wasserkraft anders einsetzt, wenn man also die Speicherung für die Zeiten behält, zu denen die Sonne keine Energie liefert, dann kann man mit diesem Dreamteam aus Wasserkraft und Solarenergie die Versorgung rund um die Uhr sicherstellen. Wenn man noch ein Back-up für den Winter haben will, dann kann man sagen, wir nutzen zusätzlich zweistoffbetriebene Gaskraftwerke, die man sukzessive mit synthetischen Treib- und Brennstoffen betreiben kann.

Das Wichtigste von allem ist aber, dass wir auch eine Rückversicherung mit Europa haben, das heisst, dass wir ein Stromabkommen haben und eben auch Strom importieren können, denn dieser wird viel günstiger sein, auch im Winter, als von uns selbst produzierter Strom.

Schilliger Peter · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe libéral-radical

Nach der Frage Ihres Kollegen: Setzen Sie also auf Kernkraftenergie aus Frankreich, damit wir eine Rückversicherung aus Europa haben?

Grossen Jürg · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe vert'libéral

Danke vielmals, Herr Schilliger, für diese sehr gute Frage. Ich kann Ihnen sagen, ich vergleiche fast täglich, mindestens jedoch wöchentlich mehrmals die verschiedenen Werte der Stromproduktion in Europa. Wenn die Schweiz im Winter Strom importiert, dann immer dann, wenn zu viel Wind im System ist, insbesondere in Deutschland. Das heisst, in den Stunden, in denen wir importieren - wir importieren ja nicht einfach den ganzen Tag, sondern immer nur für einzelne Stunden -, ist der Strommix in Europa meistens sehr, sehr sauber und von erneuerbaren Energien geprägt. Weil dann auch der Strompreis tief ist, importiert die Schweiz. Nachts, wenn der Strompreis hoch ist, exportiert sie wieder. Es ist also überhaupt nicht so, dass wir Kernenergie importieren; es sind in der Regel erneuerbare Energien.

Burgherr Thomas · Mit-M · Conseil national · Argovie · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Im Zentrum der heutigen Debatte steht die Frage, wie die Schweiz in Zukunft genügend Strom produzieren kann. Der Bedarf wird in den kommenden Jahren sicher weiter steigen. Elektroautos, Wärmepumpen, die zunehmende Digitalisierung, aber auch die hohe Zuwanderung benötigen immer mehr elektrische Energie. Gleichzeitig werden bestehende Kernkraftwerke irgendwann das Ende ihrer Lebensdauer erreichen.

Der indirekte Gegenvorschlag setzt genau hier an. Seit der Annahme der Energiestrategie 2050 dürfen in der Schweiz keine neuen Kernkraftwerke mehr bewilligt werden. Der Gegenvorschlag will dieses Verbot aufheben. Er verpflichtet niemanden dazu, sofort neue Kernkraftwerke zu bauen. Er schafft jedoch die Möglichkeit, dass zukünftige Generationen selbst entscheiden können, welche Technologien sie für die Stromversorgung nutzen wollen.

In Zeiten von globalen Unsicherheiten sowie schnellen Entwicklungen ist es ein grundlegendes Anliegen, sich auf zuverlässige Technologien abstützen zu können. Kernkraftwerke schonen Klima und Landschaft und liefern grosse Mengen Strom. Und das Stromnetz dazu ist bereits vorhanden. Unsere Industrie, die KMU, aber auch private Haushalte machen seit Jahrzehnten gute Erfahrungen mit der Kernenergie. Niemand weiss heute genau, wie die Energieversorgung in zwanzig oder dreissig Jahren aussehen wird. Die Technologie entwickelt sich ständig weiter, und zwar sehr schnell. Deshalb sollte man keine Technologie von vornherein gesetzlich ausschliessen. Der Gegenvorschlag schafft mehr Flexibilität und hält alle Optionen offen.

Ein weiteres Argument betrifft die Versorgungssicherheit. Solarenergie und weitere erneuerbare Energien leisten einen wichtigen Beitrag zur Energiewende. Allerdings sind sie wetterabhängig. Im Winter, wenn der Stromverbrauch besonders hoch ist, produziert die Schweiz oft wenig Solarstrom. Kernkraftwerke können dagegen rund um die Uhr Strom liefern, unabhängig von Wetter und Jahreszeit. Sie stellen sogenannte Bandenergie bereit, also eine konstante Grundversorgung. Gerade deshalb ist der Gegenvorschlag eine sinnvolle Ergänzung zu den erneuerbaren Energien. Die Schweiz braucht eine ausgewogene Energiepolitik, welche eine sichere Stromversorgung garantiert.

Hinzu kommt die Frage der Unabhängigkeit. Die Schweiz importiert besonders im Winter regelmässig Strom aus dem Ausland; wir haben es bereits gehört. Wenn jedoch mehrere europäische Länder gleichzeitig Stromknappheit erleben, kann nicht garantiert werden, dass genügend Strom für die Schweiz verfügbar ist - das kann niemand garantieren. Der Gegenvorschlag stärkt deshalb langfristig die Möglichkeit, den benötigten Strom im eigenen Land zu produzieren.

Auch der Klimaschutz spricht für diese Lösung. Kernkraftwerke verursachen während der Stromproduktion sehr wenig CO2. Wer das Ziel verfolgt, fossile Energieträger zu ersetzen und gleichzeitig die Klimaziele zu erreichen, sollte deshalb alle CO2-armen Technologien berücksichtigen. Der indirekte Gegenvorschlag setzt dieses Ziel auf pragmatische Weise um, indem er das Neubauverbot aufhebt und damit zukünftige technologische Entwicklungen ermöglicht.

Zusammenfassend lässt sich sagen: Der Gegenvorschlag bedeutet nicht den sofortigen Bau von Kernkraftwerken. Er sorgt vielmehr dafür, dass die Schweiz auch künftig frei über ihre Energiepolitik entscheiden kann. Das ist wichtig. Er stärkt die Versorgungssicherheit, erhöht die Unabhängigkeit vom Ausland, unterstützt die Klimaziele und verhindert, dass wichtige Technologien vorschnell ausgeschlossen werden.

Aus diesem Grunde unterstütze ich die Volksinitiative "Jederzeit Strom für alle" und empfehle Ihnen gleichzeitig, den indirekten Gegenvorschlag zur Aufhebung des Neubauverbots für Kernkraftwerke anzunehmen.

Tschopp Jean · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe socialiste

Cinq ans, c'est le temps qu'il aura fallu aux initiants pour remettre en cause la stratégie énergétique 2050, plébiscitée en 2017 et entrée en vigueur en 2018, qui devait durer plus de trente ans. En 2023 démarrait la collecte de signatures pour l'initiative Stop au blackout. Voulez-vous éviter un blackout ? C'est sous ces airs de fin du monde anxiogène que le sujet a été amené. Dans le canton de Vaud, plusieurs personnes m'ont approché pour me dire qu'elles n'avaient pas compris l'enjeu de cette initiative, s'en voulant d'avoir signé un texte face à des collecteurs qui les avaient induites en erreur. Vous connaissez le problème de ces collecteurs payés à la signature, prêts à tout pour obtenir des paraphes coûte que coûte. La population doit pouvoir se prononcer en connaissance de cause. La politique énergétique mérite mieux que des peurs qu'on agite. La politique environnementale mérite mieux que des approximations.

L'initiative Stop au blackout vise à autoriser la construction de nouvelles centrales nucléaires. Comment en arrive-t-on à imposer l'idée que le nucléaire serait la seule voie envisageable pour répondre à une hypothétique pénurie d'énergie ? Les organisations du secteur économique, BKW en tête, soutiennent, contre l'avis des organisations environnementales, un contre-projet levant l'interdiction du nucléaire. Les intérêts financiers à l'oeuvre tendent vers cet objectif. Il faut vingt-cinq à trente ans pour construire une nouvelle centrale nucléaire. Est-ce que la stratégie énergétique 2050 commencera à déployer ses effets en 2060 ? Je n'ai entendu aucune ville, aucun village, aucun canton, ni aucun propriétaire réclamer la construction d'une centrale nucléaire sur son territoire. En Suisse, il y a des droits d'opposition, des droits populaires, des tribunaux. Dans ce pays, il y a des procédures pour protéger les personnes lésées. L'atome n'a rien d'un long fleuve tranquille. Là où il suffit de quelques mois pour la pose de panneaux solaires ou pour l'installation de géothermie pour de nouveaux immeubles, il faudrait plusieurs dizaines d'années pour la construction d'une centrale nucléaire que tout le monde voudrait tenir à distance. Pourquoi cette précipitation ?

Depuis plus de vingt-cinq ans, la production d'électricité issue de sources renouvelables, hors énergie hydraulique, est en hausse constante. Selon le rapport de monitoring 2024, la production issue d'énergies renouvelables avoisinait 6800 gigawattheures en 2023, soit 10,2 pour cent de l'ensemble de la production d'électricité. En 2023, l'énergie solaire a augmenté de 800 gigawattheures. Nous ne manquons pas de soleil. Au cours des dernières décennies, la durée d'ensoleillement et le rayonnement ont augmenté. À l'avenir, la hausse du rayonnement en été accentuera les capacités de stockage. Quant à l'énergie hydraulique, sa production a progressé depuis 2012. La consommation d'énergie est stable malgré l'augmentation de la population. Se lancer tête baissée dans la voie hasardeuse du nucléaire servira d'oreiller de paresse à des promoteurs, en nous détournant des énergies renouvelables.

La sûreté nucléaire est un oxymore. Le nucléaire est un danger qui flotte au-dessus de nos têtes. L'atome est fait d'accidents aux conséquences désastreuses : les radiations, les cancers, les sols contaminés, des familles sacrifiées et des enfants aussi. Tchernobyl, Fukushima ou plus près de nous, Lucens, ces drames hantent notre mémoire collective. Nous vivons dans un contexte géopolitique très instable, fait de guerres jusqu'en Europe. Le 31 mai 2026, en pleine guerre d'agression de Poutine, la plus grande centrale nucléaire d'Europe à Zaporijia en Ukraine était la cible d'une attaque de drones. Heureusement, les niveaux de radiation sont restés normaux. Cependant, cet épisode nous rappelle que le nucléaire comporte toujours un risque. L'initiative constitue un retour en arrière dangereux qui tourne le dos à une politique tournée vers les énergies renouvelables. Recommandons de la rejeter.

Quant au contre-projet du Conseil fédéral, il supprime l'interdiction d'autorisation générale pour les constructions de centrales nucléaires. Ce serait une régression s'aventurant sur le terrain radioactif de l'initiative que nous combattrons jusqu'au référendum, s'il le faut.

