25.009
Aussenpolitischer Bericht 2024
Arslan Sibel · Mit-F · Nationalrat · Basel-Stadt · Grüne Fraktion
Ihre Aussenpolitische Kommission beriet am 28. April den Aussenpolitischen Bericht 2024. Der Bericht zeigt die Fortschritte des Bundesrates bei der Erreichung der 28 Ziele der Aussenpolitischen Strategie 2024-2027 auf. Im diesjährigen Bericht wurde erstmals ein thematisches Schwerpunktkapitel eingefügt. Es ist der Staatengruppierung Brics gewidmet. Das Schwerpunktkapitel vertieft eine wichtige Entwicklung im weltpolitischen Umfeld und lotet ihre Auswirkungen auf die Aussenpolitik der Schweiz aus.
Ihre Aussenpolitische Kommission begrüsst das thematische Schwerpunktkapitel sowie die Gliederung entlang der 28 Ziele der aktuellen aussenpolitischen Strategie. In Anbetracht der weltweiten, komplexen Krisen ist es wichtig, den Fokus auf den Multilateralismus zu legen. Der Teil des Berichtes, der der Gruppe der Brics-Länder gewidmet ist, ist eine Antwort auf das Postulat Molina 23.3970, das einen Bericht zu diesem Thema verlangte. Daher schätzt die Kommission die Auseinandersetzung mit den Brics-Staaten.
Einige Kommissionsmitglieder sprachen sich dafür aus, dass sich Bundesrat und Parlament konsequent für Multilateralismus und eine völkerrechtsbasierte Weltordnung einsetzen. Die Auswirkungen auf alle Weltregionen sollten vertieft analysiert werden. Die Strategie und Priorisierung dürften ausführlicher definiert und kommuniziert werden. Der Bundesrat ist bei 18 Zielen der aktuellen aussenpolitischen Strategie auf Kurs, bei 10 Zielen ist er für die Zielerreichung bis 2027 teilweise auf Kurs.
Im Dezember 2024 konnten die Verhandlungen mit der EU materiell abgeschlossen werden, was zur Stärkung der Beziehungen zur EU und insbesondere zu unseren Nachbarstaaten beiträgt. Der Fokus auf die Weiterentwicklung der europäischen Zusammenarbeit wurde von der Kommission positiv aufgenommen. Einzelne Mitglieder kritisierten in diesem Zusammenhang, dass die Migrationsaussenpolitik im Bericht zu wenig vertieft wird. Ebenfalls im Bereich der Zusammenarbeit mit anderen europäischen Staaten wurde darauf aufmerksam gemacht, dass der Fokus verstärkt auf Digitalisierung, besonders in Bezug auf Sicherheit und Frieden, gelenkt werden sollte.
Die Ausübung der guten Dienste war im letzten Jahr durch die zahlreichen Krisen und Konflikte ein wichtiges Thema und gleichzeitig eine Herausforderung. An der Friedenskonferenz auf dem Bürgenstock gelang es gemäss vielen Kommissionsmitgliedern, den Dialog über einen dauerhaften und gerechten Frieden in der Ukraine zu stärken. In der Kommissionsdebatte wurde einerseits kritisiert, dass man sich bei dieser Thematik zu wenig an die Neutralität halte, um erfolgreich als Vermittlerin agieren zu können. Andererseits wurde vom Bundesrat eine klarere Haltung und politische Intervention im Konflikt im Nahen Osten gefordert.
Im zweiten Jahr ihres Einsitzes im UNO-Sicherheitsrat leistete die Schweiz wertvolle Beiträge zur Verabschiedung mehrerer Resolutionen. Auf Initiative der Schweiz wurde eine Resolution zum Thema "Schutz von humanitärem Personal" und eine zur Rechtsstaatlichkeit bei der Umsetzung von UNO-Sanktionen angenommen.
In der Kommission wurde das Engagement der Schweiz in internationalen Gremien begrüsst. Betont wurde hierbei auch, dass der Agenda 2030 sowie den Rechten von Frauen im nächsten Jahr mehr Aufmerksamkeit geschenkt werden solle. In Bezug auf die gesetzten Schwerpunkte ist die Kommission mit dem Bundesrat weitgehend einig. Diese lauten wie folgt: Weiterentwicklung der Beziehungen mit der EU; Einsatz für Frieden und Sicherheit; Stärkung der Beziehungen mit Staaten anderer Weltregionen; Umwelt, Demokratie und Governance sowie selbstverständlich wirtschaftliche Interessen der Schweiz. Bei bestimmten Themenbereichen wurde von den Kommissionsmitgliedern jedoch der Wunsch nach einer vertiefteren Auseinandersetzung und nach klareren Stellungnahmen geäussert.
Im Namen Ihrer Aussenpolitischen Kommission bedanke ich mich beim Eidgenössischen Departement für auswärtige Angelegenheiten für den gut strukturierten Bericht und die geleistete wertvolle Arbeit.
Ihre Kommission empfiehlt Ihnen einstimmig, den Bericht des Bundesrates zur Aussenpolitik 2024 zur Kenntnis zu nehmen.
Wehrli Laurent · Mit-M · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion
Dans sa séance du 29 avril 2025, notre Commission de politique extérieure a pris connaissance du rapport du Conseil fédéral sur la politique extérieure 2024. Notre commission vous recommande à l'unanimité d'en faire de même.
Notre commission a salué la qualité de ce rapport. Elle s'est notamment penchée sur les progrès du Conseil fédéral dans la mise en oeuvre des objectifs définis dans la stratégie de politique extérieure 2024-2027 et le dossier spécial consacré, comme demandé, au groupe des pays Brics. Enfin, l'engagement suisse en faveur du multilatéralisme ciblé et reposant sur le principe de subsidiarité a été soutenu. La stratégie de politique extérieure 2024-2027 est la stratégie de référence en matière de politique extérieure. Elle cadre les sous-stratégies géographiques et thématiques et sert de base pour l'établissement de rapports. L'objectif Suisse-Europe a été central en 2024 avec la décision du Conseil fédéral d'approuver en mars 2024 un mandat de négociation avec l'Union européenne. Après quelque 200 séances de travail, les négociations sur le fond se sont achevées en fin d'année et les travaux de mise en oeuvre ont pu être initiés.
La collaboration avec les États voisins et la collaboration transfrontalière ont également constitué un élément central de la politique extérieure de la Suisse l'année dernière. De nombreux dialogues, initiatives et rencontres ont permis d'entretenir les relations avec les pays voisins et les régions transfrontalières. Ces activités ont été conduites en collaboration avec les cantons concernés.
