04.067

Personenfreizügigkeit. Flankierende Massnahmen

Verfahrensbeitrag

Bundesgesetz zur Revision der flankierenden Massnahmen zur Personenfreizügigkeit

Loi fédérale révisant les mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes

Ziff. 2 Art. 2 Ziff. 3bis - Ch. 2 art. 2 ch. 3bis

Saudan Françoise · Mit-F · Ständerat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion

J'ai l'impression qu'on revit le même débat que nous avions vécu lors de l'examen des accords bilatéraux I, avec le même genre d'inquiétudes, de pressions. On sait ce qu'il est advenu de tout ce débat. En particulier au sein de notre parti, le débat avait été extrêmement âpre, et le conseiller fédéral responsable de l'économie alors en charge du dossier, Pascal Couchepin, avait dû batailler ferme pour nous convaincre que c'était une solution non seulement praticable, parce qu'elle se basait sur le partenariat social - élément extrêmement important -, mais aussi qui ne nuisait en rien à l'économie.

Madame Brunner l'a rappelé: il s'agit de quelque chose qui ne peut intervenir qu'en cas d'abus répétés. Monsieur le président de la Confédération, vous avez exposé de façon particulièrement complète et exhaustive les conditions dans lesquelles cette extension pourrait intervenir. Je n'y reviens pas, mais j'aimerais insister sur un point: lors de son audition en commission, le représentant du patronat qui s'est exprimé au nom d'Economiesuisse, Peter Hasler, a dit très clairement que c'était une solution acceptable, qu'il n'y avait pas à craindre pour l'avenir, parce que les partenaires sociaux s'étaient mis d'accord. En résumé, c'était tout ce qui avait fait l'objet d'un accord, et rien de plus.

Madame Forster nous dit que la solution que nous avons mise au point il y a quelques années est très bonne. Non, les conditions ont changé! On est dans un climat beaucoup plus tendu, difficile, où l'inquiétude règne, et le discours que nous avons entendu, Monsieur le président de la Confédération, de la part d'un de vos collègues, n'est pas fait pour calmer les esprits, en particulier dans les régions qui sont soumises à une certaine pression de la part des travailleurs frontaliers.

Je représente les PME depuis pratiquement quarante ans, je parle donc au même titre que Monsieur Jenny. Je sais quelle importance revêt le fait de pouvoir travailler la main dans la main lorsque des questions particulièrement délicates se posent. Vu les batailles qui s'annoncent et qui ne seront pas faciles à gagner, j'estime que, quand des partenaires sociaux se sont mis d'accord et sont prêts à défendre ensemble une solution - Monsieur David aussi a insisté sur ce point -, nous devons l'appliquer.

Je vous prie de suivre la majorité de la commission.

Deiss Joseph · BPR-M · Bundesrat · Freiburg

Hier haben wir eines der drei Kernstücke der Vorlage. Konnte man vorhin bei Buchstabe e mit Herrn Carlo Schmid einverstanden sein, wonach es dort nicht um eine zentrale Angelegenheit geht, ist das hier nicht mehr der Fall. Hier geht es darum, zu wissen, ob wir diese eine von drei hauptsächlichen Verbesserungen einbauen wollen oder nicht. Somit kann es aus meiner Sicht auf jeden Fall nicht infrage kommen, dass man die Gelegenheit benützt, um sogar hinter den jetzigen Stand zurückzugehen. Wenn Sie die Freizügigkeit zum Scheitern bringen wollen, dann müssen Sie in diese Richtung gehen.

Was wird nun vorgeschlagen? Wir haben gegenwärtig ein Verhältnis von 30 zu 30 Prozent. Man könnte über die null Prozent bei den Arbeitgebern diskutieren, wenn auf der anderen Seite das Quorum der Arbeitnehmer nicht verändert würde. Aber dort wird ja zu einem Teil kompensiert und verschärft, indem das Quorum auf 50 Prozent angehoben wird. Es geht ja nicht um zwei Seiten, die einander gegenüberstehen, sondern es geht für die Behörden, die den Entscheid fällen müssen, darum, wie es Herr David gesagt hat, dafür zu sorgen, dass der allgemein verbindlich erklärte Gesamtarbeitsvertrag eine genügende Repräsentativität hat. Wenn zu diesem Zeitpunkt bereits 50 Prozent der Arbeitskräfte der Branche betroffen sind, dann kann man davon ausgehen, dass die Repräsentativität genügend ist. Ich habe schon im Eintretensvotum darauf hingewiesen, Herr Schmid hat es auch gesagt - das betrifft Artikel 1 dieses Gesetzes -, dass es immer nur um Gesamtarbeitsverträge zwischen Verbänden geht. So oder so werden Sie auf Arbeitgeberseite immer wenigstens einen Verband zugegen haben. Ich behaupte nicht, dass diese Verbände immer ohnehin schon die Quorumsregel, die heute schon besteht, erfüllen würden. Aber Sie haben auch da schon eine weitere Garantie zu den bestehenden hinzu, die eben Artikel 2 ausmachen, nämlich die sechs anderen Garantien. Ich danke Ihnen für die extensive Lektüre.

Sie haben dann auf die Minderheitsinteressen und den Minderheitenschutz von Ziffer 2 hingewiesen. Man könnte noch die Rechtsgleichheit unter Absatz 4 - Sie haben es gelesen, aber in der Argumentation nicht hervorgehoben - oder auch die Verbandsfreiheit erwähnen.

Ich glaube also, dass wir genügend Sicherheiten haben, dass es nicht zu einer Situation kommen kann, wo eine Minderheit von Betrieben den anderen einen Vertrag aufzwingen könnte. Schliesslich habe ich das gestern noch einmal überprüfen können, als ich sowohl den Präsidenten wie den Direktor des Arbeitgeberverbandes getroffen habe. Sie bestätigen, dass sie der Meinung sind, dass diese Regel für die Arbeitgeber akzeptabel und richtig ist und auch vom Demokratieverständnis her für sie nachvollziehbar und in Ordnung ist. Vertrauen wir also bitte den Sozialpartnern in einer Frage, die für sie wichtig ist, und gehen wir nicht über ihre eigenen Forderungen hinaus.

Deshalb bitte ich Sie, dem Antrag des Bundesrates zu folgen, was auch die Meinung der Mehrheit der Kommission ist.