J'ai une pensée pour Doris Leuthard, l'une des actrices clés de la sortie du nucléaire qui a résisté aux pressions insistantes du lobby pronucléaire. Quand des progrès sont décidés, le mouvement de l'histoire est fait de tentatives de retour en arrière. Gardons notre ligne pour un avenir durable, respectueux de l'environnement, fait d'énergies renouvelables et propres, sans nucléaire.

Graber Michael · Mit-M · Conseil national · Valais · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Beim indirekten Gegenvorschlag zur Blackout-Initiative sprechen wir über Versorgungssicherheit, Winterstrom und Technologieoffenheit. Das ist grundsätzlich richtig. Aber wir müssen auch über eine Folge des Kernenergieausstiegs sprechen, die oft unterschätzt wird: den Verlust an nuklearer Forschungsinfrastruktur und Fachkompetenz.

Nach Annahme der sogenannten Energiestrategie war das politische Signal klar: Die Schweiz steigt aus der Kernenergie aus. Neue Kraftwerke wurden verboten. Dieses Technologieverbot hatte aber nicht nur Auswirkungen auf mögliche Kraftwerkprojekte. Es hatte auch Auswirkungen auf Forschung, Ausbildung und den Nachwuchs. Denn junge Menschen, Hochschulen, Unternehmen und Forschungsinstitutionen orientieren sich klarerweise an den politischen Rahmenbedingungen. Wenn der Staat signalisiert, dass eine Technologie politisch keine Zukunft hat, dann leidet auch das ganze Umfeld dieser Technologie. Forschungsprogramme werden kleiner; es wird schwieriger, Nachwuchs zu gewinnen; Infrastruktur wird nicht erneuert; Kompetenzen gehen schrittweise verloren.

Genau das sehen wir bei der nuklearen Forschung in der Schweiz. Die Schweiz hatte früher eine deutlich breitere nukleare Forschungsinfrastruktur. Am Paul-Scherrer-Institut in Würenlingen gab es beispielsweise die Forschungsreaktoren Saphir und Diorit. Auch an der Universität Basel gab es einen solchen Forschungsreaktor. Diese Anlagen sind heute leider stillgelegt. An der EPFL gibt es weiterhin eine nukleare Forschungs- und Ausbildungsanlage, aber insgesamt ist die Schweizer Infrastruktur deutlich kleiner geworden.

Wohlgemerkt: Es geht hier nicht nur um die Stromversorgung. Forschungsreaktoren sind auch für andere Bereiche enorm wichtig. Als Beispiel möchte ich die Medizin nennen. In der Nuklearmedizin werden radioaktive Stoffe für die Diagnose und die Therapie eingesetzt, insbesondere bei zahlreichen Krebsarten. Ein Teil dieser Stoffe und ihrer Ausgangsprodukte wird weltweit in solchen Forschungsreaktoren hergestellt. Die Produktion ist international auf wenige Standorte konzentriert. Wenn Anlagen ausfallen oder Lieferketten unter Druck geraten, kann das direkte Folgen für Spitäler sowie Patientinnen und Patienten haben. Hier machen wir uns also vom Ausland abhängig. Genau deshalb ist der Rückgang nuklearer Forschungsinfrastruktur auch gesundheitspolitisch relevant, insbesondere bei der Krebsdiagnostik oder modernen Therapien.

Wer Kernenergie politisch verbietet, schwächt nicht nur eine Form der Stromproduktion. Er schwächt auch die Forschung, die Ausbildung, die Sicherheitskompetenz und die Fähigkeit, neue Entwicklungen überhaupt beurteilen zu können. Denn Forschung ist nicht etwas Abstraktes. Sie ist die konkrete Grundlage dafür, dass Fachleute ausgebildet werden, dass Behörden kompetent regulieren können und dass die Schweiz international ernst genommen wird. Wenn wir über moderne Reaktorkonzepte, kleine modulare Reaktoren oder neue Sicherheitsansätze sprechen, brauchen wir Menschen, die diese Technologien verstehen. Und dieses Wissen entsteht nicht von selbst. Es geht darum, ob die Schweiz auch in Zukunft ein Land bleiben will, das Technologien versteht, beurteilt und weiterentwickelt. Es geht darum, ob die Schweiz innovationsfähig bleibt.

Die Blackout-Initiative wie auch der indirekte Gegenvorschlag korrigieren ein politisches Signal, das der Schweiz gerade in der Wissenschaft geschadet hat. Sie machen deutlich, dass wir unsere technologischen Optionen nicht durch Verbote verbauen werden. Wenn Sie diesen Schritt weiterdenken, dann kommen Sie zum Schluss, dass wir uns die Option der Kernenergie für die Zukunft offenhalten müssen. Dafür brauchen wir die dazugehörigen Kompetenzen bei Forschung, Ausbildung, Infrastruktur und Nachwuchs.

Technologieoffenheit ist kein Schlagwort und darf auch keines bleiben. Ein Technologieverbot bei der Kernkraft hat sehr wohl Auswirkungen auf Forschung und Innovation. Wenn wir diese Auswirkungen korrigieren wollen, müssen wir nicht nur über Kernkraftwerke sprechen, sondern auch über Kompetenzerhalt, Ausbildung und Forschungsinfrastruktur. Das ist im Interesse der Stromversorgung, das ist im Interesse der Forschung, und das ist im Interesse der Innovationsfähigkeit der Schweiz.

Schilliger Peter · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe libéral-radical

Vorab eine Information zu meiner Interessenbindung: Ich bin Mitglied des Vorstands des Nuklearforums Schweiz.

Aus meiner Sicht sind neue Kernkraftwerke Teil der Lösung für eine sichere Stromversorgung der Schweiz, da der Stromverbrauch bis 2050 deutlich steigen wird. Der Verzicht auf fossile Energien zur Elektrifizierung und die starke Erweiterung der Digitalisierung bis hin zur starken Anwendung der künstlichen Intelligenz erhöhen den Bedarf an zuverlässiger emissionsarmer Bandenergie. Eine langfristig tragfähige Energiepolitik muss aus meiner Sicht deshalb alle emissionsarmen Technologien einbeziehen, zu welchen ohne Zweifel Wasser-, Sonnen-, Wind-, aber auch Kernenergie zählen.

Im indirekten Gegenentwurf - ich spreche nur zu diesem - macht der Bundesrat den Vorschlag, dass Rahmenbewilligungen für die Erstellung von Kernkraftwerken nicht mehr verboten sein sollen. Der Gegenentwurf sagt nicht mehr und nicht weniger. Die Auflagen für die Erteilung einer Rahmenbewilligung waren bereits bisher gesetzlich geregelt. Sie beinhalten unter anderem die Sicherstellung des Schutzes von Mensch und Umwelt, ein Konzept für die Stilllegung, den Nachweis für die Entsorgung und neu, gemäss nicht bestrittenem Beschluss des Ständerates, die gesicherte Finanzierung für den Bau und den Betrieb. Zu dieser Finanzierungsfrage mache ich gerne einige Ausführungen.

Von den Gegnern wurde mehrfach auf den Mitbericht der Finanzkommission hingewiesen. Ich bin Mitglied dieser Finanzkommission und muss den Hinweis machen, dass der Bericht nur mit einer knappen Mehrheit von 13 Stimmen beschlossen wurde. Die Minderheit verschliesst sich der finanziellen Frage nicht. Jedoch ist diese zu klären, wenn bekannt ist, wo und mit welcher Technologie gebaut werden soll. In diese Gesamtbetrachtung sind nicht nur die Kosten der Energiebereitstellung, sondern auch die Kosten für die Infrastruktur mit einzubeziehen. Im zeitlichen Umfeld der Beratung der Finanzkommission erschien der Bericht der Axpo. Dieser sagt aus, dass unter dem Einbezug aller Kosten und unter den gleichen Spielregeln ein Ersatzkernkraftwerk an einem bisher betriebenen Standort vermutlich die kostengünstigste Version für die abgesicherte Stromversorgung darstellen würde. Da sich die Axpo in den vergangenen Jahren eher kritisch zu einer Investition in neue Kernkraftwerke äusserte, konnte dieser Bericht als eher überraschend gewertet werden.

Wer eine Rückweisung wegen einer fehlenden Darstellung der Finanzierung beschliesst, spielt meiner Meinung nach auf Zeit - daran halte ich fest. Denn im Gegensatz zur Initiative räumt der Gegenentwurf nur die Möglichkeit ein, einen Antrag für eine Rahmenbewilligung einzureichen. Die finanzielle Frage muss dann im Rahmen der Projektentwicklung zwingend geklärt werden.

Ich halte nochmals fest: Der vom Bundesrat unterbreitete Gegenvorschlag ist keine Zusage zum Bau neuer Anlagen, sondern ein notwendiger Schritt hin zu einer offenen, faktenbasierten und sicheren Energiezukunft. Die Aufhebung des Verbots ermöglicht demokratische Entscheide über einzelne Projekte. Damit hat das Volk weiterhin das letzte Wort. Die Rückkehr zur Technologieoffenheit schafft verlässliche Rahmenbedingungen für Investitionen, Forschung und den Langzeitbetrieb der bestehenden Anlagen. Die Aufhebung des Technologieverbots schafft Planungssicherheit, stärkt die demokratische Mitsprache und ermöglicht eine vorausschauende Energiepolitik.

Prelicz-Huber Katharina · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe des VERT-E-S

Wann stoppt der arrogante, selbstgefällige Umgang mit dem Leben an sich, mit unserem Planeten und seinen Lebewesen, mit uns Menschen wegen des Gewinns einiger weniger oder wegen ideologischer Politik à la "weiter so wie bis anhin"? Man solle technologieoffen sein, das hörte ich gerade vorhin wieder. Welcher Witz! Nur weil es um eine Technologie geht, heisst das noch lange nicht, dass sie gut ist. Und zu guter Wissenschaft gehört auch, dass dank ihr erkannt wird, wenn etwas schädlich ist, und man das dann nicht mehr nutzt. Ich nehme das Beispiel Asbest. Zum Glück wurde das gestoppt. Es wurde einst hochgelobt. Und was hat es hinterlassen? X krebskranke und tote Menschen.

Es hat sich seit dem Widerstand ab den Siebzigerjahren nichts geändert. Die Atomkraft bleibt extrem gefährlich, sowohl aus dem AKW wie bei der militärischen Nutzung. Tschernobyl lässt grüssen, noch immer total verseucht und für die Menschen unbewohnbar. Die Technologie ist nicht wirklich weiter. Es ist alter Wein in neuen Schläuchen. Die grössten Mängel sind beispielsweise die Möglichkeit eines Unfalls mit grauenhaften Folgen in der kleinräumigen Schweiz, die komplett fehlende Lösung für den atomaren Abfall und die gefährliche Strahlung über Hunderttausende von Jahren - gewisse langlebige Spaltprodukte bleiben sogar über Jahrmillionen gefährlich.

