09.055
Verringerung der wirtschaftlichen und sozialen Ungleichheiten in der EU. Beitrag der Schweiz an Rumänien und Bulgarien
Marty Dick · Mit-M · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion
Le Conseil fédéral nous soumet un projet d'arrêté concernant la contribution de la Suisse en faveur de la Bulgarie et de la Roumanie au titre de la réduction des disparités économiques et sociales dans l'Union européenne élargie. Je présenterai mon rapport de façon à ce que vous puissiez jouir du concert de ce soir: je serai donc concis.
Ce message n'était en effet pas inattendu et son contenu n'est certainement pas surprenant. Il faut rappeler que lorsque nous avons conclu les accords bilatéraux avec l'Union européenne, notamment l'accord sur la libre circulation des personnes, nous nous sommes aussi engagés à contribuer à ce que les disparités économiques et sociales dans l'Union européenne élargie s'atténuent. Nous avons tout de suite compris que cette contribution était aussi dans notre intérêt, dans l'intérêt de notre sécurité, dans l'intérêt aussi, il faut le dire, comme pays exportateur, de notre économie.
On propose ainsi un montant de 257 millions de francs, c'est-à-dire 76 millions pour la Bulgarie et 181 millions pour la Roumanie. Il s'agit d'un crédit-cadre qui sera un crédit d'engagement ouvert pour cinq ans, avec des crédits de paiement étalés sur dix ans. Nous verrons donc défiler ces différentes contributions lors de l'examen des prochains budgets. Ces moyens seront partagés entre le SECO et la DDC.
Il est important de souligner, une fois encore - comme nous l'avons fait lorsque nous avons examiné le précédent projet prévoyant une contribution auxdits pays -, que cet argent n'est pas versé à Bruxelles, qu'il n'est pas versé directement dans les caisses des Etats intéressés, mais qu'il est alloué à des projets suisses réalisés avec la collaboration de partenaires locaux. Donc, nous avons la garantie que cet argent sera utilisé de la façon la meilleure qui soit et surtout avec la volonté d'atteindre le but pour lequel il est versé, cela dans l'intérêt des populations à aider elles-mêmes.
Les domaines d'intervention seront surtout la sécurité, la bonne gouvernance, l'environnement, la promotion de l'économie privée, la promotion des minorités, tous sujets où notre savoir-faire est reconnu. Le seul aspect qui a été discuté en commission et aussi au Conseil national, vu que ce projet a déjà passé la rampe du Conseil national, est le problème particulier des crises qui touchent la Roumanie et la Bulgarie, notamment au niveau de la gouvernance et de la corruption. Vous savez que l'Union européenne a suspendu le versement de ses contributions à la Bulgarie, qu'elle a demandé des explications à la Roumanie.
Le Conseil fédéral, conscient de cette situation particulière, a prévu à l'article 2 du projet d'arrêté que "les accords-cadres correspondants entre la Suisse, d'une part, la Bulgarie et respectivement la Roumanie, d'autre part, ne seront conclus que lorsque la Suisse sera convaincue du bon fonctionnement des systèmes d'administration et de contrôle qui seront chargés, en Bulgarie et en Roumanie, de veiller à l'utilisation économe des moyens fournis". Les précautions ont donc été prises.
Ce qui est important, c'est le principe de poursuivre cette politique d'aide à l'Est, principe que nous avons par ailleurs déjà inscrit dans le cadre de la loi fédérale sur l'aide aux pays de l'Est. Ce n'est pas seulement, je le répète, un acte d'altruisme, c'est bien entendu aussi dans notre propre intérêt. La toute-puissante Commission des finances a aussi examiné ce message et elle nous a fait savoir qu'elle n'avait aucune objection par rapport à l'arrêté fédéral qui nous est soumis.
Votre commission vous propose dès lors d'entrer en matière. Elle a approuvé cet arrêté fédéral, par 8 voix contre 0 et 2 abstentions.
J'ajoute que j'ai pris connaissance, au moment même où je vous parlais, d'une proposition Germann, proposition qui n'a évidemment pas pu être discutée au sein de la commission. Spontanément, je me permets de dire que je ne vois pas pourquoi les commissions devraient être consultées pour ce qui concerne la Roumanie et la Bulgarie et ne pas l'être pour les dix autres pays. Mais on pourra revenir plus tard sur cette proposition.