Concernant l'Ukraine, le Conseil fédéral a confirmé en 2024 l'orientation stratégique en faveur de la reconstruction qui avait été initiée lors de la conférence de Lugano en 2022.
Il a également poursuivi ses efforts diplomatiques, notamment en organisant la première Conférence sur la paix, qui s'est tenue au Bürgenstock, et en accueillant la deuxième conférence internationale sur le déminage, qui a eu lieu à Lausanne. L'engagement humanitaire de la Suisse a été ainsi renforcé.
La partie du rapport consacrée aux pays du groupe des Brics répond au postulat 23.3970 qui visait un rapport à ce sujet. Rappelons que ce réseau regroupait à l'origine le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, rejoint depuis par les Émirats arabes unis, l'Égypte, l'Éthiopie, l'Indonésie et l'Iran. Ce réseau représente 47 pour cent de la population mondiale et plus de 30 pour cent du PIB mondial. Certes, même si ces pays membres démontrent régulièrement des divergences, il convient de noter que ce réseau a une influence non négligeable sur le multilatéralisme et ses récentes évolutions. La Suisse doit conserver et développer ses liens avec ce réseau et les pays membres tout en affirmant l'importance du multilatéralisme. À ce sujet, la Suisse a pleinement assumé sa part de responsabilité en faveur du multilatéralisme actif et utile en réalisant son rôle avec succès la seconde année comme membre non permanent du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Il convient de noter que cette action de la Suisse au sein du Conseil de sécurité s'est avérée compatible avec la neutralité et elle a été appréciée.
Toujours en faveur du multilatéralisme actif et utile, la Suisse a continué à contribuer à une mise en oeuvre efficace de l'Agenda 2030. Il convient cependant de noter que la situation géopolitique tendue a eu des incidences négatives sur l'avancement des travaux, freinant l'avancement de ces derniers et, donc, la réalisation de cet objectif. Dans ce cadre, la tendance à la polarisation versus le multilatéralisme a également pour conséquences des impacts négatifs sur la Genève internationale ; conséquences qui se sont aggravées ces derniers mois.
De plus, une concurrence renforcée entre sites se fait jour.
Notons encore que la Suisse s'est engagée en 2024, par le biais de divers investissements, pour assurer la pérennité de ses bons offices, ceci, hélas, en regard des besoins croissants et en lien avec les 75 ans, en 2024, des Conventions de Genève.
Sans empiéter sur la présentation, devant ce conseil, du rapport sur la politique économique extérieure, signalons que plusieurs accords de libre-échange ont été conclus ou modernisés l'année dernière, afin de servir la place économique suisse et les places de travail liées dans notre pays, contribuant ainsi à la forte résilience de notre économie et au développement économique et humain durable.
Ces résultats sont le fait de l'engagement du Conseil fédéral et du Parlement, ainsi que de l'ensemble des collaboratrices et collaborateurs engagés sur ces thématiques. Il convient de saluer leur travail.
En conclusion, je vous rappelle que la commission de votre conseil vous recommande, à l'unanimité, de prendre connaissance du rapport du Conseil fédéral sur la politique extérieure 2024.
Badertscher Christine · Mit-F · Nationalrat · Bern · Grüne Fraktion
Im Namen der Grünen Fraktion möchte ich mich herzlich für den Aussenpolitischen Bericht 2024 bedanken. Der Bericht ist kurz, aber verständlich, und die wichtigsten Themen sind abgebildet.
Die Schwerpunkte wurden richtig gesetzt, und die Analyse zur Weltlage ist aufschlussreich. Der Multilateralismus ist unter Druck, heute noch mehr als im Jahr 2024. Diese Sorge teilen wir. Wir begrüssen es deshalb sehr, dass es für den Bundesrat prioritär ist, die multilateralen Institutionen zu unterstützen und das Völkerrecht zu stärken. Das ist nötiger denn je.
Im Bericht wurde der Einfluss der Brics-Staaten auf die Weltordnung als Schwerpunkt gewählt. Diese Analyse ist ebenfalls sehr interessant. Allerdings kommen die Auswirkungen des Einflusses der Brics-Staaten auf den afrikanischen Kontinent etwas zu kurz. Zum Beispiel steht die Allianz der Sahelstaaten stark unter dem Einfluss Russlands. Es wäre wichtig gewesen, auch diese Auswirkungen zu beleuchten und zu erwähnen, wie wichtig es ist, dass die Schweiz in der Sahelzone weiterhin präsent ist.
An dieser Stelle möchte ich deshalb ein grosses Merci für die wichtige Arbeit und das grosse Engagement der Direktion für Entwicklung und Zusammenarbeit aussprechen. Die Investitionen der Schweiz in die humanitäre Hilfe, aber auch die Investitionen in die langfristige Entwicklungszusammenarbeit sind wichtiger denn je. Das ist kein Luxus, sondern eine wichtige Investition in die Zukunft.
Zum Schluss möchten wir uns für den interessanten Bericht und vor allem für die im letzten Jahr geleistete Arbeit herzlich bedanken. Gerne nehmen wir vom Aussenpolitischen Bericht 2024 Kenntnis. Vielen Dank!
Walder Nicolas · Mit-M · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion
Le groupe des Verts approuvera le présent rapport sur la politique extérieure 2024. Nous saluons la richesse de ce rapport qui est clair, circonstancié et structuré, de telle sorte qu'il pose très bien les enjeux présentés à la Suisse et la manière dont notre pays les a abordés. J'aimerais saluer en particulier les avancées réalisées en 2024 sur le dossier européen afin de stabiliser la voie bilatérale voulue par notre population. Le groupe des Verts s'en réjouit et attend désormais du Conseil fédéral qu'il s'engage pleinement pour porter ce dossier auprès du Parlement et de la population. Par ailleurs, vu les défis actuels, nous demandons aussi qu'il se rapproche de nos partenaires européens dans d'autres domaines stratégiques tels que la transition énergétique, le développement du numérique ou la lutte contre les ingérences étrangères hostiles.
Le groupe des Verts salue également l'engagement de la Suisse aux côtés de l'Ukraine, victime d'une invasion barbare de la Russie, avec une mention particulière pour l'organisation de la première conférence de paix qui s'est tenue au Bürgenstock. Le groupe des Verts tient encore à relever l'engagement réussi de la Suisse au Conseil de sécurité de l'ONU ; cette seconde année a confirmé qu'un tel rôle est pleinement compatible avec un État neutre, tout en visibilisant notre engagement en faveur de la paix et du multilatéralisme.