Es gibt also keine neuen AKW, wenn diese Probleme nicht gelöst sind. Der Bau und der Rückbau sind extrem teuer. Auch beim sogenannten Mini-AKW wird von 1 bis 5 Milliarden gesprochen, allein für die Planung von 100 Millionen und für den Rückbau von über 23 Milliarden Franken. Wer soll das bezahlen? Der Staat, wird gesagt. Die früheste Inbetriebnahme eines neuen AKW wäre in etwa dreissig Jahren möglich. Das ist überhaupt keine Lösung für einen akuten Energieengpass. Wir bleiben aber einmal mehr extrem vom Ausland abhängig, unter anderem beim Uran. Wir haben es in der Energiekrise gesehen: Klemmt ein Land, verteuert sich die Energie und wird auch in der Schweiz teurer. Wir sehen es in der jetzigen Weltlage: Die Unabhängigkeit wäre gefragt und nicht eine neue Abhängigkeit von AKW.

Es ist unverantwortlich und falsch, zu sagen, AKW produzierten kein CO2. Das stimmt nur gerade dann, wenn sie in Betrieb sind und unfallfrei bleiben. Aber nicht mal das ist in der Schweiz der Fall. Wir hatten Unfälle - noch nie wie in Tschernobyl, zum guten Glück, da ist die Totalverseuchung, aber auch hier in der Schweiz, denken wir zurück an Lucens, standen wir kurz vor dem Super-GAU. Es ist menschenunwürdig, solche Gefahren für die Menschen für den Profit einiger weniger in Kauf zu nehmen, und das, wenn Alternativen für eine gute Energieversorgung da wären, die erstens schneller sind, zweitens viel billiger sind, drittens uns unabhängig machen und viertens tatsächlich keine Schäden an Umwelt und Gesundheit des Menschen zurücklassen. Das sind die erneuerbaren Energien - Solar, Wind und Wasser - und dann eben das Nichtverschleudern von Energie, wie wir das heute tun: gut isolieren beispielsweise und endlich wieder Kreislaufwirtschaft einführen. Bei klarer Förderung all dieser Elemente hätten wir mehr als genug Energie, und zwar sehr schnell.

Es spricht also alles gegen die Initiative, nichts spricht dafür, und die einzige Antwort muss deshalb sein: ein klares Nein sowohl zur Initiative als auch zum Gegenvorschlag.

Dünki-Bättig Michèle · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe socialiste

Ich lehne die Initiative und den indirekten Gegenvorschlag entschieden ab. Meine Vorrednerinnen haben bereits dargelegt, weshalb neue Atomkraftwerke energiepolitisch, wirtschaftlich und sicherheitspolitisch der falsche Weg sind. Ich möchte eine andere Perspektive einbringen, diejenige einer Einwohnerin von Glattfelden, einer Standortgemeinde des geplanten geologischen Tiefenlagers in Nördlich Lägern, und die einer Person, die mehrere Jahre in der Regionalkonferenz Nördlich Lägern mitgearbeitet hat.

Seit 2011 setzen sich die Mitglieder dieser Regionalkonferenz mit einer schwierigen Frage auseinander, die wir uns als Gesellschaft auch stellen müssen: Was geschieht mit dem radioaktiven Abfall, den wir bereits produziert haben? Unzählige Stunden wurden investiert. Bürgerinnen und Bürger, Gemeinden, Fachpersonen und Behörden haben sich mit Sicherheitsfragen, mit geologischen Gutachten, mit sozioökonomischen Auswirkungen und den Folgen eines Tiefenlagers für die betroffene Region auseinandergesetzt. Und eines wurde in all den Jahren deutlich: Schon die Entsorgung des bestehenden radioaktiven Abfalls ist eine enorme gesellschaftliche Herausforderung.

Dabei gibt es in den Standortregionen selbstverständlich unterschiedliche Haltungen. Es gibt Menschen, die das Tiefenlager unterstützen, weil sie es auch als Chance für die Region sehen. Es gibt Menschen, die es entschieden ablehnen, weil sie die Gefahren sehen. Und es gibt noch viele, die dem Projekt kritisch gegenüberstehen und trotzdem bereit sind, sich konstruktiv mit den Fakten auseinanderzusetzen.

Das geplante Tiefenlager basiert auf der klaren Annahme, dass es der Entsorgung der Abfälle aus den bestehenden Kernkraftwerken dienen wird. Die Nagra rechnet dabei mit einer Betriebsdauer von 60 Jahren. Die vorhandenen Reserven dienen dazu, Unsicherheiten bei den bestehenden Anlagen abzudecken, aber nicht dazu, den Abfall von neuen Atomkraftwerken aufzunehmen. Wer heute neue Atomkraftwerke ermöglichen will, entscheidet deshalb nicht nur über die Stromproduktion, er entscheidet auch über zusätzlichen radioaktiven Abfall, für den das heutige Entsorgungskonzept nicht ausgelegt ist. Und genau hier liegt für mich der zentrale Widerspruch: Wir verlangen von einer Region, dass sie sich mit den Folgen vergangener energiepolitischer Entscheidungen auseinandersetzt; gleichzeitig diskutieren wir seit gestern und vielleicht dann noch ein weiteres Mal darüber, ob wir neue Abfälle produzieren wollen, die bei der Planung des Tiefenlagers noch gar nicht berücksichtigt worden sind. Das halte ich gegenüber der betroffenen Region für unfair. Denn wer von einer Region erwartet, dass sie die Last eines nationalen Entsorgungsprojekts mitträgt, sollte zumindest nicht gleichzeitig die Voraussetzungen dafür schaffen, dass diese Last weiter anwächst.

Wir sprechen hier über hochradioaktive Abfälle, die über Hunderttausende von Jahren sicher gelagert werden müssen, als Folge von wenigen Jahrzehnten Stromproduktion. Es gibt kaum einen anderen Bereich unseres Handelns, in dem die Folgen einer Entscheidung so weit in die Zukunft reichen. Ich bin überzeugt, dass wir das Problem des bestehenden radioaktiven Abfalls lösen müssen. Sankt-Florians-Politik hilft hier nicht weiter. Aber gerade weil wir diese Verantwortung wahrnehmen müssen, sollten wir sie nicht leichtfertig vergrössern. Deshalb sage ich heute klar: Wer Entsorgungssicherheit ernst nimmt, darf nicht gleichzeitig neue Entsorgungsprobleme schaffen.

Ich bitte Sie deshalb, die Blackout-Initiative zur Ablehnung zu empfehlen sowie den indirekten Gegenvorschlag abzulehnen.

Pamini Paolo · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Il tema di oggi non è un tema tecnico, è un tema di civiltà. Se voi prendete la storia dell'umanità e cercate di spiegare le differenze di benessere in tempo e in luogo, quindi nel corso della storia dell'umanità e tra le varie nazioni, potete spiegarlo soltanto con una variabile: il consumo energetico pro capite. È la variabile che vi aiuta a spiegare la stragrande maggioranza della variabilità. Voi potete prendere qualsiasi misura di benessere, sia questa la mortalità infantile, il grado di alfabetismo, la violenza sulle donne, qualsiasi misura che correla con misure di benessere correla con il PIL pro capite e questo correla con il consumo energetico pro capite. Ed è essenziale garantire all'umanità, e soprattutto a chi abita in questa bella nazione che è la nostra Svizzera, un approvvigionamento energetico stabile e sicuro.

L'iniziativa popolare "Stop al blackout" chiede esattamente questo, chiede di garantire un approvvigionamento elettrico alla popolazione residente su questo territorio. Il controprogetto indiretto, che pure sosteniamo come Unione democratica di centro, vuole togliere il divieto dell'edificazione di nuove centrali nucleari. Il controprogetto indiretto non è così marcato come l'iniziativa perché non inserisce nella Costituzione una garanzia dell'approvvigionamento ma toglie quello che oggi è l'ostacolo principale proprio alla garanzia di approvvigionamento, ossia il divieto della costruzione di nuove centrali nucleari.

Perché questo divieto? Noi non dobbiamo convincere la popolazione della necessità di nuove centrali nucleari. La popolazione, secondo un recente sondaggio di GFS di qualche settimana fa, è già convinta, nella stragrande maggioranza, del bisogno del ritorno al nucleare: infatti, il 79 per cento degli svizzeri è convinto che bisognerebbe continuare a fare andare le nostre attuali centrali nucleari; il 59 per cento degli svizzeri è favorevole a nuove centrali nucleari di ultima generazione; e addirittura il 55 per cento della popolazione oggi voterebbe sì all'iniziativa "Stop al blackout". Quindi non abbiamo bisogno di convincere la popolazione. Magari abbiamo bisogno di convincere noi stessi che consigliare di adottare l'iniziativa, o perlomeno il controprogetto, è una buona scelta.

Come sappiamo, nel 2017 ci fu una decisione popolare che pose appunto il blocco alle costruzioni di centrali nucleari. Quella votazione va però inserita nel contesto di Fukushima, quando anche l'allora cancelliera Angela Merkel decise la svolta energetica in Germania. Se voi prendete le votazioni in materia di nucleare degli ultimi venti o trent'anni avete praticamente, con l'eccezione del 2017, un continuo inanellamento di voti a favore di questa fonte energetica che, ricordiamolo, oggigiorno è la fonte energetica più stabile per avere energia elettrica senza emissioni di CO2. Quindi, se volete sposare l'argomento che bisogna ridurre le emissioni, effettivamente al nucleare, assieme anche alle rinnovabili - perché probabilmente la strategia giusta è quella di mischiare varie fonti energetiche -, non si può rinunciare.

A queste conclusioni sta arrivando anche l'Unione europea. Mi dispiace un po' doverla citare ma la presidente Ursula von der Leyen ha recentemente detto che l'abbandono europeo del nucleare effettivamente è stato un errore strategico, tant'è vero che 22 Paesi hanno sottoscritto una dichiarazione per triplicare la produzione elettrica nucleare entro il 2050; tra questi ci sono gli Stati Uniti d'America, il Canada, la Francia, il Giappone, i Paesi Bassi, la Svezia, il Regno Unito e, appunto, tanti altri, 22 nel complesso.

Vi invito quindi veramente a sostenere l'iniziativa e anche il controprogetto indiretto, che è una proposta moderata ma affronta esattamente il problema centrale. Dobbiamo scendere a patti con la realtà. La realtà dei fatti ci ha detto che la transizione energetica pura sarà difficile da realizzare e non può mantenere, con sufficiente velocità, le sue promesse. Ed è per questo che un mantenimento delle attuali centrali nucleari e poi l'instradamento di lavori tesi a una loro sostituzione è più che opportuno.