Je vous invite donc à entrer en matière et à adopter le projet d'arrêté.
Reimann Maximilian · Mit-M · Ständerat · Aargau · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich melde mich zu Wort, weil ich in der Kommission den Antrag eingereicht hatte, dass Teile des Rahmenkredites an die beiden Länder erst freigegeben werden dürfen, nachdem die EU ihre eigene Kritik gegenüber der Korruption in Rumänien und Bulgarien formell als überholt bezeichnet hat und keinerlei EU-Gelder an die beiden Länder mehr gesperrt sind. Sie haben es vom Kommissionspräsidenten gehört: Nach intensiver Diskussion habe ich den Antrag dann zurückgezogen, und zwar, nachdem mir Frau Bundesrätin Calmy-Rey in der Kommission expressis verbis zugesichert hatte, dass mein Antrag nicht nötig sei, dass der Bundesrat gewillt sei, diese Forderung zu respektieren. Ich möchte Sie folglich bitten, Frau Bundesrätin, diese Erklärung auch hier im Plenum abzugeben, auf dass wir sie amtlich in den Materialien haben.
Tatsache ist natürlich, dass die EU weiterhin Kohäsionsgelder für Rumänien und Bulgarien zurückhält. Sie tut das auf Druck diverser EU-Mitgliedländer, die auf diese Weise den Kampf gegen die Korruption in den beiden neuen Mitgliedländern intensivieren wollen. Gerade gestern, im Zuge des zweiten Wahlganges für das Präsidentenamt in Rumänien, war ja wieder einmal aus erster Hand zu hören, dass der Kampf gegen die Korruption, insbesondere die Korruption im Staats- und Verwaltungsbereich, zu den vordringlichsten Aufgaben gehört, die für den neuen Präsidenten und die neue Regierung in Bukarest anstehen.
Gerade deshalb ist es unerlässlich, dass die Schweizer Steuerzahler absolute Gewähr haben, dass keine Gelder, die im Rahmen dieser Kohäsionsvereinbarung ausgegeben werden, in irgendwelche Korruptionskanäle abfliessen können.
Jenny This · Mit-M · Ständerat · Glarus · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Da hier kein anderer Antrag vorliegt, gehe ich davon aus, dass diese 257 Millionen Franken gesprochen werden, und ich bin davon trotz allem nicht sehr erbaut.
Bekanntlich ist die Korruption, wie das Kollege Reimann angeführt hat, in diesen Ländern nach wie vor ein riesiges Problem, und trotzdem wird das Thema in der Botschaft des Bundesrates praktisch ausgeklammert. Man spricht stattdessen von hoffnungsvollem Miteinander und blendet die allseits bekannten Probleme einfach aus; obwohl seitens der EU gegenüber beiden Ländern Vorbehalte existieren und Zahlungen gesperrt worden sind. Die EU hat also Zahlungen gesperrt. Brüssel hat ausdrücklich darauf hingewiesen, dass erst bezahlt wird, wenn das Korruptionsproblem einigermassen befriedigend gelöst ist. Davon steht in unserer Botschaft kein Wort.
Aber als Finanzkommissionsmitglied frage ich mich, ob wir denn irgendwo 257 Millionen Franken zu viel haben, die wir unbedingt loswerden wollen. Ich sehe kein Konto, bei dem das zutrifft. Jetzt wird natürlich damit argumentiert, dass wir ein wirtschaftliches Interesse daran haben müssen, 257 Millionen Franken zu sprechen, weil wir mit diesen Ländern ein gutes Verhältnis pflegen müssen und damit eben zu Aufträgen kommen werden. Diese Argumentation kann ich nun überhaupt nicht nachvollziehen. Oder glaubt jemand im Ernst, dass ich einem österreichischen Unternehmer irgendeinen grossen Auftrag zuteil werden lasse, nur weil Österreich uns irgendwann einmal Millionen zugesprochen hat? Die Unternehmer ticken anders. Die machen das, was ihnen nützt, und das, was ihnen etwas bringt. Aber einfach deshalb, weil die Schweiz ihnen irgendwann geholfen hat, wird von ihnen kein Auftrag in die Schweiz vergeben. Und mit diesem Argument können sie überall in der Welt Milliarden versickern lassen.