Ombre au tableau, la position du Conseil fédéral sur le conflit israélo-palestinien ; une position très en deçà de ce qu'on est en droit d'attendre d'un pays impartial, dépositaire des Conventions de Genève. Le groupe des Verts aurait attendu du Conseil fédéral qu'il profite de la célébration des 75 ans des Conventions de Genève pour rappeler avec fermeté également à Netanyahou qu'il existe des règles de la guerre et de l'occupation de territoires qui n'autorisent ni massacre de civils ni colonisation.
Enfin, je rappelle que le groupe des Verts s'est opposé aux coupes dans le budget de la coopération internationale tant en raison des besoins sur le terrain que de la nécessité vitale pour notre pays de contrer les politiques obscurantistes et isolationnistes menées par Washington. Les risques pour notre politique d'État hôte sont aujourd'hui confirmés. Nous ferions mieux d'investir plus dans la coopération internationale si l'on entend à l'avenir jouer encore un rôle sur la scène internationale.
Quoi qu'il en soit, comme annoncé, le groupe des Verts soutiendra le présent rapport et en profite pour remercier toutes les personnes qui y ont contribué et qui se sont engagées en 2024 pour faire rayonner notre pays.
Portmann Hans-Peter · Mit-M · Nationalrat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion
Aussenpolitische Berichte werden je länger, je wichtiger, denn in den letzten Jahren, in denen die Welt aus den Fugen geraten ist, müssen wir erkennen, dass sich die Einbettung der Schweiz in die internationale Gemeinschaft sehr direkt auch darauf auswirkt, wie der Wohlstand in diesem Land ist, wie die Prosperität in diesem Land ist.
In diesem Sinne hat der Bundesrat in diesem Bericht zu Recht einmal die Brics-Staaten analysiert. Wenn Sie das genau anschauen, dann können Sie sehen - nur ein Beispiel -, dass mehr als die Hälfte der Weltbevölkerung von Staaten vertreten wird, die im Ukraine-Krieg auf der Seite von Russland stehen. Damit nehme ich keine Wertung vor, aber ich spreche eine Realität aus. Es ist richtig, wenn unser Bundesrat angesichts solcher Realitäten achtsam vorgeht und nicht einfach überall in der Welt irgendwelche propagandistischen Aktionen startet, die vor allem von linker Seite oft gefordert werden. Ein solches Vorgehen würde unserem Land schaden.
Es ist auch richtig, dass in diesem Bericht aufgezeigt wird, wie stark heute die Weltwirtschaft und die Finanzen mit aussenpolitischen Machtvorhaben verbunden sind. Das sehen wir in den verschiedenen Regionen, und da muss die Schweiz ihr Schiff angesichts der hohen Wellen sachte ausrichten und steuern.
Es ist so, dass uns, die Schweiz, das Thema EU in den letzten Jahren ebenfalls sehr beschäftigt hat. Wir werden heute das Verhandlungsergebnis publiziert bekommen, ein Vertragspaket mit mehr als 2000 Seiten. Ich glaube, das, was heute vorgestellt wird, ist alleine schon ein Qualitätsausweis dieses Departementes. Die FDP-Liberale Fraktion verdankt dem Aussendepartement die Arbeit sehr, die es in der EU-Frage geleistet hat.
Schengen/Dublin wird ebenfalls erwähnt. Heute treffen sich die Innenminister der Schengen-Staaten. Sie wissen das, und Sie wissen auch, dass es Länder gibt wie Deutschland, die diese internationalen Verträge an den Grenzen nicht mehr umsetzen wollen. Auch hier ist die Schweiz gefordert. Es geht darum, nicht einfach immer nur zu sagen, dass wir uns an internationale Verpflichtungen halten. Am Schluss sind wir die Einzigen, die sich daran halten. Hier braucht es die Flexibilität unseres Landes, unserer Aussenpolitik, um reagieren zu können, und vielleicht muss man auch einmal von internationalen Verträgen abweichen, um den Schutz des eigenen Landes garantieren zu können.
Die guten Dienste: Ja, mit den guten Diensten, der Förderung von Frieden und Sicherheit, haben wir immer noch viele Möglichkeiten. Sie wissen, die Schweiz hat ein Mandat, um die Interessen der USA im Iran zu vertreten. Sie wissen, Israel hat jetzt über Nacht den Iran angegriffen. Auch hier wird die Schweiz gefordert sein. Diese guten Dienste können wir vor allem auch auf der arabischen Halbinsel - dort gibt es noch sehr viel Goodwill gegenüber unserem Land - einbringen, zum Beispiel im Hinblick auf Verhandlungen zwischen Israel und Palästina. Der Aussenminister hat recht und tut recht, auch jetzt mit seinem letzten Besuch in der Region, dass er alle Seiten anhört und nicht einfach populistisch irgendwelche Verurteilungen in der Welt verkündet, sondern die Möglichkeiten der Schweiz in den Vordergrund stellt und für alle ein Partner ist, um Gespräche führen zu können.
Zu guter Letzt zur humanitären Hilfe: Danke, Herr Aussenminister, Sie haben die Anträge der FDP-Fraktion übernommen. Sie haben heute Schwerpunkte in der Entwicklungshilfe in Richtung humanitäre Hilfe gesetzt und verlagern Geld bei Projekten, bei denen man erkennen muss, dass sie über Jahrzehnte nichts gebracht haben. Wir unterstützen das.
Zum Schluss möchte ich Folgendes sagen: Was wir nicht unterstützen, ist, dass Angestellte des EDA die Politik ihres Chefs unterlaufen und öffentlich solche Aussagen machen. In jeder anderen Unternehmung hätte dies Kündigungen zur Folge. Wir unterstützen Sie, Herr Bundesrat, wenn Sie hier personalrechtlich vorgehen. Diese Leute schaden unserem Land.
Damit schliesse ich, mit einem Dank an Sie, Herr Aussenminister, und an das EDA. Wir danken sehr für Ihren Bericht und für Ihre wertvolle Arbeit für unser Land.
Molina Fabian · Mit-M · Nationalrat · Zürich · Sozialdemokratische Fraktion
Der aussenpolitische Bericht legt einen Schwerpunkt auf die sogenannten Brics-Staaten - China, Indien, Indonesien, Brasilien, Russland, Äthiopien, Ägypten, Iran, Südafrika und die Vereinigten Arabischen Emirate - und erfüllt damit einen Auftrag des Nationalrates. Für diese Auslegeordnung möchte ich mich im Namen der SP-Fraktion herzlich bedanken.
