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04.3372 · Interpellation · 2004-06-17

Département des finances

Liquidé

Wortlaut

Dans une interview donnée à la "NZZ", le conseiller fédéral Merz aurait tenu les propos suivants : "Il est bien connu, et personne ne le conteste, que le canton du Valais excelle par sa capacité à se plaindre et à quémander des subventions."

De tels propos à l'égard d'un canton sont méprisants. On lui reproche de se plaindre plus que les autres qui solliciteraient des subventions de Berne avec plus de retenue. Les représentants politiques du canton du Valais sont convaincus qu'une telle affirmation n'est aucunement fondée ni bienvenue au regard de la cohésion fédérale. Ils demandent, par conséquent, au Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes :

1. Partage-t-il l'avis du conseiller fédéral Merz ?

2. Dans l'affirmative, sur quelles bases de comparaison s'appuie-t-il ?

3. Est-il d'avis que des propos aussi dévalorisants d'un membre du Gouvernement central à l'égard d'un canton sont de nature à encourager les liens confédéraux ?

Stellungnahme des Bundesrates

Dans son interpellation du 17 juin 2004, le conseiller aux États Rolf Escher cite un passage d'une interview de la "NZZ" avec le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz, publiée le 1er avril 2004. Ce passage a donné lieu à un débat public. Monsieur Merz a par la suite mené un entretien avec le directeur valaisan des finances Wilhelm Schnyder. Il a donné au "Nouvelliste" du 3 avril, au "Matin Dimanche" ainsi qu'au "SonntagsBlick" - les deux du 4 avril - les explications suivantes :

"Mes déclarations sur le Valais, dans la 'NZZ' de jeudi, n'ont pas été correctement retranscrites. Je regrette que l'on puisse en déduire qu'il s'agit d'une sévère critique envers le Valais. Il n'était pas dans mon intention de m'en prendre à la République et canton du Valais, ni de le blesser ou de l'insulter. Ma fonction dépend de la collaboration avec les cantons."

Réponse du Conseil fédéral.