Ich weiss auch nicht, ob es überhaupt unsere Aufgabe ist, wirtschaftliche und soziale Ungleichheiten in der EU zu bekämpfen. Ist das die Aufgabe der Schweiz? Mir ist auch nicht klar, wieso wir immer Kniefälle und Konzessionen machen, ohne entsprechende Gegenleistungen einzufordern. Gerade die jüngsten Vorkommnisse in den USA, Libyen und Italien sollten uns doch vorsichtig machen. Auch den Vorwurf der Rosinenpickerei kann ich nicht nachvollziehen. Picken wir Rosinen, wenn wir für Milliarden eine Neat bauen? Picken wir Rosinen, wenn wir Lastwagen für ein Butterbrot durch die Schweiz fahren lassen oder EU-Beamten die Steuerpflicht erlassen, währenddessen unsere Beamten im EU-Raum alle Steuern bezahlen müssen? Hier von Rosinenpickerei zu sprechen ist also kreuzfalsch. Den Amerikanern geben wir ohne Gegenleistungen Daten heraus. Wir bauen den Italienern Terminals - ohne Gegenleistungen. Wir schliessen mit Libyen Verträge ab mit unterschiedlichen Gegenleistungen. Mir scheint, wir sollten doch langsam die entsprechende Bremse ziehen. Das Geschäft betreffend die eine Million zur Bekämpfung des Dopings im Sport schieben wir x-mal im Parlament hin und her, und hier sprechen wir praktisch ohne Diskussion 257 Millionen Franken. Die Massstäbe und Prioritäten werden hier in diesem Rat nicht richtig gesetzt.
Maury Pasquier Liliane · Mit-F · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion
Je ne rentrerai pas pour ma part dans une discussion portant sur le fait de savoir s'il est légitime ou non de voter ce crédit-cadre. Cela me paraît tout à fait clair, dans la mesure où le principe de verser cette contribution a déjà été accepté pour ces pays-là - et pour d'autres avant eux - au moment où nous avons accepté d'élargir les accords bilatéraux aux deux nouveaux pays membres de l'Union européenne. Je pense qu'il est important aussi pour la Suisse que le continent européen soit le plus prospère, le plus paisible et le plus pacifique possible.
Je voudrais simplement profiter de ce débat d'entrée en matière pour me faire l'écho de compliments adressés à notre pays au sujet de la mise en oeuvre des programmes dans les dix nouveaux pays membres de l'Union européenne - qui ne sont plus nouveaux -, et ceci parce que j'ai eu la chance de participer au voyage à Bruxelles d'une délégation parlementaire suisse emmenée par l'ancienne présidente du Conseil national, Madame Chiara Simoneschi-Cortesi.
Dans le cadre de ce voyage, qui a eu lieu au début du mois d'octobre dernier, nous avons eu un certain nombre d'entretiens avec des parlementaires de tous les pays membres de l'Union européenne. Plusieurs de ces parlementaires, dont notamment une parlementaire polonaise, se sont fait l'écho de l'excellent travail fourni dans le cadre de la contribution suisse à la réduction des disparités économiques et sociales dans l'Union européenne pour les dix pays dans lesquels nous sommes intervenus.
Je tenais à le dire ici, car il est important de voir que notre travail, notre investissement est reconnu. Je vous dirai même au passage que cette parlementaire polonaise nous recommandait de mieux décrire ce que nous faisons parce que ce que nous faisons, nous le faisons bien. Elle trouvait que nous étions finalement presque trop réservés ou trop timides dans notre manière de montrer ce que nous avons fait de bien.
Voilà, je profite de cette occasion pour le dire ici.
Maissen Theo · Mit-M · Ständerat · Graubünden · Fraktion CVP/EVP/glp
Ich bin selbstverständlich für Eintreten. Ich möchte nur kurz noch einen Punkt erwähnen, den ich bereits in der Kommission aufgegriffen habe. Es geht mir um die Frage der thematischen Schwerpunkte, wie sie in der Botschaft beschrieben sind. Einer der Schwerpunkte ist "Naturschutz und Biodiversität". Ich bin selbstverständlich dafür, dass man Schwerpunkte setzt, nur ist mir in diesem Abschnitt "Naturschutz und Biodiversität" der Text, von der begrifflichen Auslegung her, etwas zu eng.