Frick Bruno · 1VP-M · Ständerat · Schwyz · Christlichdemokratische Fraktion

Erste Abstimmung - Premier vote

Für den Antrag der Mehrheit .... 24 Stimmen

Für den Antrag Jenny .... 6 Stimmen

Zweite Abstimmung - Deuxième vote

Für den Antrag der Mehrheit .... 24 Stimmen

Für den Antrag der Minderheit .... 13 Stimmen

Ziff. 3 Art. 1 Abs. 2

Antrag der Kommission

.... (OR). Wer sich auf selbstständigerwerbende Erwerbstätigkeit beruft, hat diese gegenüber den zuständigen Kontrollorganen auf Verlangen nachzuweisen.

Ch. 3 art. 1 al. 2

Proposition de la commission

.... (CO). Quiconque déclare exercer une activité lucrative indépendante doit, sur demande, le prouver aux organes de contrôle compétents.

Brunner Christiane · Mit-F · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion

Cette disposition de l'article 1 alinéa 2 est nouvelle par rapport au projet du Conseil fédéral. Elle a été adoptée à l'unanimité par la commission de notre conseil, faisant ainsi suite à une proposition Gysin Hans Rudolf présentée à la commission spéciale du Conseil national.

On a pu constater en effet ces derniers mois l'apparition de pseudo-indépendants qui se déclarent indépendants pour pouvoir travailler dans notre pays, mais ceux-ci sont en fait des travailleurs dépendants dans le pays d'où ils viennent. Ainsi, par exemple, au Tessin, depuis juin 2004, plus de 400 travailleurs détachés se sont déclarés indépendants sur à peu près 1500 notifications de travailleurs détachés. Dans certaines catégories professionnelles, presque 90 pour cent des travailleurs détachés se sont déclarés indépendants. Il va de soi évidemment que la rémunération des indépendants échappe à tout contrôle: c'est donc un moyen de détourner la loi sur les travailleurs détachés.

Pour que les contrôles puissent s'effectuer valablement, il faut que les indépendants puissent apporter la preuve qu'ils le sont effectivement, reconnus comme tels dans le pays d'où ils viennent, ou bien qu'ils se soient annoncés comme fournisseurs de prestations indépendants en Suisse, par le biais notamment de la notification à la caisse de compensation AVS.

Frick Bruno · 1VP-M · Ständerat · Schwyz · Christlichdemokratische Fraktion

Angenommen - Adopté

Ziff. 3 Art. 2

Antrag der Kommission

Abs. 2

Sind im Zusammenhang mit der Sicherstellung von Lohnansprüchen, wie beispielsweise Ferien, Ferientagen oder Kinderzulagen, Beiträge an Ausgleichskassen oder vergleichbare Einrichtungen durch allgemein verbindliche Gesamtarbeitsverträge vorgesehen, so gelten diese Bestimmungen auch für Arbeitgeber, welche Arbeitnehmer in die Schweiz entsenden. Diese Bestimmung gilt nicht, wenn der Arbeitgeber nachweist, dass er für den gleichen Zeitabschnitt Beiträge an eine solche Einrichtung im Staat seines Sitzes leistet.

Abs. 2bis, 2ter

Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Abs. 2quater

Sieht ein allgemein verbindlich erklärter Gesamtarbeitsvertrag die Möglichkeit der Verhängung einer Konventionalstrafe durch die mit der Durchsetzung des Vertrages betrauten paritätischen Organe vor, so gelten die entsprechenden Bestimmungen bei Verstössen gegen Artikel 2 auch für Arbeitgeber, die Arbeitnehmer in die Schweiz entsenden.

Ch. 3 art. 2

Proposition de la commission

Al. 2

Si les conventions collectives de travail étendues prévoient des contributions à des caisses de compensation ou à d'autres institutions comparables portant sur des garanties salariales, telles que vacances, jours fériés ou allocations familiales, ces dispositions s'appliquent également aux employeurs qui détachent des travailleurs en Suisse. La présente disposition n'est pas applicable si l'employeur prouve qu'il paie, pour la même période, des contributions à une telle institution dans l'Etat où il a son siège.

Al. 2bis, 2ter

Adhérer au projet du Conseil fédéral

Al. 2quater

Lorsqu'une convention collective de travail étendue prévoit que les organes paritaires chargés de veiller à l'application de l'accord ont la possibilité d'infliger une peine conventionnelle, les dispositions prévues pour violation de l'article 2 s'appliquent également aux employeurs qui ont détaché des travailleurs en Suisse.

Brunner Christiane · Mit-F · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion

La modification que nous avons apportée à l'article 2 alinéa 2 par rapport au texte actuel de la loi sur les travailleurs détachés n'a pas de conséquence quant au fond; elle répond uniquement à une exigence de clarté. Je signale toutefois à l'attention du Conseil national ou de la Commission de rédaction que le texte français mériterait d'être amélioré.

A l'article 2 alinéa 2quater, j'aimerais profiter de cette disposition qui concerne les sanctions pour m'exprimer sur l'ensemble du système de sanctions tel qu'il a été proposé par le Conseil fédéral et en partie complété par notre commission. Par là même, je m'exprime aussi sur l'article 7 alinéa 4bis, sur l'article 9 alinéa 2 lettre b et l'article 9 alinéa 3.

Les sanctions administratives de l'article 9 sont de 5000 francs d'amende au maximum en cas de violation de peu de gravité des conditions minimales de travail et de salaire, ou de violation des obligations d'hébergement et d'annonces. Tout ou partie des frais de contrôle sont mis à la charge de l'employeur fautif. Il existe de surcroît la possibilité d'édicter une interdiction d'offrir ses services en Suisse de un à cinq ans en cas de violation plus grave des conditions minimales de travail et de salaire, ou pour communication délibérée de renseignements inexacts ou de refus de renseigner, ou encore pour opposition à un contrôle de l'autorité compétente ou pour l'avoir rendu impossible.

Les sanctions pénales sont prévues par l'article 12 de la loi sur les travailleurs détachés et par le Code pénal suisse en cas de crime ou de délit.

Les sanctions conventionnelles permettent aux parties, à la convention collective de prononcer des peines conventionnelles dont les montants varient d'une convention collective à l'autre, ceci également à l'égard des employeurs qui détachent des travailleurs en Suisse. La portée pratique de cette mesure est difficile à appréhender vu les difficultés de recouvrir de telles peines conventionnelles. Toutefois, cette portée pratique est augmentée par le projet du Conseil fédéral de créer une obligation de déposer des garanties. Ce dépôt pourra en effet aussi servir à garantir les peines conventionnelles impayées, ce qui aura un effet dissuasif certain.

Frick Bruno · 1VP-M · Ständerat · Schwyz · Christlichdemokratische Fraktion

Der Bundesrat schliesst sich dem Antrag der Kommission an.