Kälin Irène · Mit-F · Conseil national · Argovie · Groupe des VERT-E-S

Ich komme aus dem Kanton Aargau, dem AKW-Kanton, der mit Beznau 1 das älteste AKW der Welt beherbergt. Beznau 1 läuft seit 1969 - 1969! 1969 schien Atomkraft die Zukunft zu sein. In jenem Jahr liefen die ersten Kassettenspieler vom Band, heute gibt es keine Kassetten mehr. Das Telex war modernste Unternehmenskommunikation, heute kennt es kaum noch jemand. Der Dia-Abend, das Familienalbum seiner Zeit, wurde inzwischen längst abgelöst von etwas Besserem. Alle diese Technologien galten damals als Fortschritt, und dann kam etwas Neues. Nur bei der Atomkraft sollen wir innehalten und sagen, nein, hier bleiben wir, hier drehen wir sogar zurück, trotz aller Risiken, trotz aller Kosten. Das ist keine Energiepolitik, das ist gefährliche Nostalgie.

Doch genau das will die Blackout-Initiative: zurück in die Vergangenheit - in der irren Hoffnung, dass eine neue AKW-Generation die Probleme der Zukunft dereinst lösen kann. Die Initiative behauptet, sie wolle Versorgungssicherheit erreichen. Wer Jahrzehnte plant, Jahrzehnte baut und Jahrzehnte wartet, der plant nicht für die Zukunft, der plant für die Vergangenheit; es würden Milliarden investiert in Kraftwerke, die frühestens in den 2050er-Jahren Strom liefern werden, falls überhaupt. Bis dann ist die Energiewende längst vollzogen, denn die Sonne scheint schon, der Wind weht schon, das Wasser fliesst schon. Wir müssen diese Energien nicht einmal erfinden, wir müssen sie nur endlich konsequent nutzen.

Und der Gegenvorschlag? Der Gegenvorschlag setzt die Ziele der Initiative um, einfach ohne die Initiative. Er hebelt das Neubauverbot aus, das die Schweizer Bevölkerung in mehreren Abstimmungen bestätigt hat. Er dreht die Energiestrategie 2050 zurück, er tut so, als hätten wir nichts entschieden. Aber wir haben entschieden, das Volk hat entschieden, mehrfach und zu Recht, denn neue Atomkraftwerke sind teuer; Finnland, England und Frankreich zeigen es. Deshalb tun wir uns wohl auch so schwer damit, einen Preis zu nennen oder überhaupt kennen zu wollen. Denn der Preis, der ist offen, offen nach oben.

Selbst unter idealen Baubedingungen würden die AKW zu spät stehen; bis sie stehen, hat die Energiewende längst stattgefunden, hat sie längst stattfinden müssen. Und sie schaffen neue Abhängigkeiten von Uranlieferanten, von autoritären Staaten, von Lieferketten, die wir nicht kontrollieren können. Das ist keine Versorgungssicherheit, das ist keine Unabhängigkeit, das ist Selbsttäuschung. Echte Versorgungssicherheit sieht anders aus: Solar-, Wind- und Wasserkraft, Speicher und Effizienz; Investitionen in eine Energie, die uns wirklich gehört, die niemand abschalten kann, und vor allem in eine Energie, die keinen Atommüll hinterlässt. AKW produzieren Strom für Jahrzehnte; Atommüll strahlt während Jahrtausenden. Und bis heute gibt es keine endgültige Lösung für radioaktive Abfälle.

Ja, ich komme aus dem Kanton Aargau, ich komme aus dem AKW-Kanton, und gerade deshalb weiss ich: Atomkraft ist keine Zukunftsvision. Atomkraft ist das Versprechen aus dem letzten Jahrtausend. Denn die Frage ist nicht, welche Energie gestern funktioniert hat, die Frage ist, welche Energie morgen trägt. Die Antwort liegt nicht im Reaktor, sie liegt auf unseren Dächern, in unseren Tälern, in unseren Flüssen und Seen und in den Speichern.

Darum sage ich Nein zur Initiative, darum sage ich Nein zum Gegenvorschlag - und damit sage ich Ja zu einer Energiezukunft für unser Land und für die kommenden Generationen. Denn ja, ich komme aus dem AKW-Kanton, aber unsere Kinder sollen nicht aus der AKW-Schweiz kommen, sie sollen aus einem Land kommen, das den Mut hatte und weiterhin hat umzusteigen.

Locher Miriam · Mit-F · Conseil national · Bâle-Campagne · Groupe socialiste

Etwas mehr als drei Jahre nachdem "Strommangellage" zum Deutschschweizer Wort des Jahres gekürt wurde, verkauft sich die sogenannte Blackout-Initiative als Beitrag zur Versorgungssicherheit. In Wahrheit ist sie ein teurer Rückschritt in die Energiepolitik des letzten Jahrhunderts. Wir haben es heute schon mehrfach gehört: Die Bevölkerung hat sich mehrmals klar für den Atomausstieg und für den Ausbau erneuerbarer Energien ausgesprochen, sowohl mit der Energiestrategie 2050 als auch mit dem Klima- und Innovationsgesetz. Mit der Umsetzung der Initiative und des indirekten Gegenvorschlags würde die Schweiz bei der Stromversorgung auf eine Technologie setzen, die weder ausgereift noch bezahlbar noch zuverlässig noch versicherbar ist.

Ich komme aus dem Baselbiet. Gerade wir in der Nordwestschweiz wissen, was lokaler Widerstand gegen Atomkraft konkret bedeutet. Das vorgesehene AKW in Kaiseraugst wurde nicht einfach aus ideologischen Gründen verhindert. Es war der massive Widerstand aus der Bevölkerung, aus den Gemeinden und aus der Region Basel, der gezeigt hat: Eine Energiepolitik gegen die Menschen hat keine Zukunft. Nicht von ungefähr gehören die beiden Basel zu den wenigen Kantonen, die sich in ihrer Verfassung gegen die Atomkraft aussprechen.

1975 besetzten Tausende Menschen das Gelände in Kaiseraugst. Daraus entstand die erste grosse AKW-Bewegung der Schweiz. Für viele Menschen im Baselbiet ist Kaiseraugst deshalb nicht einfach ein historisches Kapitel, sondern es ist Teil der politischen Identität. Aus diesem Grund halten im Kanton Basel-Landschaft ein Verfassungsartikel sowie das Gesetz über den Schutz der Bevölkerung vor Atomkraftwerken fest, dass sich der Kanton und die Regierung gegen die Produktion von Atomstrom wenden und sich mit allen ihnen zur Verfügung stehenden rechtlichen und politischen Mitteln dagegen wehren, um die Bevölkerung zu schützen.

Blicken wir zurück, so erkennen wir: An den damaligen Fragen hat sich nichts geändert, im Gegenteil. Sie sind heute aktueller denn je. Wer trägt die Risiken, wer bezahlt die Milliardenkosten, und wer übernimmt die Verantwortung für radioaktive Abfälle über Generationen hinweg? Neue Atomkraftwerke lösen keines unserer bestehenden Probleme. Sie sind extrem teuer, brauchen Jahrzehnte bis zur Inbetriebnahme und kommen für die Herausforderungen der nächsten Jahre viel zu spät. Diverse Projekte in Nachbarländern wie in Frankreich zeigen jahrelange Verzögerungen und eine Vervielfachung der Kosten. Dies veranschaulicht die mangelnde Planungssicherheit.

Dass Atomkraftwerke, auch wenn sie in Betrieb sind, nicht zuverlässig Strom liefern, zeigen zahlreiche Abschaltungen bestehender Anlagen im In- und Ausland. Zudem macht sich die Schweiz für die Produktion von Atomstrom vom Ausland, von politisch instabilen Ländern, und von unsicheren Lieferketten abhängig.

Die Problematik der Lagerung der radioaktiven Abfälle ist weiterhin ungelöst - das haben wir auch von Frau Dünki gehört -, und das Gefahrenpotenzial für Mensch und Umwelt ist schwer abschätzbar. Was wir jetzt brauchen, sind rasch wirksame Lösungen: Solarenergie auf Dächern und Fassaden, Investitionen in Speichertechnologien, Energieeffizienz und einen konsequenten Ausbau der erneuerbaren Energien. So nutzen wir das Potenzial regionaler und dezentraler Energieversorgung.

Versorgungssicherheit entsteht nicht durch nostalgische AKW-Luftschlösser, sie entsteht durch ein modernes, erneuerbares, flexibles und widerstandsfähiges Energiesystem. Setzen wir uns für eine gegenüber Klima, Bevölkerung und kommenden Generationen verantwortungsvolle Energiepolitik ein! Gerade mit Blick auf die Geschichte von Kaiseraugst bitte ich Sie deshalb um ein Nein zur Initiative und zum indirekten Gegenvorschlag.

Sagen Sie Nein zur Aufweichung des AKW-Neubauverbots.

Riem Katja · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

An Pfingsten war ich mit einer Gruppe von Freunden bei der Kraftwerke Oberhasli AG zu Besuch. Wir besichtigten Anlagen, sprachen mit Fachleuten und sahen, wie viel Technik, Planung und Innovation hinter einem Teil unserer Stromversorgung stecken. Besonders beeindruckte mich die Reaktion meiner Freunde; ich spreche für eine Generation, die mit Technologie aufgewachsen ist. Statt Skepsis oder Angst überwog vor allem eines: Faszination darüber, was Schweizer Ingenieurinnen und Ingenieure leisten, und darüber, wie viel Know-how und Innovation hinter einer sicheren Stromversorgung stehen, die mit der Wasserkraft allein nicht abgeschlossen ist.

Auf der Heimreise dachte ich, für meine Generation sei es selbstverständlich, dass eine innovative Schweiz keine Technologieverbote kennt. Genau deshalb unterstütze ich die Blackout-Initiative. Sie verlangt nicht, dass morgen ein neues Kernkraftwerk gebaut wird; sie verlangt nur, dass wir eine mögliche Lösung für die Zukunft nicht schon heute verbieten.

Das ist besonders wichtig, weil unser Strombedarf weiter steigen wird. Wir elektrifizieren den Verkehr, ersetzen Heizungen durch Wärmepumpen und digitalisieren immer mehr Bereiche unseres Lebens. Gleichzeitig müssen bestehende Kraftwerke irgendwann ersetzt werden, unter Umständen bereits in meiner Generation. Kernenergie liefert nicht nur CO2-armen Strom, sondern produziert ihn auch besonders zuverlässig und rund um die Uhr. Ein Kernkraftwerk läuft über 90 Prozent der Zeit und gehört damit zu den zuverlässigsten Energiequellen überhaupt. Gerade im Winter, wenn die Schweiz besonders viel Strom benötigt, ist das ein grosser Vorteil.