Es ist ja so, dass in diesen Ländern eine grosse Umstrukturierung in der Landschaft stattgefunden hat: Früher waren da viele Einzelparzellen im Privateigentum, dann wurden mit dem Kommunismus Kolchosen oder Grossgenossenschaften gebildet, und nach dem Zusammenfallen der kommunistischen Systeme wurde das Land wieder auf die früheren Grundeigentümer aufgeteilt, wenn man sie fand. Das heisst, es hat wieder eine Zersplitterung stattgefunden, was für eine moderne Landwirtschaft ungünstig ist. Hier möchte ich nun die Verknüpfung zu "Naturschutz und Biodiversität" machen: Wenn diese Gebiete im Sinne der Erhaltung der Kulturlandschaft effektiv bewirtschaftet werden sollen, dann müssen unter diesem Punkt, wenn es solche Projekte gibt, auch effektive Strukturverbesserungsmassnahmen für eine produktive Landwirtschaft möglich sein. Eine produktive Landwirtschaft ist der beste Garant dafür, dass die Kulturlandschaft nachhaltig bewirtschaftet wird. Da hat selbstverständlich auch der biologische Landbau Platz. Und mit diesen Güterzusammenlegungen, mit diesen Strukturverbesserungsmassnahmen ist es auch möglich, Naturschutzreservate auszuscheiden. Das macht man heute im Rahmen moderner Meliorationen. Mein Anliegen ist einfach, dass man solche Strukturverbesserungsmassnahmen unter diesem Titel als möglich erachtet, wenn solche Projekte da sind, für die es noch Unterstützung braucht.
Calmy-Rey Micheline · BR-F · Bundesrat · Genf
Le Conseil fédéral propose aux Chambres fédérales d'ouvrir un crédit-cadre de 257 millions de francs pour financer la contribution de la Suisse en faveur de la Bulgarie et de la Roumanie. Le Conseil national a approuvé le 7 septembre dernier l'ouverture de ce crédit-cadre. Dans sa séance du 9 novembre 2009, la Commission de politique extérieure du Conseil des Etats a approuvé le projet par 8 voix contre 0 et 2 abstentions. Ce crédit-cadre est prévu pour une période d'engagement de cinq ans et une période de paiement de dix ans. Il doit contribuer à atténuer les disparités économiques et sociales dans l'Union européenne élargie. Et vous savez très bien que ceci est aussi dans l'intérêt de la Suisse. De ce montant total, 76 millions de francs sont destinés à la Bulgarie et 181 millions de francs à la Roumanie. Au plan juridique, ce crédit-cadre se fonde sur la loi fédérale sur la coopération avec les Etats de l'Europe de l'Est, approuvée par le peuple le 26 novembre 2006.
Le 1er janvier 2007, la Bulgarie et la Roumanie ont adhéré à l'Union européenne et la Suisse a tout intérêt à voir ces deux nouveaux Etats membres s'intégrer harmonieusement au sein de l'Union européenne, car leur intégration réussie renforcera la sécurité, la stabilité et la prospérité au sein du continent européen. La Suisse doit continuer à être perçue en Europe comme un partenaire responsable et solidaire, mais la Suisse profite aussi de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité sur le continent européen. C'est pour cela que notre engagement en faveur de la réduction des disparités économiques et sociales dans l'Union européenne élargie doit être poursuivi en conséquence et c'est la raison pour laquelle Conseil fédéral a décidé que la Suisse apporterait une contribution de 257 millions de francs aux coûts de cette nouvelle étape de l'élargissement.
Je rappelle juste pour mémoire que, dans le cadre de l'élargissement de l'Union européenne en Europe de l'Est survenu en 2004, la Suisse avait décidé alors de verser une contribution en faveur de ces dix nouveaux Etats membres de l'Union. Les principales conditions et modalités de la mise en oeuvre de celle-là avaient été définies dans un mémorandum d'entente en 2006. Et par un addendum daté du 25 juin 2008, ce mémorandum a été élargi à la Bulgarie et à la Roumanie. Le Conseil fédéral a ainsi répondu au souhait de l'Union européenne de réserver formellement le même traitement à tous les douze nouveaux Etats membres qui ont adhéré à l'Union européenne au terme du cinquième élargissement.