Angenommen - Adopté

Ziff. 3 Art. 6

Antrag der Kommission

Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Ch. 3 art. 6

Proposition de la commission

Adhérer au projet du Conseil fédéral

Angenommen - Adopté

Ziff. 3 Art. 7 Abs. 4bis

Antrag der Kommission

Sieht ein allgemein verbindlich erklärter Gesamtarbeitsvertrag eine Regelung über die Auferlegung von Kontrollkosten vor, so gelten die entsprechenden Bestimmungen auch für Arbeitgeber, welche Arbeitnehmer in die Schweiz entsenden. In diesem Falle ist Artikel 9 Absatz 2 Buchstabe c nicht anwendbar.

Ch. 3 art. 7 al. 4bis

Proposition de la commission

Si les conventions collectives de travail étendues règlent l'obligation de cofinancer les contrôles, lesdites dispositions sont également applicables aux employeurs qui détachent des travailleurs en Suisse. Dans ce cas précis, l'article 9 alinéa 2 lettre c ne s'applique pas.

Angenommen - Adopté

Ziff. 3 Art. 7a

Antrag der Kommission

Abs. 1, 2, 4

Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Abs. 3

Der Bund übernimmt 50 Prozent ....

Ch. 3 art. 7a

Proposition de la commission

Al. 1, 2, 4

Adhérer au projet du Conseil fédéral

Al. 3

.... 50 pour cent des coûts ....

Brunner Christiane · Mit-F · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion

A l'article 7a, la commission a décidé, à l'unanimité, d'augmenter la participation de la Confédération à 50 pour cent - mais pas à 50 pour cent au minimum - des coûts salariaux engendrés par les inspecteurs. C'est donc une prise en charge pour une moitié par la Confédération et pour l'autre par les cantons.

Frick Bruno · 1VP-M · Ständerat · Schwyz · Christlichdemokratische Fraktion

Angenommen - Adopté

Ziff. 3 Art. 9

Antrag der Kommission

Abs. 2

....

b. .... geringfügig sind, bei Verstössen im Sinne von Artikel 12 Absatz 1 oder bei Nichtbezahlung rechtskräftiger Bussen, dem betreffenden ....

Abs. 3

.... sind. Diese Liste ist öffentlich.

Ch. 3 art. 9

Proposition de la commission

Al. 2

....

b. .... à l'article 2, en cas d'infraction visée à l'article 12 alinéa 1 ou en cas de non-paiement des amendes entrées en force, interdire à l'employeur ....

Al. 3

.... entrée en force. Cette liste est publique.

Angenommen - Adopté

Ziff. 4 Art. 20

Antrag der Kommission

Abs. 1

Untersteht ein Einsatzbetrieb einem allgemein verbindlich erklärten Gesamtarbeitsvertrag, so muss der Verleiher gegenüber dem Arbeitnehmer die Lohn- und Arbeitszeitbestimmungen des Gesamtarbeitsvertrages einhalten. Sieht ein allgemein verbindlich erklärter Gesamtarbeitsvertrag einen obligatorischen Beitrag an Weiterbildungs- und Vollzugskosten vor, so gelten die entsprechenden Bestimmungen auch für den Verleiher, wobei die Beiträge anteilsmässig nach Massgabe der Dauer des Einsatzes zu leisten sind. Der Bundesrat bestimmt die Einzelheiten.

Abs. 2

Das im allgemein verbindlich erklärten Gesamtarbeitsvertrag zur Kontrolle vorgesehene paritätische Organ ist zur Kontrolle des Verleihers berechtigt. Bei nicht geringfügigen Verstössen muss es dem kantonalen Arbeitsamt Meldung erstatten und kann dem fehlbaren Verleiher:

a. nach Massgabe des Gesamtarbeitsvertrages eine Konventionalstrafe auferlegen;

b. die Kontrollkosten ganz oder teilweise auferlegen.

Abs. 3

Untersteht ein Einsatzbetrieb einem allgemein verbindlich erklärten Gesamtarbeitsvertrag, der den flexiblen Altersrücktritt regelt, so muss der Verleiher gegenüber dem Arbeitnehmer diese Regelung ebenfalls einhalten. Der Bundesrat kann Vorschriften darüber erlassen, ab welcher Mindestanstellungsdauer der Arbeitnehmer einer solchen Regelung zu unterstellen ist.

Ch. 4 art. 20

Proposition de la commission

Al. 1

Lorsqu'une entreprise locataire de services est soumise à une convention collective de travail étendue, le bailleur de services doit appliquer au travailleur celles des dispositions de la convention qui concernent le salaire et la durée du travail. Si une convention collective de travail étendue prévoit une contribution obligatoire aux frais de formation continue et aux frais d'exécution, les dispositions concernées s'appliquent aussi au bailleur de services, auquel cas les contributions doivent être versées au prorata de la durée de l'engagement. Le Conseil fédéral détermine les modalités.

Al. 2

L'organe paritaire de contrôle prévu par la convention collective de travail étendue est habilité à contrôler le bailleur de services. En cas d'infraction grave, il doit en informer l'office cantonal du travail et peut:

a. infliger au bailleur de services une peine prévue par la convention collective de travail;

b. imputer au bailleur de services tout ou partie des frais de contrôle.

Al. 3

Lorsqu'une entreprise locataire de services est soumise à une convention collective de travail avec déclaration d'extension instituant un régime de retraite anticipée, le bailleur de services est également tenu de respecter ce régime envers le travailleur. Le Conseil fédéral peut fixer la durée minimale d'engagement à partir de laquelle le travailleur doit être mis au bénéfice de ce régime.

Brunner Christiane · Mit-F · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion

Dans le cadre des discussions sur les mesures d'accompagnement, nous nous sommes également attardés sur la loi fédérale sur le service de l'emploi et la location de services (LSE). En effet, depuis le mois de juin, les partenaires sociaux ont constaté un certain nombre de problèmes qui ont vu le jour dans la pratique, au sein des entreprises de travail temporaire. C'est pourquoi, là aussi, la commission propose à l'unanimité de procéder à un certain nombre d'adaptations dans la loi.

A l'alinéa 1 de l'article 20 se pose le problème des frais inhérents à la formation continue. De nombreux partenaires sociaux font des efforts pour la formation continue du personnel, tant en ce qui concerne l'apprentissage de la langue que la formation sur les normes de sécurité requises. Dans des grands chantiers où les travailleurs détachés travaillent un certain nombre de mois dans notre pays, il est logique que les entreprises de travail temporaire participent à l'effort de formation, puisqu'elles mettent à disposition pour de longues périodes des travailleurs qui reçoivent une formation adéquate.