Oft wird gegen die Kernenergie mit Sicherheitsbedenken argumentiert. Die Fakten zeigen jedoch ein anderes Bild: Moderne Kernkraftwerke gehören zu den sichersten Energieanlagen überhaupt. Die Technologie hat sich in den letzten Jahrzehnten stark weiterentwickelt. Viele Menschen haben noch die Bilder von Tschernobyl im Kopf, doch diese Anlage ist mit modernen Reaktoren etwa so vergleichbar wie ein Auto aus den Siebzigerjahren mit einem heutigen Fahrzeug.

Selbst wenn man heute nicht überzeugt ist, dass die Schweiz neue Kernkraftwerke braucht, sollte man sich fragen, warum wir uns diese Möglichkeit und die Möglichkeit aktueller Forschung selbst verbieten sollten. Niemand weiss, wie unsere Energieversorgung in zwanzig oder dreissig Jahren aussehen wird oder welche technologischen Durchbrüche bis dahin erfolgen. Gerade deshalb wäre es unvernünftig, heute Türen zuzuschlagen.

Wenn die Schweiz auch in Zukunft ein Land der Ingenieurinnen, Forscher und Macher bleiben soll, müssen wir technologieoffen bleiben. Die Blackout-Initiative ist ein Bekenntnis zu einer innovativen Schweiz. Viele von Ihnen nennen die nächsten Generationen und ihr Wohlbefinden als Motivation für Ihr politisches Engagement. Heute können Sie dies mit einer Abstimmung bestätigen und beweisen.

Für die nächste innovative Generation brauchen wir ein Ja zur Blackout-Initiative.

Bürgin Yvonne · Mit-F · Conseil national · Zurich · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Die Diskussion über neue Kernkraftwerke wird oft als Grundsatzfrage dargestellt: Atomkraft, ja oder nein? Darum geht es heute nicht. Es geht darum, wie wir den künftig steigenden Strombedarf unseres Landes decken und ob die finanziellen, wirtschaftlichen und energiepolitischen Folgen eines solchen Entscheids ausreichend geklärt sind.

Die Schweizer Bevölkerung hat mit der Energiestrategie 2050 einen energiepolitischen Grundsatzentscheid getroffen. Gleichzeitig haben sich die Rahmenbedingungen geändert: E-Mobilität, Digitalisierung und KI werden den Strombedarf erhöhen. Und die Versorgungssicherheit hat angesichts der geopolitischen Entwicklungen zusätzlich an Bedeutung gewonnen. Deshalb ist es richtig, die langfristige Stromversorgung unseres Landes regelmässig zu überprüfen. Die Initiative "Jederzeit Strom für alle (Blackout stoppen)" verspricht Versorgungssicherheit, liefert aber keine konkreten Antworten auf die Frage der Umsetzung. Deshalb lehne ich die Initiative klar ab.

Entscheidend ist heute deshalb die Diskussion über den indirekten Gegenvorschlag. Mit der Aufhebung des Neubauverbots beschliessen wir heute keinen Neubau von Kernkraftwerken. Wir öffnen vielmehr eine Option, obwohl zentrale Fragen zu Kosten, Finanzierung, Risiken und staatlicher Verantwortung offen sind. Gerade weil diese Fragen offen sind, müssen die wirtschaftlichen Rahmenbedingungen geklärt werden. Dabei geht es nicht um einen konkreten Betrag, sondern um die folgenden Fragen: Wer trägt die Risiken? Braucht es staatliche Garantien? Wer haftet bei Kostenüberschreitungen? Und wie stellen wir sicher, dass Investitionen in erneuerbare Energien nicht verdrängt werden?

Die Baukosten eines neuen Kernkraftwerks belaufen sich auf rund 13 Milliarden Franken pro Reaktor. Internationale Erfahrungen zeigen zudem, dass regelmässig erhebliche Kostenüberschreitungen und Verzögerungen auftreten. Ebenso fehlt eine ehrliche Gegenüberstellung der Alternativen. Was würde eine sichere Laufzeitverlängerung der bestehenden Kernkraftwerke kosten? Der Bundesrat kommt in seinem jüngsten Bericht zum Schluss, dass eine Verlängerung von zehn bis zwanzig Jahren möglich wäre. Würde das genügend Zeit schaffen, um den Ausbau der erneuerbaren Energien, der Speicher und der Netze weiter voranzutreiben? Bevor wir also Milliarden an Investitionen für neue Anlagen ermöglichen, sollten wir wissen, ob das gleiche Ziel nicht mit deutlich geringerem finanziellen Risiko erreicht werden kann.

Offen bleiben zudem die Fragen zur Technologie, zur Sicherheit und zur Entsorgung. Auf diese zentralen Fragen erhalten wir heute keine ausreichenden Antworten. Deshalb gibt es meinerseits weder eine grundsätzliche Absage an zukünftige technologische Entwicklungen noch einen Blankocheque für neue Kernkraftwerke. Für die kommenden Jahre liegt jedoch der grösste Handlungsbedarf weiterhin beim Ausbau der erneuerbaren Energien. Wir müssen die Stellung der Wasserkraft stärken, die Solarenergie und die Speicherkapazitäten weiter ausbauen und die bereits beschlossenen Projekte schneller umsetzen. Gerade bei den Speichern liegt einer der entscheidenden Schlüssel für die Energiewende. Hier können wir heute handeln und damit unmittelbar die Versorgungssicherheit stärken.

Wer das AKW-Neubauverbot aufheben will, muss zuerst aufzeigen, wer zahlt, wer die Risiken trägt, ob neue Kernkraftwerke gegenüber einer Laufzeitverlängerung überhaupt einen Mehrwert bieten und wie der Ausbau der erneuerbaren Energien gesichert wird.

Als Finanzpolitikerin unterstütze ich die Rückweisung des Gegenvorschlags. Es soll nicht die Diskussion über die langfristige Stromversorgung vermieden werden. Vielmehr geht es darum, zuerst die notwendigen Entscheidungsgrundlagen zu schaffen.

de Meuron Andrea · Mit-F · Conseil national · Berne · Groupe des VERT-E-S

Es ist meine erste Rede in diesem Rat, und vielleicht ist es kein Zufall, dass ich sie zur Atomkraft halte. Die Debatten rund um Atomkraftwerke haben mich nämlich politisiert. Schon früh habe ich mich gefragt, ob es verantwortbar ist, auf eine risikoreiche Technologie zu setzen, deren Brennstoff wir nicht einmal selbst besitzen, deren Abfallentsorgung ungelöst ist und deren Kosten kommende Generationen tragen müssen. Und das war, lange bevor die Stimmbevölkerung den schrittweisen Atomausstieg beschlossen hat.

Heute stehe ich hier mit einer klaren Überzeugung. Neue AKW sind nicht die Antwort auf die energiepolitischen Herausforderungen der Schweiz. Für mich gibt es drei zentrale Gründe, weshalb ich Nein zu neuen AKW und Nein zu den Vorlagen sage:

1. Neue AKW kommen für die Versorgungssicherheit schlicht zu spät. Viele Menschen sorgen sich um die Stromversorgung, und diese Sorge ist verständlich. Aber neue AKW lösen die Probleme nicht, die wir heute kennen. Bis ein neues AKW in der Schweiz Strom produzieren würde, vergehen Jahrzehnte. Die Herausforderungen bei der Versorgungssicherheit und beim Klimaschutz haben wir aber heute. Zudem würden neue AKW Milliarden binden. Dieses Geld fehlt beim Ausbau von Wasserkraft, Solarenergie, Speichern und Stromnetzen. Also genau dort fehlt das Geld, wo wir unsere Versorgungssicherheit rasch und wirksam stärken können.

2. Atomkraft macht die Schweiz abhängig. Die Schweiz verfügt über Wasser, sie verfügt über Sonne und Wind, aber definitiv nicht über Uran. Wer auf Atomkraft setzt, macht sich also abhängig von internationalen Lieferketten und geopolitischen Entwicklungen. Wir haben doch gerade in den letzten Jahren deutlich gelernt, wie riskant energiepolitische Abhängigkeiten sein können, und wir kennen die resultierenden hohen Energiepreise für die Bevölkerung und die Wirtschaft, die entsprechend belastet wird. Erneuerbare Energien hingegen stärken unsere Unabhängigkeit und nutzen Ressourcen, die wir im eigenen Land haben.

3. Atomkraft bleibt eine Risikotechnologie. Tschernobyl und Fukushima haben gezeigt, dass das Restrisiko nicht nur theoretisch existiert. Die geopolitische Lage erinnert uns daran, dass heute auch neue Risiken berücksichtigt werden müssen. Kernkraftwerke gehören in Konflikt- und Kriegszeiten zu den besonders verletzlichen Infrastrukturen eines Landes. Hinzu kommen die radioaktiven Abfälle. Wir produzieren den Abfall, der über Generationen hinweg gefährlich bleibt, und überlassen die Verantwortung dafür unseren Nachkommen. Das ist keine nachhaltige Politik.

Die Schweiz braucht eine sichere, saubere und unabhängige Stromversorgung. Die Zukunft liegt in Wasserkraft, Solarenergie, Windkraft, Effizienz und Speichern. In diesen Bereichen können wir heute handeln und stärken damit unsere Versorgungssicherheit. Neue AKW sind die falsche Antwort auf bekannte Herausforderungen. Die Bevölkerung will nicht weniger Energiewende, sondern mehr Versorgungssicherheit.

Darum ein klares Nein zur Initiative und zum Gegenvorschlag, nicht aus Ideologie, sondern aus Verantwortung gegenüber unserer Versorgungssicherheit, unserer Unabhängigkeit und den kommenden Generationen.

Roth David · Mit-M · Conseil national · Lucerne · Groupe socialiste

2017 hat das Volk entschieden, 2024 nochmals, und jetzt befinden wir uns erneut in der Debatte. Ich finde es wirklich bemerkenswert, muss ich gerade Ihnen Folgendes sagen: Planungssicherheit ist kein abstraktes Konzept, es ist die Basis für Investitionen. Fehlende Planungssicherheit bedeutet Betriebe, die nicht ausbauen; Stellen, die nicht geschaffen werden; Abhängigkeiten, die erhöht werden. Genau das produzieren wir hier mit dieser Vorlage.

Wer heute wieder am AKW-Verbot rüttelt, sendet ein klares Signal: Politische Entscheide sind in der Schweiz verhandelbar, Volksabstimmungen auch. Das ist Gift, nicht nur für Investoren, sondern für Betriebe, für Arbeitsplätze und letztlich für Löhne.