Comme dans le cadre de sa contribution aux dix nouveaux Etats membres de l'Union européenne, la Suisse assurera de manière autonome et sur une base bilatérale la mise en oeuvre de sa contribution en faveur de la Bulgarie et de la Roumanie. En Suisse, cette mise en oeuvre sera assurée conjointement par la DDC et par le SECO. L'engagement de la Suisse est régi par des principes fondamentaux, tels que la transparence, la responsabilité, la participation de groupes défavorisés et marginalisés, la dimension genre et le développement durable.
Les ressources suisses serviront en premier lieu à financer des projets et des programmes dans des domaines thématiques jugés prioritaires qui sont la sécurité, la bonne gouvernance, l'environnement, les infrastructures, la promotion de l'économie privée ainsi que la formation, la recherche et les bourses d'études. Sur le plan géographique, les ressources seront concentrées sur des régions peu développées.
Dans le choix des domaines thématiques, on veillera en particulier à mener des activités auxquelles la Suisse accorde une grande priorité. La contribution à l'élargissement doit dès lors, à l'instar de l'appui que la Suisse a accordé aux autres pays en transition, intervenir essentiellement dans des domaines où nous disposons d'une offre compétitive et où nous possédons des connaissances spécifiques et une solide expérience. La DDC prendra en charge les problèmes liés à la sécurité, aux réformes, à la gouvernance, la formation, la recherche et les bourses d'études. Le SECO concentrera ses projets sur les infrastructures et la promotion du secteur privé.
Bien sûr, je vous ai entendu, Monsieur Maissen. Je vous ai dit que nous tenterons d'intégrer la question de la biodiversité, les questions que vous avez soulevées, dans le cadre de ces priorités thématiques. Dans le cadre de la biodiversité, on peut envisager des projets destinés à préserver la forêt, à promouvoir l'écotourisme et l'agriculture biologique. Ces aspects sont d'ores et déjà prévus et on les élargira à vos préoccupations.
Dans l'ensemble, la Suisse entend soutenir des projets et des programmes dans des secteurs où elle dispose de connaissances techniques et méthodologiques reconnues ou qui permettent d'encourager activement les partenariats institutionnels entre la Suisse, la Bulgarie et la Roumanie. Ces activités visent aussi à intensifier la présence de la Suisse dans ces deux pays et à accroître la visibilité de la contribution suisse à l'élargissement dans ces deux pays.
Outre la définition de priorités thématiques, les procédures de mise en oeuvre de la contribution suisse seront fixées dans des accords-cadres bilatéraux qui seront à passer avec la Bulgarie d'une part et avec la Roumanie d'autre part. Ces accords-cadres accorderont une attention toute particulière à la mise en place de mécanismes de contrôle efficaces, afin de garantir une bonne utilisation des ressources.
La Suisse décidera elle-même du financement de chaque projet au programme, de même que des modalités de leur réalisation.
Dans le domaine des infrastructures et de la promotion du secteur privé, la réalisation des projets et des programmes sera confiée, comme pour ce qui est de la contribution à l'élargissement pour les dix "anciens" nouveaux pays membres, au service national de coordination de chaque pays.
Dans les autres domaines, la réalisation des projets et des programmes sera assurée par le biais d'aides globales à caractère thématique. Celles-ci comprendront notamment des fonds réservés aux bourses d'études, des fonds réservés aux partenariats, des fonds destinés aux ONG et aux partenariats de recherche. La responsabilité des projets sera confiée à des organismes compétents sélectionnés, en principe, sur la base d'une mise au concours. Les différentes modalités seront définies dans les accords-cadres bilatéraux et auront une valeur juridique contraignante. Dans les deux cas, la Suisse recourra à des mécanismes de contrôle appropriés pour s'assurer de la bonne utilisation des ressources. A cet effet, nous entendons nous appuyer sur notre longue expérience d'aide à la transition, ainsi que sur les activités que nous menons déjà dans les dix pays qui bénéficient de notre contribution.