A l'alinéa 2 de l'article 20, il est proposé d'ancrer dans la loi que le bailleur de services est tenu, dans les branches soumises à une convention collective de travail étendue, de présenter à l'organe de contrôle paritaire tous les documents nécessaires au contrôle du respect des conditions de travail et de salaire usuelles dans la localité, et, dans les branches non soumises à une convention collective, de fournir toutes les informations nécessaires aux commissions tripartites cantonales compétentes. Cette disposition concorde avec les directives actuelles relatives à l'application de l'article 20 LSE et les ancrerait dans la loi; en ce qui concerne le contrôle par les commissions tripartites, cet ancrage existe déjà dans le Code des obligations, mais il n'est pas inutile de l'ancrer également dans la LSE.

En ce qui concerne l'alinéa 3 de l'article 20, les bailleurs de services ne sont pas tenus de respecter les régimes de retraite anticipée institués par les partenaires sociaux dans les conventions collectives de travail. Certains employeurs malins se sont donc mis à employer un nombre de plus en plus important de travailleurs temporaires parce que, coûtant moins cher, ils leur permettent de baisser leurs prix et d'emporter ainsi les commandes. Les entreprises engageaient normalement des travailleurs temporaires pour les dépanner dans les périodes de presse; elles le font maintenant dans le but d'être plus concurrentielles. Il est même arrivé que des entreprises licencient des travailleurs peu de temps avant qu'ils aient droit à une retraite anticipée, leur faisant ainsi perdre ce droit, pour les remplacer par des travailleurs temporaires.

C'est pourquoi la commission, qui a pris sa décision à l'unanimité, propose de contraindre les entreprises locataires de services à respecter également les conventions collectives de travail étendues instituant un régime de retraite anticipée.

Deiss Joseph · BPR-M · Bundesrat · Freiburg

J'aimerais simplement ajouter, au sujet de l'article 20 alinéa 3 concernant l'obligation nouvelle pour les bailleurs de services de participer à des systèmes de retraite anticipée institués par les conventions collectives de travail étendues, en sus des dispositions relatives au salaire et à la durée du travail, que le Conseil fédéral définira par voie d'ordonnance une durée d'embauche minimale à partir de laquelle les bailleurs de services seront soumis à cette nouvelle obligation. Cette durée sera fixée après avoir entendu les partenaires sociaux.

Frick Bruno · 1VP-M · Ständerat · Schwyz · Christlichdemokratische Fraktion

Angenommen - Adopté

Ziff. II

Antrag der Mehrheit

Abs. 1

Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

Abs. 2

Es tritt zusammen mit dem Protokoll vom 26. Oktober 2004 über die Ausdehnung des Freizügigkeitsabkommens auf die neuen EG-Mitgliedstaaten in Kraft.

Antrag der Minderheit

(Schmid-Sutter Carlo, Frick, Germann, Maissen, Reimann, Stähelin)

Abs. 2

Der Bundesrat setzt dieses Gesetz in Kraft gleichzeitig mit der Aufhebung der arbeitsmarktlichen Beschränkungen im Sinne von Artikel 2 Buchstabe b des Protokolls vom 2. Juli 2004 zum Freizügigkeitsabkommen der Schweiz und der EG und ihrer Mitgliedstaaten vom 21. Juni 1999.

Antrag der Minderheit

(Schmid-Sutter Carlo, Germann, Reimann, Stähelin)

Abs. 3

Dieses Gesetz bleibt in Kraft bis zur Aufhebung des Freizügigkeitsabkommens der Schweiz und der EG und ihrer Mitgliedstaaten vom 21. Juni 1999, des Protokolls vom 2. Juli 2004 zu diesem Freizügigkeitsabkommen, längstens aber für die Dauer von sieben Jahren nach seinem Inkrafttreten.

Ch. II

Proposition de la majorité

Al. 1

Adhérer au projet du Conseil fédéral

Al. 2

Elle entre en vigueur en même temps que le protocole du 26 octobre 2004 sur l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes aux nouveaux Etats membres de la CE.

Proposition de la minorité

(Schmid-Sutter Carlo, Frick, Germann, Maissen, Reimann, Stähelin)

Al. 2

Le Conseil fédéral fait coïncider l'entrée en vigueur de la présente loi avec la levée des restrictions relatives au marché du travail au sens de l'article 2 lettre b du protocole du 2 juillet 2004 additionnel à l'accord du 21 juin 1999 entre la Suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes.

Proposition de la minorité

(Schmid-Sutter Carlo, Germann, Reimann, Stähelin)

Al. 3

La présente loi reste en vigueur jusqu'à l'abrogation, d'une part, de l'accord du 21 juin 1999 sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et la Communauté européenne et ses Etats membres et, d'autre part, du protocole du 2 juillet 2004 additionnel à cet accord sur la libre circulation des personnes, mais au plus pour une durée de sept ans après son entrée en vigueur.

Brunner Christiane · Mit-F · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion

Le Conseil fédéral n'a pas prévu d'instituer un lien formel entre l'arrêté fédéral portant ratification du protocole sur l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes et le projet de loi sur les mesures d'accompagnement.

En 1999, il n'y avait pas non plus de lien formel entre l'accord sur la libre circulation des personnes et les mesures d'accompagnement. Il allait de soi, cependant, que les mesures d'accompagnement à la libre circulation ne pouvaient entrer en vigueur qu'au moment où la libre circulation entrerait elle-même en vigueur. Maintenant, la libre circulation est en vigueur depuis le 1er juin pour les anciens pays de l'Union européenne, et des craintes ont été exprimées en commission que ce nouveau paquet d'ajustement des mesures d'accompagnement puisse entrer en vigueur même si l'extension à l'Est de la libre circulation devait être refusée, notamment s'il y a une votation populaire à cet égard.

C'est pourquoi la commission, qui a pris sa décision par 6 voix contre 2 et 3 abstentions, propose de créer un lien entre les deux objets en indiquant clairement que le nouveau projet de loi sur les mesures d'accompagnement n'entrera en vigueur qu'au même moment que le protocole sur l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes.

Comme je l'ai dit dans le débat d'entrée en matière, il n'y a pas un lien direct entre ce projet de loi sur les mesures d'accompagnement et l'extension proprement dite de l'accord sur la libre circulation des personnes. Ces propositions résultent plutôt des expériences faites aussi depuis l'entrée en vigueur de la libre circulation au 1er juin, dont il résulte que les mesures adoptées en 1999 l'ont été évidemment sans pouvoir se fonder sur une expérience pratique, et qu'elles doivent maintenant être adaptées aux connaissances acquises depuis lors.