Neue AKW kosten Milliardenbeträge, der Bau dauert Jahrzehnte, und ohne staatliche Garantien passiert gar nichts. Ein Geschäftsmodell, das nur mit Staatssubventionen funktioniert, ist kein Markt, es ist ein Risiko. Wer glaubt, dass private Investoren hier Schlange stehen, lügt sich schlicht und einfach in die Tasche.

Schauen wir nach Deutschland: Dort läuft gerade eine ähnliche Debatte zum Ausstieg vom Experiment des Ausstiegs aus den Ölheizungsverboten - hin und her, Rückzug vom Rückzug. Und was passiert? Keine Aufbruchstimmung, keine Investitionen, nur Verunsicherung. Sogar die ursprünglichen Gegner sind mittlerweile mit der Regierung unzufrieden, weil sie eben auf ihre Meinung zurückkommt. Investoren hassen nichts mehr als einen Staat, der seine eigenen Entscheidungen nicht ernst nimmt.

Das AKW-Verbot ist und war kein ideologischer Akt, es ist Klarheit. Es besagt: Hier fliesst Geld in die erneuerbaren Energien, in die Energiespeicher, in die Energieeffizienz. Wachen Sie endlich aus Ihrer ideologischen Träumerei auf! Kehren Sie in die Realität zurück, wo wir Investitionen auslösen, Arbeitsplätze schaffen. Wer jetzt alles wieder aufmacht, gefährdet genau das.

Und noch etwas: Eine Technologie, die frühestens 2055 Strom liefert, löst kein Problem von heute. Das wissen Sie. Diese Vorlage ist keine Energiepolitik, sie ist Ablenkung. Wer das Volk zweimal befragt und sich dann trotzdem nicht daran hält, der hat ein Problem - nicht mit der Energiepolitik, sondern mit der Demokratie.

Gafner Andreas · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Am 6. Januar 2026 wurde in Berlin-Südwest durch einen Sabotageakt von Umweltaktivisten das Stromnetz lahmgelegt. 45 000 Haushalte waren während mehrerer Tage ohne Strom, und dies bei winterlichen Bedingungen. Persönlich erinnere ich mich gut an den Sturm Lothar Ende 1999, als an vielen Orten in der Schweiz, insbesondere in Waldnähe, Stromleitungen zu Boden gedrückt wurden. Mehrere Tage ohne Strom auszukommen, stellte eine grosse Herausforderung dar. Im ländlichen Gebiet konnte die Situation mit Holzheizungen, teilweise vorhandenen Dieselaggregaten und solidarischer Aushilfe gemeistert werden.

Inzwischen sind die Einrichtungen und die Infrastrukturen modernisiert worden. Die Abhängigkeit vom Strom ist jedoch noch grösser geworden. In vielen Bereichen unseres Lebens läuft nichts mehr ohne Strom. Sabotageakte von Aktivisten kann man beeinflussen, Naturereignisse jedoch nicht. Man kann sich einfach darauf vorbereiten. Eine Strommangellage infolge ungenügenden Zubaus zu riskieren, ist daher fahrlässig. Ein sogenanntes Blackout würde riesigen Schaden sowie Ausfälle für unsere Betriebe verursachen und muss unbedingt verhindert werden. Daher gefällt mir der Titel der Initiative gut: "Jederzeit Strom für alle". Ich denke, der Initiativtext ist klar und verständlich formuliert.

Nach der Unsicherheit betreffend die Stromversorgung in den letzten Jahren, dem Risiko einer Mangellage und dem Hin und Her betreffend die alternativen Energieträger ist es an der Zeit, wieder Klarheit und Planungssicherheit zu schaffen und unseren Bürgern und Betrieben zuzusichern, dass in Zukunft Strom zur Verfügung stehen wird. Die grossen Stromkonzerne sollten sich auf ihre Kernkompetenz besinnen, nämlich Energie in genügender Menge und zu einem anständigen Preis anzubieten - und dazu gehört nicht, sich im internationalen Stromhandel zu profilieren, nur um finanziell zu profitieren. Hier sind meiner Meinung nach die Hauptaktionäre, sprich die Kantone, in der Pflicht, ihre Verantwortung wieder vermehrt wahrzunehmen und ihren Einfluss zugunsten der Schweizerbürger geltend zu machen.

Verantwortungsvoll mit den Herausforderungen umzugehen, bedeutet für uns als EDU-Nationalräte auch, technologieoffen in die Zukunft zu gehen. Jede Form von Energieproduktion hat Vor- und Nachteile. Wir werden der Initiative "Jederzeit Strom für alle (Blackout stoppen)" zustimmen. Im Weiteren unterstützen wir auch den indirekten Gegenvorschlag des Bundesrates, der die Anpassung im Kernenergiegesetz fordert. Gemäss Entwurf des Bundesrates wird das Verbot für die Erteilung von Rahmenbewilligungen für den Bau von neuen bzw. die Änderung oder Erneuerung von bestehenden AKW ersatzlos aus dem Gesetz gestrichen. Das bedeutet, dass der Bundesrat bei Annahme der Vorlage durch das Parlament oder allenfalls durch das Volk wieder Rahmenbewilligungen für den Bau bzw. die Änderung von AKW erteilen kann.

Wir sagen also Ja zur Initiative sowie zum indirekten Gegenvorschlag und wollen technologieoffen in die Zukunft gehen, damit unser Land Strom in genügender Menge zu fairen Bedingungen hat.

Piller Carrard Valérie · Mit-F · Conseil national · Fribourg · Groupe socialiste

Je suis frappée de constater à quel point nombre d'entre vous font fi de la volonté populaire. En 2017, en approuvant la stratégie énergétique 2050, les citoyennes et citoyens suisses se sont prononcés contre la construction de nouvelles centrales nucléaires. Depuis, le peuple a confirmé à plusieurs reprises cette nouvelle stratégie de politique énergétique durable et responsable, notamment en 2023, avec près de 60 pour cent de oui sur la loi fédérale sur les objectifs en matière de protection du climat, sur l'innovation et sur le renforcement de la sécurité énergétique. En 2024, en approuvant la loi sur l'approvisionnement en électricité, la population a entériné l'accélération du développement des énergies renouvelables. La stratégie énergétique a été approuvée par plus de 58 pour cent des votants. La loi sur l'approvisionnement en électricité a été plébiscitée, avec près de 69 pour cent de oui. Ces scores sont on ne peut plus clairs. Je ne trouve absolument pas correct d'ignorer maintenant ces signaux donnés par la population en faveur de la transition énergétique. Nous sommes dans l'obligation de respecter ces décisions populaires.

Ce n'est pas un hasard si une majorité de cantons et la Conférence des directeurs cantonaux de l'énergie rejettent le contre-projet du Conseil fédéral et si le vote a été si serré dans votre commission. L'énergie nucléaire pose toute une série de problèmes insolubles. C'est pour cela que la décision de s'en libérer a été prise de manière parfaitement démocratique. Avez-vous donc oublié l'accident de Tchernobyl il y a quarante ans et celui de Fukushima il y a quinze ans ? Face à cette cécité, j'estime nécessaire de rappeler que les centrales nucléaires sont toujours aussi dangereuses. On a beau les dire de quatrième génération, elles présentent toujours des risques élevés pour la sécurité en temps de paix, et encore plus à l'ère de la guerre hybride que nous vivons.

Que comptez-vous faire des déchets ? Avez-vous vraiment envie de produire davantage de déchets hautement radioactifs dont la dangerosité s'étend sur des millénaires, et dont on ne sait que faire ? Avez-vous vraiment l'intention de les enterrer bien profondément sous terre comme l'autruche avec sa tête quand elle ne veut pas voir ce qui l'effraie ? Cette attitude est irresponsable. Je vous rappelle que le dépôt en profondeur prévu en Suisse pour 2060 n'a pas la capacité d'accueillir les déchets supplémentaires de nouvelles centrales nucléaires. Dès lors, de nouvelles centrales nucléaires aggraveraient considérablement ce problème. Avez-vous oublié que l'extraction de l'uranium cause des dommages graves et durables pour l'homme et l'environnement ? Êtes-vous bien conscients du fait que nous dépendons de l'étranger, plus précisément de régimes autoritaires comme la Russie ou le Kazakhstan, pour nous approvisionner en uranium ?

Chers et chers collègues, c'est vrai que nous avons des défis à relever. Nous savons que les besoins en électricité ont augmenté, et qu'ils ne sont pas équivalents à ceux qui avaient été estimés lorsque l'on avait défini la stratégie énergétique 2050, à savoir des besoins accrus sur le plan notamment de la mobilité électrique. Nous devrons trouver des solutions. Toutefois, on doit avoir conscience du fait qu'en disant oui aujourd'hui, on ne résout absolument pas cette question. Le choix qui s'offre à nous aujourd'hui n'est pas d'avoir de l'électricité ou de ne pas en avoir. Le choix doit se faire entre investir massivement dans les technologies du siècle passé, qui sont coûteuses, lentes à construire et dangereuses, et respecter la parole donnée au peuple en fonçant vers l'indépendance énergétique grâce au solaire, à l'éolien et à l'hydraulique. Ne gaspillons pas aujourd'hui l'argent du contribuable en nous laissant séduire par un mirage atomique.

Je vous invite à proposer le rejet de l'initiative et à refuser le contre-projet.

Gianini Simone · Mit-M · Conseil national · Tessin · Groupe libéral-radical

La sicurezza dell'approvvigionamento energetico non è soltanto una questione tecnica o settoriale. È una questione strategica che riguarda la stabilità del nostro Paese, la resilienza delle nostre infrastrutture, la competitività della nostra economia e la capacità della Svizzera di rispondere ai bisogni della sua popolazione in un contesto internazionale sempre più instabile.

La realtà è chiara. Nei prossimi decenni il fabbisogno di energia elettrica aumenterà in modo significativo: transizione energetica, digitalizzazione, intelligenza artificiale e, più in generale, l'elettrificazione dell'economia comporteranno un incremento strutturale della domanda energetica. Parallelamente, la produzione di energia da fonti rinnovabili continuerà, giustamente, a svolgere un ruolo sempre più importante, senza però essere in grado, come lo ha ben espresso anche il Consiglio federale nel suo messaggio, di garantire da sola, in ogni momento e con certezza, l'approvvigionamento necessario per una nazione industrializzata e digitalizzata come la nostra.