Permettez-moi encore d'ajouter quelques remarques sur le financement de la contribution à l'élargissement. Le crédit-cadre proposé est un crédit d'engagement de la Confédération ouvert pour cinq ans. Ce crédit doit être budgétisé dans le plan de législature défini dans le plan financier 2010-2012. Le montant total de la contribution est réparti à égalité entre la DDC et le SECO. Les paiements seront ensuite approuvés, bien sûr, par le Parlement dans le cadre des budgets annuels. Selon les estimations, ces paiements s'étendront sur une période de dix ans au maximum, c'est-à-dire jusqu'en 2019.
Je tiens à souligner ici que le financement de la contribution à l'élargissement n'intervient pas aux dépens de l'aide publique au développement mais qu'il sera compensé dans le cadre des finances générales de la Confédération. Ce financement figurera parmi les corrections apportées au budget. La correction requise tant au niveau du budget que du plan financier sera déterminée au cours des prochains travaux budgétaires, c'est-à-dire lors de l'établissement du budget 2011. Le Conseil fédéral élaborera ensuite un projet de répartition de la compensation nécessaire entre les différents départements. Les frais de personnel, de même que les autres frais administratifs induits en Suisse par la mise en oeuvre de la contribution, seront également couverts par le crédit-cadre et ces frais n'excéderont pas 5 pour cent de la contribution pour toute la durée de sa mise en oeuvre, soit au maximum dix ans.
La Suisse a tout intérêt à voir les pays qui l'entourent évoluer dans un climat pacifique, suivre un développement socialement et écologiquement durable, jouir d'une prospérité et bénéficier d'une croissance économique soutenues. Nous savons que l'intégration de la Bulgarie et de la Roumanie, tout comme celle des dix autres nouveaux pays membres de l'UE dans les structures communautaires constitue un pas de plus pour accroître cette sécurité, cette stabilité et cette prospérité pour l'ensemble de notre continent.
Cette position, le peuple suisse l'a clairement soutenue le 8 février 2009 avec l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes à la Bulgarie et à la Roumanie. Le Conseil fédéral est conscient que ces deux pays doivent encore consentir d'énormes efforts pour consolider leur système économique et politique et remédier à certains dysfonctionnements. Ils devront notamment éradiquer la corruption, mener à bien la réforme de la justice et renforcer la lutte contre la criminalité organisée.
Je tiens à relever ici que la Suisse a prévu des mécanismes de contrôle appropriés et très stricts pour éviter d'éventuelles difficultés et garantir la bonne utilisation des ressources. Dans l'arrêté fédéral, nous avons par ailleurs prévu que les accords-cadres bilatéraux avec les deux pays ne seront conclus que lorsque le Conseil fédéral sera convaincu du bon fonctionnement des systèmes d'administration et de contrôle qui seront chargés en Bulgarie et en Roumanie de veiller à l'utilisation économe des moyens fournis, et que le Conseil fédéral tiendra aussi compte de la manière dont l'Union européenne jugera elle-même l'utilisation des moyens et les progrès réalisés, en matière notamment de réforme de la justice et de lutte contre la corruption. Je pense que j'ai répondu très clairement à votre question, Monsieur Reimann.
Il importe enfin de souligner que ces dernières années, tant la Bulgarie que la Roumanie ont entrepris des réformes pour passer à l'économie de marché et adapter leur ordre juridique aux exigences de l'Union européenne. Ces deux pays ont maintenant entamé une nouvelle étape qui consiste à poursuivre les réformes entamées, à se rapprocher du niveau moyen de développement de l'Union européenne. Tous deux méritent que la Suisse les soutienne afin de mener ces efforts à bien.
C'est pour toutes ces raisons que je vous engage à soutenir ce projet.
Forster-Vannini Erika · P-F · Ständerat · St. Gallen · Freisinnig-demokratische Fraktion
Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
L'entrée en matière est décidée sans opposition
Bundesbeschluss über den Beitrag der Schweiz zugunsten von Bulgarien und Rumänien zur Verringerung der wirtschaftlichen und sozialen Ungleichheiten in der erweiterten Europäischen Union
Arrêté fédéral concernant la contribution de la Suisse en faveur de la Bulgarie et de la Roumanie au titre de la réduction des disparités économiques et sociales dans l'Union européenne élargie
Detailberatung - Discussion par article
Titel und Ingress
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Titre et préambule
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
Angenommen - Adopté
Art. 1
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
Angenommen - Adopté
Ausgabenbremse - Frein aux dépenses
Abstimmung - Vote
Für Annahme der Ausgabe ... 37 Stimmen
(Einstimmigkeit)
(1 Enthaltung)
Das qualifizierte Mehr ist erreicht
La majorité qualifiée est acquise
Art. 2
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Antrag Germann
... ordnungsgemäss funktionieren und die Aussenpolitischen Kommissionen dazu konsultiert wurden. Die zuständigen ...