C'est pourquoi la commission, dans sa majorité, ne va pas aussi loin que la proposition de la minorité Schmid-Sutter Carlo, qui entend reporter l'entrée en vigueur des mesures d'accompagnement au moment où toutes les restrictions au marché du travail seront levées à l'égard des nouveaux pays de l'Union européenne, soit en l'an 2011.

Les syndicats ne se sont, pour l'heure, pas opposés à l'établissement d'un lien formel entre les mesures d'accompagnement et la ratification du protocole sur l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes. Dans la mesure où il s'agit quand même d'une motion de défiance à leur égard, à savoir de la crainte qu'ils profitent de l'adoption des mesures d'accompagnement, tout en appelant à voter contre l'extension de la libre circulation à l'Est, il s'agit d'une concession importante dont il faudra tenir compte aussi dans l'appréciation globale de cette loi.

J'aimerais peut-être encore relever à l'égard de Monsieur Carlo Schmid - qui a déjà développé sa proposition dans le débat d'entrée en matière - que c'est quand même parce qu'on n'a presque aucune disposition protectrice dans notre loi sur le travail qu'on délègue ces négociations aux partenaires sociaux; on leur fait confiance pour mettre en place les conditions de travail. Ici, à mon avis, il faut aussi leur faire confiance. Ce n'est pas du chantage, comme vous l'avez dit tout à l'heure. Le fait que les partenaires sociaux se mettent d'accord, c'est la base même de la paix sociale dans notre pays. Et je suis sûre que, vous comme moi, nous tenons à cette paix sociale et que nous voulons la garder.

C'est la raison pour laquelle je vous propose de suivre la majorité de la commission.

Schmid-Sutter Carlo · Mit-M · Ständerat · Appenzell I.-Rh. · Christlichdemokratische Fraktion

Ich habe den leichten Wink schon verstanden, Frau Brunner, dass ich mich der Kürze befleissigen soll, aber nachdem ich zu jenen gehöre, die ihre Reden noch selbst gegenlesen müssen, werde ich das schon tun. (Heiterkeit)

Aber ich möchte trotzdem noch einige Worte sagen. Das Freizügigkeitsabkommen für die neuen osteuropäischen EU-Staaten einerseits und das Gesetz über die flankierenden Massnahmen 2004 andererseits stehen formal beziehungslos nebeneinander. Das bedeutet, dass wir die flankierenden Massnahmen unabhängig vom Zusatzprotokoll zum Freizügigkeitsabkommen beschliessen können und umgekehrt. Das ist die Fassung des Bundesrates.

Dies sei falsch, meint die Minderheit. Das Zusatzprotokoll und die neuen flankierenden Massnahmen haben historisch einen klaren Konnex. Der Schweizerische Gewerkschaftsbund formulierte anlässlich des Hearings der APK-SR am 16. Juni 2003 Forderungen zur Ausdehnung der Freizügigkeit, welche davon ausgingen, dass durch die geplante Ausdehnung der Freizügigkeit die Schweiz und die osteuropäischen Länder Teil eines gemeinsamen Arbeitsmarktes würden, wobei aber - anders als zu den 15 alten EU-Ländern - zu den neuen osteuropäischen EU-Staaten riesige Wohlstandsunterschiede bestünden. Daher, so folgerten die Gewerkschaften im Juni 2003, würden die im Rahmen des Freizügigkeitsabkommens von 1999 beschlossenen flankierenden Massnahmen nicht genügen, um im Rahmen der Osterweiterung die hiesigen Arbeitsbedingungen gegen Lohndumping zu schützen.

Die vom SGB am 16. Juni 2003 aufgestellten Forderungen "schliessen direkt an die ersten flankierenden Massnahmen an und bezwecken, diese osteuropatauglich zu machen". Bei dieser Konzeption sind die Gewerkschaften zu behaften. Die flankierenden Massnahmen 2004 flankieren das Zusatzprotokoll 2004 zum Personenfreizügigkeitsabkommen 1999. Folgt man diesem Prinzip, dann muss man der Minderheit zustimmen, die mit ihrem Antrag dafür sorgt, dass die neuen flankierenden Massnahmen dann greifen, wenn die arbeitsmarktlichen Massnahmen gegenüber den neuen EU-Ländern aufgehoben werden.

Das ist gar nichts Neues. Das haben wir bei dem ersten Personenfreizügigkeitsabkommen genauso gemacht. Wir haben schon im Jahr 1999 flankierende Massnahmen erlassen, um sie auf den 1. Juni 2003 beziehungsweise mit ihrem Hauptharst auf den 1. Juni 2004 in Kraft treten zu lassen. Was Ihnen die Minderheit beantragt, ist nichts anderes als die Repetition dessen, was Sie 1999 mit der flankierenden Massnahme Nummer eins gemacht haben - jetzt als flankierende Massnahme Nummer zwei auf die Osterweiterung bezogen.

Die Mehrheit ist in dieser Hinsicht nicht so stringent. Sie nimmt in Kauf, dass die neuen flankierenden Massnahmen schon auf die Arbeitsverhältnisse angewendet werden, welche das Personenfreizügigkeitsabkommen 1999 betreffen, also das, was wir jetzt im Verhältnis zu Deutschland, Österreich, Italien und Frankreich erleben.

Immerhin schafft die Mehrheit die "Offsidefalle" der Gewerkschaften aus dem Weg, in welche Arbeitgeberverband und Bundesrat hineinzutaumeln drohten, nämlich die Inkraftsetzung der flankierenden Massnahmen 2004 unter gleichzeitiger Ablehnung des Osteuropaprotokolls. Wenn ich heute höre, wie Teile der Gewerkschaften vorbeugend schon jetzt erklären, dass sie das Referendum gegen die Osterweiterung kaum würden aufhalten können, dann stelle ich fest, dass das ein klares Signal ist. Das unterstelle ich nicht Frau Brunner oder den hier Anwesenden, aber den Spitzen des Schweizerischen Gewerkschaftsbundes allemal: "Wir wollen die flankierenden Massnahmen, aber keine Personenfreizügigkeit nach Osten."