Der Bericht zeigt die wachsende Bedeutung dieser Staatengruppe eindrücklich auf: 3,9 Milliarden Menschen, fast die Hälfte der Weltbevölkerung, leben in einem der Brics-Staaten, die bereits 28 Prozent des weltweiten BIP erwirtschaften. Der Bericht analysiert auch richtig, dass die Staatengruppe, bestehend aus Autokratien und Demokratien, in vielen Belangen keine einhellig geteilten Interessen vertritt. Während etwa China, Russland und der Iran die Brics-Gruppe besonders als Plattform verstehen, um ihre Einflusszonen auszubauen und Unterstützung gegen den Westen, allen voran gegen die USA, zu mobilisieren, sehen Brasilien, Südafrika, Indonesien oder Indien die Brics-Gruppe auch als Speerspitze des globalen Südens, um ungerechte Strukturen und Regeln des real existierenden Multilateralismus zu beseitigen.
Mit ihrer Kritik an bestehenden Fehlkonstruktionen des UNO-Systems, der Bretton-Woods-Institutionen und der Welthandelsregeln haben die Länder des globalen Südens mehr als nur ein gutes Argument auf ihrer Seite. Die WTO-Regeln etwa bevorteilen reiche verarbeitende gegenüber ärmeren produzierenden Staaten nach wie vor strukturell. Die Schuldenkrise als langfristiges Erbe des Kolonialismus stellt eine Mega-Investitionsbremse dar und verstärkt Armut und Hunger weltweit. Der Rohstofffluch führt zu Umweltzerstörung und Konflikten in eigentlich reichen Ländern. Und die Länder des Nordens haben ihre Versprechen im Pariser Klimaabkommen, die Entwicklungsländer bei der Bewältigung der von ihnen verursachten Klimakrise zu unterstützen, nach wie vor nicht einmal annähernd umgesetzt.
Gerade in der heutigen Zeit, in der Multilateralismus und Völkerrecht in Gefahr sind und die Welt wieder in Blöcke und Einflusszonen zu zerfallen droht, sollten wir deshalb bei aller kritischen Distanz die legitimen Anliegen der Brics-Staaten zur gerechten Reform der Weltordnung ernst nehmen und die Zusammenarbeit verstärken.
Friedl Claudia · Mit-F · Nationalrat · St. Gallen · Sozialdemokratische Fraktion
Auch ich bedanke mich im Namen der SP-Fraktion für den kompakten Aussenpolitischen Bericht 2024.
Der Bericht anerkennt die Bedeutung des Multilateralismus und hebt positiv hervor, dass die Schweiz als Gaststaat internationaler Organisationen eine aktive Rolle spielt und spielen will. Dies ist richtig, muss aber auch im Inland immer wieder erwähnt werden. Der Multilateralismus braucht gerade in dieser Zeit eine starke Verteidigung gegen nationale Alleingänge, gegen die Fragmentierung globaler Regeln und gegen die Relativierung universeller Rechte. Die Schweiz kann und muss sich hier noch stärker engagieren. Der Bundesrat anerkennt, dass der russische Angriffskrieg gegen die Ukraine eine tiefe Zäsur für die europäische Friedensordnung darstellt. Die Schweiz leistet mit ihren humanitären Leistungen und ihrem Engagement für den Wiederaufbau der Ukraine einen wichtigen Beitrag. Doch dieser müsste gemäss SP-Fraktion weiter ausgebaut werden.
Als absolut ungenügend beurteilt die SP-Fraktion aber das Engagement des Bundesrates im Nahostkonflikt. Angesichts der humanitären Katastrophe und der Völkerrechtsverletzungen braucht es eine starke politische Intervention. Es braucht mehr humanitäre Hilfe, die Freilassung aller Geiseln, politische Schritte hin zu Frieden und die Anerkennung Palästinas.
Einen starken Akzent legt der Bundesrat im Bericht auf die europäische Zusammenarbeit. Die Schweiz hat endlich ein umfassendes Abkommen ausgehandelt. Die SP-Fraktion begrüsst diesen entscheidenden Schritt für die Stabilität und die Weiterentwicklung des bilateralen Wegs. Die enge wirtschaftliche, wissenschaftliche und politische Verflechtung mit Europa ist von grundlegender Bedeutung, nicht nur für den Wohlstand, sondern auch für die politische Handlungsfähigkeit der Schweiz. Jetzt geht es darum, diese Beziehung zur EU zu stabilisieren.
Schneider-Schneiter Elisabeth · Mit-F · Nationalrat · Basel-Landschaft · Die Mitte-Fraktion. Die Mitte. EVP.
Die Mitte-Fraktion dankt dem Bundesrat für den Aussenpolitischen Bericht 2024. Der Bericht ist gut strukturiert, verständlich und bietet eine sorgfältige Übersicht über das aussenpolitische Engagement unseres Landes im vergangenen Jahr.
Wir erleben eine Phase grosser globaler Umbrüche. Die Weltordnung verändert sich spürbar. Geopolitische Spannungen nehmen zu, der Multilateralismus gerät unter Druck, und neue Machtzentren wie die Brics-Staaten gewinnen an Gewicht. In dieser Lage braucht es mehr als einen Rückblick. Der thematische Fokus auf die Brics-Staaten ist daher richtig und überfällig. Diese Staaten, inzwischen zehn an der Zahl, sind keine einheitliche Wertegemeinschaft. Aber sie beanspruchen, das internationale System wirtschaftlich, politisch und strategisch mitzugestalten.
Der Bericht zeigt diese Dynamik differenziert auf. Das ist positiv. Doch was uns fehlt, ist eine klare Positionierung der Schweiz: Wo stehen wir, wo suchen wir Kooperation, und wo ziehen wir Grenzen? Gerade in dieser Spannung zwischen Offenheit und Wertebindung liegt eine zentrale Herausforderung für unsere Aussenpolitik.
Erfreulich ist der Fortschritt im Europadossier. Nach langer Blockade sind wir im Europadossier endlich wieder auf Kurs. Die Mitte-Fraktion würdigt das ausdrücklich, und wir danken dem Bundesrat und seinem Verhandlungsteam dafür. Das angekündigte Paket zur Stabilisierung unserer Beziehungen zur EU wird nächstens - ich gehe davon aus, heute um 16 Uhr findet die Medienkonferenz statt - ins Vernehmlassungsverfahren geschickt. Endlich können Sie die Akten anschauen. Ich hoffe, Sie lesen sie auch im Detail.
Und jetzt, Herr Bundesrat, geht es ums Ganze. Wir erwarten, dass sich der Bundesrat voll und ganz für dieses Paket einsetzt - politisch, kommunikativ und gegenüber der Bevölkerung. Europa ist nicht irgendein Dossier. Europa ist unser strategischer Anker, wirtschaftlich, gesellschaftlich und sicherheitspolitisch, und genau so muss es auch behandelt werden.