Art. 2
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
Proposition Germann
... dans le cadre de la contribution suisse à l'élargissement, et que les Commissions de politique extérieure auront été consultées. Lors de la mise en oeuvre ...
Germann Hannes · Mit-M · Ständerat · Schaffhausen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Eine Vorbemerkung - Sie haben es auch meinem Abstimmungsverhalten bezüglich der Ausgabenbremse entnehmen können -: Es geht beim Inhalt meines Antrages nicht um eine Ja/Nein-Frage. Wir haben uns für den bilateralen Weg entschieden, und für mich ist dieser Bundesbeschluss ein integraler Bestandteil der Europapolitik und des bilateralen Weges. Den möchte ich nicht infrage stellen. Hingegen geht es hier um erhebliche Mittel des Steuerzahlers. Da, meine ich, ist auch eine gewisse Sorgfaltspflicht oberstes Gebot. Darum entscheidet sich der Bundesrat auch zu Recht, diese Mittel noch nicht freizugeben. In der EU ist das auch nicht passiert, und der Deutsche Bundestag zum Beispiel hat sich ja nicht gewillt gezeigt, sämtliche Unterstützungsgelder an Bulgarien und Rumänien freizugeben, solange man nicht die Gewissheit hat, dass diese Gelder nicht in falsche Kanäle fliessen, sprich, dass sie nicht Opfer der Korruption werden.
Wir geben dem Bundesrat nun eine Carte blanche, und ich meine, es sei nichts als billig, dass wir uns diese Carte blanche noch einmal zur Bestätigung vorlegen lassen wollen. Ich ergänze darum Artikel 2, in dem es heisst: "Die bilateralen Rahmenabkommen mit Bulgarien beziehungsweise Rumänien werden erst unterzeichnet, wenn der Bundesrat überzeugt ist, dass die Verwaltungs- und Kontrollsysteme, die in Bulgarien und in Rumänien zur Überwachung der wirtschaftlichen Verwendung der Mittel im Rahmen des Schweizer Erweiterungsbeitrags angelegt sind, ordnungsgemäss funktionieren." Das ist natürlich die Hauptvoraussetzung. Nun sind wir bezüglich dieses ordnungsgemässen Funktionierens ja auch auf gewisse Berichte - möglicherweise ausländische, möglicherweise aber auch eigene - angewiesen. Ich möchte eigentlich nichts anderes als dort noch anfügen: "... und die Aussenpolitischen Kommissionen dazu konsultiert wurden". Das scheint mir auch der Auftrag des Parlamentes zu sein. Wir geben Mittel frei, wir geben Ihnen einen Blankocheck in die Hand. Frau Bundesrätin, bevor Sie ihn einlösen, hätte ich den Wunsch, dass wir darüber informiert werden, und zwar aus erster Hand, welche Berichte oder Erkenntnisse vorliegen, damit wir diese Mittel mit gutem Gewissen freigeben können. Da sollte Ihnen, der an einer offensiven Informationspolitik ja sonst gelegen ist, auch nichts im Wege stehen.
Ich bitte Sie um Zustimmung und entschuldige mich beim Kommissionspräsidenten. Ich konnte in der Kommissionssitzung nicht dabei sein, sonst hätte ich selbstverständlich diesen Antrag dort eingebracht. Ich danke aber im Nachhinein für Unterstützung.
Marty Dick · Mit-M · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion
Comme vous l'avez entendu, la commission n'a pas pu se prononcer sur cette proposition. Monsieur Germann était bien présent à la séance du 9 novembre dernier; il a même transmis l'avis de la Commission des finances, qui était positif.