Was mich an der Mehrheit stört, ist, dass sie nach fünf oder sechs Monaten Massnahmen verschärfen will, deren Untauglichkeit beziehungsweise deren Verbesserungsbedürftigkeit noch keineswegs feststeht. Ich will nichts beschönigen, aber ein Teil der Missstände, welche die Schweizer Öffentlichkeit heute bewegen, war offensichtlich konstruiert. Da geht der Präsident des Schweizerischen Gewerkschaftsbundes hin und beauftragt seine beim Schweizer Fernsehen DRS als politische Journalistin tätige Ehefrau, für ihn einige saftige Fälle von menschenverachtendem Lohndumping in die Schweizer Häuser flimmern zu lassen. Stimmung muss her! Er organisiert ihr einen Bärenführer, den Unia-Gewerkschafter Granato, der Frau Loebell und ihr Team durch das St. Galler Rheintal führt, wo sie denn auch offenbar auf jeder Baustelle menschenunwürdige Verhältnisse, ausbeuterische Arbeitgeber und arme ausländische Arbeitnehmer vorfinden. Dass diese Berichterstattungen nachträglich einer Kontrolle des sanktgallischen Volkswirtschaftsdepartementes nicht standhalten und offenbar "fakes" sind, interessiert dann wirklich niemanden mehr.

Die Geschichte ist gegessen; die Leute haben diesen Eindruck, dieser Eindruck wurde erweckt, und das stört mich. Wir kommen auf diese Art und Weise nicht mehr auf eine anständige Argumentationsbasis. Sie alle kennen die Ergebnisse solcher Mechanismen. Es ist nicht mehr aus den Köpfen herauszubringen, dass hier schwerste Dumpingveranstaltungen durchgeführt worden seien - anhand von Beispielen, die nicht zu belegen waren. Auch das ist eine Art von Filz, die mir einfach nicht passt. Aber wenn das nicht von uns praktiziert wird, geht das straflos durch. Das hasse ich.

Ich glaube eigentlich nicht, dass wir heute schon eine Verschärfung der flankierenden Massnahmen ernsthaft begründen können. Ich will nicht sagen, es bräuchte sie nicht. Ich will auch nicht sagen, wir sollten nicht sehr genau auf die Geschichte schauen. Aber es braucht sie zum heutigen Zeitpunkt nicht. Ich meine, dass die ganze Geschichte viel zu ernsthaft ist, um sie auf diese billige Weise mit einigen "10 vor 10"-Attacken gegen die Arbeitgeberschaft einfach zu gewinnen. Das nützt per saldo auch der Seite der Arbeitgeber nichts. Wir alle sind zum Teil auch Arbeitnehmer, und das nützt auch den Arbeitnehmern nichts. Denn letzten Endes dürfen wir eines nicht vergessen: Wir sollten bei diesen ganzen Geschäften weniger Powerplay veranstalten, sondern uns gegenseitig fragen, wie wir das Hauptproblem miteinander lösen können. Das Hauptproblem besteht darin: sinkende Preise, die durch die Öffnung der Güterverkehre entstehen. Wir müssen die sinkenden Preise, die durch die Öffnung des Gütermarktes entstehen, so abfedern, dass wir diese in der Schweiz nicht mehr produzierbaren Güter trotzdem noch weiterhin produzieren können, weil sonst Arbeitslosigkeit entsteht.

Das heisst mit anderen Worten: Wenn es uns gelänge, die Produktionskosten in der Schweiz zu senken, dann wären Güter, die in der Tschechischen Republik produziert werden und heute in der Schweiz Arbeitsplätze vernichten, vielleicht Güter, denen man wirklich etwas entgegenhalten könnte. Dann könnte man sagen: Auch in der Schweiz können wieder Hemden hergestellt werden. Dann könnte man eines Tages sagen: Auch in der Schweiz können wieder Textilien fabriziert werden. Ich benütze dieses Beispiel bewusst, denn dieses Beispiel geniesst keinen Distanzschutz. Wir reden bei den flankierenden Massnahmen immer über Fragen des Distanzschutzes und vergessen, dass wir seit der Öffnung der Märkte unter einem Preisdruck stehen, welcher ebenfalls Arbeitsplätze vernichtet.

Von den Letzten, die den Distanzschutz haben, nämlich jenen im Bau- und Baunebengewerbe, im Sicherheitsgewerbe, im Gesundheitswesen und bei der Beamtenschaft, haben wir bis zum heutigen Tag relativ wenig gesprochen. Wir haben vergessen, dass es auf der anderen Seite wegen der Öffnung der Gütermärkte bereits Druck auf die Löhne und Preise gegeben hat. Wenn wir uns jetzt einseitig darauf versteifen, in jenen Bereichen, wo der Distanzschutz besteht und auch normativ aufrechterhalten werden kann, die Löhne hoch zu halten, werden wir etwas veranstalten, das trotzdem zum Jobkiller wird. Nehmen Sie als Beispiel das Bau- und Baunebengewerbe: Wenn Sie in diesem Gewerbe hohe Löhne haben, werden Sie teure Bauleistungen anbieten, und eines Tages werden die Unternehmer sagen, es sei nicht mehr möglich, in der Schweiz zu bauen, und sie werden ihre Arbeitsplätze und Betriebsstätten ins Ausland exportieren. Man kann nicht hohe Löhne und tiefe Preise haben, Frau Sommaruga! Konsumentenschutz ist nicht nur eine Halbtagesbeschäftigung; wir sind nicht nur am Morgen Konsumenten, wir sind am Nachmittag auch noch Produzenten.

Wenn der Präsident der SP Schweiz verlangt, dass man bestimmte Leistungen in der Pflege und in der Rehabilitation im grenznahen Ausland, namentlich in Deutschland, den allgemeinen Leistungen der Krankenkassen unterstellt, dann muss ich sagen, dass das eine Attacke auf die Jobs im Gesundheits- und Pflegewesen in der Schweiz ist. Wenn das nämlich funktioniert, dann können Sie x Stellen in der Schweiz im Pflegebereich, im Spitalbereich und im Reha-Bereich streichen. Dann nützt es Ihnen gar nichts, wenn Sie Gesamtarbeitsverträge haben, welche Stundenlöhne von 56 Franken garantieren. Dann können Sie schon solche Löhne verankern, aber Sie werden niemanden mehr haben, der zu diesen Bedingungen arbeitet.

Hier bitte ich die andere Seite, etwas weniger Powerplay zu veranstalten, etwas mehr zu überlegen und mit uns zusammen Lösungen zu finden, die im Ergebnis eigentlich in einem Satz zusammengefasst werden können: Wir müssen miteinander versuchen, dass simultan, gleichzeitig, Preise und Löhne derart sinken, dass in der Schweiz selbst kein Kaufkraftverlust entsteht. Darum geht es. Aufgrund des tieferen Gesamtniveaus werden wir aber auch nach aussen wieder kompetitiver werden.