Ein Wort möchten wir auch zur Ukraine und zur Lage in Gaza sagen. Die Schweiz steht sowohl in der Ukraine als auch in Gaza für das ein, was ihre Aussenpolitik seit jeher prägt: humanitäre Hilfe, Dialogfähigkeit und das Völkerrecht. In der Ukraine unterstützt sie den Wiederaufbau und setzt sich für eine friedliche Lösung ein. In Gaza leistet die Schweiz dringend benötigte humanitäre Hilfe und bleibt im Gespräch mit allen relevanten Akteuren, auch wenn das politisch manchmal unbequem ist. Neutralität heisst nicht Gleichgültigkeit, und Engagement heisst nicht Parteinahme, sondern Verantwortung. Diese Rolle soll die Schweiz nutzen.
Kritisch sehen wir das Fehlen einer kohärenten Migrationsaussenpolitik. Das Thema Migration kommt im Bericht kaum vor, und das ist problematisch. Denn Migration ist längst ein zentrales innen- und aussenpolitisches Thema geworden: für unsere Beziehungen zu den Nachbarstaaten, zur EU und für unsere Verantwortung gegenüber Herkunfts- und Transitländern. Hier erwarten wir deutlich mehr Substanz.
Aber auch Afrika verdient mehr Beachtung. Wir begrüssen die neue Afrika-Strategie 2025-2028, doch sie kommt im Bericht kaum zur Geltung. Afrika ist für die Schweiz eine Zukunftsregion - wirtschaftlich, entwicklungspolitisch, sicherheitspolitisch. Diese Dimension muss sichtbarer werden.
Zum Schluss: Multilateralismus ist wichtig, aber kein Selbstzweck. Wenn wir erwarten, dass dieses Engagement mit klaren Zielen und Prioritäten verknüpft wird, dann müssen wir den Realitäten ins Auge sehen.
Unser Fazit: Der Bericht ist solide, könnte aber noch mehr Substanz haben. Er bietet eine Übersicht, aber wenig Priorisierung. Er dokumentiert Aktivitäten, aber wenige strategische Optionen.
Die Mitte-Fraktion wünscht sich, dass künftige Berichte Orientierung geben und die Schweiz als aktiven, mutigen und glaubwürdigen Akteur positionieren; denn die Welt ordnet sich neu, und die Schweiz darf dabei nicht abwarten, sondern muss mitgestalten.
Gredig Corina · Mit-F · Nationalrat · Zürich · Grünliberale Fraktion
Manchmal merkt man erst, was man hatte, wenn es einem zu entgleiten droht. Die Ordnung, die uns während Jahrzehnten Frieden, Wohlstand und Freiheit brachte, ist nicht mehr selbstverständlich. Unsere Werte, unsere Institutionen, unser Vertrauen in die Zusammenarbeit, all das steht unter Druck und droht zu erodieren. Was im aussenpolitischen Bericht als "Westlessness" beschrieben wird, ist keine akademische Theorie. Der Einfluss des Westens im Allgemeinen schrumpft. Wir erleben derzeit eine Verschiebung wirtschaftlicher und politischer Machtzentren. Menschenrechte werden als westliches Diktat bezeichnet, die Demokratie bisweilen als Neokolonialismus. Gleichzeitig verwandelt sich Politik in manchen westlichen Ländern immer mehr in eine Bühne der Eitelkeiten und Provokationen. Während andere die Welt nach ihren Regeln formen, wirkt der Westen oft wie ein müder alter Zirkus, der die Manege nicht mehr im Griff hat. Wir reden viel von Werten, handeln dann aber doch oft sehr zögerlich. Die internationale Ordnung, die wir nach dem Zweiten Weltkrieg aufgebaut haben, die Vereinten Nationen, das Völkerrecht, die multilaterale Zusammenarbeit, drohen zwischen geopolitischen Blöcken zerrieben zu werden.
Was tut die Schweiz in dieser neuen Weltunordnung? Das beschreibt der aussenpolitische Bericht, zumindest für das Berichtsjahr 2024. Klar ist: Auch die Schweiz kann sich nicht einfach heraushalten. Wir haben als kleines Land immer davon profitiert, dass es in der Welt gewisse Regeln gibt, an die sich auch die Grossen halten müssen. Diese Regeln, das Völkerrecht, schützen uns alle davor, dass der Stärkere einfach macht, was er will. Denn wenn jeder nur noch seine Muskeln spielen lässt, haben wir als Kleinstaat wenig Chancen. Das Völkerrecht ist sozusagen unser Schutzschild gegen die Willkür der Mächtigen. Gerade deshalb ist die im Bericht angekündigte Strategie Multilateralismus und Gaststaat mehr als nur ein Papier. Sie wird eine Standortbestimmung sein. Wir müssen das Völkerrecht nicht nur achten, wir müssen uns dafür einsetzen. Internationale Zusammenarbeit darf nicht an geopolitischen Bruchlinien zerschellen.
Es sind aber nicht nur die Strategien, auf die es ankommt und die uns wirklich vorwärtsbringen. Es sind die konkreten Schritte, die zählen. Einen solchen konkreten Schritt brachte der Bundesrat im Dezember 2024 mindestens eine Etappe näher ans Ziel. Heute ist in diesem Sinne ein besonderer Tag, denn es wird erwartet, dass der Bundesrat die im Aussenpolitischen Bericht 2024 angekündigte Botschaft zur Weiterentwicklung der bilateralen Verträge mit der Europäischen Union verabschiedet.
Die Bilateralen stehen sinnbildlich für das, worum es geht. Sie zeigen, dass Dialog und Kooperation möglich sind - eben dann, wenn man bereit ist, gemeinsam Lösungen zu suchen. Die Bilateralen sind mehr als ein Paket technischer Abkommen. Sie sind auch ein Bekenntnis dazu, dass wir diese Idee von Partnerschaft auch leben. Und sie sind ein deutliches Zeichen, ein deutliches Nein zur Abschottung und ein Nein zum politischen Stillstand. Wenn wir Ja zu den Bilateralen sagen, sagen wir auch Ja zu dieser Vorstellung von Europa als Raum der Zusammenarbeit, der Rechtsstaatlichkeit und des gegenseitigen Respekts. Und wir sagen Ja zu einer Schweiz, die sich auch in einer komplexen Welt als lösungsorientierte Partnerin positioniert.
Die GLP-Fraktion bedankt sich für den Aussenpolitischen Bericht 2024 und beantragt die Kenntnisnahme.
