25.3668 · Interpellation · 2025-06-18
Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication
Liquidé
Wortlaut
Il semblerait que le nouvel horaire 2025 pour la Suisse romande donne lieu à des coûts d’exploitation plus élevés que l’horaire précédent, notamment en raison du personnel et du matériel roulant. Le Conseil fédéral peut-il communiquer un chiffre à ce sujet ?
Quelle augmentation du nombre de voyageurs-kilomètres le nouvel horaire a-t-il permis d’enregistrer jusqu’à présent sur l’ensemble du réseau de la Suisse romande par rapport à l’horaire précédent ? Quelle est l’évolution, à la hausse ou à la baisse, notamment pour les différentes liaisons grandes lignes ?
Dans quelle mesure la part de passagers arrivant à l’heure a-t-elle été augmentée grâce à l’horaire 2025 ?
Quelles sont les conséquences financières de cet horaire sur le compte de résultats des CFF ?
Les correspondances avec changement de quai à Renens posent particulièrement problème pour les liaisons entre Genève et la ligne du pied du Jura. N’est-il pas possible de garantir que les changements se fassent systématiquement sur le même quai avant la date de 2030 annoncée par les CFF ? Cette situation est-elle acceptable pour le Conseil fédéral ?
Sous la pression des cantons romands ainsi que des régions et des villes concernées, six liaisons directes quotidiennes ont été introduites sur la ligne IC5. Sont-elles garanties pour les prochaines années ?
Begründung
Les responsables des CFF avaient promis que le nouvel horaire 2025 permettrait une nette amélioration de la ponctualité des trains en Suisse romande. De nombreuses dégradations ont toutefois dû être acceptées en contrepartie : sur toutes les lignes, les temps de parcours ont été allongés et les arrêts dans les gares, prolongés. La liaison grande ligne directe Genève-Yverdon-Neuchâtel-Bienne-Olten via la ligne du pied du Jura a également été en grande partie supprimée et remplacée par des correspondances avec changement de quai. En semaine, ces correspondances ne pourront, selon les CFF, pas être assurées sans changement de quai avant 2030. L’horaire n’a apporté que peu d’améliorations, à l’exemple de la liaison régionale Yverdon-Bienne ou des correspondances plus rapides entre Berne-Fribourg et le Bas-Valais via Vevey. Après six mois, le moment est venu de tirer un premier bilan.
Stellungnahme des Bundesrates
1. Il est exact que les coûts du personnel et du matériel roulant de l’horaire 2025 pour la Suisse romande sont plus élevés que pour celui de 2024. Ces coûts plus élevés s’expliquent par le fait que l’offre en Suisse romande a été sensiblement étendue dans l’horaire 2025, afin de la moderniser et de répondre à la demande croissante. Davantage de trains circulent en transport grandes lignes et en transport régional et davantage de liaisons sont proposées. Le Conseil fédéral ne dispose toutefois pas d’une comparaison détaillée des coûts. 2. Les voyageurs-kilomètres, à savoir la demande, ont augmenté de plus de 2 % sur les trains CFF dans toute la Suisse romande. Les transferts entre le transport régional et le transport grandes lignes ainsi qu’entre les différentes lignes du transport grandes lignes, notamment IC5 et IC1, correspondent aux attentes des CFF. 3. La mesure actuelle de la ponctualité des CFF se base sur la ponctualité des trains et non sur la ponctualité des voyageurs individuels. La ponctualité de l’ensemble des trains CFF en Suisse romande a augmenté par rapport à l’année 2024, passant de 92 % à 94 %. Jusqu’à présent, la ponctualité peut être maintenue à un niveau élevé malgré la multitude de chantiers.Grâce aux réserves d’horaire, les trains du transport grandes lignes peuvent circuler sans suppression d’arrêts, même en cas de travaux nécessitant la fermeture d’une voie sur deux.D’après les indications des CFF, la ponctualité des correspondances a enregistré la plus grande amélioration par rapport au reste de la Suisse. 4. Les chiffres seront disponibles à la fin de l’année. Les premières analyses des CFF montrent toutefois que les recettes du transport de voyageurs évoluent conformément aux attentes. 5. Les week-ends, les CFF proposent déjà depuis avril 2025 des correspondances à quai à Renens toutes les demi-heures et dans les deux sens entre Genève et la ligne du pied du Jura. Les jours ouvrables, les CFF proposent à Renens une correspondance à quai toutes les heures depuis Genève en direction du pied du Jura. Le changement à quai entraîne des temps de parcours légèrement plus longs pour les trains IC et réduit les réserves d’horaires prévues pour les chantiers. En cas de grands événements et/ou de chantiers, il faut toutefois y renoncer au profit de la capacité et de la stabilité de l’horaire (par ex. Fête fédérale de gymnastique).En plus des correspondances à quai à Renens déjà introduites en avril 2025, une correspondance à quai toutes les heures depuis le pied du Jura en direction de Genève sera également introduite les jours ouvrables à partir de l’horaire 2026. Ainsi, dès l’horaire 2026, les CFF proposeront à leurs clients de Suisse romande des correspondances à Renens toutes les demi-heures le week-end et toutes les heures les jours ouvrables dans les deux sens.Pour offrir un quai à quai systématique à Renens sans créer des conflits entre les différents flux de trafics et des pertes de temps réduisant la réserve horaire, des travaux d’ampleur sont nécessaires. En raison du financement, du volume de travaux nécessaires et de la procédure d’approbation, la réalisation pourra vraisemblablement se faire à l’horizon 2030. 6. Les six liaisons InterRegio directes quotidiennes entre le Pied du Jura et Genève circulent en partie sur des sillons qui sont garantis pour le transport de marchandises dans le plan d’utilisation du réseau. Chaque année, il est possible de faire une demande auprès de l’OFT, pour que le transport de voyageurs puisse utiliser les sillons du transport de marchandises restés libres. La « convention de collaboration » entre les CFF SA et le secteur du transport de marchandises, représentée par la commission « Trafic marchandises ferroviaire » de l’Union des transports publics d’octobre 2023, crée les conditions-cadres pour que trois trains directs puissent être mis en place le matin et le soir dans le sens du flux des pendulaires. La convention n’est pas assortie d’un délai. Elle peut être résiliée avec un préavis de douze mois pour la fin de chaque mois.