È precisamente in questo contesto che si inseriscono l'iniziativa popolare e il controprogetto indiretto qui in discussione. Se le motivazioni espresse dal Consiglio federale per respingere l'iniziativa sono condivisibili, altrettanto lo sono quelle per accettare il controprogetto indiretto. La proposta di modifica della legge federale sull'energia nucleare non impone la costruzione di nuove centrali e non mette in discussione lo sviluppo della produzione di energia da fonti rinnovabili. Essa consente però alla Svizzera di non escludere preventivamente determinate opzioni tecnologiche, preservando così il necessario margine di manovra strategico futuro. Si tratta di scegliere tra un Paese aperto al progresso e alla neutralità tecnologica e una nazione invece basata su divieti e autolimitazioni, senza nemmeno sapere cosa ci riserve il futuro, magari anche remoto, lo concedo, sia in termini di fabbisogno energetico sia di possibilità tecnologiche.

Quando sento in quest'aula, da parte dei contrari al nucleare, che tanto non si riuscirà comunque a costruire una nuova centrale prima di cinquant'anni, anche ammesso ma non concesso che fosse vero, non è un buon motivo per perseverare con un divieto unilaterale, perché quel termine verrebbe posticipato automaticamente sempre più in là nel tempo, anche se fosse necessario, possibile e sicuro farvi capo.

La sfida dell'approvvigionamento energetico assume particolare rilevanza durante il periodo invernale, quando il consumo aumenta, la produzione interna, soprattutto quella da fonti rinnovabili, si riduce e la dipendenza dall'estero diventa più importante, mettendo così a nudo il noto paradosso: in Svizzera vige il divieto di costruire nuove centrali nucleari, ma poi ci si rifornisce ad esempio da quelle francesi.

Proprio per questo motivo, una politica energetica coerente e responsabile non può escludere sul piano interno tecnologie dalle quali la Svizzera continua a dipendere attraverso le importazioni dall'estero. Vi è infatti una contraddizione evidente nel vietare determinate forme di produzione sul territorio nazionale per poi farvi affidamento, nei momenti di maggiore pressione del sistema, su energia prodotta all'esterno mediante quelle medesime tecnologie.

Il controprogetto introduce peraltro nuove rigorose condizioni in materia di sicurezza, protezione della popolazione, gestione delle risorse, gestione delle scorie e finanziamento delle infrastrutture. Non si tratta quindi di un arretramento nella politica energetica, come sostengono i contrari al nucleare, bensì di una scelta fondata su realismo, responsabilità e progresso. La competitività e la stabilità della Svizzera dipendono da un approvvigionamento elettrico stabile, prevedibile e affidabile. Sostenere il controprogetto, nato da un'iniziativa che pone le giuste domande ma non convince sulle risposte, significa adottare un approccio pragmatico, tecnologicamente aperto e orientato alla sicurezza dell'approvvigionamento energetico nel nostro Paese. Con il controprogetto viene garantita ai nostri figli e ai nostri nipoti la possibilità di affrontare le sfide dell'approvvigionamento energetico senza rigide autolimitazioni preventive e di avere piena capacità di azione nelle scelte delle tecnologie di cui potranno e vorranno ragionevolmente disporre.

Pahud Yvan · Mit-M · Conseil national · Vaud · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Ce qui faisait la force de la Suisse hier, ce qui fait encore sa force aujourd'hui, c'est son mix énergétique. Un modèle fondé non seulement sur nos barrages, notre force hydraulique, le développement des énergies renouvelables, mais aussi sur l'énergie nucléaire, qui garantit une production stable, pilotable et disponible en toute saison. C'est cet équilibre qui a assuré pendant des décennies notre prospérité, notre compétitivité et notre sécurité d'approvisionnement.

Aujourd'hui, plus que jamais, nous constatons notre dépendance à l'électricité, et force est de constater que celui qui détient l'énergie détient désormais le pouvoir. La question qui nous est posée est simple : voulons-nous continuer à suivre le chemin emprunté par l'Allemagne ou voulons-nous garantir à la Suisse un avenir énergétique sûr, abordable et souverain ? Par choix idéologique, l'Allemagne a fermé ses centrales nucléaires, pourtant capables de produire une électricité abondante et sans émissions de CO2. Le résultat est connu : des prix d'électricité parmi les plus élevés d'Europe, près de 40 pour cent de plus que la moyenne européenne ; une industrie sous pression ; des ménages pénalisés ; la réouverture de centrales et de mines de charbon pour compenser l'absence d'une production pilotable et stable. Voilà la réalité. On a fermé des centrales nucléaires qui n'émettaient pas de CO2 pour ouvrir des mines de charbon. On a sacrifié la sécurité d'approvisionnement sans atteindre les objectifs promis. Sans compter que l'Allemagne a sacrifié ses paysages, la santé et la qualité de vie de ses citoyens avec des parcs éoliens industriels.

Cela me fait mal de le dire, mais à l'inverse, la France a fait un autre choix. Avec son parc nucléaire, elle dispose d'une électricité largement décarbonée, compétitive et produite sur son territoire. Les ménages français bénéficient de prix parmi les plus bas d'Europe, et le pays demeure l'un des leaders mondiaux de l'électricité bas carbone.

Je peux dire avec franchise que lorsque nous avons décidé de sortir du nucléaire, nous avons commis une erreur. J'ai moi-même soutenu cette décision à l'époque. Mais la responsabilité politique consiste aussi à reconnaître ses erreurs, lorsque les faits démontrent que les décisions étaient mauvaises. Aujourd'hui, nous avons l'occasion de corriger le tir. Soutenir le contre-projet du Conseil fédéral, c'est choisir le pragmatisme plutôt que l'idéologie. C'est garantir à la Suisse une énergie sûre, locale et abordable. C'est assurer notre indépendance énergétique plutôt que dépendre des importations d'électricité produite au charbon allemand ou au nucléaire français. Car aujourd'hui tout dépend de l'électricité : nos ménages, nos entreprises, nos infrastructures et notre prospérité. Préservons ce qui a fait le succès de notre pays, un mix énergétique équilibré, fondé sur l'hydraulique, le renouvelable et le nucléaire. Ne détruisons pas un modèle qui fonctionne, renforçons-le.

Pour la sécurité de notre pays, de notre économie et des générations futures, je vous invite à accepter le contre-projet du Conseil fédéral à l'initiative Stop au blackout.

Schmezer Ueli · Mit-M · Conseil national · Berne · Groupe socialiste

Was ist verantwortungsvolle Politik? Verantwortungsvolle Politik ist zukunftsfähig, und sie bedenkt die Folgen ihrer Handlungen. Die Befürwortenden der Blackout-Initiative und des Gegenvorschlags ignorieren diese Kriterien.

1. AKW-Unfälle passieren - bisher nicht in der Schweiz, aber es ist naiv, anzunehmen, dass das für alle Zukunft so bleiben muss. Wenn in der Schweiz ein AKW-Unfall passiert, dann können wir die Schweiz dichtmachen; dann gibt es sie nicht mehr.

2. Wer Atomenergie produziert, überlässt den Dreck, den giftigen Abfall den Nachkommen - nicht nur für Tausende von Jahren, sondern für Tausende von Generationen. Für Tausende von Generationen! Wie kann man so etwas sehenden Auges befürworten? Heute wieder AKW zu propagieren, ist verantwortungslos. Mehr gibt es dazu nicht zu sagen.

Deshalb: Nein zu dieser Initiative und zum Gegenvorschlag, der keiner ist.

Müller-Altermatt Stefan · Mit-M · Conseil national · Soleure · Le Groupe du Centre. Le Centre. PEV.

Als Einzelredner Nummer 75 und als jemand, der sich bereits zu diesem Geschäft geäussert hat, fühle ich mich verpflichtet, Ihnen eine zusätzliche Sichtweise darzulegen - jene des Standortkantons eines neuen AKW. Der Standort ist gegeben: Es wird Gösgen sein. Ein neuer Standort lässt sich nicht sinnvoll ins Stromnetz integrieren. Beznau liegt auf einer Aareinsel, Leibstadt direkt an der Grenze zu Baden-Württemberg; ein Neubau dort würde erhebliche Friktionen verursachen. Es ist daher klar, dass ein neues AKW in Gösgen stehen würde.

Ich war Ende der Nullerjahre Kantonsrat im Kanton Solothurn. Wir diskutierten damals die Richtplananpassung für das Kernkraftwerk Niederamt (KKN) als Ersatz für Gösgen. Es bestand ein breiter Konsens: Gösgen wird irgendwann ersetzt werden müssen, die erneuerbaren Energien standen noch am Anfang, und den Strommix von 60 Prozent Wasserkraft und 40 Prozent Kernkraft wollten wir aufrechterhalten. Entsprechend brauchte es die Richtplansicherung für das KKN.

Dann kamen die Anrufe, auch an mich als Kantonsrat - nicht etwa von Greenpeace oder von der Linken, sondern von bürgerlichen Gemeindepräsidenten aus dem Niederamt, aus der Region zwischen Olten und Aarau. Sie sagten mir: Bitte tut uns das nicht noch einmal für sechzig Jahre an. Wir haben unseren Beitrag geleistet, wir sind diese Atomregion, wir haben auch wirtschaftlich davon profitiert. Aber wir wollen nicht auf immer und ewig Atomregion bleiben. Ein AKW wirkt auch als negativer Standortfaktor.

Natürlich gab es unterschiedliche Positionen. Der Gemeindepräsident von Däniken, der den grössten Teil der Abgaben erhielt, äusserte sich nicht. Jener von Dulliken opponierte im Kantonsrat vehement; seine Gemeinde profitierte nicht. Man kann einwenden, man könne die Erträge besser verteilen und Konflikte vermeiden. Doch bereits die Tatsache, dass solche Konflikte entstehen, spricht dagegen, ein neues AKW zu realisieren. Der Widerstand würde eskalieren - und das wäre noch der gesittetste Teil. Weniger gesitteter Widerstand käme aus halb Europa.

Wir sprechen von der Region zwischen Olten und Aarau, einer dicht besiedelten Agglomeration. Dort verläuft auch das Nadelöhr des schweizerischen Eisenbahnnetzes, die Achsen Bern-Zürich und Basel-Zürich. Wenn es dort "chlöpft", steht der Bahnverkehr in weiten Teilen der Schweiz still. Genau dort müssten wir ein neues AKW bauen - nur dort. Wir werden nicht zwanzig Jahre Krieg erleben, aber mindestens zwanzig Jahre mit anhaltendem Tumult. Dabei stehen uns im Rahmen der Energiestrategie und auch generell Energieformen zur Verfügung, die friedlichen Ursprungs sind und ohne solchen Tumult genutzt werden können.

Zur Kernkraft sage ich Ihnen deshalb: Als Einwohner des Standortkantons wiederhole ich, was mir die Gemeindepräsidenten aus der Region vor zwanzig Jahren gesagt haben - bitte tun Sie uns das nicht noch einmal an.