Büchel Roland Rino · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Der Bericht ist im Grossen und Ganzen übersichtlich und verständlich verfasst. Einen Kritikpunkt habe ich jedoch gerade zum Anfang, geschätzte Kommissionssprecherin: Die Migrationsaussenpolitik kam nicht nur wenig vor, sie kam im Bericht eigentlich gar nicht vor, sie war kein Thema.
Es ist hingegen gut, dass man als Schwerpunktthema die Brics-Staatengruppe näher beleuchtet. Zu Brics gehören heute zehn Staaten, neben Brasilien, Russland, Indien, China und Südafrika auch Ägypten, Äthiopien, Iran, die Vereinigten Arabischen Emirate und Indonesien. Das macht es nicht einfacher, mit der Gruppe umzugehen. Sie umfasst fast die Hälfte der Menschen dieser Welt. Sie ist wichtig für uns, beispielsweise im Bereich der Rohstoffe, wo es von unserer Seite her grosse Abhängigkeiten gibt.
Vorhin lobte ich die Form des Berichtes insgesamt. Zum Brics-Abschnitt muss ich aber noch etwas sagen. Hier driftete man in eine gröbere Verwaltungsprosa ab. Falls Sie mir dies nicht glauben sollten: Nehmen Sie den Bericht zur Hand und werfen Sie einen Blick auf Seite 12. Dort finden Sie einen schauderhaften Beleg für meine Aussage. Warum kann man nicht in klaren Worten sagen, dass man auf diese Länder pragmatisch-positiv und mit wachem Geist, dafür weniger mit erhobenem Zeigefinger zugehen sollte? Mit unseren Handelspartnern USA und China pflegen der Bundesrat und die Verwaltung diesen pragmatischen Umgang durchwegs. Wenn ich hier im Saal nach links oder nach halblinks schaue, dann denke ich: Wäre das doch im Parlament nur auch so.
Jetzt kommen wir aber zur EU. Da will sich der Bundesrat unterwerfen. Er will in seiner Mehrheit nicht einmal das Volk und die Kantone über das riesige Vertragswerk entscheiden lassen. Das ist unserer souveränen Demokratie nicht würdig! Kolleginnen und Kollegen aus dem Parlament bezeichnen diese Verträge als "Bilaterale - der Schweizer Weg". Sie können das aktuell landauf, landab auf Plakaten sehen. Auch Elisabeth Schneider-Schneiter von der Mitte und Simon Michel von der FDP zeigen mit Wegweisern - mit diesen gelben Wegweisern, wie man sie auf Wanderwegen sieht -, wo es für unser Land künftig langgehen soll. Nur, geschätzte Kollegin, geschätzter Kollege - momentan nicht anwesend -: Auf Wanderwegen hat es Stolpersteine!
Reden wir erstens über das Portemonnaie. Die Schweiz müsste künftig 350 Millionen Franken jährlich an Brüssel überweisen, dies selbstverständlich zusätzlich zu den übrigen Millionenzahlungen, die wir bereits leisten.
Reden wir zweitens über den Verlust der Souveränität. Mit diesem Abkommen wird die Schweiz EU-Recht übernehmen müssen. Die Gelehrten, die Euroturbos und die Verwalter sagen "dynamische Rechtsübernahme" dazu. Die Rechtsetzung in wichtigen wirtschaftlichen und sozialen Fragen würde dann in Brüssel gemacht; die Schweiz wäre nicht mehr souverän. Sie haben es gehört: Verschiedene Parteien loben das über den grünen Klee. Ja, selbstverständlich wird das Schweizervolk noch abstimmen können. Aber Achtung: Stimmen Sie nicht anders ab, als es die Brüsseler Bürokraten und die EU-Politiker wollen, sonst kommt es nicht gut.
Reden wir daher drittens über den Streitfall. Wenn unser Land nicht den Ideen der EU-Granden folgt, gibt es sogenannte Ausgleichsmassnahmen gegen unser Land. Wer in einem Vertrag solche Strafen, solche Sanktionen, solch erpresserische Methoden akzeptiert, hat den Respekt gegenüber dem Souverän verloren. Noch einmal: Wenn es zu Spannungen zwischen der Schweiz und der EU kommt, hat der Europäische Gerichtshof, also das Gericht der Gegenseite, das letzte Wort.
Reden wir zum Schluss, viertens, über Weltoffenheit und Vielfältigkeit - reden wir über die Schweiz. Es macht keinen Sinn, dass unser Land an ein sinkendes Schiff andockt, welches bei sämtlichen relevanten Kennzahlen klar schlechter als die Schweiz dasteht.
Herr Portmann, Sie haben die offenbar 2200 Seiten zur EU, welche der Bundesrat heute wahrscheinlich öffentlich machen wird, über den grünen Klee gelobt. Ja, das waren noch Zeiten, als die FDP nach dem Motto "Mehr Freiheit, weniger Staat" handelte. Zum Glück bin ich 60 Jahre alt und mag mich gerade noch knapp daran erinnern. Wenn Sie diesen Bürokratie-Dschungel jetzt über den grünen Klee loben, dann freue ich mich auf Ihre Frage, Herr Portmann, die gleich kommen wird. Unser souveräner und neutraler Staat sollte weltoffen und beweglich bleiben, Wettbewerb und Vielfalt fördern und sich nicht einbinden lassen in ein Korsett, bei welchem EU-Funktionäre nach Lust und Laune an den Schnüren ziehen und uns die Luft abschnüren können.
Portmann Hans-Peter · Mit-M · Nationalrat · Zürich · FDP-Liberale Fraktion
Geschätzter Kollege, Sie haben gesagt, wir sollen diese 2000 Seiten sehr gut lesen. Dann haben Sie gesagt, der Gerichtshof der Europäischen Union hätte dann das letzte Wort. Ist es nicht so, dass in diesen 2000 Seiten steht, dass der Gemischte Ausschuss und das paritätisch besetzte Gericht und eben nicht der Gerichtshof der Europäischen Union das letzte Wort haben, wenn man sich nicht einig würde - wir dürfen Nein sagen - und wenn ein Schaden entstanden ist?
Büchel Roland Rino · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Herr Kollege Portmann, es ist unglaublich, dass Sie die Demokratie in unserem Land dermassen geringschätzen, dass Sie offenbar keine Angst vor Sanktionen haben, von welcher Seite auch immer. Das Volk sollte entscheiden, statt dass der Bürger Angst haben muss, dass mit der europäischen Hellebarde - ich weiss nicht, wie die aussieht - auf die Schweiz eingestochen bzw. von aussen mit irgendeiner EU-Waffe, gerichtlich oder mit anderen Druckmitteln, auf uns eingewirkt wird. Ich finde es schade, dass die FDP-Fraktion hier den sauberen, klaren Weg nicht gefunden hat. Es gäbe Wanderwege. Aber offenbar haben Sie und Herr Michel den falschen Wanderweg gewählt.