Kollege Leuenberger, wenn wir das zusammen erreichen, dann haben wir viel erreicht!

Dafür ist unser Minderheitsantrag eigentlich durchaus tauglich. Dann machen wir nicht Regulationen für Dinge, die wir jetzt nicht regulieren dürfen. Es ist schwierig, dem Kleingewerbler und dem Arbeitnehmer zu erklären, dass harte Zeiten auf sie zukommen. Aber noch unvernünftiger ist es, ihnen das nicht zu sagen, denn wir werden mit allen unseren Massnahmen die Leute nicht davor bewahren können, dass härtere Zeiten auf sie zukommen. Da ist vermutlich sogar Eugen David mit mir einverstanden.

Ich bitte Sie daher, dem Antrag der Minderheit zuzustimmen.

Stähelin Philipp · Mit-M · Ständerat · Thurgau · Christlichdemokratische Fraktion

Sie finden meinen Namen auf der Liste der Minderheit. Gleichzeitig werden Sie in der kommenden Abstimmung feststellen, dass ich mit der Mehrheit stimmen werde. Das ruft nach einer gewissen Begründung.

Der Bundesrat hat dieses Gesetz unabhängig vom Protokoll über die Ausdehnung des Freizügigkeitsabkommens, ohne Verknüpfung mit diesem, vorgelegt. Es fehlte jede Verknüpfung. Der Minderheitsantrag Schmid-Sutter Carlo wollte nicht zuletzt diese Verknüpfung. Diese Verknüpfung liegt mir am Herzen. Ich habe deshalb diesem Antrag zugestimmt. Wir waren in der Kommission knapp nicht erfolgreich, wir waren eine Minderheit. Das hat mich natürlich befürchten lassen, dass das auch im Plenum der Fall sein dürfte.

In dieser Situation habe ich in einer darauffolgenden Sitzung einen Rückkommensantrag gestellt. Ich habe den Antrag gestellt, welchen Sie jetzt als Fassung der Mehrheit vor sich sehen. Es geht mir darum, die Verknüpfung zu erreichen. Der Mehrheitsantrag hat in diesem Sinne durchaus einen gewissen Kompromisscharakter, aber er verhindert, dass die Verschärfung der flankierenden Massnahmen ohne das Zusatzprotokoll beschlossen werden könnte; darum geht es mir.

Ich bitte Sie, dem Antrag der Mehrheit zuzustimmen.

Sommaruga Simonetta · Mit-F · Ständerat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion

Herr Schmid hat mich angesprochen. Herr Schmid, Sie haben diese flankierenden Massnahmen, dieses Gesetz, jetzt so dargestellt, als ob es einer der wesentlichen Gründe dafür wäre, dass wir in der Schweiz höhere Preise haben. Ich möchte das doch ein bisschen klarstellen und korrigieren. Ich muss Ihnen sagen - und das zeigen alle Studien, die in den letzten Jahren gemacht wurden -, dass die Preisunterschiede zu maximal 10 Prozent auf die höheren Löhne zurückgehen und dass die grossen Preisunterschiede zwischen der Schweiz und den Ländern, die uns umgeben, im Wesentlichen bei den Importgütern bestehen. Bei den Importgütern bezahlen wir in der Regel etwa 30 Prozent mehr als unsere Nachbarn und Nachbarinnen. Mich stört es dabei besonders, dass dabei alles im Ausland bleibt - die Forschung, die Arbeitsplätze, die Steuern - und dass man bei uns dann einfach um 30 Prozent höhere Preise zu bezahlen hat.

Weshalb ist das so? Wir kennen die Gründe; ich habe schon x-mal gegen sie gekämpft. Wir haben einen abgeschotteten Markt, wir haben ein Verbot von Parallelimporten. Wir halten dieses Verbot aufrecht und wehren uns noch dafür, dass unser Markt abgeschottet bleibt. Ich habe es schon früher gesagt, Herr Schmid: Ich zähle dann auf Ihre Unterstützung, wenn wir in diesem Rat darüber diskutieren. Aber ich finde es völlig verfehlt, wenn man diese flankierenden Massnahmen nun so hinstellt, als würden sie - ausgerechnet sie - die Preise in die Höhe treiben.

Noch etwas zu diesem Gesetz, wenn man das jetzt von der erweiterten Personenfreizügigkeit abtrennen will: Ich muss noch einmal betonen, dass es sich hier um ein Missbrauchsgesetz handelt, um ein Gesetz, das nur zum Zuge kommt, wenn Missbräuche vorkommen. Wir haben heute mehrmals gehört, dass diese Missbräuche gravierend sein müssen und mehrmals vorkommen müssen. Wenn diese Missbräuche nicht da sind, dann hat dieses Gesetz überhaupt keine Bedeutung. Deshalb finde ich es falsch und auch abstimmungstechnisch sehr gravierend und schlecht, wenn wir hier so tun, als ob wir diese Missbräuche nicht jetzt, sondern irgendwann später angehen wollten. Ich glaube, wir sind es der Bevölkerung schuldig, dass wir ihr sagen: Wenn Missbräuche vorkommen, dann haben wir die entsprechenden Instrumente. Ich erinnere Sie daran - das hat in der Kommission auch der Präsident des Arbeitgeberverbandes gesagt -: Das sind keine neuen Massnahmen, sondern wir wollen die Massnahmen, die wir beschlossen haben, so ausgestalten, dass sie auch wirksam sind.

Ich bitte Sie deshalb, dem Antrag der Mehrheit der Kommission zuzustimmen.

Leuenberger Ernst · Mit-M · Ständerat · Solothurn · Sozialdemokratische Fraktion

Ich erschrecke nicht so schnell, aber nachdem wir uns heute in dieser schwierigen Materie allesamt auf allen Bänken sehr viel Mühe gegeben haben, bin ich etwas erschrocken, als Herr Carlo Schmid seine 50 PS in Betrieb gesetzt hat, um dem Präsidenten des Schweizerischen Gewerkschaftsbundes und offenbar seiner Angetrauten heimzuleuchten.

Ich will gar nicht überprüfen, ob diese Vorwürfe gerechtfertigt sind oder nicht. Ich muss Ihnen einfach gestehen: Ich würde es für sehr, sehr problematisch halten, wenn man aufgrund dieser Darstellung, dieser behaupteten Zusammenhänge, einen Entscheid treffen würde, der doch recht einschneidende Auswirkungen auf die Gesamtsituierung dieser Vorlage haben könnte. Ich denke, Herr Kollega Schmid ist mit mir einig, dass der Zorn ein schlechter Ratgeber ist. Es wäre nicht gut, wenn man im Zorn über den politischen Gegner mit persönlichen Argumentationen Gesetzgebung zu machen begänne.

