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preparatory:AB 114743

Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2010-12-16

Wortprotokoll

Je ne partage pas votre avis selon lequel les maladies psychiatriques ne sont pas objectivables. Je pense, pour ma part, que les maladies que j'ai citées tout à l'heure et qui n'en font pas partie - notamment la schizophrénie, les troubles de la personnalité, les troubles alimentaires, etc. - sont objectivables. En revanche, je pense qu'avec la disposition que nous préparons maintenant, nous verrons moins de maladies non objectivables apparaître. C'est peut-être quelque chose à quoi il faut réfléchir: dans quelle mesure notre société doit-elle provoquer, quasiment, des maladies non objectivables? Ou doit-elle plutôt essayer de faire en sorte qu'au lieu de tomber dans ces espèces de maladies non objectivables, les personnes en sortent et réintègrent la société, et notamment le monde du travail, si possible? C'est cela que nous voulons et pas du tout toucher des dizaines de milliers de personnes qui méritent notre entier soutien.

Nous voulons au contraire faire en sorte que l'assurance-invalidité se concentre sur sa véritable tâche, c'est-à-dire autant que possible réintégrer les personnes et, si c'est impossible et qu'il s'agit d'un véritable problème d'invalidité fondamental, offrir un soutien notamment par les rentes. Permettez-moi de vous le dire à la fin de ce débat: cela ne sera possible à long terme qu'avec une situation de l'assurance-invalidité assainie. Financièrement, cette assurance doit être assainie. Sur le plan humain, elle sera alors la plus forte.