Nussbaumer Eric · Mit-M · Nationalrat · Basel-Landschaft · Sozialdemokratische Fraktion
Kollege Büchel, Sie haben ein Bild skizziert, wonach andere über uns bestimmen werden. Daher frage ich Sie: Stimmt es, dass unsere Regierung, der Bundesrat, den Wunsch geäussert hat, mit der EU zu verhandeln, und stimmt es, dass Vertreter Ihrer Partei ein Stromabkommen und ein Rahmenabkommen für die Forschungszusammenarbeit wünschen?
Büchel Roland Rino · Mit-M · Nationalrat · St. Gallen · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei
Am verrücktesten finde ich, dass Sie und dass auch der Bundesrat locker vom Hocker die Dynamik der Verträge akzeptieren, dass der Bundesrat diese sogar noch propagiert und damit die Rechtsetzung in allen Bereichen aus der Hand gibt. Das tut mir richtig weh für unser Land.
Cassis Ignazio · BR-M · Bundesrat · Tessin
Vielen Dank für Ihr mehrheitlich positives Feedback und Ihre konstruktive Kritik zum Aussenpolitischen Bericht 2024 und auch zum neuen Layout und zur neuen Struktur, die wir gewählt haben. Der Bericht zeichnet sich durch mehrere Neuerungen aus. Sie haben diese teilweise schon erwähnt, ich möchte trotzdem noch einmal auf diese eingehen.
Der Bericht beginnt neu mit einem thematischen Schwerpunktkapitel. So kann ein aktuelles aussenpolitisches Thema vertieft werden.
Im Berichtsjahr - Sie haben das reichlich kommentiert - ging es um die Brics-Staatengruppe und ihr zunehmendes Gewicht in der Welt. Zu dieser Gruppe gehören mittlerweile zehn Staaten. Der Bericht analysiert die Entstehung und die Positionierung der Gruppe. Diese Gruppe spielt eine zunehmende Rolle in den Bereichen Multilateralismus, Weltwirtschaft, Finanzen, Umwelt sowie Frieden und Sicherheit. Dabei wird klar, die Länder der Gruppe sind zwar nicht überall geeint, erheben aber gemeinsam den Anspruch nach mehr globaler Mitsprache.
Der Bundesrat steht dem etwas ambivalent gegenüber. Auf der einen Seite entspricht das dem, was der Westen gewünscht und mit Entwicklungszusammenarbeit, Entwicklungshilfe gefördert hat, dass die Dritte Welt sich entwickelt und dass sie "erwachsen" wird. Heute ist man zum grossen Teil so weit. Auf der anderen Seite haben wir jetzt Partner, die nicht unbedingt die gleichen Vorstellungen und die gleichen Werte haben wie wir, weil sie aus anderen Weltecken kommen. Deshalb haben wir dieses ambivalente Gefühl. Wir haben vielleicht etwas zu schnell gedacht, dass mit der Entwicklung dieser Länder automatisch auch die "gemeinsamen Werte", wie wir sie definiert haben, übernommen werden.
Die Brics-Staatengruppe erhebt den Anspruch, Verantwortung für die Weltordnung zu übernehmen. Das ist gut so, aber es muss mit allen zusammen gemacht werden. Verantwortung kann aus unterschiedlichen Blickwinkeln interpretiert werden, und was die Übernahme von Verantwortung für die einen ist, kann für die anderen eine Gefahr sein. Auch das ist ein Schritt, der noch zu machen ist, etwas, für das die Welt heute noch nicht reif ist. Der Bundesrat ist jedenfalls bestrebt, die Beziehung unseres Landes zu vielen Mitgliedern der Gruppe weiter auszubauen, und wir tun es; das gehört zur Universalität unserer Aussenpolitik.
Die zweite Neuerung des Berichtes betrifft das Layout: Verschiedene Grafiken illustrieren die Aussagen. Wir hoffen, dass dieses neue Layout auch die Lesbarkeit und die Verständlichkeit des Textes verbessert.
Last, but not least haben wir die Struktur erneuert, und das ist vielleicht die grösste Neuerung: Der vorliegende Bericht wurde erstmals auf die 28 Ziele der aktuellen aussenpolitischen Strategie des Bundesrates ausgerichtet. Und für diejenigen, die wie Frau Nationalrätin Schneider-Schneiter bemängelt haben, dass ein Ausblick fehlt: Ein Ausblick gehört eben nicht in den Bericht, sondern in die Strategie. Der Bericht ist die Rechenschaftsablegung in Bezug auf die Strategie. Dort fragen wir: Haben wir das erreicht, was wir wollten? Falls die Antwort Ja ist, dann ist es okay, und falls sie Nein ist, lautet die Frage: Warum soll was geändert werden? Wir versuchen trotzdem, im letzten Kapitel des Berichtes noch einen Ausblick darauf zu geben, welche kurzfristigen Korrekturen notwendig sind. Der Bundesrat möchte mit diesem Fokus die Ziele, die Kohärenz der Aussenpolitik und die Zielorientierung stärken. Geografische und thematische Schwerpunkte werden aufgegriffen und erläutert.
Im Berichtsjahr 2024 war der Bundesrat bei einer Mehrzahl der Ziele, nämlich bei 18, auf Kurs, bei 10 weiteren Zielen war er bezüglich der Zielerreichung bis 2027 teilweise auf Kurs. Dies spiegelt die herausfordernde Weltlage wider, in der wir uns befinden. Gerade das, was gestern Nacht passiert ist, erinnert uns daran, wie volatil, wie fragil und wie unvorhersehbar die Lage auf der ganzen Welt ist.
Lassen Sie mich als Beispiel den Multilateralismus nennen. Das aktuelle Klima in der Weltpolitik ist dem Multilateralismus nicht zuträglich. Nichtsdestotrotz konnte die Schweiz im UNO-Sicherheitsrat Akzente setzen, beispielsweise durch die Verabschiedung einer Resolution zum Sudan- und Nahostkonflikt. Die Kehrseite war, dass das internationale Genf durch geopolitische Spannungen belastet war, was sich mit der neuen Politik der USA noch einmal akzentuiert hat.
Auch Europa wurde von vielen Berichterstattern erwähnt. Einerseits haben wir nach etwa 200 Verhandlungsrunden die Verhandlungen mit der Europäischen Union materiell abgeschlossen. Wir stehen nun kurz davor, das ganze Paket zu verabschieden und in die Vernehmlassung zu schicken. Die Abkommen wurden vor gut drei Wochen paraphiert. Andererseits bemerken wir nach drei Jahren des Kriegs gegen die Ukraine noch keinen Ausgang aus dieser Krise.