Je peux donner mon avis. Il n'est pas vrai, tout d'abord, que nous donnons carte blanche au Conseil fédéral. Lisez l'article 2! Celui-ci mentionne une série de conditions préalables: "Les accords-cadres ... ne seront conclus que lorsque la Suisse sera convaincue du bon fonctionnement des systèmes d'administration et de contrôle qui seront chargés, en Bulgarie ... les services compétents de la Confédération prendront par ailleurs en considération la politique d'attribution des ressources et de vérification de l'UE, de même que celle des institutions financières internationales."
En adoptant l'article 2, nous donnons donc des instructions très précises au Conseil fédéral et, franchement, je ne vois pas ce qu'une consultation des Commissions de politique extérieure pourrait apporter de plus dans ce domaine. Ce que nous avons fait jusqu'à présent, ce que nous faisons et ce que nous ferons, c'est de nous tenir informés des programmes qui sont en cours, et nous l'avons déjà fait à plusieurs reprises dans la commission.
Il n'est donc pas vrai que nous donnons carte blanche au Conseil fédéral, parce que tous les crédits seront portés au budget et que celui-ci sera examiné par les commissions compétentes et par les deux chambres du Parlement.
Je me permets donc de vous inviter, tout en reconnaissant les bonnes intentions de Monsieur Germann, à repousser cet amendement.
Germann Hannes · Mit-M · Ständerat · Schaffhausen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Ich will den Antrag nicht noch einmal begründen. Natürlich ist es keine Carte blanche: Wir stellen verschiedene Bedingungen. Diese Bedingungen stellt auch der Bundesrat. Ich will nur darüber informiert werden, ob diese Bedingungen erfüllt sind; ich will wissen, wie die Beurteilung aussieht. Eine solche Beurteilung vorzunehmen ist doch der Auftrag, den wir als Legislative haben. Wir können doch nicht nur Beiträge in Millionenhöhe sprechen und sie an gewisse Bedingungen knüpfen, ohne am Schluss selber zu kontrollieren, ob die Bedingungen aus unserer Sicht eingehalten worden sind. Dass wir das kontrollieren, scheint mir das Normalste auf der Welt zu sein. Mehr muss man nicht in diesen Antrag hineininterpretieren.
Ich wäre der Frau Bundesrätin, wie gesagt, dankbar, wenn sie den Antrag zur Annahme empfähle. Das würde Vertrauen zwischen Legislative und Exekutive schaffen, und das scheint mir nötiger denn je.
Calmy-Rey Micheline · BR-F · Bundesrat · Genf
Le Conseil fédéral tient beaucoup à ce que des relations de confiance existent entre le Parlement et le gouvernement. De ce point de vue, le gouvernement est prêt à informer et il informe toujours de façon très régulière sur la situation sur le plan de la politique européenne, en particulier sur les développements en ce qui concerne l'aide aux pays de l'Est. Le Conseil fédéral est prêt à continuer à informer, il n'est pas besoin pour cela, Monsieur Germann, d'inscrire une disposition à cette fin dans un article d'un arrêté fédéral. Il suffit pour cela que le président de votre Commission de politique extérieure inscrive régulièrement l'information sur la politique européenne à l'agenda des travaux de votre commission. Je m'engage à vous informer, y compris sur les conditions qui règlent l'aide allouée aux pays de l'Est.
Je vous propose de rejeter la proposition Germann et je m'engage à vous informer très régulièrement sur les conditions qui régissent l'aide aux pays de l'Est.
Marty Dick · Mit-M · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion
J'ajoute juste un mot: si l'on adoptait la proposition Germann, c'est la seule divergence que l'on créerait. Je suis d'avis que cette proposition ne justifie pas que l'on convoque les 25 membres de la commission du Conseil national à 7 heures du matin cette semaine encore et que, éventuellement, notre commission doive siéger le matin d'après.
Forster-Vannini Erika · P-F · Ständerat · St. Gallen · Freisinnig-demokratische Fraktion
Abstimmung - Vote
Für den Antrag der Kommission ... 29 Stimmen
Für den Antrag Germann ... 6 Stimmen
Art. 3, 4
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Proposition de la commission
Adhérer à la décision du Conseil national
Angenommen - Adopté
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Für Annahme des Entwurfes ... 34 Stimmen
Dagegen ... 2 Stimmen
(4 Enthaltungen)