Wenn ich die Ausführungen vonseiten der Kommissionsmehrheit richtig verstanden habe, ist auch diese Regelung, die die Mehrheit hier vorschlägt, Teil einer Lösung, die zwischen Arbeitgebern und Arbeitnehmern gefunden wurde. Ich würde sehr dafür plädieren, dass wir nicht eine halbe Stunde vor Schluss der Beratungen hier noch mit dem Henkerbeil in möglicherweise erklärbarem und berechtigtem Zorn eine Lösung treffen, die dann nur Schwierigkeiten macht.

Wenn wir Zeit hätten zu debattieren, würde ich gerne mit Herrn Schmid, da er diese ganzen Arbeitsplatzsituationen auf der Hochpreisinsel Schweiz schildert, in eine Diskussion über Transportpreise eintreten. Ich würde ihn eigentlich gerne dazu einladen - aber wir haben heute die Zeit nicht dazu -, sich davon überzeugen zu lassen, dass die Strassentransporteure und die Schienentransporteure gemeinsam versuchten, sich auch gegen internationale Dumpingkonkurrenz zu wehren. Ich finde, da passiert wenig bis nichts.

Das war nur eine Klammerbemerkung, um zu zeigen, dass ich trotz meiner etwas kritischen Bemerkungen zum vorherigen Votum Schmid nicht in Unversöhnlichkeit versinke.

Ich bitte Sie, dem Antrag der Mehrheit zuzustimmen.

Deiss Joseph · BPR-M · Bundesrat · Freiburg

Wir wollen doch mit diesen flankierenden Massnahmen das notwendige Vertrauen schaffen, damit das Abkommen über die Personenfreizügigkeit vom Volk angenommen werden kann. Dieses Vertrauen schaffen wir einmal, indem wir sagen, dass wir flankierende Massnahmen treffen wollen. Aber wir schaffen dieses Vertrauen nur, wenn wir die flankierenden Massnahmen dezidiert umsetzen wollen.

Es stimmt, es war auch die Optik im Jahre 2003, dass man davon ausgehen konnte, dass für die jetzige Freizügigkeit gegenüber den 15 bisherigen EU-Mitgliedstaaten die flankierenden Massnahmen genügen, die in Kraft gesetzt sind. Die Erfahrung zeigt nun aber - deshalb wäre es falsch, unsere Überlegungen auf dem Stand von 2003 zu belassen -, dass die flankierenden Massnahmen in ihrem jetzigen Zustand Verbesserungen verlangen, damit ihre Effizienz garantiert werden kann. Ich denke z. B. an die Frage der Kontrollen, der Inspektoren, der Informationen, die nötig sind, damit überhaupt Kontrollen durchgeführt werden können. Deshalb habe ich auch verschiedene Massnahmen ergriffen: Ich habe einmal die Kantone dazu aufgefordert, die jetzigen Massnahmen auch umzusetzen. Ich habe diesbezüglich die Direktoren der kantonalen Volkswirtschaftsdepartemente getroffen. Ich habe eine Task Force eingesetzt, damit die flankierenden Massnahmen bei ihrer Umsetzung begleitet werden. Es kann Fragen geben; einige sind aufgetaucht. Man sprach über verschiedene Phänomene, die man analysieren sollte. Man hat die Frage beantwortet, ob Handlungsbedarf besteht oder nicht. Die Analyse wurde in einem Zusatzbericht über verschiedene solche Fragen gemacht und den Kommissionen noch vor dieser Session zugeliefert. Wir mussten feststellen, dass in vielen Fällen kein Handlungsbedarf bestand. Wichtig war aber, dass das abgeklärt werden konnte, und so hoffen wir, dass wieder eine Beruhigung einkehrt.

Die Ergänzung zu den flankierenden Massnahmen, um die es hier geht, brauchen wir, wenn wir bei der Aufnahme der zehn neuen EU-Mitgliedstaaten in dieses System unsere Freizügigkeit progressiv in dieser Richtung ausbauen wollen. Es wäre nun sicher verhängnisvoll, wenn wir diese Massnahmen heute akzeptieren, aber gleichzeitig beschliessen würden, sie bis 2011 auszuhebeln. Deshalb bitte ich Sie, der Mehrheit zu folgen, die zwar im Vergleich zum Bundesrat doch eine gewisse Verknüpfung herstellt, indem sie - wie es Herr Schmid ausdrückte - die "Offsidefalle" aufhebt. Wie ich das beim Eintreten schon sagte, ist das für mich durchaus akzeptabel, obwohl eine solche "Offsidefalle" im Gedankengut des Bundesrates nie zu finden war.

Ich möchte hier noch etwas beifügen: Die Analysen, die bis jetzt gemacht worden sind, haben gezeigt, dass das Problem des Lohndumpings nicht nur ein Problem der Gewerkschaften ist. Die Fälle von Lohndumping sind vor allem bei den Entsendegeschäften häufig; die Problematik des Lohndumpings ist eine Problematik der Unternehmer, der KMU, insbesondere des Gewerbes. Deshalb wäre es jetzt falsch, dies als gegensätzliche Interessen der Sozialpartner auszulegen. Hier ist wirklich ein kongruentes Interesse vorhanden.

Deshalb bitte ich Sie, dem Antrag der Mehrheit zuzustimmen.

Büttiker Rolf · 2VP-M · Ständerat · Solothurn · Freisinnig-demokratische Fraktion

Abstimmung - Vote

Für den Antrag der Mehrheit .... 27 Stimmen

Für den Antrag der Minderheit .... 6 Stimmen

Schmid-Sutter Carlo · Mit-M · Ständerat · Appenzell I.-Rh. · Christlichdemokratische Fraktion

Wenn Sie Absatz 3 gelesen haben, stellen Sie fest, dass er in der Terminierung an Absatz 2 gemäss Minderheit anknüpft. Nachdem der Minderheitsantrag zu Absatz 2 abgelehnt worden ist, entfällt Absatz 3.

Büttiker Rolf · 2VP-M · Ständerat · Solothurn · Freisinnig-demokratische Fraktion

Ich danke für diese Beschleunigung.

Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble

Für Annahme des Entwurfes .... 31 Stimmen

(Einstimmigkeit)