Als drittes und letztes Beispiel möchte ich die Umwelt nennen. Wir sind bei den drei damit verbundenen Zielen aktuell nur teilweise auf Kurs. Die globale Kapazität zur Problemlösung und die Bereitschaft zur Finanzierung gemeinsamer Anliegen nehmen ab. Das ist deutlich so, das sehen wir an allen Konferenzen. Sicherheit ist das Thema Nummer eins, die Umwelt wird zurückgestuft. Die globale Kapazität zur Problemlösung und die Bereitschaft zur Finanzierung sind eine ständige Herausforderung. Auch unser Land steht vor einem steigenden Finanzierungsbedarf. Diese Problematik wird sich in diesem Jahr, da bin ich ziemlich sicher, weiter akzentuieren.
Avant de conclure, je voudrais revenir sur un point critique soulevé par certains d'entre vous. Il a été estimé que la thématique de la migration aurait été traitée de manière insuffisante dans ce rapport. L'absence d'un objectif stratégique dans le domaine de la politique migratoire a été déplorée. C'est, pour le Conseil fédéral, une question légitime. Les tendances migratoires sont à la fois la conséquence et le déclencheur de bouleversements tectoniques en matière de politique étrangère et intérieure. La prévention de la migration irrégulière, la réduction de la migration irrégulière et la réduction des causes des déplacements forcés vont de pair avec la nécessité d'améliorer à long terme les conditions de vie dans les pays de provenance. Cela, nous l'avons bien expliqué dans la stratégie de la coopération internationale (SCI) actuelle. Je voudrais aussi vous rappeler qu'il y a un rapport sur les activités de politique extérieure migratoire.
Einen Bericht des Bundesrates über die Aktivitäten der schweizerischen Migrationsaussenpolitik gibt es jedes Jahr. Er wird in diesem Saal vorgestellt, und dabei bietet sich die Gelegenheit, detailliert über die Migration zu sprechen. Sie finden im aussenpolitischen Bericht teilweise auch Hinweise auf verschiedene spezifische Berichte. Sie können also durchaus auch Diskussionen über diese spezifischen Bereiche der Aussenpolitik verlangen und führen.
Ce qui est intéressant, c'est que le Conseil fédéral, le 15 mai dernier, a renouvelé son organisation pour mieux gérer la migration en Suisse par la structure interdépartementale pour la coopération migratoire internationale (structure IMZ), que vous connaissez, qui permet de régler au mieux les éléments migratoires entre mon département, le département compétent pour la migration, le Département fédéral de justice et police, et le Département fédéral de l'intérieur, qui est responsable de l'accueil des personnes immigrées. Vous constatez donc que le Conseil fédéral partage l'avis selon lequel la politique migratoire extérieure revêt une importance stratégique.
De manière générale, pour terminer, je vous remercie des feedbacks positifs. Vous nous encouragez à poursuivre sur ce chemin. La densité des informations, la clarté du texte et les éléments d'illustration de ce que nous disons vous aident à lire et à comprendre ce qui se passe sur cette planète et qui nous étonne chaque jour pour son imprévisibilité. Je vous remercie pour les nombreux feedbacks. Nous cherchons toujours à nous améliorer chaque année.
Piller Carrard Valérie · Mit-F · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion
Monsieur le conseiller fédéral, vous revenez d'un voyage éclair en Israël. Vous n'avez rien dit du tout sur cette situation. J'aimerais savoir si vous avez pu constater qu'une véritable crise humanitaire sans précédent se déroule aujourd'hui à Gaza.
Cassis Ignazio · BR-M · Bundesrat · Tessin
Madame la conseillère nationale, l'objet traité est le rapport de politique extérieure de l'année passée et non pas ma visite d'hier, mais je réponds quand même volontiers à votre question. Le Conseil fédéral a dit très clairement qu'il condamne toute violation du droit international humanitaire faite par Israël et le Hamas ; on les voit et il y en a. Il demande un accès immédiat en quantité suffisante, selon les principes du droit international humanitaire, pour l'aide humanitaire. C'est bien le message que j'ai apporté dans la région ces deux derniers jours. De plus, il demande un cessez-le-feu immédiat et une libération immédiate des otages pour pouvoir nous consacrer à la discussion sur un processus de paix.
Funiciello Tamara · Mit-F · Nationalrat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion
Herzlichen Dank für diese Ausführungen, Herr Bundesrat. Haben Sie das Gefühl, dass das, was Sie tun, ausreicht, um irgendetwas zu verändern?
Cassis Ignazio · BR-M · Bundesrat · Tessin
Der Bundesrat ist der Meinung, dass er genau das tut, was im Moment notwendig ist, und dass das, was er tut, reicht. Es reicht aber nicht vor Ort. Alle sind sich einig, alle Länder merken, dass die humanitäre Hilfe, die vor Ort geleistet wird, ungenügend ist und dass der humanitäre Zugang nicht gewährleistet ist. Die allermeisten Länder der Welt reklamieren für die humanitäre Hilfe einen sofortigen Zugang zum Gazastreifen, wie zum Beispiel mit der gestern von der UNO-Generalversammlung verabschiedeten Resolution deutlich wurde. Das war auch meine Botschaft in den letzten zwei Tagen.
Arslan Sibel · Mit-F · Nationalrat · Basel-Stadt · Grüne Fraktion
Wir haben es gehört, und der Herr Bundesrat hat es auch nochmals unterstrichen: Wir behandeln heute den Aussenpolitischen Bericht 2024. Selbstverständlich kann man Fragen stellen, aber ich möchte zuhanden des Amtlichen Bulletins festhalten, insbesondere für Kommissionsmitglieder wie Herrn Portmann, dass wir heute nicht über die Handlungen der professionellen Mitarbeiter und Mitarbeiterinnen, die diesen Bericht erarbeitet haben, diskutieren und hier keine Kündigungsandrohungen aussprechen. Das ist vielleicht in einem autoritären Staat möglich. Sollten Sie solche Informationen erhalten wollen, können Sie das im Rahmen eines Vorstosses machen. Ich bitte, hier materiell festzuhalten, dass wir heute nur den Bericht zur Kenntnis nehmen.
Riniker Maja · P-F · Nationalrat · Aargau · FDP-Liberale Fraktion
Präsidentin (Riniker Maja, Präsidentin): Die Kommission beantragt, vom Bericht Kenntnis zu nehmen.
Vom Bericht wird Kenntnis genommen
Il est pris acte du rapport