Berli Rudi · Mit-M · Conseil national · Genève · Groupe des VERT-E-S

En politique, la girouette qui indique d'où vient le vent ne sert absolument à rien. En 2017, le peuple suisse s'est prononcé à une écrasante majorité en faveur de la stratégie énergétique 2050, actant ainsi notre sortie progressive du nucléaire. À peine quelques années plus tard, notre représentation nationale est sur le point de retourner sa veste - une fois de plus, dirais-je - en tournant le dos à un choix démocratique clair, remporté grâce à un large consensus, qui a notamment pris sa source au sein de cette assemblée.

Cessons de brader l'avenir de nos enfants, cessons de jouer aux apprentis sorciers et utilisons en priorité nos ressources. Celui qui travaille la terre vous le dira : la véritable indépendance commence par ce que l'on produit chez soi. C'est vrai pour l'agriculture, c'est vrai pour l'industrie ; c'est tout aussi vrai pour l'énergie. Il n'y aura aucune souveraineté suisse si notre approvisionnement électrique reste suspendu aux réserves mondiales limitées et aux mines d'uranium du Kazakhstan, dont la plupart des minerais transitent par la Russie de Poutine.

Par ailleurs, le seul avantage que détenait indiscutablement le nucléaire était son opérabilité ou le fait que l'on pouvait l'allumer ou l'éteindre relativement vite pour suivre la demande. Ce seul avantage vient de disparaître avec l'arrivée des mégabatteries de stockage. Pour une fois, la Suisse se montre à la pointe dans ce domaine avec la construction de la plus grande batterie redox mondiale à Laufenburg. Ce type de technologie rend les sources intermittentes parfaitement compatibles avec les réseaux électriques internationaux et les marchés.

Par ailleurs, et si par malheur un drone russe devait s'écraser près de chez vous, est-ce que vous préféreriez qu'il touche un champ de panneaux solaires ou une centrale nucléaire ?

Il est de la responsabilité de ce Parlement de tenir le cap, de représenter les intérêts de la population et non ceux des lobbies de l'atome et des énergies fossiles. Les équilibres géopolitiques sont instables et nos défis technologiques sont immenses. Les projections estiment notre demande électrique à près de 90 térawattheures en 2050. Voulons-nous vraiment enchaîner notre pays à de nouvelles centrales nucléaires, ruineuses et interminables à construire, simplement pour alimenter une fuite en avant ? Se reposer aveuglément sur le développement de l'intelligence artificielle et de ses centres de données nous coûtera cher. D'ici la fin de la décennie, ils pourraient représenter jusqu'à 15 pour cent de notre facture d'électricité totale. Le nucléaire n'y changera rien à court ou moyen terme.

Nous ne pouvons pas nous permettre d'intégrer la catégorie des parlements girouettes, qui défont le lendemain ce qu'ils ont bâti la veille, au simple motif que le tempo de l'actualité a changé. On a tendance à l'oublier, mais en 2017, le monde était déjà incertain. Nous avions alors pris le parti de rejoindre le rang des nations visionnaires, celles qui font le choix de la sécurité et de la neutralité carbone en misant sur les énergies renouvelables. Alors que nous ne sommes que dans les premiers mètres de notre ascension vers une Suisse plus résiliente, certains d'entre nous trouvent déjà la pente trop raide. C'est précisément maintenant qu'il faut changer de braquet, augmenter la cadence ; en somme, nous mettre au travail.

Il n'y a aucune impossibilité technique à subvenir à nos besoins en Suisse grâce aux énergies renouvelables. Nous le faisons historiquement avec nos barrages. Nous pouvons le faire demain grâce au solaire. Le potentiel électrique de nos toits et de nos façades est colossal ; utilisons-le. Prochainement, notre chambre se prononcera sur l'initiative sur le solaire. C'est là que nous aurons l'opportunité de mettre en place des mécanismes concrets, efficaces et applicables dès à présent. En plus, il reste également un potentiel de production hydroélectrique, d'éolien, de biomasse et de géothermie à développer à côté de l'investissement dans la sobriété électrique.

L'initiative Stop au blackout et son contre-projet n'apportent aucune solution énergétique d'avenir ; ils nous ramènent simplement dix ans en arrière.

Fehr Düsel Nina · Mit-F · Conseil national · Zurich · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Die Schweiz ist nicht in der Lage, jederzeit ihre Stromversorgung sicherzustellen. Wir steuern direkt auf eine Strommangellage zu, denn wir benötigen immer mehr Strom. Ohne Strom stehen die Gesellschaft und die Wirtschaft still. Die Unabhängigkeit und die Versorgungssicherheit sind zentral. Um die Versorgung mit Strom auch im Winter sicherzustellen, darf es keine Technologie- und Bewilligungsverbote geben.

Die Volksinitiative "Blackout stoppen" will diese Ziele und Massnahmen in der Verfassung verankern. Der indirekte Gegenvorschlag zielt darauf ab, das im Kernenergiegesetz verankerte Neubauverbot für Atomkraftwerke aufzuheben. Im Sinne der Versorgungssicherheit der Schweiz ist dies zentral.

Wir brauchen Technologieoffenheit. Nebst den erneuerbaren Energien soll es kein Technologieverbot für AKW mehr geben. Wir brauchen ein Nebeneinander, um die drohende Stromlücke zu verhindern. Das Potenzial der Wasserkraft wurde schon nahezu ausgeschöpft. Solar- und Windenergie haben wir auch, aber dieses Potenzial ist nicht ausreichend, um drohende Lücken zu schliessen. Ausserdem muss das Ganze auch finanzierbar sein. Zudem soll die Abhängigkeit vom Ausland reduziert werden.

Der Bau neuer, moderner AKW muss wieder anvisiert werden, denn sie liefern CO2-arme Energie. Es braucht einen Strommix, um auch im Winter Versorgungssicherheit zu haben.

Daher sagen wir klar Ja zur Initiative, aber auch zum Gegenvorschlag.

Cottier Damien · Mit-M · Conseil national · Neuchâtel · Groupe libéral-radical

La stratégie énergétique 2050 a été évoquée de nombreuses fois dans ce débat. Soyons clairs : la stratégie énergétique 2050 a échoué, parce que le monde a changé. D'abord, elle partait de prémisses qui ne se sont pas avérées correctes ; elle partait de l'idée que la consommation électrique en Suisse allait rester relativement stable. La réalité est inverse, notamment parce que nous avons des objectifs de politique climatique qui sont ambitieux, avec un net zéro en 2050. L'énergie électrique, avec cet objectif stratégique climatique, va augmenter ces prochaines années, et elle augmente déjà, notamment parce que l'industrie s'électrifie, de même que les transports - ce qui est bon pour nos objectifs climatiques. Par ailleurs, la société est en train de changer, ce qui n'était évidemment pas prévisible dans cette stratégie. Avec le développement de la numérisation et, notamment, l'intelligence artificielle qui se développe actuellement de manière exponentielle, les besoins en énergie électrique augmentent. Les prévisions les plus sérieuses, notamment celles de l'École polytechnique fédérale de Zurich, montrent que les besoins en électricité de la Suisse vont s'accroître ces prochaines années, jusqu'à près de 90 térawattheures d'ici le milieu du siècle. Cette énergie, il faut pouvoir la fournir.

La stratégie énergétique 2050 nous pose aussi une difficulté parce qu'elle partait de l'idée qu'il serait facile de développer les importations d'énergie électrique. La réalité géopolitique de notre monde montre que non seulement cela n'est pas si facile, mais qu'en plus, c'est extrêmement risqué ; il y a des chocs, des aléas, des modifications qui peuvent être extrêmement rapides, comme on l'a vu à l'automne 2022, avec la pression massive qui a été mise sur tous les pays européens et sur la Suisse également, avec les mesures d'urgence que nous avons dû prendre à la suite du resserrement de la situation due à l'agression militaire de la Russie contre l'Ukraine et à toutes les conséquences géopolitiques et énergétiques qui ont suivi. L'approvisionnement - ou son augmentation - n'est donc pas assuré. Il dépend aussi d'aléas techniques. On a vu que les centrales nucléaires françaises, par exemple, avaient des difficultés à nous fournir lors de l'hiver 2022/23, en particulier, pour des raisons techniques et d'exploitation, et aussi que d'autres pays voisins, comme l'Allemagne, avaient fait des choix énergétiques qui ne rendent pas forcément possible l'importation de courant autant que nous le souhaiterions. C'est la réalité. L'accord sur l'électricité, qui est nécessaire, qui est dans l'intérêt de notre pays, que le Conseil fédéral a négocié - et bien négocié - avec l'Union européenne, est évidemment suspendu à tout un débat de politique européenne, à la stabilisation des accords bilatéraux III et à la volonté du Parlement et du peuple de ratifier ensuite de nouveaux accords. Espérons que cela viendra, mais ce n'est pas encore une certitude aujourd'hui.

Face à cela, notre Parlement doit être raisonnable et responsable. Il doit prendre des décisions qui permettront de développer et d'assurer l'approvisionnement énergétique et électrique de notre pays. Le contre-projet proposé par le Conseil fédéral va pleinement dans ce sens. L'initiative populaire vise cela, mais elle va trop loin dans ses revendications, notamment sur les questions de compétences dans un pays qui doit rester fédéraliste sur cet aspect aussi. Le Conseil fédéral propose un contre-projet qui permet d'ouvrir le débat, d'être pragmatique. Aucune décision n'a encore été prise dans ce domaine concernant la possibilité de construire de nouvelles centrales nucléaires, mais au moins nous levons cette interdiction que nous n'aurions jamais dû insérer dans notre législation et nous sortons de l'idée d'avoir des interdictions et des moratoires. La Suisse n'est pas un pays d'interdictions et de moratoires, c'est un pays qui construit, c'est un pays pragmatique, qui prépare l'avenir, c'est un pays qui développe ses infrastructures et qui assure son avenir énergétique ; ce n'est pas un pays de moratoires et d'interdictions. C'est exactement ce que nous propose le Conseil fédéral si nous le soutenons et le suivons. C'est ce que nous vous invitons à faire, de manière aussi à ce que nous préparions notre avenir énergétique.

Dans ce sens, parce que nous prenons au sérieux la question de notre avenir climatique et de notre avenir énergétique, je vous demande de soutenir le contre-projet du Conseil fédéral et de recommander le rejet de l'initiative.

Page Pierre-André · P-M · Conseil national · Fribourg · Groupe de l'Union démocratique du Centre

Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen

Le débat sur cet objet est interrompu

Schluss der Sitzung um 13.00 Uhr

La séance est levée à 13 h 00